En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les adultes titulaires d’un diplôme de l’enseignement tertiaire de cycle court gagnent 17 % de plus que les adultes diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cet avantage salarial atteint 39 % pour les titulaires d’une licence et 83 % pour les titulaires d’un master ou d’un doctorat.
Dans tous les pays pour lesquels des données sont disponibles, le rendement financier privé net d’un homme ou d’une femme qui obtient une licence, un master, un doctorat ou un diplôme équivalent est supérieur à celui d’un diplôme de l’enseignement tertiaire de cycle court. En moyenne, les rendements privés les plus élevés pour un homme ou une femme titulaire d’une licence, d’un master ou d’un doctorat de l’enseignement tertiaire sont observés au Chili.
En moyenne, parmi les adultes diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, ceux qui se situent au niveau 4 ou au-dessus (5 étant le niveau le plus élevé) de compétences en numératie dans l’Évaluation des compétences des adultes (PIAAC) – ce qui signifie qu’ils peuvent effectuer des tâches nécessitant des concepts mathématiques avancés – gagnent 31 % de plus que ceux qui se situent au niveau 2 (qui ne sont capables d’appliquer que des concepts mathématiques de base). Cette prime atteint 40 % chez les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire.
Chapitre A4. Quel avantage salarial le niveau de formation procure-t-il ?
Copier le lien de Chapitre A4. Quel avantage salarial le niveau de formation procure-t-il ?Faits marquants
Copier le lien de Faits marquantsContexte
Un niveau de formation élevé est le plus souvent synonyme de meilleures débouchés (voir le Chapitre A3) et d’une meilleure rémunération. Conjuguée à d’autres retombées sociales, la perspective de percevoir une rémunération plus élevée et de la voir de surcroît augmenter au fil du temps incite les individus à poursuivre des formations tout au long de leur vie.
L’avantage salarial associé à une élévation du niveau de formation peut toutefois varier. Pour chaque pays, il varie en fonction de l’âge, du sexe, de la filière et du domaine d’études. Le taux d’activité joue également un rôle essentiel : le travail à temps partiel est généralement moins rémunérateur, que ce soit sur le versant de la rémunération globale ou du taux horaire. De la même manière, les travailleurs plus chevronnés ont tendance à être mieux rémunérés. Malgré les progrès réalisés dans le domaine de la formation, le différentiel salarial entre les hommes et les femmes persistent à tous les niveaux de formation et pour tous les cursus suivis.
Aujourd’hui, les jeunes adultes sont plus nombreux que jamais à être diplômés de l’enseignement tertiaire (voir le Chapitre A1), et l’enseignement tertiaire continue de se développer. Bien que, dans la plupart des pays, les marchés du travail aient absorbé cette offre croissante de travailleurs très qualifiés, d’importants écarts de rémunération subsistent, en fonction du domaine d’études. Ces différences peuvent refléter des niveaux variables de demande de compétences spécifiques selon les secteurs, ainsi que des facteurs structurels et culturels. À mesure que les économies évoluent, les systèmes d’éducation doivent veiller à ce que les diplômés soient dotés de connaissances et de compétences correspondant à la fois aux besoins du marché du travail et aux objectifs sociétaux plus larges.
Les disparités salariales sont également déterminées par des facteurs économiques et institutionnels plus larges. Dans certains pays où la proportion d’adultes diplômés de l’enseignement tertiaire est plus faible, les rémunérations élevées sont davantage concentrées au sein de ce groupe, ce qui contribue à creuser les inégalités de rémunération et suscite des inquiétudes quant à la mobilité sociale. La rémunération est également influencée par l’interaction entre l’offre et la demande de compétences ; les politiques de salaire minimum ; la réglementation du marché du travail ; et les caractéristiques institutionnelles comme la présence de syndicats, les accords collectifs et la qualité globale des conditions de travail.
Graphique A4.1. Rémunération relative par comparaison avec les diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le niveau de formation (2023)
Copier le lien de Graphique A4.1. Rémunération relative par comparaison avec les diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le niveau de formation (2023)Actifs âgés de 25 à 64 ans rémunérés (occupés à temps plein toute l’année), effectif diplômé du deuxième cycle du secondaire = 100
1. L’année de référence diffère de 2023.
2. L’indice 100 correspond à l’effectif diplômé de l’enseignement secondaire du deuxième cycle et de l’enseignement post-secondaire non tertiaire.
3. Comprend les actifs à temps partiel et ceux travaillant une partie de l’année.
Voir le Tableau A4.1. pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Autres faits marquants
C’est en Autriche et aux Pays-Bas que les rendements sont les plus élevés pour un homme diplômé de l’enseignement tertiaire de cycle court, tandis qu’ils sont les plus élevés pour une femme en France et au Luxembourg (plus d’USD 250 000).
Quelques pays comptent une faible proportion d’adultes diplômés de l’enseignement tertiaire qui bénéficient de rémunération relative élevée en moyenne, tandis que dans d’autres, les diplômés de l’enseignement tertiaire sont plus nombreux et les écarts de rémunération relative sont plus faibles. Un troisième groupe de pays compte à la fois une faible proportion d’adultes diplômés de l’enseignement tertiaire et un avantage salarial faible, ce qui montre qu’il est possible d’améliorer l’attractivité de l’enseignement tertiaire.
En moyenne, les femmes gagnent moins que les hommes, quel que soit leur niveau de formation ou domaine d’études. Les femmes diplômées de l’enseignement tertiaire qui ont étudié le commerce, l’administration et le droit gagnent de 10 % à 33 % de moins que leurs homologues masculins, selon les pays. L’écart entre les sexes dans les différents pays peut aller de moins de 1 % à 38 % parmi les personnes ayant étudié les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques (STIM), et de 9 % à 43 % pour la santé et la protection sociale.
Remarque
Dans cette analyse, trois rémunérations sont utilisées comme valeur de référence : 1) la rémunération des diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ; 2) la rémunération des hommes ; et 3) la rémunération des diplômés de l’enseignement tertiaire dans tous les domaines d’études. Dans tous les cas, l’accent est mis sur la rémunération relative, de sorte que la variation des écarts à la hausse ou à la baisse peut s’expliquer par un changement dans le groupe à l’étude (le numérateur) ou le groupe de référence (le dénominateur). Il est recommandé au lecteur de s’en tenir au salaire effectif indiqué dans les Tableaux A.A4.4 et A.A4.5 de Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques lors de l’interprétation de la rémunération relative (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Étant donné que les méthodes de collecte de données varient entre les pays, l’analyse de la rémunération relative porte sur les actifs occupés à temps plein toute l’année dans un souci de comparabilité internationale. Voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en) pour de plus amples informations sur les méthodes de collecte de données. Les chiffres sur la rémunération relative des actifs (à temps plein et partiel) peuvent être consultées en ligne (http://data-explorer.oecd.org/s/4s).
