Les taux d’emploi des 25-64 ans augmentent régulièrement à mesure que les niveaux de formation tertiaire augmentent, ce qui reflète le rendement élevé des qualifications avancées sur le marché du travail. Les diplômés de l’enseignement tertiaire de cycle court affichent un taux d’emploi de 83 %, contre 86 % pour les titulaires d’une licence, 90 % pour les titulaires d’un master, et 93 % pour les titulaires d’un doctorat ou d’un diplôme équivalent.
Parmi les adultes sans emploi âgés de 25 à 64 ans, le chômage de longue durée est plus répandu chez les personnes ayant un faible niveau d’études : 36 % des personnes non diplômées du deuxième cycle de l’enseignement secondaire sont au chômage depuis 12 mois ou plus, contre 30 % des diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, et 25 % des diplômées de l’enseignement tertiaire.
Les perspectives d’emploi des adultes dépendent à la fois du niveau de formation et des compétences en numératie, même si le lien mis en évidence par le deuxième cycle de l’Évaluation des compétences des adultes (PIAAC) est plus faible que lors du premier cycle. Les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire et très compétents (niveau 4 ou supérieur) sont nettement plus susceptibles d’occuper un emploi, tandis que ceux qui ont un faible niveau de formation et de compétences (niveau 1 ou en deçà) sont beaucoup plus exposés au risque de chômage ou d’exclusion de la population active.
Chapitre A3. Dans quelle mesure le niveau de formation affecte-t-il le taux d’emploi ?
Copier le lien de Chapitre A3. Dans quelle mesure le niveau de formation affecte-t-il le taux d’emploi ?Faits marquants
Copier le lien de Faits marquantsContexte
Les économies modernes sont largement tributaires de la présence de travailleurs hautement qualifiés, lesquels jouissent d’opportunités d’emploi solides grâce à leur formation (Encadré A3.). Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, la promesse de recueillir ces avantages, conjugués à la multiplication des possibilités de formation, a encouragé les individus à poursuivre des études et à acquérir des compétences supplémentaires. Comme la demande de compétences a augmenté, les marchés du travail ont absorbé l’afflux de travailleurs hautement qualifiés, auxquels ils continuent d’offrir de meilleures perspectives d’emploi. À l’inverse, les adultes moins qualifiés sont confrontés à des perspectives professionnelles plus difficiles sur le marché du travail, notamment à des revenus inférieurs (voir le Chapitre A4) et à un risque accru de chômage, exacerbé par l’automatisation croissante et les transformations du marché du travail induites par l’intelligence artificielle. Dans le même temps, le vieillissement de la population a un impact inégal sur les travailleurs âgés : ceux qui n’ont pas fait d’études tertiaires, notamment, sont plus susceptibles de quitter prématurément le marché du travail et à être touchés par l’insécurité économique. Les systèmes d’éducation doivent s’adapter de manière proactive à ces changements, en préparant les apprenants à l’évolution du marché du travail.
Parmi les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, le taux d’emploi varie en fonction du domaine d’études et de la carrière qui en résulte. Les carrières dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) et dans l’ingénierie, les industries de transformation et la construction se caractérisent souvent par un taux d’emploi et une rémunération plus élevée. C’est ce qui motive certaines personnes à poursuivre une carrière dans les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques (STIM).
Graphique A3.1. Taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le niveau d’enseignement tertiaire (2024)
Copier le lien de Graphique A3.1. Taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le niveau d’enseignement tertiaire (2024)En pourcentage ; 25-64 ans
1. L’année de référence diffère de 2024.
2. Sont inclus dans les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire des diplômés d’un nombre suffisant de cursus qui, pris séparément, les classeraient dans une catégorie intermédiaire (12 % des 25-64 ans se classent dans cette catégorie).
Voir le Tableau A3.1. pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Autres faits marquants
Dans la grande majorité des pays de l’OCDE, le taux d’emploi des jeunes femmes (25-34 ans) est inférieur à celui des jeunes hommes, quel que soit leur niveau de formation. Toutefois, l’écart diminue à mesure que le niveau de formation augmente. En moyenne dans les pays de l’OCDE, seulement 46 % des femmes âgées de 25 à 34 ans ayant un niveau d’études inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire occupent un emploi, soit 25 points de moins que leurs homologues masculins. L’écart se réduit à 15 points de pourcentage pour les diplômées du deuxième cycle du secondaire ou du post-secondaire non tertiaire et à 6 points de pourcentage pour les diplômées de l’enseignement tertiaire.
Dans les pays de l’OCDE, parmi les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, ceux qui ont étudié les TIC affichent le taux d’emploi moyen le plus élevé (90 %), tandis que le taux le plus faible concerne ceux qui ont étudié les arts et les lettres, les sciences sociales, le journalisme et l’information (84 %).
Le taux de chômage des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire est aussi faible, voire inférieur, à celui des adultes diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire dans la quasi-totalité des pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE, à l’exception de l’Afrique du Sud, du Danemark, du Mexique, des Pays-Bas et de la Suisse.
Le domaine d’études influe davantage sur les perspectives d’emploi des adultes peu compétents en numératie que sur celles des adultes plus qualifiés. Les taux d’emploi varient considérablement, avec les taux particulièrement faibles pour les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire en lettres et sciences humaines et aussi, dans certains pays, pour les diplômés de l’enseignement tertiaire et pour les diplômés de l’enseignement tertiaire en commerce, administration et droit. En revanche, le taux d’emploi chez les adultes ayant un niveau élevé de compétences en numératie tend à converger dans tous les domaines.
Remarque
Les personnes en âge de travailler peuvent être classées en trois groupes en fonction de leur situation au regard de l’emploi : salariés, chômeurs et personnes en dehors de la population active (également appelées inactives). Les actifs occupés et les chômeurs forment la main-d’œuvre, qui représente l’offre totale de main-d’œuvre disponible pour contribuer à la production économique. Les personnes qui ne sont ni en emploi ni en recherche active d’emploi sont considérées comme ne faisant pas partie de la population active et ne sont pas incluses dans l’offre de main-d’œuvre.
Analyse
Copier le lien de AnalyseIl existe toujours un lien étroit entre le taux d’activité et le niveau de formation, que le taux d’activité soit mesuré par le taux d’emploi, le taux de chômage ou le taux d’inactivité. Cette relation existe dans la quasi-totalité des pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles. Il est très rare de trouver un pays où une sous-population dont le niveau de formation est faible affiche un taux d’activité plus élevé qu’une sous-population dont le niveau de formation est élevé. Cette corrélation positive entre l’éducation et le marché du travail est valable pour les hommes comme pour les femmes et est restée stable au fil des décennies, dans un contexte de forte hausse des niveaux de formation dans l’ensemble de la zone OCDE (Tableau A3.1).
L’analyse du taux d’emploi en fonction du niveau de formation montre clairement que les parcours éducatifs ne sont pas toujours linéaires. Dans certains cas, les individus peuvent suivre des cursus du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou des cursus post-secondaires non tertiaires, même s’ils sont déjà titulaires d’un diplôme tertiaire, afin d’acquérir les compétences nécessaires pour le marché du travail. Les besoins du marché du travail évoluant en permanence, les individus doivent sans cesse améliorer leurs compétences et se reconvertir. Pour ce faire, ils peuvent choisir de poursuivre leurs études à un autre niveau ou de suivre une formation informelle ou non formelle (voir le Chapitre A5).
