Parmi les 54 pays analysés dans ce rapport, la Norvège se classe au troisième rang pour ce qui est du niveau de soutien à l’agriculture en pourcentage de la valeur de la production. En 2022-24, les transferts aux producteurs (estimation du soutien aux producteurs, ESP) représentaient en moyenne 47 % des recettes agricoles brutes, contre 69 % en 2000-02.
Les paiements budgétaires fondés sur les facteurs de production courants ou non courants représentent 58 % du soutien aux producteurs. Le programme budgétaire le plus important est un paiement à la production par tête pour la plupart des types de bétail. Le niveau des prix sur le marché intérieur découle de la protection aux frontières et de la réglementation du marché. Le soutien des prix du marché (SPM) constitue une part moindre du soutien aux producteurs que par le passé, mais celle-ci représentait encore 27 % en 2022-24 et ce, pour la plupart des produits nationaux. Le reste du soutien aux producteurs prend la forme de paiements au titre de l’utilisation d’intrants.
L’estimation du soutien aux services d’intérêt général (ESSG) s’est établie à 3.8 % de la valeur de la production agricole, soit au-dessus de la moyenne OCDE. Près des deux tiers de l’ESSG sont consacrés aux programmes d’éducation agricole de l’Université norvégienne des sciences de la vie, et le tiers restant revient en majeure partie à l’Autorité norvégienne de sécurité des aliments au titre de ses services d’inspection et de sécurité des produits agricoles.
Le soutien total (TSE) représentait en moyenne 0.6 % du PIB en 2022-24, contre 1.42 % en 2000‑02.