Le soutien à l’agriculture au Mexique, tel que mesuré par l’estimation du soutien aux producteurs (ESP) a représenté 11.9 % des recettes agricoles brutes en 2022-24, contre 25.2 % en 2000-02, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne OCDE (13.2 % en 2022-24). Le soutien des prix du marché (SPM), exprimé en pourcentage des recettes agricoles brutes, a diminué au cours des 20 dernières années, passant de 17.7 % en 2000-02 à 6.9 % en 2022-24, principalement du fait de la libéralisation des échanges et de réformes des politiques du pays. En moyenne, les prix intérieurs sont 7 % plus élevés que les prix de référence à la frontière. En outre, le SPM constitue la principale composante des transferts au titre d’un seul produit (TSP), dont les plus élevés sont observés dans les cas du sucre, du riz, de l’orge, des haricots et du blé.
En 2022-24, les paiements au titre de l’utilisation d’intrants (engrais et électricité) et des sols représentaient 90 % du total des transferts budgétaires aux producteurs et bénéficiaient principalement aux petites exploitations, bien que le dispositif d’aide à la consommation d’électricité pour pomper l’eau profite à l’ensemble des agriculteurs. Les autres paiements se composent du soutien à la production de cultures de base par les agriculteurs travaillant uniquement pour assurer leur subsistance, ainsi que des programmes de paiement fondés sur la superficie dédiée au boisement et à l’agroforesterie.
Les dépenses consacrées aux services d’intérêt général (estimation du soutien aux services d’intérêt général, ESSG) ont représenté 1.7 % de la valeur de la production agricole en 2022-24, soit moins de la moitié de la moyenne des pays de lʼOCDE (3.5 %). La plupart de ces dépenses concernent le développement et l’entretien des infrastructures ainsi que les connaissances et l’innovation agricoles. Le soutien total à l’agriculture nationale a représenté 0.7 % du produit intérieur brut (PIB) en 2022-24.