La croissance du PIB devrait atteindre 5 % en 2021, avant de ralentir pour s’établir à 1.4 % en 2022 puis à 2.1 % en 2023. La campagne de vaccination s’est accélérée et l’activité économique, soutenue par la consommation et l’investissement privé, est repartie après la levée des restrictions. La reprise mondiale, la forte demande de matières premières et la faiblesse du taux de change ont soutenu les exportations. Cependant, les perturbations d’approvisionnement, la baisse du pouvoir d’achat, l’augmentation des taux d’intérêt et les incertitudes entourant l’action publique ont ralenti le rythme de la reprise. Le marché du travail se redresse avec un peu de retard et le taux de chômage demeure supérieur aux niveaux observés avant la pandémie.
L’inflation s’est nettement raffermie au cours des derniers mois, ce qui a conduit la banque centrale à relever ses taux directeurs de 2 % à 7.75 %. L’année 2022 devrait être marquée par une poursuite du resserrement de la politique monétaire visant à freiner la dynamique d’inflation et à maintenir les anticipations d’inflation bien ancrées. Des réformes budgétaires peuvent aussi contribuer de façon importante à contenir les tensions inflationnistes. Un renforcement des règles budgétaires améliorerait la confiance du marché dans la détermination du gouvernement à assurer la viabilité des finances de l’État. Une meilleure efficacité des dépenses publiques permettrait de constituer une marge de manœuvre budgétaire pour mener des politiques de renforcement de la croissance et un programme de protection sociale plus inclusif.