Le soutien à lʼagriculture de la Türkiye (estimation du soutien aux producteurs, ESP) a représenté près de 9 % des recettes agricoles brutes en 2022-24, un chiffre bien inférieur à la moyenne OCDE (13.2 %) et bien en deçà des 25 % de 2000-02. Environ 68 % de l’ESP consiste en un soutien des prix du marché (SPM), généré par les droits de douane et les entreprises publiques responsables de la commercialisation de certains produits. Si le rôle du SPM est de moins en moins important depuis 2000‑02, son niveau reste supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE. Des facteurs macroéconomiques, notamment l’inflation et les fluctuations des taux de change (bien que modérées en 2024), rendent les estimations récentes du soutien des prix du marché moins fiables que pour les années précédentes. Les variations des prix à la production sur le marché intérieur et des taux de change ont été les principaux facteurs de changement de l’ESP entre 2023 et 2024.
Les prix à la production sur le marché intérieur ont dépassé les prix de référence à la frontière de 8 % en moyenne, soit légèrement plus que la moyenne OCDE (6 %). Ce chiffre est en net recul par rapport à la période 2000-02, au cours de laquelle les prix sur le marché intérieur étaient, en moyenne, supérieurs aux prix de référence à la frontière de 24 %.
En 2022-24, l’estimation du soutien aux services d’intérêt général (ESSG) s’établissait à 42 % du soutien total à l’agriculture (estimation du soutien total, EST), un chiffre bien supérieur à la moyenne de 14 % des pays de l’OCDE. Le soutien aux services d’intérêt général est principalement consacré au développement et à l’entretien des infrastructures (en particulier d’irrigation) ainsi qu’à la commercialisation et la promotion (paiements pour pertes dues à des obligations de service et injections de capital relatives aux entreprises publiques citées précédemment).
Le soutien total au secteur a représenté 1 % du produit intérieur brut (PIB) en 2022-24. Ce niveau est nettement inférieur à celui enregistré en 2000-02 (5.4 %) – signe d’une croissance économique globale plus rapide que dans le secteur agricole –, mais reste bien supérieur à la moyenne OCDE de 0.6 %.