Analyse
Copier le lien de AnalyseRémunération relative par comparaison avec les diplômés de l’enseignement tertiaire
Des niveaux de formation plus élevés se traduisent généralement par une rémunération plus élevée. Les compétences, les connaissances et les aptitudes fondamentales acquises au deuxième cycle de l’enseignement secondaire sont essentielles sur le marché du travail et garantissent que les individus ont atteint un niveau minimum de compétences en littératie et en numératie, qui sont fondamentales pour la plupart des emplois. Sans ces compétences de base, les individus sont souvent cantonnés à des emplois peu rémunérés, même si les filières d’enseignement et de formation professionnels peuvent aussi améliorer les résultats sur le marché du travail, en particulier lorsqu’elles correspondent bien aux besoins des employeurs et donnent accès à des emplois de qualité.
L’enseignement tertiaire favorise la mobilité sociale et économique ascendante, en permettant aux individus d’améliorer leur situation socio-économique grâce à une rémunération plus élevée. Les connaissances approfondies et les compétences spécialisées qu’offrent les programmes d’enseignement tertiaire rendent les individus plus compétitifs sur le marché du travail. Un diplôme de l’enseignement tertiaire ouvre également un éventail plus large de possibilités d’emploi, y compris à des postes professionnels et de direction, qui offrent généralement des salaires plus élevés. Les universités et les établissements d’enseignement post-secondaire offrent également aux étudiants la possibilité de nouer des contacts avec leurs pairs, leurs professeurs et les professionnels du secteur, ce qui peut leur ouvrir de meilleures perspectives d’emploi et leur permettre d’augmenter leurs salaires.
La rémunération moyenne des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire occupés à temps plein toute l’année est sensiblement plus élevée que celle des travailleurs n’ayant pas dépassé le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cet avantage salarial lié à l’obtention d’un diplôme de l’enseignement tertiaire est de 54 % en moyenne dans les pays de l’OCDE, mais les différences sont plus marquées d’un pays à l’autre. L’avantage salarial des travailleurs diplômés de l’enseignement tertiaire est de 25 % ou moins au Danemark, en Norvège et en Suède, mais de plus de 100 % au Chili et en Colombie parmi les pays de l’OCDE et de plus de 140 % au Brésil et en Afrique du Sud (Tableau A4.1).
Parmi les actifs diplômés de l’enseignement tertiaire, l’avantage salarial tend à augmenter avec le niveau de formation. Dans la plupart des pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE, les titulaires d’un master, d’un doctorat ou d’un diplôme équivalent qui travaillent à temps plein toute l’année gagnent plus que les titulaires d’une licence, lesquels gagnent à leur tour plus que les titulaires d’un diplôme de l’enseignement tertiaire de cycle court. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les diplômés de l’enseignement tertiaire de cycle court gagnent 17 % de plus que les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, ce chiffre augmentant de 39 % pour les titulaires d’une licence et de 83 % pour les titulaires d’un master, d’un doctorat ou d’un diplôme équivalent. Parmi les pays de l’OCDE, c’est au Chili où l’avantage salarial par rapport aux diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire est le plus important pour les diplômés de l’enseignement tertiaire de longue durée (128 % de plus que pour les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire pour une licence et 340 % de plus pour un master ou un doctorat), tandis que pour les diplômés de l’enseignement tertiaire de cycle court, l’avantage salarial le plus important est en Irlande (41 % de plus) (Graphique A4.1). L’avantage salarial le plus important parmi les pays partenaires est observé au niveau de la licence en Afrique du Sud.
Les avantages salariaux liés au niveau de formation tendent à augmenter chez les actifs âgés. En moyenne dans les pays de l’OCDE, les 25-34 ans diplômés de l’enseignement tertiaire gagnent 39 % de plus que leurs pairs diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, tandis que les 45-54 ans gagnent 67 % de plus. Parmi les diplômés de l’enseignement tertiaire, l’avantage salarial d’un diplôme de cycle court est de 10 % chez les 25-34 ans, contre 20 % pour les 45-54 ans en moyenne dans les pays de l’OCDE. Pour un master ou un diplôme supérieur, l’avantage est de 53 % pour le groupe d’âge le plus jeune et de 96 % de plus pour le groupe le plus âgé (Tableau A4.1. ).
Investir dans une formation a une incidence significative sur le potentiel de rémunération et les résultats au regard de l’emploi (voir le Chapitre A3). Les disparités en la matière en ce qui concerne le type et le niveau du diplôme de l’enseignement tertiaire obtenu sont flagrantes. À mesure que de plus en plus de personnes poursuivent des études tertiaires, il devient de plus en plus important de comprendre les retombées économiques des différentes filières. L’Encadré A4.1 examine les implications de la poursuite de différents niveaux d’enseignement tertiaire et met en lumière la manière dont ces choix déterminent les trajectoires économiques des individus.
Encadré A4.1. Rendement financier de la formation
Copier le lien de Encadré A4.1. Rendement financier de la formationInvestir du temps et de l’argent dans une formation équivaut à investir en faveur du capital humain. De meilleures perspectives d’emploi (voir Chapitre A3) et un avantage salarial incitent fortement les adultes à poursuivre leurs études et à différer leur entrée dans la vie active. Le rendement de l’éducation ne se limite toutefois pas aux diplômes universitaires de l’enseignement tertiaire. Les cursus professionnels du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire peuvent également offrir de fortes incitations financières, en particulier lorsqu’ils répondent aux besoins du marché du travail et offrent des passerelles vers la formation continue ou la spécialisation (OECD, 2020[1]).
Cet encadré présente les éléments qui peuvent inciter un individu à investir dans une formation à la lumière de trois indicateurs : le rendement financier privé net, le taux de rendement interne et le rapport coûts-avantages. Il examine les conséquences financières liées à la décision d’investir dans les études tertiaires au lieu d’entrer sur le marché du travail avec un diplôme du deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Plus précisément, les avantages de l’enseignement tertiaire résident dans la différence entre les revenus estimés des actifs diplômés du tertiaire à l’issue de leur carrière (déduction faite de l’impôt sur le revenu et des cotisations sociales) sur l’ensemble de leur vie et ceux des actifs qui sont entrés dans la vie active à l’âge typique de fin du deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Bien que cette analyse se concentre sur les rendements de l’enseignement tertiaire, elle ne tient pas compte des rendements potentiellement élevés d’autres formes d’investissement dans le capital humain, telles que les certifications professionnelles ou les cursus professionnels avancés. Cette analyse tient également compte des coûts de l’enseignement tertiaire ainsi que du manque à gagner pendant la durée des études tertiaires (voir la section Définitions). Elle estime le rendement financier de l’investissement envers une formation jusqu’à l’âge théorique de départ à la retraite de 64 ans et n’inclut donc pas les pensions de retraite (OECD, 2021[2]). Elle ne tient pas non plus compte des prêts d’études ou des emplois à temps partiel ou saisonniers. Dans la mesure où l’argent gagné demain vaut moins que l’argent gagné aujourd’hui, cette analyse calcule la valeur actuelle nette (VAN) des flux financiers futurs estimés. Dans les résultats ci-dessous, les flux financiers futurs sont actualisés à 2 %.