Niveau de formation et taux d’emploi
Les taux d’emploi varient considérablement d’un pays à l’autre en fonction du niveau de formation. C’est en Lituanie et en Pologne que l’avantage salarial des diplômés de l’enseignement tertiaire par rapport aux diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire est le plus élevé, l’écart entre les taux d’emploi étant de 16 points de pourcentage dans les deux pays. À l’inverse, en Islande et en Tchéquie, l’avantage salarial moyen des diplômés de l’enseignement tertiaire est inférieur ou égal à 4 points de pourcentage par rapport à celui des diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire (Tableau A3.1.). Ces disparités suggèrent que la valeur des diplômes de l’enseignement tertiaire sur le marché du travail dépend non seulement du niveau de formation atteint, mais aussi des conditions économiques nationales, de la demande de compétences et de la structure des systèmes d’enseignement secondaire et post-secondaire.
Dans l’enseignement tertiaire, le taux d’emploi des 25-64 ans augmente avec le niveau de formation, passant de 83 % pour les cursus d’enseignement tertiaire de cycle court à 93 % pour les doctorats ou diplômes équivalents (Graphique A3.1.). Cette tendance reflète la demande croissante de compétences et de qualifications avancées sur les marchés du travail des pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE. Les niveaux d’enseignement plus élevés sont souvent le signe d’une expertise spécialisée, ce qui peut améliorer l’employabilité et l’accès aux emplois plus stables ou mieux rémunérés. Bien que les diplômes du niveau tertiaire tendent en moyenne à offrir de meilleurs résultats sur le plan de l’emploi, leur rendement peut varier en fonction de l’adéquation entre les qualifications et les besoins du marché du travail.
Cette vue d’ensemble doit également être considérée dans le contexte des changements générationnels en matière d’éducation. Dans tous les pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE, les jeunes adultes (25‑34 ans) ont un niveau de formation plus élevé que la population adulte au sens large (25-64 ans) (voir le Chapitre A1). Toutefois, leurs schémas d’emploi restent en moyenne similaires dans les pays de l’OCDE : 87 % des jeunes adultes diplômés de l’enseignement tertiaire et de l’ensemble des adultes occupent un emploi, de même que 79 % des jeunes adultes diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, et 60 % des jeunes adultes ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire (contre 79 % de l’ensemble des adultes) (Tableau A3.1. et Tableau A3.2).
Les gains en matière d’emploi liés au progrès en matière du niveau de formation sont particulièrement prononcés pour les femmes. Le taux d’emploi des jeunes femmes (25-34 ans) diplômées du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou du post-secondaire non tertiaire est supérieur de 24 points de pourcentage à celui des femmes ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire, contre une hausse de 14 points de pourcentage chez les jeunes hommes. L’avantage pour les jeunes femmes de suivre des études tertiaires est encore plus prononcé : leur taux d’emploi augmente de 13 points de pourcentage par rapport à celui des jeunes diplômées du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, alors qu’il n’augmente que de 5 points pour les jeunes hommes (Tableau A3.2).
Cependant, les jeunes femmes restent désavantagées sur le marché du travail, avec un taux d’emploi inférieur à celui de leurs homologues masculins à tous les niveaux de formation. Les femmes âgées de 25 à 34 ans ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire affichent un taux d’emploi de 46 % en moyenne dans les pays de l’OCDE, contre 71 % pour les jeunes hommes du même niveau de formation. Chez les jeunes adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, l’écart en faveur des hommes se réduit à 6 points de pourcentage (Tableau A3.2). Ces disparités persistantes soulignent l’importance de s’attaquer aux obstacles à l’emploi liés au sexe, même si les progrès en matière de niveau de formation se poursuivent.
Les informations sur la qualité des emplois et les conditions de travail des professionnels de la recherche et de l’innovation jouent un rôle décisif dans les décisions de développement personnel ; les choix de carrière ; et les politiques visant à nourrir, attirer et retenir les talents (Encadré A3.).
Emploi et domaines d’études
Le taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire est élevé dans toutes les disciplines, mais il existe de légères différences en fonction du domaine d’études. Dans l’ensemble, les disciplines STIM affichent les meilleurs résultats en termes d’emploi. Dans ces domaines, le taux d’emploi les plus élevé concerne les personnes qui ont étudié les TIC ; en moyenne, 90 % des adultes (25-64 ans) diplômés de l’enseignement tertiaire en TIC occupent un emploi dans les pays de l’OCDE. De même, le taux d’emploi moyen des diplômés dans les secteurs de l’ingénierie, industries de transformation et construction est très élevé, à 89 %. Le taux d’emploi moyen dans l’éducation est un peu plus faible, mais il reste élevé, à 87 %. Les arts, les sciences humaines, les sciences sociales, le journalisme et l’information constituent le vaste domaine d’études où le taux d’emploi des 25-64 ans diplômés de l’enseignement tertiaire est le plus faible, à 84 % en moyenne. Pour mettre les choses en perspective, ce taux d’emploi reste supérieur de 7 points de pourcentage à la moyenne des pays de l’OCDE pour les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire (Tableau A3.1. et Tableau A3.3Tableau A3.).
Bien que les différences de taux d’emploi entre les domaines d’études soient faibles, elles sont très homogènes dans les pays de l’OCDE. Par exemple, le taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire dans le domaine des TIC est plus élevé que celui dans les domaines des arts, des sciences humaines et des sciences sociales, du journalisme et de l’information dans tous les pays de l’OCDE. Dans presque tous les pays, les diplômés en sciences naturelles, mathématiques et statistiques affichent généralement un taux d’emploi plus faible dans les STIM que dans les autres disciplines. L’écart est particulièrement marqué au Costa Rica, où le taux d’emploi des adultes diplômés en sciences naturelles, mathématiques et statistiques est inférieur d’environ 11 points de pourcentage en moyenne à celui des adultes ayant suivi des études en TIC (Tableau A3.3).
Encadré A3.1. Conditions de travail des titulaires de doctorat : Données du nouvel Observatoire des carrières de la recherche et de l’innovation
Copier le lien de Encadré A3.1. Conditions de travail des titulaires de doctorat : Données du nouvel Observatoire des carrières de la recherche et de l’innovationEn juin 2025, l’OCDE a lancé la plateforme en ligne ReICO (Observatoire des carrières de la recherche et de l’innovation) (OECD, 2025[1]). Il s’agit du premier résultat majeur d’une nouvelle initiative pluriannuelle menée avec l’Union européenne qui vise à soutenir l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes afin de renforcer le développement des talents dans la recherche et l’innovation, d’améliorer la situation du marché du travail, et de promouvoir une circulation des talents mutuellement bénéfique.
ReICO fournit des statistiques comparables à l’échelle internationale sur les carrières de la recherche et de l’innovation dans des domaines interconnectés qui reflètent la vie professionnelle complète des talents en recherche et innovation, tout en mettant en évidence les lacunes en matière de mesure que le projet ReICO doit combler en partenariat avec les communautés concernées.
