L’estimation du soutien aux producteurs (ESP) au Chili s’élevait à 3 % des recettes agricoles brutes en 2022-24, contre 7.4 % en 2000-02, bien en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE (13.2 %). Les réformes des droits de douane introduites dans les années 1990 ont conduit à la quasi‑élimination du soutien des prix du marché (SPM), de telle sorte que les prix à la production sur le marché intérieur sont désormais alignés sur les prix mondiaux, avec un coefficient nominal de protection de 1. Les transferts au titre d’un seul produit (TSP) sont faibles et se limitent au sucre, pour lequel ils représentent 3.4 % des recettes agricoles brutes.
L’ESP est principalement constituée de subventions budgétaires et vise généralement les petits exploitants. Ce soutien comprend des paiements en faveur de la formation de capital fixe sur l’exploitation, des services sur l’exploitation et de l’utilisation d’intrants variables.
L’estimation du soutien aux services d’intérêt général (ESSG) s’est établie à 3.32 % de la valeur de la production agricole en 2022-24, en hausse par rapport aux 2.1 % enregistrés sur la période 2000‑02, mais légèrement en deçà de la moyenne de l’OCDE. Ce soutien se focalise sur les infrastructures d’irrigation en-dehors des exploitations, l’inspection et le contrôle et les systèmes de connaissances et d’innovation agricoles.
Le soutien total à l’agriculture représentait 0.3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2022‑24, un chiffre inférieur à la moyenne de l’OCDE (0.5 %) et équivalant à la moitié de la moyenne observée entre 2000 et 2002 (0.6 %).