En moyenne dans l’OCDE, le rendement financier net privé de l’enseignement tertiaire pour un emploi à temps plein toute l’année est d’USD 364 200 pour un homme et d’USD 300 900 pour une femme. Le rendement financier net privé de l’enseignement tertiaire est plus élevé pour les hommes que pour les femmes dans la plupart des pays de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles (Tableau A4.5, disponible en ligne). Malgré ces rendements inférieurs, les jeunes femmes sont plus susceptibles que les jeunes hommes d’être diplômées de l’enseignement tertiaire (voir le Chapitre A1). Cela tient en partie au fait que les écarts de rémunération et d’emploi entre le deuxième cycle de l’enseignement secondaire et le niveau d’études tertiaires sont plus importants pour les femmes que pour les hommes.
Les rendements les plus élevés pour les hommes comme pour les femmes, tous niveaux de formation confondus, se trouvent aux États-Unis, même si le Chili affiche le ratio avantages-coûts et le taux de rendement interne les plus élevés (c’est-à-dire le taux d’actualisation qui égaliserait la VAN des avantages et des coûts) (Tableau A4.5, disponible en ligne).
Le rendement de l’enseignement tertiaire peut être ventilé entre diplômés de l’enseignement tertiaire de cycle court et titulaires d’une licence, d’un master, ou d’un doctorat ou d’un niveau équivalent. La composition de la population diplômée de chaque niveau de l’enseignement tertiaire varie d’un pays à l’autre (voir le Chapitre A1), et la diversité des qualifications peut avoir un effet significatif sur le rendement financier de l’enseignement tertiaire dans son ensemble. Dans la quasi-totalité des pays pour lesquels des données sont disponibles, le rendement financier net privé de l’obtention d’une licence, d’un master, d’un doctorat ou d’un diplôme équivalent est supérieur à celui de l’obtention d’un diplôme de l’enseignement tertiaire de cycle court. Bien que le coût total d’un diplôme de l’enseignement tertiaire soit généralement plus élevé que celui d’un diplôme de cycle court, l’ensemble des avantages obtenus pendant la vie active compense les coûts initiaux plus élevés (Graphique A4.2 et Tableau A4.5, disponible en ligne).
C’est en Autriche et aux Pays-Bas que les rendements sont les plus élevés pour un homme diplômé de l’enseignement tertiaire de cycle court, tandis qu’ils sont les plus élevés pour une femme en France et au Luxembourg (plus d’USD 250 000). Parfois, les données relatives aux rémunérations, à l’emploi et aux coûts ventilées par niveau d’enseignement tertiaire ne concordent pas et les différentes sources de données peuvent pâtir de la petite taille des échantillons, en particulier pour les diplômés de l’enseignement tertiaire de cycle court. Cela peut expliquer les chiffres moyens négatifs enregistrés dans certains pays, par exemple pour les hommes en Suède et pour les femmes au Royaume-Uni. Le rendement moyen de l’obtention d’un diplôme de l’enseignement tertiaire de longue durée (licence, master ou doctorat) est d’USD 394 000 pour un homme et d’USD 320 500 pour une femme, les rendements les plus élevés étant observés au Chili pour les deux sexes (Graphique A4.2 et Tableau A4.5, disponible en ligne).
Graphique A4.2. Rendement financier privé d’une femme diplômée de l’enseignement tertiaire de cycle court ou de niveau licence ou plus (2022)
Copier le lien de Graphique A4.2. Rendement financier privé d’une femme diplômée de l’enseignement tertiaire de cycle court ou de niveau licence ou plus (2022)Par rapport au rendement pour une femme ayant atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire ; en équivalents USD convertis sur la base des PPA pour le PIB ; les coûts et avantages futurs sont actualisés au taux de 2 %
1. L’année de référence diffère de 2022. Pour plus de détails, voir l’Explorateur de données de l’OCDE (http://data-explorer.oecd.org/s/4s).
2. Seuls les revenus nets sont disponibles, c’est pourquoi les calculs utilisent ces valeurs comme s’il s’agissait de revenus bruts.
Pour les données, voir le Tableau A4.5 (disponible en ligne). Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Calculer le rendement financier de l’éducation implique de choisir un taux d’actualisation spécifique pour estimer la valeur actuelle des flux financiers futurs. Le choix du taux d’actualisation est délicat et fait une différence considérable dans l’analyse du rendement des investissements à long terme, comme c’est le cas pour l’investissement dans l’éducation. Le Tableau A4.6 (disponible en ligne) montre l’évolution du rendement financier privé des hommes et des femmes diplômés de l’enseignement tertiaire lorsque trois taux d’actualisation différents sont utilisés. Le passage d’un taux d’actualisation de 2 % (supposé dans l’analyse ci-dessus) à un taux de 3.75 % réduit la VAN des hommes d’au moins 33 % dans tous les pays pour lesquels des données sont disponibles. Si l’on applique un taux d’actualisation de 8 %, la VAN diminue de plus de 72 % dans tous les pays. Ces comparaisons mettent en évidence la sensibilité des résultats de la VAN aux variations du taux d’actualisation.
Répartition des revenus d’activité entre les travailleurs selon le niveau de formation
La rémunération relative selon niveau de formation n’est pas seulement une mesure de la manière dont le marché du travail récompense la poursuite des études, mais reflète aussi des tendances plus générales en matière de répartition des revenus et d’inégalités sociales (OECD, 2024[3]). La rémunération relative plus élevée pour les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire indique de fortes incitations individuelles à poursuivre des études, mais elle peut également être le signe d’inégalités de rémunération plus marquées, ou d’une dispersion des salaires – en particulier lorsque les rémunérations à l’extrémité inférieure de l’échelle des niveaux de formation restent stagnantes. Bien que la formation puisse être un puissant facteur d’égalité, les inégalités d’accès et de résultats peuvent renforcer les disparités socio-économiques existantes (UNESCO, 2020[4]).
Cet arbitrage est évident dans les pays où l’avantage salarial coexiste avec une plus grande inégalité des rémunérations. Par exemple, le Chili, la Colombie et le Costa Rica figurent parmi les pays de l’OCDE où l’avantage salarial des diplômés du tertiaire est le plus élevé, de même que la dispersion des salaires la plus forte. À l’inverse, dans les pays où la structure des salaires est plus compacte, comme les pays nordiques, l’avantage salarial de l’enseignement tertiaire est moindre, mais les inégalités globales de rémunération sont également plus faibles (Tableau A4.1).
Un indicateur clé des inégalités sur le marché du travail liées à la formation est la proportion d’individus à chaque niveau de formation qui gagnent sensiblement plus ou moins que la médiane. En moyenne dans les pays de l’OCDE, 28 % des travailleurs ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire perçoivent la moitié ou moins du salaire médian, contre 17 % des travailleurs ayant un niveau d’études inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou post-secondaire non tertiaire et seulement 10 % des travailleurs diplômés de l’enseignement tertiaire. À l’inverse, seuls 26 % des travailleurs ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire gagnent plus que le salaire médian, contre 42 % des travailleurs ayant un diplôme du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire et 68 % des travailleurs diplômés de l’enseignement tertiaire (Tableau A4.2).
Ces disparités sont encore plus prononcées au sommet de l’échelle des revenus. En moyenne dans les pays de l’OCDE, seuls 3 % des travailleurs ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire gagnent plus du double du salaire médian, contre 6 % des actifs diplômés de l’enseignement secondaire ou post-secondaire non tertiaire, et 22 % des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire. Dans les pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE, plus de 40 % des 25-64 ans diplômés de l’enseignement tertiaire gagnent plus du double du salaire médian en Afrique du Sud, au Brésil, au Chili, en Colombie, au Costa Rica (Tableau A4.2).