L’édition 2025 s’appuie principalement sur les statistiques officielles existantes, notamment les collectes de données de l’OCDE sur l’éducation et la formation, et sur les résultats d’une collecte de données ReICO 2024 dédiée sur les résultats professionnels des titulaires de doctorat, comparés à ceux des titulaires de master (Tableau A3.12, disponible en ligne). La formation doctorale joue un rôle essentiel dans les systèmes de développement des talents en recherche et innovation, car elle prépare et accrédite explicitement les individus à mener et à gérer des travaux de recherche. La plateforme offre donc des informations précieuses sur les conditions de travail et le parcours professionnel de ces personnes.
Revenus
Dans les pays pour lesquels des données sont disponibles, les titulaires de doctorat bénéficient généralement d’un avantage salarial notable par rapport aux titulaires d’un master. En République de Türkiye, les actifs occupés qui sont titulaires de doctorat gagnent en moyenne 46 % de plus que leurs homologues titulaires d’un master, même si en France et en Norvège l’avantage salarial relatif est inférieur à 10 % (Graphique A3.2). Bien que les revenus d’activité ne soient pas nécessairement le seul facteur déterminant dans la décision d’un individu de poursuivre un doctorat et qu’ils ne représentent pas toujours un taux de rendement positif de l’investissement, cette prime souligne la valeur que le marché du travail attribue aux compétences avancées en recherche dans certains domaines.
Graphique A3.2. Revenus relatifs des titulaires de doctorat (2023)
Copier le lien de Graphique A3.2. Revenus relatifs des titulaires de doctorat (2023)Ratio entre le salaire annuel brut moyen des actifs occupés titulaires de doctorat et celui des titulaires de master ; 25-64 ans
Remarque : La moyenne inclut uniquement les pays de l’OCDE ; le Brésil et l’Indonésie sont exclus du calcul.
1. L’année de référence n’est pas 2023 mais 2022 pour l’Irlande et l’Italie ; 2021 pour le Brésil et le Canada ; et 2020 pour la France et la Grèce.
Voir le Tableau A3.12 (disponible en ligne) pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Sécurité de l’emploi
La stabilité de l’emploi peut être un facteur important pour attirer et, surtout, retenir des talents de haut niveau, en particulier si la rémunération est plafonnée. Le pourcentage des titulaires de doctorat ayant un contrat de travail à durée indéterminée reste légèrement inférieure à celle des titulaires de master dans la plupart des pays (Tableau A3.3).
L’emploi précaire a de profondes conséquences sur la planification de carrière, le bien-être et la capacité à entreprendre des projets à long terme. En outre, les emplois à durée déterminée empêchent souvent les individus de trouver un logement stable, de planifier leur vie de famille et de poursuivre un programme de recherche prolongé. Bien que les contrats à durée indéterminée puissent offrir différents niveaux de sécurité de l’emploi, cet écart suggère des domaines potentiels de réforme afin d’améliorer les conditions de travail et donc l’attractivité des carrières pour les titulaires de doctorat (Auriol, 2013[2]). Face à cette situation, de nombreux pays de l’OCDE mettent en œuvre des réformes structurelles visant par exemple à élargir les possibilités d’accès à la titularisation et aux contrats permanents et à développer les passerelles vers des secteurs non universitaires (OECD, 2023[3]).
Graphique A3.3. Sécurité de l’emploi des individus hautement qualifiés, selon le niveau d’études tertiaires (2023)
Copier le lien de Graphique A3.3. Sécurité de l’emploi des individus hautement qualifiés, selon le niveau d’études tertiaires (2023)Pourcentage de titulaires d’un doctorat ou d’un master avec un contrat de travail à durée indéterminée ; 25-64 ans
1. Pour les titulaires de doctorat : l’année de référence n’est pas 2023 mais 2022 pour l’Estonie, la France, la Lituanie, le Luxembourg et la Roumanie ; 2021 pour le Canada, la Grèce et la Slovénie ; et 2019 pour la Lettonie, les Pays-Bas et la Pologne.
2. Pour les titulaires d'un master : l'année de référence n’est pas 2023 mais 2022 pour la Bulgarie, 2021 pour le Canada et 2020 pour la Lettonie.
Voir le Tableau A3.12 (disponible en ligne) pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Temps de travail
Les titulaires de doctorat travaillent généralement un peu plus d’heures – environ 2 % de plus par an – que les titulaires de master (Tableau A3.13, disponible en ligne). Cette différence pourrait s’expliquer par des responsabilités accrues et des environnements de travail plus concurrentiels, généralement associés aux postes de niveau doctoral. Dans les métiers dans la recherche universitaire, cette intensité de la charge de travail est associée à un stress accru – et est particulièrement prononcée dans les postes en début de carrière où l’enseignement, la rédaction de demandes de subventions et les tâches en laboratoire se chevauchent (OECD, 2021[4])
La collecte de données ReICO 2024 met en évidence les points forts et les domaines nécessitant une attention accrue en ce qui concerne les conditions de travail des titulaires de doctorat, mettant en lumière les politiques qui visent à favoriser des carrières durables et attrayantes dans la recherche et l’innovation, ainsi que le développement des talents à un stade précoce dans les systèmes d’enseignement et de formation.
Variations infranationales du taux d’emploi
Au sein des pays de l’OCDE, le taux d’emploi des adultes (25-64 ans) peut varier considérablement d’une région à l’autre. Ces variations infranationales représentent des défis majeurs pour les responsables de l’action publique qui cherchent à promouvoir des marchés du travail inclusifs et un accès équitable aux opportunités. L’analyse qui suit porte sur les régions TL2, qui sont de grandes régions infranationales telles que définies par la grille officielle de classification régionale de l’OCDE (OECD, 2023[5]).
En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les disparités régionales en matière de taux d’emploi sont nettement plus marquées pour les adultes ayant un faible niveau de formation. En Italie, par exemple, seuls 37 % des 25-64 ans non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire occupent un emploi en Campanie, contre 75 % dans la province autonome de Bolzano en 2024 – soit un écart de 39 points de pourcentage. En revanche, parmi les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, les taux d’emploi vont de 71 % en Calabre à 91 % dans la vallée d’Aoste, soit un écart beaucoup plus faible de 20 points de pourcentage (Tableau A3.13, disponible en ligne).
Les disparités régionales les plus marquées en ce qui concerne le taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire sont observées au Canada, en Italie et au Mexique, où l’écart entre les régions les plus performantes et celles des moins performantes dépasse 12 points de pourcentage. En revanche, les différences régionales de taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire ne dépassent pas 1 point de pourcentage en Lituanie, en Norvège et en Slovénie (Tableau A3.13, disponible en ligne).
Parmi les pays partenaires et/ou candidats à l’adhésion, la Roumanie affiche un large éventail de résultats en matière d’emploi par région et par niveau de formation. En 2024, seuls 33 % des adultes ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire occupaient un emploi à Centru, contre 59 % à Bucarest-Ilfov. Chez les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, l’écart se resserre, les taux d’emploi variant de 89 % à 93 % selon les régions (Tableau A3.13, disponible en ligne).
Niveau de formation, taux de chômage et durée du chômage
Un niveau de formation élevé continue de protéger contre le chômage. Dans de nombreux pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE, les taux de chômage sont particulièrement élevés chez les jeunes adultes peu diplômés. En moyenne dans les pays de l’OCDE, le taux de chômage des jeunes adultes ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire est de 13 %, soit presque le double de celui des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire ou post-secondaire non tertiaire (7 %). Le taux de chômage des jeunes adultes diplômés de l’enseignement tertiaire n’est que de 5 % (Tableau A3.1).
