Le soutien à l’agriculture en pourcentage des recettes agricoles brutes est le quatrième au classement de l’OCDE. L’estimation du soutien aux producteurs (ESP) représentait 41 % des recettes agricoles brutes en 2022-24, contre 53 % en 2000-02.
Le soutien des prix du marché (SPM) demeure le principal facteur de soutien aux producteurs. En 2022-24, il représentait 85 % du soutien aux agriculteurs et couvrait des produits essentiels tels que le riz, le soja, l’orge, l’ail, les poivrons rouges et la viande de porc. Le maintien de contingents tarifaires assortis de droits de douane hors contingents élevés entraîne des transferts qui créent des distorsions sur les marchés pour les principaux produits importés. En moyenne, les prix à la production sur le marché intérieur sont 54 % plus élevés que les prix de référence à la frontière, bien que cet écart ait diminué au cours des dernières décennies.
Le soutien budgétaire se compose essentiellement de programmes de paiements directs, de dispositifs d’assurance agricole et de paiements au titre de l’utilisation d’intrants variables. Ce soutien a été constant au cours des vingt dernières années, puisqu’il représentait 14 % des recettes agricoles brutes en 2000-02 et en 2022-24.
Entre 2000-02 et 2022-24, les dépenses consacrées aux services d’intérêt général (estimation du soutien aux services d’intérêt général, ESSG) sont passées de 10 % à 7 %, mais restent supérieures à la moyenne OCDE (3.4 %). La plus grande partie de l’ESSG (52 %) est consacrée à la mise en place et à l’entretien des infrastructures, et en particulier des ouvrages d’irrigation. Le système de connaissances et d’innovation agricoles (24 %), le stockage public (13 %) ainsi que l’inspection et le contrôle (10 %) sont les autres principales composantes de l’ESSG.
L’estimation du soutien total (EST) du PIB est passée de 2.8 % en 2000-02 à 1.3 % en 2022-24, taux qui reste supérieur à la moyenne OCDE (0.5 %).