Le Graphique A4.3 compare la rémunération relative des diplômés de l’enseignement tertiaire avec le taux de personnes e diplômées de l’enseignement tertiaire. Au Brésil, en Colombie et au Costa Rica, où moins de 30 % des adultes sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement tertiaire, ils perçoivent une rémunération relative élevée. Dans ces pays, l’investissement dans la formation est très rentable sur le marché du travail, avec un avantage salarial supérieur de 99 % ou plus au deuxième cycle du secondaire. À l’autre extrémité du spectre se trouvent les pays où le taux de personnes diplômées d’enseignement tertiaire est plus élevé et la dispersion des salaires plus faible, ce qui se traduit par des écarts de rémunération relative plus faibles. C’est le cas en Australie, au Canada, en Corée et au Royaume-Uni, où plus de la moitié des adultes sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement tertiaire, mais l’avantage salarial est inférieur à 40 % – et de même, seule une petite fraction gagne plus du double de la rémunération médiane (Tableau A4.2). Dans ces pays, l’enseignement tertiaire est devenu la norme et va de pair avec une répartition plus équitable des revenus. À l’inverse, dans des pays comme l’Italie et la Roumanie, moins d’un quart des adultes sont diplômés de l’enseignement tertiaire, mais l’avantage salarial n’est pas supérieur à 41 %. Ces pays doivent s’efforcer de renforcer la valeur d’un diplôme de l’enseignement tertiaire sur le marché du travail et de veiller à ce que la situation économique incite les individus à poursuivre des études tertiaires.
Graphique A4.3. Taux de personnes diplômées de l’enseignement tertiaire et rémunération relative des adultes (2023)
Copier le lien de Graphique A4.3. Taux de personnes diplômées de l’enseignement tertiaire et rémunération relative des adultes (2023)Actifs âgés de 25 à 64 ans occupés à temps plein toute l’année
1. L’année de référence diffère de 2023.
2. Comprend les travailleurs à temps partiel et à l'année partielle.
3. Année de référence du niveau de formation : 2022.
Voir le Tableau A4.1 et l’Explorateur de données : https://data-explorer.oecd.org pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Disparités salariales entre hommes et femmes
Bien que l’augmentation du niveau de formation réduise les différences de taux d’emploi entre les sexes (voir le Chapitre A3), l’écart de rémunération entre les sexes varie peu selon les niveaux de formation. En moyenne dans les pays de l’OCDE, les diplômées de l’enseignement tertiaire actives occupées à temps plein et toute l’année gagnent 23 % de moins que leurs homologues masculins, tandis que celles qui ont un diplôme du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou du post-secondaire non tertiaire gagnent 20 % de moins et celles qui ont un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire gagnent 21 % de moins (Tableau A4.3). Les femmes étant plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel ou seulement une partie de l’année, les écarts de rémunération entre les sexes sont plus marqués parmi l’ensemble des actifs que parmi les actifs occupés à temps plein travaillant toute l’année (OECD, 2025[5]).
À tous les niveaux de formation, l’écart de rémunération entre les sexes se creuse avec l’âge jusqu’à 54 ans. Parmi les actifs âgés de 25 à 34 ans occupés à temps plein toute l’année, les jeunes femmes gagnent entre 17 % et 18 % de moins que leurs homologues masculins, en fonction du niveau de formation, tandis que les femmes âgées de 45 à 54 ans gagnent entre 20 % et 24 % de moins. En moyenne, l’écart entre les sexes est plus important de 2 à 7 points de pourcentage pour les femmes âgées de 45 à 54 ans que pour les femmes âgées de 25 à 34 ans. Toutefois, les différences entre les niveaux de formation varient d’un pays à l’autre et sont relativement faibles en moyenne (Tableau A4.3).
Il n’y a pas d’explication unique à la persistance de l’écart de rémunération entre les sexes, bien que les femmes soient plus diplômées que les hommes (voir le Chapitre A1). Elle tient à divers facteurs complexes, notamment la ségrégation professionnelle, des pratiques d’embauche partiales et l’inégalité des chances en matière d’avancement professionnel (World Economic Forum, 2024[6]). Les femmes sont moins susceptibles que les hommes d’être promues ou d’obtenir des augmentations de salaire substantielles lorsqu’elles changent d’employeur. En outre, les interruptions de carrière pour les femmes en âge d’avoir des enfant demeurent un facteur important contribuant aux écarts salariaux entre les hommes et les femmes dans de nombreux pays de l’OCDE (OECD, 2022[7]) (Rabaté et al., 2021[8]). Les femmes sont plus susceptibles de rechercher des parcours moins concurrentiels et une plus grande flexibilité au travail pour faire face à leurs engagements familiaux. Cela se traduit par des revenus d’activité inférieurs à ceux des hommes ayant le même niveau de formation. Par conséquent, malgré les progrès accomplis en matière d’égalité salariale entre les sexes, d’importantes disparités subsistent à l’échelle mondiale, les femmes gagnant souvent moins que les hommes pour un travail similaire en raison des discriminations et des préjugés structurels persistants (ILO, 2022[9]).
Écarts de rémunération selon le domaine d’études
Un diplôme de l’enseignement tertiaire permet de gagner plus d’argent, mais comme le Graphique A4.4 montre, il existe des différences substantielles en fonction du domaine d’études. Parmi les pays de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles, les disciplines STIM sont les plus souvent associées aux rémunérations les plus élevées. Aux États-Unis, le fait d’être titulaire d’un diplôme de l’enseignement tertiaire dans un domaine relevant des STIM peut être associé à une rémunération jusqu’à 20 % supérieure à la moyenne. Dans d’autres pays, différents grands domaines attirent les rémunérations relatives les plus élevées. C’est au Danemark et en Suède que l’avantage salarial lié au commerce, l’administration et le droit est le plus élevé par rapport à d’autres domaines (19 % de plus), tandis que la Slovénie est le pays où la santé et la protection sociale offrent la plus forte augmentation relative (28 % de plus). Les salaires les plus bas sont généralement associés à des qualifications dans les domaines des arts et des sciences humaines et de l’éducation (Tableau A4.4. ).
Les chiffres sur les rémunérations relatives par domaine d’études fournissent des indications importantes sur la situation des diplômés sur le marché du travail, mais ils doivent être interprétés avec prudence. L’une des principales limites tient au fait que ces chiffres ne reflètent pas nécessairement les revenus d’activité dans le même domaine d’activité. Bien que les diplômés des filières STIM soient plus susceptibles d’occuper un emploi dans ces disciplines, c’est moins le cas dans les autres disciplines. Par exemple, les emplois liés à l’éducation sont souvent occupés par des personnes titulaires de diplômes dans un large éventail de matières – notamment les sciences humaines, les sciences sociales et les langues – en particulier des enseignants du primaire et du premier cycle du secondaire (OECD, 2022[10]).