La situation est particulièrement grave pour les jeunes adultes ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire en République slovaque et en Afrique du Sud, où environ 40 % sont au chômage. Le taux de chômage est également élevé pour ce groupe en Espagne, en Finlande et en Grèce, où au moins 20 % des individus sont au chômage (Tableau A3.1Tableau A3.4).
Le fait d’être diplômé du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire réduit le risque de chômage dans la plupart des pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE. En Autriche, en Bulgarie, en Hongrie, en République slovaque, en Roumanie et en Tchéquie, le taux de chômage des jeunes adultes avec le niveau de formation le plus élevé et qui sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou du post-secondaire non tertiaire est inférieur à un tiers de celui des jeunes adultes dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire (Tableau A3.2).
Les taux de chômage sont souvent utilisés comme indicateur de la santé du marché du travail. Toutefois, cette mesure peut être trompeuse si elle est interprétée isolément. Le chômage mesure que les personnes sans emploi qui recherchent activement du travail. Sont exclues les personnes sans emploi qui ne cherchent pas de travail actuellement – celles qui sont classées dans la catégorie des inactifs ou qui ne font pas partie de la population active (voir la section suivante). Cette distinction est importante. Dans certains pays, de faibles taux de chômage coexistent avec des taux d’inactivité élevés. Cette situation est souvent due à des travailleurs découragés – des personnes qui souhaiteraient travailler mais ont cessé de chercher en raison d’échecs répétés, d’un manque d’opportunités, ou d’obstacles structurels tels qu’une aide insuffisante de garde d’enfants ou des problèmes de santé. Dans de tels cas, un faible taux de chômage peut occulter d’importants dysfonctionnements du marché du travail.
Dans l’ensemble, le taux de chômage moyen des 25-34 ans dans les pays de l’OCDE a considérablement fluctué au cours des deux dernières décennies, avec des pics notables en 2005, entre 2010 et 2013 après la crise financière de 2008/09, puis à nouveau en 2020/21 en raison de la pandémie de COVID-19. Cette tendance a été observée dans la plupart des pays de l’OCDE et à tous les niveaux d’enseignement, même si l’ampleur des hausses et des baisses a varié en fonction du niveau de formation et du pays. Les jeunes adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, par exemple, ont été mieux protégés contre les chocs négatifs sur le marché du travail, avec des taux de chômage globaux plus faibles et des pics moins prononcés. En moyenne dans les pays de l’OCDE, le taux de chômage des jeunes adultes non diplômés du deuxième cycle du secondaire a augmenté de 7 points de pourcentage entre 2008 et 2010 et est resté relativement élevé jusqu’en 2013. À l’inverse, la progression des 25-34 ans diplômés de l’enseignement tertiaire a été plus modérée, avec une hausse de seulement 3 points de pourcentage entre 2008 et 2013 (OECD, 2025[6]).
En 2023-24, le taux de chômage des jeunes adultes a généralement retrouvé son niveau d’avant la pandémie. Au cours des dernières années pour lesquelles des données sont disponibles, l’écart de chômage entre les diplômés de l’enseignement tertiaire et les personnes ayant un niveau de formation plus faible s’est légèrement réduit, mais il reste globalement conforme aux tendances à long terme et ne s’écarte pas de celles-ci. Les paragraphes suivants donnent un aperçu international des données récentes du chômage par rapport aux niveaux d’avant la crise du COVID-19.
Graphique A3.4. Évolution du taux de chômage des 25-34 ans diplômés de l’enseignement tertiaire (2019 et 2024)
Copier le lien de Graphique A3.4. Évolution du taux de chômage des 25-34 ans diplômés de l’enseignement tertiaire (2019 et 2024)En pourcentage
1. L’année de référence diffère de 2024.
2. L’année de référence diffère de 2019.
3. Rupture des séries chronologiques entre 2019 et 2024.
4. Sont inclus dans les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire des diplômés d’un nombre suffisant de cursus qui, pris séparément, les classeraient dans une catégorie intermédiaire (9 % des 25-34 ans se classent dans cette catégorie).
Voir le Tableau A3.4 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
En moyenne dans les pays de l’OCDE, les taux de chômage ont diminué ou sont restés stables entre 2019 et 2024 pour chaque niveau de formation. Toutefois, dans quelques pays, comme la Finlande et la Roumanie, le taux de chômage des 25-34 ans non diplômés du deuxième cycle du secondaire a augmenté d’au moins 6 points de pourcentage entre 2019 et 2024. L’Argentine et l’Italie présentent la situation inverse : le taux de chômage des 25-34 ans non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire a reculé d’au moins 6 points de pourcentage entre 2019 et 2024. Toutefois, ce chiffre doit être interprété avec prudence, car ce pays a vu le taux d’inactivité des personnes ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle du secondaire augmenter au cours de la même période (Tableau A3.4).
Bien que le taux de diplômés de l’enseignement tertiaire parmi les 25-34 ans soit passé de 45 % en 2019 à 48 % en 2024 en moyenne dans les pays de l’OCDE (voir le Chapitre A1), peu de signes indiquent que les avantages d’un diplôme de l’enseignement tertiaire sur le marché du travail diminuent. Chez les 25-34 ans, l’écart moyen de taux de chômage entre les diplômés de l’enseignement tertiaire et les moins diplômés est quasiment le même en 2024 qu’en 2019. Globalement, dans les pays de l’OCDE, le marché du travail a absorbé un nombre croissant de travailleurs diplômés de l’enseignement tertiaire sans effet notable sur leur taux de chômage (Graphique A3.5, Tableau A3. et Tableau A1.2).
Taux de chômage et domaines d’études
Bien que les taux de chômage des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire puissent être faibles dans tous les domaines, ils présentent encore des variations notables selon le domaine d’études, en particulier dans certains pays. C’est au Costa Rica que l’on observe les écarts les plus marqués entre les taux de chômage des différents domaines d’études, le taux de chômage des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire pouvant varier de plus de 35 points de pourcentage selon les domaines d’études. Les autres pays de l’OCDE affichent des différences plus faibles entre les domaines (Graphique A3. et Tableau A3.6, disponible en ligne).
Bien que les différences de taux de chômage entre les domaines d’études soient faibles, elles sont très cohérentes entre les pays de l’OCDE. Par exemple, le taux de chômage des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire dans le domaine des TIC est inférieur à celui des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire dans les domaines des arts, des sciences humaines et sociales, du journalisme et de l’information dans tous les pays de l’OCDE sauf six. En moyenne dans les pays de l’OCDE, les diplômés de l’enseignement tertiaire en STIM affichent généralement un taux de chômage plus faible par rapport aux autres filières (Tableau A3.6, disponible en ligne).
