En 2023, près de 13 millions de personnes sont décédées dans les pays de l’OCDE, à raison de 861 décès pour 100 000 habitants en moyenne (Graphique 3.2). Ces chiffres indiquent une légère baisse du taux de mortalité par rapport à 2021, pendant la pandémie. Les maladies du système circulatoire et le cancer, les deux principales causes de mortalité, représentent presque la moitié de tous les décès dans les pays de l’OCDE. La transition épidémiologique des maladies transmissibles vers les maladies non transmissibles, qui a déjà eu lieu dans les pays à revenu élevé, est en cours dans de nombreux pays à revenu intermédiaire. Dans 36 pays de l’OCDE, en 2023, plus de 3 millions de décès auraient pu être évités chez les moins de 75 ans (voir la section « Mortalité évitable »). Par exemple, les maladies du système circulatoire étaient à l’origine d’un décès sur trois dans la population, principalement par crises cardiaques et AVC, deux causes largement évitables par une gestion adéquate des facteurs de risque cliniques et comportementaux. (OCDE, 2025[1]).
Un décès sur cinq était dû au cancer dans les pays de l’OCDE, en particulier au cancer du poumon, du côlon-rectum, du pancréas, du sein et de la prostate. Les maladies respiratoires comptaient pour 9 % des décès, causés principalement par la broncopneumopathie chronique obstructive (BPCO) (3 %) et la pneumonie (3 %). La BPCO et le cancer du poumon sont associés à des facteurs de risque évitables, en particulier le tabagisme, mais aussi l’exposition professionnelle aux poussières, vapeurs et produits chimiques ainsi qu’à la pollution atmosphérique (voir au chapitre 4 « Déterminants non médicaux et facteurs de risque »). Le COVID‑19 compte pour 5 % du total des décès, expliqués en partie par la transmission persistante du virus et son effet sur les personnes âgées et les personnes présentant des pathologies sous-jacentes, et en partie par des retards de signalement.
Dans les pays de l’OCDE, 7 % des décès étaient attribuables à des causes externes, notamment les accidents (accidents de la route, chutes et intoxication), comptant pour près de 6 % de tous les décès, mais aussi les suicides (1.2 %). Les chutes sont particulièrement importantes dans le contexte d’une population vieillissante dans laquelle certains adultes d’un âge plus avancé présentent des vulnérabilités physiques et manquent d’un mécanisme pour faire appel aux services médicaux rapidement (Xu, Ou and Li, 2022[2]).
Au nombre des autres causes de mortalité spécifiques, les affections du système nerveux, dont la maladie d’Alzheimer (2.3 % de tous les décès), comptaient pour 5 % de tous les décès. Le diabète représentait 3 % de tous les décès dans l’ensemble des pays de l’OCDE et constitue par ailleurs un important facteur de risque de maladie cardiovasculaire (OCDE, 2025[1]).
Les principales causes de mortalité varient selon les catégories socioéconomiques, les maladies les plus évitables étant celles où l’on observe des disparités sociales généralement plus marquées. Par exemple, les personnes les moins instruites sont celles qui sont les plus susceptibles de fumer dans la plupart des pays de l’OCDE, ce qui accroît le risque de développer des cancers et des maladies de l’appareil respiratoire (OCDE, 2019[3]).
Dans les pays de l’OCDE, les taux de mortalité standardisés par âge, toutes causes confondues, en 2023, s’inscrivaient dans une fourchette allant de moins de 700 décès pour 100 000 habitants (Australie, Espagne, Japon et Luxembourg), à plus de 1 400 décès pour 100 000 habitants (Colombie) (Graphique 3.3). En moyenne, le taux de mortalité total dans la zone OCDE s’élevait à 861 pour 100 000 habitants, chiffre proche du taux enregistré en 2019, avant la pandémie (830 pour 100 000 habitants). Les maladies du système circulatoire sont la première cause de décès dans 27 pays de l’OCDE, suivies par les tumeurs (les cancers principalement). Celles-ci sont la première cause de décès dans dix pays de l’OCDE : Australie, Canada, Corée, Danemark, Espagne, France, Israël, Japon, Pays-Bas et Royaume‑Uni (Graphique 3.3). Parmi les pays candidats à l’adhésion, le Brésil et la Bulgarie affichent les taux les plus élevés (respectivement 1 413 et 1 452 décès pour 100 000 habitants).