Les rémunérations relatives élevées associées à certains domaines d’études peuvent être liés à un décalage potentiel entre l’offre de diplômés actuels et les besoins du marché du travail. Avec la transformation numérique rapide, les rémunérations relativement élevées associées à un diplôme en technologies de l’information et de la communication (TIC) peuvent refléter le déséquilibre entre une forte demande de travailleurs des TIC sur le marché du travail et la très faible proportion de diplômés qui ont étudié ce domaine (voir le Chapitre A1). Toutefois, la demande du marché du travail pourrait être satisfaite en explorant d’autres compétences qui pourraient remplacer l’absence de diplôme en TIC. Par exemple, à partir des données sur les offres d’emploi, une étude récente suggère que les actifs diplômés de l’enseignement tertiaire qui ont étudié l’ingénierie ou la gestion d’entreprise possèdent des compétences techniques qui leur permettent de pourvoir des postes vacants dans certaines professions des TIC (Brüning et Mangeol, 2020[11]).
Graphique A4.4. Rémunération relative des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2023)
Copier le lien de Graphique A4.4. Rémunération relative des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2023)Actifs âgés de 25 à 64 ans travaillant à temps plein toute l’année, écart en pourcentage par rapport au salaire moyen (tous domaines)
1. L’année de référence diffère de 2023.
Voir le Tableau A4.4 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
La ventilation des avantages salariaux par domaine d’études permet de mettre en évidence les différences qui peuvent exister au sein d’un domaine plus vaste. Dans les pays de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles, les écarts de rémunération entre les différentes disciplines STIM sont assez faibles, sauf en Estonie et en Lettonie, où ils sont principalement dus à des taux d’emploi plus élevés pour les diplômés en TIC. Toutefois, il existe de grandes différences dans le vaste domaine de la santé et de la protection sociale. Bien que les rémunérations relatives moyennes soient globalement modestes, cela masque d’importantes variations entre les sous-domaines de la médecine et du dentaire, et des soins infirmiers et des domaines de santé associés (Tableau A4.4).
En outre, les rémunérations relatives par domaine d’études sont étroitement liées à la répartition hommes-femmes dans l’enseignement tertiaire et sur le marché du travail. Les diplômes de médecine débouchent généralement sur des carrières bien rémunérées en tant que médecins, tandis que les diplômes d’infirmier, plus souvent suivis par des femmes, débouchent souvent sur des postes moins bien rémunérés (OECD, 2021[2] ; OCDE, 2023[12]). Dans les pays où la ségrégation professionnelle est forte, ces différences peuvent amplifier les écarts de rémunération entre les sexes et influencer la perception de la valeur de certains domaines.
Dans les pays de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles, les femmes diplômées de l’enseignement tertiaire qui ont étudié le commerce, l’administration et le droit gagnent entre 10 % (Costa Rica) et 33 % (Lettonie) de moins que leurs homologues masculins (Graphique A4.5). L’écart entre les sexes est compris entre moins de 1 % (Costa Rica) et 38 % (Allemagne) pour les personnes issues des filières STIM, et entre 9 % (Royaume-Uni) et 43 % (Estonie) pour celles qui ont étudié la santé et la protection sociale. Les femmes qui ont étudié les arts, les lettres, les sciences sociales, le journalisme et l’information gagnent moins que leurs homologues masculins (jusqu’à 29 % de moins au Portugal) dans tous les pays de l’OCDE, sauf au Costa Rica, où elles gagnent 27 % de plus.
Graphique A4.5. Rémunération relative des femmes diplômées de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2023)
Copier le lien de Graphique A4.5. Rémunération relative des femmes diplômées de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2023)Actives âgées de 25 à 64 ans occupées à temps plein toute l’année ; différence en pourcentage entre les rémunérations des femmes et des hommes
1. L’année de référence diffère de 2023.
Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Les différences de rémunération relative en fonction du niveau de formation ou du domaine d’études sont des indicateurs fondés sur le fait que le niveau de formation et le domaine d’études sont des indicateurs indirects des niveaux de compétences et, dans ce cas, de la situation des individus dotés de compétences différentes sur le marché du travail. Les données récemment publiées issues du PIAAC, menée dans le cadre du Programme de l’OCDE pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PIAAC) (OECD, 2024[13]) met en lumière les écarts de rémunération en fonction du niveau de compétences (Encadré A4.2).
Encadré A4.2. Rémunération en fonction du niveau de compétences en numératie
Copier le lien de Encadré A4.2. Rémunération en fonction du niveau de compétences en numératieLes compétences permettent aux adultes d’effectuer des tâches plus efficacement, ce qui contribue à accroître la productivité et, partant, la rémunération. Le lien entre les compétences et la rémunération est bien établi dans la théorie économique et étayé par des données empiriques. Selon la théorie microéconomique classique, les salaires reflètent la productivité des travailleurs ; les individus plus qualifiés sont donc censés gagner plus. Le premier cycle de l’Évaluation des compétences des adultes (PIAAC) (menée en 2012-17) a confirmé cette corrélation, en montrant que les compétences en littératie et en numératie sont positivement associées à la rémunération, même une fois le niveau de formation pris en compte.
Bien que la formation et les compétences soient corrélées – la formation développe les compétences et les individus plus qualifiés ont tendance à poursuivre des formations plus longues – le niveau de formation dans l’enseignement formel ne permet pas de saisir les différences de qualité des programmes et les différences de compétences individuelles au sein des niveaux. En outre, le rendement de l’éducation peut refléter non seulement les compétences, mais aussi d’autres facteurs tels que la signalisation, le sélection ou l’accès à des opportunités restreintes (OECD, 2024[13]).
Une analyse plus approfondie des données du PIAAC a montré que si l’avantage salarial associé à l’enseignement formel tend à diminuer avec l’expansion du niveau de formation, la corrélation entre les compétences et les salaires reste forte (Araki, 2020[14]). Les compétences gagnent également en importance plus tard dans la vie, car les employeurs passent d’une approche axée sur les diplômes à une approche axée sur les performances réelles – un processus connu sous le nom d’apprentissage par l’employeur (Hanushek et al., 2015[15]).
Les conclusions du PIAAC de 2023 suggèrent que le niveau de formation a davantage d’impact que les compétences en traitement de l’information, même si les deux facteurs restent positivement corrélés avec la rémunération. Cela peut s’expliquer par le fait que les qualifications formelles reflètent non seulement des compétences cognitives, mais aussi un ensemble plus large de compétences, y compris des attributs sociaux et émotionnels tels que la persévérance et le sérieux (OECD, 2024[13]).
Dans la zone OCDE, le salaire mensuel moyen des adultes âgés de 25 à 64 ans n’ayant pas dépassé le deuxième cycle de l’enseignement secondaire s’échelonne entre USD 3 100 pour ceux qui se situent au niveau 1 ou en deçà en numératie (ceux qui ne sont pas en mesure de réaliser des tâches impliquant l’application de concepts mathématiques de base) et USD 4 200 pour ceux qui se situent au niveau 3 (ceux qui sont en mesure de réaliser des tâches impliquant un raisonnement mathématique plus avancé). Pour les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, la rémunération moyenne va d’environ USD 3 300 (niveau 1 ou en deçà) à USD 4 900 (niveau 4 ou supérieur, qui inclut les personnes capables d’accomplir des tâches impliquant la résolution de problèmes à l’aide d’informations mathématiques complexes), tandis que pour les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, la fourchette est comprise entre USD 4 000 et USD 6 400 par niveau de compétence. Par rapport aux adultes âgés de 25 à 64 ans qui ont un diplôme du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, les adultes dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire gagnent entre 4 % de moins (niveau 3) et 8 % de moins (niveau 2 ou inférieur), tandis que les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire gagnent entre 23 % de plus (niveau 1 ou inférieur) et 34 % de plus (niveau 4 ou supérieur) (Tableau A4.7, disponible en ligne).
