La part du soutien aux producteurs dans les recettes agricoles brutes (estimation du soutien aux producteurs, ESP) a atteint 13.3 % en 2022-24, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne OCDE, mais en net recul par rapport au niveau de 2000-02 (19 %). Sur la même période, les formes de soutien susceptibles de créer le plus de distorsions ont représenté 91 % du soutien total, soit deux fois plus que la moyenne OCDE. Cette proportion peut s’expliquer par le maintien du soutien des prix intérieurs, déterminé par les mesures aux frontières en faveur de plusieurs types de viande et de produits laitiers. Du fait des interventions sur les prix et aux frontières, les prix à la production ont été, en moyenne, supérieurs de 12 % aux cours mondiaux en 2022-24.
Les transferts au titre d’un seul produit (TSP) ont représenté 86 % de l’ESP en 2022-24. Le soutien des prix du marché est la principale composante des TSP, lesquels atteignent leur niveau le plus élevé – entre 4 % et 47 % des recettes agricoles brutes par produit – dans les cas de la volaille, des tomates, du raisin, du blé, de la viande ovine, du lait et des œufs. Les producteurs de volaille bénéficient de la plus grande part du soutien des prix du marché, soit 46.5 % de l’estimation du soutien total aux producteurs sur la période 2022-24.
En 2022-24, l’estimation du soutien aux services d’intérêt général (ESSG) s’est élevée à 2.3 % de la production agricole en valeur, une proportion en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE et en déclin par rapport à la période 2000-02. Les dépenses correspondantes ont principalement été consacrées à l’innovation agricole et aux infrastructures hydrauliques. En 2022-24, l’estimation du soutien total (EST) s’est élevée à 0.31 % du produit intérieur brut (PIB), ce qui est inférieur de moitié à la moyenne OCDE, et représente une baisse par rapport aux 0.59 % enregistrés au début du siècle.