La croissance du PIB devrait atteindre 6.9 % en 2021, avant de refluer à 5 % en 2022 puis à 3 % en 2023. La reprise sera essentiellement tirée par la demande intérieure. La consommation privée continuera de bénéficier de l’augmentation des revenus réels. L’investissement se redressera du fait des contraintes de capacité croissantes dans le secteur industriel et des entrées de fonds de l’UE. L’inflation globale restera élevée dans un contexte marqué par des difficultés d’approvisionnement et des tensions sur le marché du travail. La progression de la hausse des salaires et la persistance des ruptures d’approvisionnement constituent des risques importants susceptibles d’accroître les tensions inflationnistes.
La politique budgétaire restera expansionniste en 2022 et des mesures d’assainissement seront prises en 2023. En revanche, la banque centrale a amorcé au début de l’été un cycle de resserrement de sa politique monétaire en relevant son taux d’intérêt directeur de 1 ½ point de pourcentage, pour le porter à 2.1 %. Un dosage des politiques plus équilibré contribuerait à contenir les anticipations d’inflation. Des réformes structurelles seraient en outre nécessaires pour rehausser la croissance potentielle. Il conviendrait d’alléger encore la fiscalité du travail afin de remédier à la pénurie de main-d’œuvre, mesure qu’il serait possible de financer par une réduction des dépenses et une augmentation de la charge fiscale sur la consommation, les biens immobiliers et les sources de dégradation de l’environnement.