Selon les projections, la croissance économique devrait s’essouffler et tomber de 3.5 % en 2021 et 2.9 % en 2022 à un taux plus viable de 1.5 % en 2023. Les dépenses de consommation privée ralentiront car la baisse du taux d’épargne deviendra moins marquée. Les dépenses des administrations publiques diminueront avec la fin des mesures de soutien liées au COVID‑19. Le taux de chômage deviendra inférieur au niveau d’avant le COVID‑19 d’ici 2022, mais le taux d’inflation restera nettement plus élevé. Le principal risque de divergence à la baisse par rapport aux prévisions tient au risque que les taux de vaccination, l’administration d’une dose de rappel aux groupes vulnérables et les capacités des unités de soins intensifs ne s’avèrent pas suffisants pour éviter de futures mesures de freinage.
Pour augmenter le taux d’emploi, il faudrait supprimer les incitations à prendre une retraite anticipée en percevant une prestation d’invalidité et renforcer les services d’activation. La transition de l’enseignement secondaire à l’enseignement supérieur devrait être facilitée afin d’atténuer les pénuries de compétences et d’accroître la productivité. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, il faudrait assujettir la production de chaleur à partir de la tourbe au même régime fiscal que les autres combustibles fossiles utilisés pour le chauffage et remplacer progressivement les subventions agricoles par des aides visant à obtenir des retombées positives pour l’environnement.