Graphique A3.5. Taux de chômage des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2024)
Copier le lien de Graphique A3.5. Taux de chômage des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2024)En pourcentage ; 25-64 ans
1. L’année de référence diffère de 2024.
Voir le Tableau A3.6 (disponible en ligne) pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Durée du chômage
La durée pendant laquelle les individus restent au chômage permet d’appréhender les difficultés du marché du travail sous un angle plus large que le taux de chômage global. La durée du chômage tend à diminuer avec le niveau de formation. En moyenne dans l’OCDE, 25 % des adultes sans emploi diplômés de l’enseignement tertiaire sont au chômage depuis 12 mois ou plus, contre 30 % des adultes diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, et 36 % de ceux dont le niveau d’études est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire sont moins touchés par le chômage de longue durée que les adultes moins instruits dans environ deux tiers des pays de l’OCDE. Cependant, le Graphique A3. ne montre que le pourcentage du chômage de longue durée par rapport aux adultes au chômage. Dans les pays où le chômage global est plus élevé, le nombre total de chômeurs de longue durée – en particulier parmi ceux dont le niveau de formation est plus faible – peut être nettement supérieur à ce que les pourcentages relatifs suggèrent (Graphique A3.).
Graphique A3.6. Chômage de longue durée (12 mois ou plus) chez les adultes sans emploi, selon le niveau de formation (2024)
Copier le lien de Graphique A3.6. Chômage de longue durée (12 mois ou plus) chez les adultes sans emploi, selon le niveau de formation (2024)En pourcentage ; 25-64 ans
Remarque : Les chiffres entre parenthèses représentent les taux de chômage de longue durée agrégés pour tous les niveaux d’enseignement.
1. L’année de référence diffère de 2024.
2. Les données relatives au deuxième cycle du secondaire incluent l’achèvement d’un nombre suffisant de programmes de niveau intermédiaire (12 % des 25-64 ans se classent dans cette catégorie).
Voir le Tableau A3. pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
La plupart des périodes de chômage sont de courte durée car les chômeurs trouvent généralement un nouvel emploi en quelques mois. Toutefois, cette tendance ne se vérifie pas pour les chômeurs adultes ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Parmi ce groupe, 36 % sont au chômage depuis plus de 12 mois, contre 30 % qui sont au chômage depuis 3 à 12 mois et 34 % depuis moins de 3 mois. À l’inverse, les personnes qui sont diplômées du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou l’enseignement tertiaire restent moins souvent touchées par le chômage de longue durée (12 mois ou plus) que par des épisodes de chômage plus courts. Parmi les chômeurs diplômés de l’enseignement tertiaire, le pourcentage de chômeurs de longue durée est nettement plus faible (25 %) que celui des chômeurs de 3 à 12 mois (35 %), ce qui montre que les personnes ayant un niveau de formation plus élevé, en particulier celles qui sont diplômées de l’enseignement tertiaire, sont moins susceptibles de rester au chômage pendant de longues périodes (Tableau A3.).
Niveau de formation et adultes en dehors de la population active
L’inactivité sur le marché du travail, c’est-à-dire les personnes qui n’ont pas d’emploi et ne cherchent pas de travail, varie aussi sensiblement en fonction du niveau de formation. En moyenne, le taux d’inactivité des jeunes adultes (25‑34 ans) en 2024 était de 9 % pour les diplômés de l’enseignement tertiaire contre 15 % pour les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou les diplômés de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, et 31 % pour les diplômés de l’enseignement inférieur (Graphique A3.). Ces différences mettent en évidence les désavantages persistants auxquels sont confrontés les individus peu qualifiés sur le marché du travail. En particulier, les jeunes adultes ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire sont plus de trois fois plus susceptibles d’être en dehors de la population active que leurs homologues diplômés de l’enseignement tertiaire.
Malgré la moyenne relativement faible des jeunes adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, le taux d’inactivité sur le marché du travail de ce groupe peut varier considérablement entre les pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE – de 4 % en Lituanie à 32 % en Inde (Tableau A3.). Un taux d’inactivité élevé peut être le signe de problèmes structurels profonds, comme une exclusion à long terme du marché du travail, une inadéquation des compétences, des inégalités en matière de santé ou des systèmes inefficaces de mise en correspondance des offres et des demandes d’emploi. Ces conditions peuvent réduire la production économique, aggraver les inégalités et éroder le bien-être individuel. Un taux d’inactivité élevé peut également refléter des normes sociales autour des rôles dévolus aux hommes et aux femmes et des responsabilités familiales.
Graphique A3.7. Pourcentage des 25-34 ans en dehors de la population active, selon le niveau de formation (2024)
Copier le lien de Graphique A3.7. Pourcentage des 25-34 ans en dehors de la population active, selon le niveau de formation (2024)En pourcentage
1. L’année de référence diffère de 2024.
2. Les données relatives au deuxième cycle du secondaire incluent l’achèvement d’un nombre suffisant de programmes de niveau intermédiaire (9 % des 25-34 ans se classent dans cette catégorie).
3. L’année de référence diffère de 2019.
Voir le Tableau A3.4 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
L’inactivité sur le marché du travail est corrélée à des maladies prolongées. Des études indiquent une forte corrélation entre mauvaise santé et inactivité, plus d’un tiers des personnes économiquement inactives au Royaume-Uni étant confrontées à des problèmes de santé de longue durée (Crawshaw et al., 2024[7]). Les personnes atteintes de maladies de longue durée affichent systématiquement un taux d’activité plus faible et un taux de chômage plus élevé que leurs homologues en meilleure santé. Parmi les personnes économiquement inactives, celles qui sont malades de longue durée sont plus susceptibles de vouloir travailler, mais moins susceptibles de chercher activement du travail ou d’en trouver, et le passage au télétravail pendant la pandémie n’a pas réduit ces disparités (Haskel et Martin, 2022[8]).
Encadré A3.2. Situation au regard de l’emploi selon le niveau de formation et les compétences en numératie
Copier le lien de Encadré A3.2. Situation au regard de l’emploi selon le niveau de formation et les compétences en numératieAvant l’Évaluation des compétences des adultes (menée dans le cadre du Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes, PIAAC), peu d’études s’étaient intéressées au rendement des compétences sur le marché du travail indépendamment du niveau de formation. Les diplômes servent généralement d’indicateur du niveau de compétence, ce qui brouille la distinction entre ce que les individus savent et les diplômes qu’ils possèdent (OECD, 2024[9] ; Barro et Lee, 2013[10] ; Hanushek et Woessmann, 2011[11]). Bien qu’il existe des raisons théoriques valables d’escompter une corrélation – les individus plus qualifiés sont plus susceptibles de poursuivre des études, et l’éducation elle-même développe les compétences – cette relation n’est pas déterministe. L’éducation peut également être un indicateur de l’aptitude ou un moyen de s’y retrouver dans les processus de sélection des employeurs, plutôt qu’un simple indicateur de l’acquisition de compétences (OECD, 2024[9]).
Le deuxième cycle du PIAAC (OECD, 2024[9]) confirme que la formation et les compétences ont toutes deux une incidence positive sur la situation professionnelle. Les individus plus compétents sont plus susceptibles d’occuper un emploi, et l’emploi lui-même peut offrir d’autres possibilités pour développer les compétences. Toutefois, la force de cette association varie d’un pays à l’autre, ce qui peut refléter des différences en termes de la « transparence des compétences » des qualifications – c’est-à-dire la précision avec laquelle les diplômes officiels signalent les compétences réelles.
