Les échanges sont essentiels pour de nombreux pays aux ressources limitées, qui dépendent fortement des importations de produits de base et à forte valeur. Les échanges sont également un moteur de croissance économique inclusive, car ils permettent aux producteurs, y compris aux petits exploitants et aux exploitations familiales, d’accéder à des marchés plus vastes et d’améliorer leur résilience.
Échanges et marchés agricoles
Les échanges agricoles jouent un rôle essentiel pour soutenir les moyens de subsistance des agriculteurs et des travailleurs tout au long de la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire, tout en contribuant à réduire l’insécurité alimentaire mondiale. Une part croissante des échanges agroalimentaires repose sur des chaînes de valeur mondiales (CVM) qui couvrent de multiples pays et relient différents stades de la production et de la transformation des produits agricoles et alimentaires.
Messages clés
Comment concevoir les politiques publiques de soutien à l’agriculture de manière à renforcer la durabilité environnementale de la production, à atteindre les objectifs sociaux et à assurer la sécurité alimentaire mondiale ? Le vaste programme de recherche de l’OCDE, étayé par des ensembles de données agricoles et des consultations avec les parties prenantes, fournit des éclairages et des données factuelles pour éclairer la conception efficace des politiques agricoles.
Les chaînes d’approvisionnement agroalimentaires sont de plus en plus demandées à l’échelle mondiale pour être à la fois socialement responsables et écologiquement durables. Un cadre évolutif de politiques liées aux échanges, des normes de durabilité volontaires et des outils de redevabilité des entreprises soutiennent cette transformation. Le Guide OCDE-FAO pour des filières agricoles responsables est une pierre angulaire de ces efforts mondiaux.
Les pays adoptent de plus en plus les technologies numériques dans le cadre de leurs systèmes sanitaires et phytosanitaires (SPS) afin de renforcer la facilitation des échanges, de favoriser la sécurité sanitaire des aliments et de promouvoir des échanges agricoles durables. Les technologies clés comprennent les certificats électroniques (certification électronique), les audits à distance, les plateformes d’évaluation de la conformité, les technologies de traçabilité et de partage des données. L’analyse de l’OCDE montre que la certification SPS électronique améliore les volumes d’échanges, en particulier pour les produits alimentaires transformés, les légumes et les produits d’origine animale. En outre, les solutions commerciales numériques devraient jouer un rôle positif dans l’amélioration de l’efficience et de la durabilité environnementale des systèmes commerciaux agricoles.
Contexte
Des engrais plus chers conduisent à des cultures plus coûteuses
L’analyse de scénarios indique qu’une hausse de 25 % des prix des engrais pourrait entraîner une hausse de 5 % des prix des produits agricoles. L’impact est plus important pour les cultures à forte intensité d’engrais que pour l’élevage, à l’exception de la volaille et de la viande porcine, qui dépendent des aliments composés.
D’autres fluctuations du coût des intrants, comme celles de l’énergie, des semences, de la main-d’œuvre ou des machines, influent également sur la volatilité des prix alimentaires mondiaux.
Restrictions à l’exportation et stabilité des marchés agroalimentaires
Un document d’orientation de l’OCDE examine en profondeur l’utilisation des restrictions à l’exportation de cultures de base entre janvier 2007 et avril 2024. Les données montrent que les restrictions à l’exportation se sont accentuées pendant la crise mondiale des prix des produits alimentaires de 2007-08, la pandémie de COVID-19 et l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, la première période ayant été marquée par un recours nettement plus important aux restrictions à l’exportation que les deux crises suivantes.
La récente mise à jour par l’OCDE de la base de données sur les restrictions à l’exportation de cultures de base (qui couvre les restrictions à l’exportation mises en place jusqu’en juin 2025) montre une forte baisse des restrictions à l’exportation depuis la mi-2024, les principaux acteurs ayant levé les quotas, les taxes et les interdictions.
Ces restrictions peuvent entraver l’accès des populations vulnérables aux produits alimentaires, perturber les chaînes d’approvisionnement agricoles et créer de l’incertitude sur les marchés agroalimentaires.
L’incertitude quant à la durée et à la portée de ces politiques commerciales peut également conduire les entreprises et les pouvoirs publics à prendre des décisions sur la base d’informations incomplètes, avec des conséquences importantes et durables.
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30 octobre 20257 Pages
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