Le soutien accordé aux producteurs agricoles en Nouvelle-Zélande reste parmi les plus faibles de la zone OCDE. En 2022-24, l’estimation du soutien aux producteurs (ESP) a représenté en moyenne 1.2 % des recettes agricoles brutes, soit un taux supérieur à celui de la période 2000-02 (0.5 %), mais nettement inférieur à la moyenne OCDE.
Presque tous les prix sont alignés sur les cours mondiaux. Les exceptions concernent la volaille fraîche et les œufs de consommation, ainsi que certains produits apicoles, qui ne peuvent pas être importés en Nouvelle-Zélande en raison des réglementations sur la biosécurité. Ces restrictions aboutissent à une forme de soutien des prix du marché (la seule dont font l’objet des produits particuliers en Nouvelle-Zélande), qui, en 2022-24, a représenté 57 % des recettes brutes pour les œufs. D’autres aides mineures sont apportées aux producteurs par l’intermédiaire de services fournis sur l’exploitation, qui concernent le plus souvent la santé animale et le secours en cas de catastrophe.
En raison de la faiblesse structurelle du soutien aux producteurs, environ 70 % du soutien au secteur ont été consacrés aux services d’intérêt général pendant la majeure partie des deux dernières décennies, même si cette part a récemment diminué en raison de l’augmentation du SPM pour les œufs. Néanmoins, l’estimation du soutien aux services d’intérêt général (ESSG) s’établit à seulement 1.7 % de la valeur de la production agricole en 2022-24, ce qui est bien inférieur à la moyenne OCDE. Le soutien se concentre principalement sur la lutte contre les maladies du bétail et sur les investissements dans le système de connaissances et d’innovation agricoles.
Le soutien total au secteur n’a représenté que 0.26 % du PIB (produit intérieur brut) en 2022‑24. Ce niveau est légèrement supérieur à ce qu’il était vingt ans plus tôt, mais il reste inférieur à la moitié de la part moyenne dans les pays de l’OCDE.