Dans les pays et autres entités de l’OCDE participant à l’enquête, le PIAAC a montré que les compétences moyennes en littératie, en numératie et en résolution adaptative de problèmes sont systématiquement plus élevées chez les adultes actifs occupés que chez les chômeurs ou les inactifs. Les individus hautement qualifiés sont également moins susceptibles d’être confrontés au chômage. En moyenne, une augmentation d’un écart-type des compétences en numératie (58 points) est associée à une augmentation de 4 points de pourcentage de la probabilité d’être actif (OECD, 2024[9]). Toutefois, le lien entre compétences, formation et emploi s’est affaibli par rapport à il y a dix ans, lorsque la plupart des pays ont participé au premier cycle de l’Évaluation. L’analyse montre que dans les pays où le chômage a reculé entre 2012 et 2023, la corrélation entre les compétences en numératie et l’emploi a également diminué. Cela suggère que le resserrement des marchés du travail en 2022/23 a peut-être réduit l’avantage relatif des compétences plus élevées, ce qui a permis à davantage de personnes d’accéder à l’emploi indépendamment de leurs compétences. Il convient toutefois de noter que tous les effets constatés ne sont pas statistiquement significatifs au seuil de 5 %(OECD, 2024[9]).
Les données du deuxième cycle du PIAAC confirment le lien entre la situation au regard de l’emploi et le niveau de formation et de compétences en numératie. Les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire et au niveau 4 ou au-dessus sont nettement plus susceptibles d’occuper un emploi, tandis que ceux qui ont un faible niveau de formation et au niveau 1 ou en deçà sont beaucoup plus exposés au risque de chômage ou d’exclusion du marché de travail. Ces conclusions réaffirment la double importance des qualifications formelles et des compétences fonctionnelles pour assurer l’employabilité et la résilience du marché du travail (OECD, 2024[9]).
Le Graphique A3. illustre la corrélation positive entre le niveau de formation et l’emploi chez les 25-64 ans. Dans les pays et autres entités participant au deuxième cycle du PIAAC, le taux d’emploi augmente avec le niveau de formation, même lorsque les compétences en numératie sont identiques ou inférieures au niveau 2 : 60 % des individus non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, 75 % des diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou post-secondaire non tertiaire, et 83 % des diplômés de l’enseignement tertiaire.
Il existe également une corrélation positive entre les compétences en numératie et l’emploi chez les 25-64 ans. Dans les pays et autres entités participant au deuxième cycle du PIAAC, le taux d’emploi augmente avec chaque niveau de compétences et de formation. Ce fort gradient reflète le rôle central des compétences pour permettre aux adultes d’obtenir de bons résultats sur le marché du travail. En moyenne dans l’OCDE, le taux d’emploi des adultes dont les compétences en numératie sont inférieures ou égales au niveau 1 varie de 56 % pour ceux non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire à 70 % pour ceux dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle du secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, et à 77 % pour les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire. Pour les adultes dont les compétences en numératie se situent aux niveaux 2 et 3, les taux d’emploi vont de 67 % (niveau 2) et 73 % (niveau 3) pour les adultes non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire à 85 % (niveau 2) et 89 % (niveau 3) pour les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire. Aux niveaux de compétences les plus élevés (au niveau 4 ou au-dessus), le taux d’emploi atteint 88 % en moyenne pour les diplômés du deuxième cycle du secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire et 92 % pour les diplômés de l’enseignement tertiaire (Tableau A3.7, disponible en ligne).
Bien que l’on observe une corrélation positive entre la formation, les compétences et les perspectives d’emploi dans tous les pays participants, l’ampleur de l’écart varie considérablement. En Croatie et en Israël, le taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire est supérieur d’au moins 30 points de pourcentage à celui des adultes non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, à tous les niveaux de compétences en numératie – ce qui suggère un fort impact du niveau de formation. En revanche, en Autriche, aux Pays-Bas et en Tchéquie, les adultes dont le niveau de compétences en numératie est égal ou supérieur au niveau 4 affichent un taux d’emploi supérieur d’au moins 24 points de pourcentage à celui des adultes se situant au niveau 1 ou en deçà, quel que soit leur niveau de formation. Dans ces pays, la corrélation entre les compétences et les résultats sur le plan de l’emploi semble plus forte que dans le cas des qualifications formelles (Tableau A3.7, disponible en ligne).
Graphique A3.8. Taux d’emploi des adultes dont les compétences en numératie sont inférieures ou égales au niveau 2, selon le niveau de formation (2023)
Copier le lien de Graphique A3.8. Taux d’emploi des adultes dont les compétences en numératie sont inférieures ou égales au niveau 2, selon le niveau de formation (2023)Évaluation des compétences des adultes (PIAAC) ; 25-64 ans ; en pourcentage
Remarque : Les chiffres entre parenthèses représentent le pourcentage des 25-64 ans ayant un niveau de compétences en numératie inférieur ou égal au niveau 2 parmi ceux qui n’ont pas été diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, ceux qui ont suivi des études secondaires ou post-secondaires non tertiaires, et ceux qui ont suivi des études tertiaires.
Voir le Tableau A3.11 (disponible en ligne) pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Évolution de l’emploi, selon le niveau de formation et les compétences en numératie
Le Tableau A3.8 (disponible en ligne), suit l’évolution des taux d’emploi entre 2012 et 2023 pour les différents niveaux de formation et de compétences en numératie. Dans l’ensemble, les adultes plus instruits et plus compétents étaient plus susceptibles de connaître une situation stable ou une amélioration sur le marché du travail. Dans de nombreux pays, le taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire dont les compétences se situent au niveau 3 ou au-dessus a augmenté, même dans un contexte de perturbations économiques mondiales. En revanche, le taux d’emploi a stagné ou diminué pour les adultes peu compétents (de niveau 1 ou en deçà), en particulier parmi les non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire.
Les données par pays font apparaître d’importantes différences. En Estonie, en Nouvelle-Zélande et en Suède, le taux d’emploi des adultes peu instruits ayant un niveau de compétences 3 est resté relativement élevé, ce qui s’explique par des marchés du travail plus inclusifs. En revanche, l’Angleterre (Royaume-Uni), la Finlande et la France affichent des taux d’emploi toujours faibles chez les adultes ayant un faible niveau de formation et des compétences faibles. Ces variations suggèrent que si les compétences sont universellement importantes, les systèmes d’éducation nationaux et les structures du marché du travail jouent un rôle essentiel dans la manière dont les compétences se traduisent par des possibilités d’emploi (Tableau A3.8, disponible en ligne).
Emploi, selon le domaine d’études et les compétences en numératie
Chez les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, le domaine d’études influe de manière significative sur les résultats en matière d’emploi, surtout lorsqu’il est associé à des compétences en numératie. En moyenne dans les pays de l’OCDE, le taux d’emploi varie entre 80 % et 94 % chez les adultes ayant étudié dans le domaine de l’éducation, en fonction de leur niveau en numératie ; entre 77 % et 90 % chez ceux ayant étudié les arts et les lettres, les sciences sociales, le journalisme et l’information ; entre 79 % et 92 % pour le commerce, administration et droit ; entre 81 % et 93 % pour les STIM ; et entre 80 % et 93 % pour ceux qui travaillent dans les domaines de la santé et de la protection sociale. Dans chaque pays et parmi les adultes qui ont étudié le même domaine, ceux qui ont un niveau plus élevé de compétences en numératie obtiennent systématiquement des taux d’emploi plus élevés (Tableau A3.10, disponible en ligne).