En moyenne, dans les pays et autres entités de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles, les personnes très performantes en numératie (au niveau 4 ou au-dessus) gagnent 31 % de plus que celles ayant le niveau 2 de compétences parmi celles qui ont un diplôme du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, et 40 % de plus parmi celles qui ont suivi des études tertiaires. Parmi les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire qui ont un niveau de compétences élevé, c’est en Estonie et au Japon que la rémunération relative est le plus élevée, avec une prime salariale d’au moins 70 %. Les taux les plus bas sont enregistrés en Corée, aux États-Unis et en République slovaque, avec 20 % ou moins (Graphique A4.6).
À l’autre extrémité du spectre, les individus peu performants en numératie (niveau 1 ou en deçà) gagnent en moyenne 14 % de moins que les individus peu performants en numératie (niveau 2) parmi les diplômés de l’enseignement tertiaire, 13 % de moins parmi les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, et 10 % de moins parmi les non-diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire (Graphique A4.6).
Graphique A4.6. Rémunération relative des adultes, selon le niveau de compétences en numératie et le niveau de formation (2023)
Copier le lien de Graphique A4.6. Rémunération relative des adultes, selon le niveau de compétences en numératie et le niveau de formation (2023)Évaluation des compétences des adultes ; rémunération des adultes ayant un niveau de compétences 2 = 100 ; 25‑64 ans
Voir le Tableau A4.7 (disponible en ligne) pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Définitions
Copier le lien de DéfinitionsLe terme « adultes » désigne la population âgée de 25 à 64 ans ; et l’expression « jeunes (adultes) » la population âgée de 25 à 34 ans. L’analyse du rendement financier de l’éducation porte sur la valeur actuelle nette des revenus acquis tout au long de la vie active, définie comme la période entre 16 et 64 ans.
Le rapport avantages-coûts correspond à la différence entre le total des avantages et le total des coûts. Il exprime les avantages financiers découlant de l’élévation du niveau de formation pour chaque USD investi en ce sens.
Les coûts directs correspondent aux dépenses directes au titre de l’éducation par étudiant pendant la scolarité. Les coûts directs de l’éducation ne comprennent pas les prêts d’études. Les coûts directs privés sont les dépenses totales des ménages consacrées à l’éducation. Ils comprennent les paiements nets aux établissements d’enseignement ainsi que les paiements des biens et services d’éducation extérieurs aux établissements d’enseignement (fournitures scolaires, tutorat, etc.). Le manque à gagner correspond à la rémunération nette à laquelle un individu pourrait s’attendre s’il ne poursuivait pas ses études.
La rémunération comprend les revenus monétaires annuels versés en rémunération directe des services de main-d’œuvre fournis, avant impôts, ainsi que les paiements liés au travail, tels que les primes annuelles, les primes liées aux résultats, les congés payés et les congés de maladie payés par l’employeur. Les bénéfices n’incluent pas les revenus provenant d’autres sources, comme les transferts sociaux publics, les revenus d’investissement, l’augmentation nette de valeur d’une entreprise exploitée par son propriétaire et tout autre revenu non directement lié au travail.
Le niveau de formation correspond au plus haut niveau d’enseignement dont les individus sont diplômés.
Les domaines d’études sont classés en fonction des domaines d’enseignement et de formation de la CITE (CITE-F 2013). Voir le Guide du lecteur au début du présent rapport pour une liste complète des champs de la CITE utilisés dans ce rapport.
Les individus sans revenu désignent les individus qui perçoivent un revenu, mais dont les activités commerciales génèrent un revenu égal à zéro.
Les actifs occupés dont la rémunération est négative sont ceux dont l’activité professionnelle est déficitaire.
L’avantage salarial brut correspond à la somme actualisée de l’avantage salarial obtenu tout au long de la vie active en raison de l’élévation du niveau de formation. L’effet de l’impôt sur le revenu correspond à la somme actualisée de l’impôt sur le revenu supplémentaire payé par un individu tout au long de sa vie active en raison de l’élévation de son niveau de formation. L’effet des cotisations sociales correspond à la somme actualisée des cotisations sociales supplémentaires payées par un salarié tout au long de sa vie active en raison de l’élévation de son niveau de formation.
Le taux de rendement interne est le taux d’intérêt réel (hypothétique) susceptible d’équilibrer les coûts et les avantages associés à l’investissement dans une formation. Il peut être interprété comme le taux d’intérêt qu’un individu peut s’attendre à recevoir chaque année de sa vie active sur son investissement en faveur d’une élévation de son niveau de formation.
Niveaux d’enseignement : Les niveaux de la Classification internationale type de l’éducation (CITE) 2011 sont tous décrits dans le Guide du lecteur au début du présent rapport.
Le rendement financier net désigne la valeur actuelle nette de l’investissement financier en faveur du niveau de formation, à savoir la différence entre les avantages financiers actualisés et le coût financier de l’éducation actualisé. Il représente la plus-value de l’éducation au-delà des 2 % d’intérêts réels appliqués à ces flux financiers.
Méthodologie
Copier le lien de MéthodologieDans l’analyse de la rémunération relative selon le niveau de formation et de la répartition des travailleurs entre les catégories de rémunération, le temps de travail n’est pas contrôlé, alors qu’il peut influer sur la rémunération en général et sur la répartition entre les catégories de rémunération en particulier. Concernant la rémunération des actifs occupés à temps plein, les pays ont précisé s’ils se sont basés sur une définition spécifique du travail à temps plein ou sur le temps de travail hebdomadaire minimum.
La période de référence des données sur les rémunérations est annuelle, mensuelle ou hebdomadaire, selon les pays.
Ce chapitre présente des données annuelles ; les données dont la période de référence est inférieure à un an sont ajustées. Pour de plus amples informations sur les méthodes d’ajustement (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en), voir le Tableau A.A4.1 de Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques. Dans la plupart des pays, les données se rapportent aux revenus avant impôts. La rémunération des travailleurs indépendants est exclue des chiffres de nombreux pays ; il n’existe pas de méthode simple et comparable qui permette de faire la distinction entre la rémunération et le rendement du capital investi dans l’activité.
Ce chapitre ne tient pas compte de l’impact des revenus effectifs générés par les services publics gratuits. En conséquence, la rémunération peut être moins élevée dans certains pays que dans d’autres, mais les soins de santé et l’enseignement peuvent être gratuits. La rémunération moyenne des hommes et des femmes n’est pas la moyenne simple de leur rémunération, mais est calculée sur la base de la rémunération de l’ensemble de la population. Pour calculer cette moyenne globale, la rémunération moyenne des hommes et des femmes est pondérée en fonction du pourcentage d’hommes et de femmes à chaque niveau de formation.