Les schémas relatifs au domaine d’études diffèrent d’un pays à l’autre, ce qui souligne l’importance d’aligner l’éducation et le développement des compétences sur la demande du marché du travail local. Le domaine d’études semble avoir plus d’importance pour les perspectives d’emploi des adultes peu compétents en numératie que pour ceux plus qualifiés. Parmi les adultes peu compétents, les taux d’emploi varient considérablement en fonction du domaine, avec des taux particulièrement faibles pour les arts et les sciences humaines, ainsi que dans certains pays pour l’éducation et le commerce, l’administration et le droit. En revanche, les taux d’emploi des adultes ayant un niveau élevé de compétences en numératie tendent à converger entre les disciplines, suggérant que des compétences solides en numératie peuvent compenser tout décalage entre la demande sur le marché du travail et les domaines d’études. Ces résultats mettent en évidence le rôle des politiques nationales en matière de formation et de compétences dans l’évolution de la demande de qualifications et de profils de compétences, ainsi que l’importance de cursus d’enseignement et d’orientation professionnelle fondés sur les compétences pour aider les diplômés à réussir sur le marché du travail (Tableau A3.10, disponible en ligne).
Définitions
Copier le lien de DéfinitionsGroupes d’âge : Par adultes on entend la population âgée de 25 à 64 ans. Par jeunes adultes on entend la population âgée de 25 à 34 ans. Par adultes plus âgés on entend les 55-64 ans.
Par niveau de formation on entend le plus haut niveau d’enseignement dont les individus sont diplômés. Voir le Guide du lecteur au début du présent rapport pour une description détaillée des niveaux de la CITE 2011.
Par individus actifs on entend les actifs qui, durant la semaine de référence de l’enquête, ont effectué un travail d’une durée d’une heure au moins moyennant un salaire ou un bénéfice ou avaient un emploi, mais étaient temporairement absents de leur travail. Par taux d’emploi, on entend le pourcentage d’actifs occupés dans la population.
L’expression domaines d’études désigne les différents domaines d’enseignement et de formation répertoriés dans la CITE-F 2013. Voir le Guide du lecteur pour une liste complète des champs de la CITE utilisés dans ce rapport.
Par individus inactifs/en dehors de la population active on entend les individus qui n’étaient ni occupés, ni au chômage durant la semaine de référence de l’enquête. Les individus scolarisés sont considérés comme inactifs s’ils ne cherchent pas d’emploi. Par taux d’inactivité, on entend le pourcentage d’inactifs dans la population en âge de travailler (c’est-à-dire que le nombre d’inactifs est divisé par le nombre total d’individus en âge de travailler).
Par main-d’œuvre (population active) on entend le nombre total d’actifs occupés et au chômage, conformément à la définition de l’Enquête sur les forces de travail.
Par chômeurs on entend les actifs qui, durant la semaine de référence de l’enquête, n’ont pas travaillé et ont activement cherché un emploi et étaient disponibles pour commencer à travailler. Par taux de chômage, on entend le pourcentage de chômeurs dans la population active (c’est-à-dire le nombre de chômeurs divisé par la somme des actifs occupés et des chômeurs).
Méthodologie
Copier le lien de MéthodologiePour plus d’informations sur la méthodologie, voir le Chapitre A1. Le taux d’emploi est estimé abstraction faite du temps de travail.
Pour de plus amples informations, voir le Guide de l’OCDE pour l’établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l’éducation (OCDE, 2018[12]) et Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Source
Copier le lien de SourcePour en savoir plus sur les sources, voir le Chapitre A1.
Les données infranationales de certains indicateurs sont disponibles dans la Base de données des statistiques régionales de l’OCDE (http://oe.cd/geostats).
Les données relatives aux niveaux de compétences et aux scores moyens sont tirées de l’Évaluation des compétences des adultes (PIAAC) (2012 et 2023). Le PIAAC est le Programme de l’OCDE pour l’évaluation internationale des compétences des adultes.
Références
[2] Auriol, . (2013), “Careers of Doctorate Holders: Analysis of Labour Market and Mobility Indicators”, https://doi.org/10.1787/5k43nxgs289w-e.
[10] Barro, R. et J. Lee (2013), « A new data set of educational attainment in the world, 1950–2010 », Journal of Development Economics, vol. 104, pp. 184-198, https://doi.org/10.1016/j.jdeveco.2012.10.001.
[7] Crawshaw, P. et al. (2024), « Health inequalities and health-related economic inactivity: Why good work needs good health », Public Health in Practice, vol. 8, https://doi.org/10.1016/j.puhip.2024.100555.
[11] Hanushek, E. et L. Woessmann (2011), « The economics of international differences in educational achievement », dans Handbook of the Economics of Education, Elsevier, https://doi.org/10.1016/b978-0-444-53429-3.00002-8.
[8] Haskel, J. et J. Martin (2022), « Economic inactivity and the labour market experience of the long-term sick », Imperial College.
[12] OCDE (2018), Guide de l’OCDE pour l’établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l’éducation : Concepts, normes, définitions et classifications, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264292116-fr.
[6] OECD (2025), OECD Data Explorer, Unemployment rates of adults, by educational attainment, age group and gender, http://data-explorer.oecd.org/s/4s.
[1] OECD (2025), Research and Innovation Careers Observatory, https://www.oecd.org/en/networks/research-and-innovation-careers-observatory.html.
[9] OECD (2024), Do Adults Have the Skills They Need to Thrive in a Changing World?: Survey of Adult Skills 2023, OECD Skills Studies, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/b263dc5d-en.
[5] OECD (2023), OECD Territorial Grids, OECD, Paris, https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/data/datasets/oecd-geographical-definitions/territorial-grid.pdf.
[3] OECD (2023), « Promoting diverse career pathways for doctoral and postdoctoral researchers », OECD Science, Technology and Industry Policy Papers, n° 158, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/dc21227a-en.
[4] OECD (2021), « Reducing the precarity of academic research careers », OECD Science, Technology and Industry Policy Papers, n° 113, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/0f8bd468-en.
Tableaux et notes
Copier le lien de Tableaux et notesTableaux du Chapitre A3
Copier le lien de Tableaux du Chapitre A3|
Taux d’emploi des adultes, selon le niveau de formation (2024) |
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Évolution du taux d’emploi des 25-34 ans, selon le niveau de formation et le sexe (2019 et 2024) |
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Taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2024) |
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Évolution des taux de chômage et d’inactivité des 25-34 ans, selon le niveau de formation (2019 et 2024) |
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Taux de chômage des adultes et répartition du chômage par durée, selon le niveau de formation (2024) |
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WEB Tableau A3.6 |
Taux de chômage des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2024) |
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WEB Tableau A3.7 |
Situation au regard de l’emploi, selon le niveau de formation et le niveau de compétences en numératie (2023) |
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WEB Tableau A3.8 |
Évolution du taux d’emploi des adultes, selon le niveau de formation et le niveau de compétences en numératie (2012 et 2023) |
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WEB Tableau A3.9 |
Situation au regard de l’emploi, selon le sexe, le niveau de formation et le niveau de compétences en numératie (2023) |
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WEB Tableau A3.10 |
Taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études et le niveau de compétences en numératie (2023) |
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WEB Tableau A3.11 |
Situation au regard de l’emploi selon le niveau de formation et le niveau de compétences en numératie (2023) |
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WEB Tableau A3.12 |
Revenus et conditions d’emploi des adultes titulaires d’un master ou d’un doctorat (2023) |
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WEB Tableau A3.13 |
Taux d’emploi des adultes, selon le niveau de formation et la région infranationale (2024) |
Téléchargement de données
Copier le lien de Téléchargement de donnéesPour télécharger les données relatives aux graphiques et aux tableaux de ce chapitre, cliquez sur StatLink ci‑dessus.
Pour accéder à d’autres données et/ou indicateurs sur l’éducation, veuillez consulter l’Explorateur de données de l’OCDE : https://data-explorer.oecd.org.
Date butoir de transmission de données pour la publication imprimée : 13 juin 2025. Les données mises à jour peuvent être consultées sur l’Explorateur des données.
Notes des tableaux du Chapter A3
Copier le lien de Notes des tableaux du Chapter A3Tableau A3.1. Taux d’emploi des adultes, selon le niveau de formation (2024)
Remarque : Les données sont basées sur la CITE 2011 dans la plupart des pays. En Argentine, en Inde et en Indonésie les données se basent sur l’Organisation internationale du Travail (OIT).
1. L’année de référence n’est pas 2024 mais 2023 pour l’Argentine, le Brésil, les États-Unis, l’Inde et l’Islande ; et 2022 pour le Chili et l’Indonésie.
2. Sont inclus dans les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire des diplômés d’un nombre suffisant de cursus qui, pris séparément, les classeraient dans une catégorie intermédiaire (12 % des 25-64 ans se classent dans cette catégorie).
Tableau A3. Évolution du taux d’emploi des 25-34 ans, selon le niveau de formation et le sexe (2019 et 2024)
Remarque : La somme des totaux n’équivaut pas nécessairement 100 % du fait du manque de données sur certains niveaux dans plusieurs pays. Les données sont basées sur la CITE 2011 dans la plupart des pays. En Argentine, en Inde et en Indonésie les données se basent sur l’Organisation internationale du travail (OIT). Les colonnes indiquant les totaux par catégorie peuvent être consultées en ligne.
1. L’année de référence n’est pas 2024 mais 2023 pour l’Argentine, le Brésil, les États-Unis, l’Inde et l’Islande ; et 2022 pour le Chili et l’Indonésie.
2. L’année de référence n’est pas 2019 mais 2022 pour le Pérou et 2020 pour le Chili.
3. Sont inclus dans les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire des diplômés d’un nombre suffisant de cursus qui, pris séparément, les classeraient dans une catégorie intermédiaire (9 % des 25-34 ans se classent dans cette catégorie).
Tableau A3. Taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2024)
Remarque : Les données relatives aux sciences humaines (à l’exception des langues), aux sciences sociales, au journalisme et à l’information peuvent se rapporter au domaine général des sciences sociales, du journalisme et de l’information uniquement. Les données de la colonne 14 peuvent différer des données de la colonne 9 du Tableau A3.1 en raison de différences dans la couverture des pays et les années de référence.
1. L’année de référence n’est pas 2024 mais 2021 pour le Canada, le Danemark, l’Irlande et le Royaume-Uni ; et 2022 pour le Chili.
Tableau A3. Évolution du taux de chômage et d’inactivité des 25-34 ans, selon le niveau de formation (2019 et 2024)
Remarque : Les données sont basées sur la CITE 2011 dans la plupart des pays. En Argentine, en Inde et en Indonésie les données se basent sur l’Organisation internationale du travail (OIT).
1. L’année de référence n’est pas 2024 mais 2023 pour l’Argentine, le Brésil, les États-Unis, l’Inde et l’Islande; et 2022 pour le Chili et l’Indonésie.
2. L’année de référence n’est pas 2019 mais 2022 pour le Pérou et 2020 pour le Chili.
3. Sont inclus dans les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire des diplômés d’un nombre suffisant de cursus qui, pris séparément, les classeraient dans une catégorie intermédiaire (9 % des 25-34 ans se classent dans cette catégorie).
Tableau A3. Taux de chômage des adultes et répartition du chômage par durée, selon le niveau de formation (2024)
Remarque : Les données sont basées sur la CITE 2011 dans la plupart des pays. En Argentine, en Inde et en Indonésie les données se basent sur l’Organisation internationale du travail (OIT). Des colonnes présentant des données pour moins de 12 mois et des données pour tous les niveaux d’enseignement peuvent être consultées en ligne.
1. L’année de référence n’est pas 2024 mais 2021 pour l’Argentine, le Brésil, les États-Unis, l’Indonésie et le Japon ; 2022 pour le Chili ; et 2021 pour la Colombie.
2. Sont inclus dans les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire des diplômés d’un nombre suffisant de cursus qui, pris séparément, les classeraient dans une catégorie intermédiaire (12 % des 25-64 ans se classent dans cette catégorie).
Codes de contrôle
Copier le lien de Codes de contrôlea - Les données de la catégorie sont sans objet ; b - Rupture des séries chronologiques ; c – Nombre insuffisant d’observations pour garantir la fiabilité des estimations ; d - Les données d’une autre catégorie sont incluses ; m - Les données ne sont pas disponibles – elles sont soit manquantes, soit l’indicateur n’a pas pu être calculé en raison du nombre limité de répondants ; r - Les valeurs se situent sous un certain seuil de fiabilité et doivent être interprétées avec prudence ; x - Les données sont incluses sous une autre catégorie ou une autre colonne du tableau (par exemple, « x(2) » signifie que les données sont incluses dans la colonne nº 2). Pour plus de détails sur les codes de contrôle, voir le Guide du lecteur.
Pour de plus amples informations méthodologiques, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques [(https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en)
Tableau A3.1. Taux d’emploi des adultes, selon le niveau de formation (2024)
Copier le lien de Tableau A3.1. Taux d’emploi des adultes, selon le niveau de formation (2024)Pourcentage d’actifs occupés dans l’effectif total de 25-64 ans
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Tableau A3.2. Évolution du taux d’emploi des 25-34 ans, selon le niveau de formation et le sexe (2019 et 2024)
Copier le lien de Tableau A3.2. Évolution du taux d’emploi des 25-34 ans, selon le niveau de formation et le sexe (2019 et 2024)Pourcentage d’actifs occupés dans l’effectif total de 25-34 ans
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Tableau A3.3. Taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2024)
Copier le lien de Tableau A3.3. Taux d’emploi des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire, selon le domaine d’études (2024)Pourcentage d’actifs occupés dans l’effectif total de 25-64 ans
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Tableau A3.4. Évolution du taux de chômage et d’inactivité des 25-34 ans, selon le niveau de formation (2019 et 2024)
Copier le lien de Tableau A3.4. Évolution du taux de chômage et d’inactivité des 25-34 ans, selon le niveau de formation (2019 et 2024)Le taux de chômage des personnes qui ne font pas partie de la population active est mesuré en pourcentage de l’ensemble des 25-34 ans ; le taux de chômage est mesuré en pourcentage des 25-34 ans actifs
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Tableau A3.5. Taux de chômage des adultes et répartition du chômage par durée, selon le niveau de formation (2024)
Copier le lien de Tableau A3.5. Taux de chômage des adultes et répartition du chômage par durée, selon le niveau de formation (2024)Pourcentage de chômeurs âgés de 25 à 64 ans parmi les 25-64 ans actifs
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