Dans les données sur la rémunération, les actifs dont la rémunération est nulle ou négative doivent être considérés comme des actifs rémunérés. Les actifs à rémunération négative sont aussi à prendre en considération dans le calcul de la rémunération médiane. Les données sur les actifs dont la rémunération est nulle ou négative ne sont toutefois pas disponibles dans tous les pays. Les actifs à rémunération nulle sont inclus en Allemagne, en Belgique, au Brésil, au Canada, aux États-Unis, en Irlande, en Norvège, en Nouvelle-Zélande, en Suède, en Suisse et en République de Türkiye. Les actifs à rémunération négative sont inclus en Belgique, au Canada, au Danemark, en Espagne, aux États‑Unis, en Italie, en Norvège, en Nouvelle-Zélande et en Suède. Voir la définition des actifs à rémunération nulle ou négative dans la section Définitions. Il convient d’en tenir compte également au sujet de la répartition des travailleurs entre les catégories de rémunération. Il y a lieu de préciser que les actifs à rémunération nulle ou négative sont très peu nombreux chez les actifs occupés à temps plein toute l’année dans les pays dont les données sont disponibles. La prise en considération ou non des actifs à rémunération nulle ou négative a un effet minime sur la rémunération relative et la répartition des travailleurs entre les catégories de rémunération.
Pour de plus informations, consulter le Guide de l’OCDE pour l’établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l’éducation (OECD, 2018[16]) et Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Pour calculer le rendement de l’éducation, l’Encadré A4.1 s’appuie sur la valeur actuelle nette (VAN) de l’investissement. Afin de pouvoir comparer directement les coûts et les avantages, la VAN exprime la valeur actuelle de transferts pécuniaires qui interviendront ultérieurement. Aussi, les coûts et les avantages cumulés tout au long de de la vie active sont ramenés au début de l’investissement. Pour cela, tous les flux monétaires sont actualisés avec un taux d’intérêt fixe correspondant au début de l’investissement (taux d’actualisation). Le modèle part du principe que les taux d’imposition et les cotisations sociales demeurent identiques à ceux d’aujourd’hui. De même, la rémunération et le taux d’emploi selon l’âge et le niveau de formation sont réputés identiques aux valeurs les plus récentes.
Source
Copier le lien de SourceCe chapitre est basé sur la collecte de données sur l’enseignement et la rémunération du le Réseau de l’OCDE pour l’élaboration de données sur les retombées professionnelles et sociales de l’éducation (Réseau LSO). La collecte de données porte sur la rémunération des actifs occupés à temps plein ou partiel toute l’année ou une partie de l’année, durant la période de référence. Cette base de données contient des données sur la répartition des travailleurs entre les catégories de rémunération ainsi que sur la rémunération des actifs scolarisés et non scolarisés. Les données de la plupart des pays proviennent d’enquêtes nationales auprès des ménages, telles que les enquêtes sur la population active, les statistiques de l’Union européenne sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC) et d’autres collectes de données spécifiques sur la rémunération. Un quart environ des pays utilisent les données fiscales ou autres. Pour les notes spécifiques aux pays, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en). L’Encadré A4.1 relatif au rendement financier de l’éducation fait appel à différentes sources :
Les coûts directs de l’éducation proviennent de la collecte de données relatives au financement de l’éducation réalisée conjointement par l’UNESCO, l’OCDE et l’Eurostat (UOE) (dont l’année de référence est 2022 sauf mention contraire dans les tableaux). Les données concernant la rémunération brute proviennent de la collecte de données relatives à la rémunération du Réseau de l’OCDE pour l’élaboration de données sur les retombées professionnelles, économiques et sociales de l’éducation (Réseau LSO), qui ont été compilées à partir d’enquêtes nationales sur la population active, des statistiques de l’UE sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC), d’enquêtes sur la structure des salaires et d’autres enquêtes et sondages nationaux. La rémunération dépend de l’âge, du sexe et du niveau de formation.
Les données relatives à l’impôt sur le revenu sont calculées à l’aide du modèle utilisé dans Les impôts sur les salaires de l’OCDE, qui détermine le taux d’imposition en fonction du niveau de rémunération. Ce modèle calcule la tranche d’imposition sur le revenu de plusieurs profils de ménages. Pour cet indicateur, le profil type est celui d’un actif seul et sans enfant. Pour les informations détaillées sur l’impôt sur le revenu dans ce modèle, voir Les impôts sur les salaires 2025 (OECD, 2025[17]).
Les cotisations sociales des salariés sont calculées à l’aide du profil d’actif seul de 40 ans sans enfant utilisé dans Les impôts sur les salaires 2025. Pour les informations détaillées sur les cotisations sociales des salariés par pays, voir Les impôts sur les salaires 2025 (OECD, 2025[17]).
Les données relatives aux niveaux de compétences et aux scores moyens sont tirées de l’Évaluation des compétences des adultes (PIAAC) (2012 et 2023). Le PIAAC est le Programme de l’OCDE pour l’évaluation internationale des compétences des adultes.
Références
[14] Araki, S. (2020), « Educational expansion, skills diffusion, and the economic value of credentials and skills », American Sociological Review, vol. 85/1, pp. 128-175, https://doi.org/10.1177/0003122419897873.
[11] Brüning, N. et P. Mangeol (2020), « What skills do employers seek in graduates?: Using online job posting data to support policy and practice in higher education », OECD Education Working Papers, n° 231, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/bf533d35-en.
[15] Hanushek, E. et al. (2015), « Returns to skills around the world: Evidence from PIAAC », European Economic Review, vol. 73, pp. 103-130, https://doi.org/10.1016/j.euroecorev.2014.10.006.
[9] ILO (2022), Global Wage Report 2022-23: The Impact of Inflation and COVID-19 on Wages and Purchasing Power, International Labour Organization, Geneva, https://doi.org/10.54394/ZLFG5119.
[12] OCDE (2023), Panorama de la santé 2023 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/5108d4c7-fr.
[5] OECD (2025), Education and earnings, OECD Data Explorer, http://data-explorer.oecd.org/s/4s.
[17] OECD (2025), Taxing Wages 2025: Decomposition of Personal Income Taxes and the Role of Tax Reliefs, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/b3a95829-en.
[13] OECD (2024), Do Adults Have the Skills They Need to Thrive in a Changing World?: Survey of Adult Skills 2023, OECD Skills Studies, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/b263dc5d-en.
[3] OECD (2024), Education at a Glance 2024: OECD Indicators, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/c00cad36-en.
[10] OECD (2022), Education at a Glance 2022: OECD Indicators, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/3197152b-en.
[7] OECD (2022), « Same skills, different pay: Tackling gender inequalities at firm level », Policy Brief, OECD, Paris, https://www.oecd.org/en/publications/same-skills-different-pay_a4d18506-en.html.
[2] OECD (2021), Education at a Glance 2021: OECD Indicators, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/b35a14e5-en.
[1] OECD (2020), Education at a Glance 2020: OECD Indicators, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/69096873-en.
[16] OECD (2018), OECD Handbook for Internationally Comparative Education Statistics 2018: Concepts, Standards, Definitions and Classifications, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264304444-en.
[8] Rabaté, S. et al. (2021), « The Child Penalty in the Netherlands and its Determinants The Child Penalty in the Netherlands and its Determinants * », https://doi.org/10.34932/trkz-qh66.
[4] UNESCO (2020), Global Education Monitoring Report 2020: Inclusion and Education: All Means All, United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, Paris, https://doi.org/10.54676/jjnk6989.
[6] World Economic Forum (2024), Global Gender Gap Report 2024, World Economic Forum, https://www.weforum.org/publications/global-gender-gap-report-2024/ (consulté le 10 juin 2025).
Tableaux et notes
Copier le lien de Tableaux et notesTableaux du Chapitre A4
Copier le lien de Tableaux du Chapitre A4|
Rémunération relative par comparaison avec les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2023) |
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Répartition des actifs entre les niveaux de formation et les catégories de rémunération dérivées de la rémunération médiane (2023) |
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Rémunération des femmes en pourcentage de celle des hommes, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2023) |
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Rémunération relative des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2023) |
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WEB Tableau A4.5. |
Coûts et avantages privés pour un homme ou une femme diplômé de l’enseignement tertiaire, selon le niveau de formation (2022) |
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WEB Tableau A4.6. |
Rendement financier net pour un homme et une femme diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le taux d’actualisation (2022) |
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WEB Tableau A4.7. |
Rémunération mensuelle, primes comprises, pour les actifs salariés et les actifs indépendants en fonction du niveau de formation et de compétences en numératie (2023) |
Téléchargement de données
Copier le lien de Téléchargement de donnéesPour télécharger les données relatives aux graphiques et aux tableaux de ce chapitre, cliquez sur le lien StatLink ci-dessus.
Pour accéder à d’autres données et/ou indicateurs sur l’éducation, veuillez consulter l’Explorateur de données de l’OCDE : https://data-explorer.oecd.org.
Date butoir de transmission de données pour la publication imprimée : 13 juin 2025. Les données mises à jour peuvent être consultées sur l’Explorateur de données.
Notes des tableaux du Chapitre A4
Copier le lien de Notes des tableaux du Chapitre A4Tableau A4.1. Rémunération relative par comparaison avec les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2023)
Remarque : Les différences entre les pays sont en partie imputables à la prise en compte ou non des actifs dont la rémunération est nulle ou négative. Les chiffres sur la rémunération relative des diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire et des 45-54 ans peuvent être consultées en ligne.
1. Année de référence : 2022.
2. L’indice 100 correspond aux niveaux combinés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire et de l’enseignement post-secondaire non tertiaire (niveaux 3 et 4 de la CITE 2011).
3. Comprend les travailleurs à temps partiel et ceux travaillant une partie de l’année.
4. Les données renvoient aux revenus nets d’impôts sur le revenu en Türkiye et aux revenus bruts (actifs indépendants) et nets (actifs salariés) confondus en Argentine.
Tableau A4.2. Répartition des actifs entre les niveaux de formation et les catégories de rémunération dérivées de la rémunération médiane (2023)
Remarque : Les différences entre les pays sont en partie imputables à la prise en compte ou non des actifs dont la rémunération est nulle ou négative. La somme des pourcentages par catégorie de rémunération selon le niveau de formation n’est pas nécessairement égale à 100 % du fait des données manquantes. Les chiffres ventilés par sexe peuvent être consultés en ligne.
1. Année de référence : 2022.
2. Les données renvoient aux revenus nets d’impôts sur le revenu en Türkiye et aux revenus bruts (actifs indépendants) et nets (actifs salariés) confondus en Argentine.
Tableau A4.3. Rémunération des femmes en pourcentage de celle des hommes, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2023)
Remarque : Les différences entre les pays sont en partie imputables à la prise en compte ou non des actifs dont la rémunération est nulle ou négative. Les chiffres relatifs à d’autres groupes d’âge peuvent être consultées en ligne.
1. Année de référence : 2022.
2. Comprend les travailleurs à temps partiel et ceux travaillant une partie de l’année.
3. Les données renvoient aux revenus nets d’impôts sur le revenu en Türkiye et aux revenus bruts (actifs indépendants) et nets (actifs salariés) confondus en Argentine.
Tableau A4.4. Rémunération relative des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2023)
Remarque : Les différences entre les pays sont en partie imputables à la prise en compte ou non des actifs dont la rémunération est nulle ou négative. Voir la section Méthodologie pour de plus amples informations. Les chiffres relatifs aux totaux et d’autres ventilations des données peuvent être consultées en ligne.
1. L’année de référence n’est pas 2023 mais 2022 pour la Finlande et 2020 pour l’Allemagne, l’Australie, le Canada, le Portugal, le Royaume-Uni et la Slovénie.
2. Les revenus se rapportent uniquement aux programmes universitaires.
3. Les arts et lettres, les sciences sociales, le journalisme et l’information n’incluent pas le sous-domaine des langues.
Codes de contrôle
Copier le lien de Codes de contrôlea - Les données de la catégorie sont sans objet ; b - Rupture des séries chronologiques ; c – Nombre insuffisant d’observations pour garantir la fiabilité des estimations ; d - Les données d’une autre catégorie sont incluses ; m - Les données ne sont pas disponibles – elles sont soit manquantes, soit l’indicateur n’a pas pu être calculé en raison du nombre limité de répondants ; r - Les valeurs se situent sous un certain seuil de fiabilité et doivent être interprétées avec prudence ; x - Les données sont incluses sous une autre catégorie ou une autre colonne du tableau (par exemple, « x(2) » signifie que les données sont incluses dans la colonne nº 2). Pour plus de détails sur les codes de contrôle, voir le Guide du lecteur.
Pour de plus amples informations méthodologiques, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Tableau A4.1. Rémunération relative par comparaison avec les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2023)
Copier le lien de Tableau A4.1. Rémunération relative par comparaison avec les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2023)Actifs rémunérés (occupés à temps plein toute l’année), diplômés du deuxième cycle du secondaire = 100 dans chaque groupe d’âge
Remarque : Pour les notes de ce tableau et un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Tableau A4.2. Répartition des actifs entre les niveaux de formation et les catégories de rémunération dérivées de la rémunération médiane (2023)
Copier le lien de Tableau A4.2. Répartition des actifs entre les niveaux de formation et les catégories de rémunération dérivées de la rémunération médiane (2023)Rémunération médiane des actifs rémunérés (occupés à temps plein et partiel) âgés de 25 à 64 ans, tous niveaux de formation confondus
Remarque : Pour les notes de ce tableau et un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Tableau A4.3. Rémunération des femmes en pourcentage de celle des hommes, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2023)
Copier le lien de Tableau A4.3. Rémunération des femmes en pourcentage de celle des hommes, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2023)Rémunération moyenne des actifs occupés à temps plein toute l’année
Remarque : Pour les notes de ce tableau et un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Tableau A4.4. Rémunération relative des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2023)
Copier le lien de Tableau A4.4. Rémunération relative des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2023)Actifs occupés à temps plein toute l’année, 25-64 ans ; toutes disciplines = 100
Remarque : Pour les notes de ce tableau et un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.