Dans la plupart des pays de l’OCDE, le salaire statutaire des enseignants augmente avec le niveau d’enseignement. En moyenne dans les pays et économies de l’OCDE, les salaires des enseignants ayant les qualifications les plus courantes et ayant 15 ans d’exercice vont de 55 725 USD au niveau préprimaire à 63 925 USD au niveau du deuxième cycle du secondaire.
Entre 2015 et 2024, les salaires statutaires des enseignants en début de carrière et des enseignants avec 15 ans d’exercice ont augmenté dans la plupart des pays, mais à un taux généralement différent. En moyenne, dans les pays et économies de l’OCDE disposant de données comparables entre 2015 et 2024 pour les enseignants du primaire et du secondaire les plus qualifiés, les salaires des enseignants avec 15 ans d’exercice ont augmenté de 4 % à 6 %. Parallèlement, les salaires de début de carrière de ces enseignants ont augmenté de 14 % à 17 % sur la même période.
En moyenne, les salaires effectifs des enseignants du primaire et du secondaire en filière générale représentent 83 % à 91 % des revenus des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire dans les pays de l’OCDE. En règle générale, les salaires effectifs des chefs d’établissement sont plus élevés que ceux des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire.
Chapitre D3. Combien sont payés les enseignants et les chefs d’établissement ?
Copier le lien de Chapitre D3. Combien sont payés les enseignants et les chefs d’établissement ?Faits marquants
Copier le lien de Faits marquantsContexte
La rémunération et les conditions de travail sont des facteurs importants pour attirer, former et retenir des enseignants qualifiés et de qualité (voir le chapitre D8 pour des informations sur les pénuries d’enseignants dans l’enseignement secondaire). Les salaires des enseignants, en valeur absolue et par rapport à ceux d’autres professions, peuvent avoir un impact direct sur l’attrait de la profession, même si d’autres aspects peuvent aussi avoir une influence, comme les possibilités de développement professionnel, la charge de travail administratif et la perception qu’ont les enseignants (OCDE, 2023[1]). Ils peuvent influer sur la décision de suivre ou non une formation d’enseignant ou de devenir enseignant (Nagler, Piopiunik and West, 2020[2]) et de rester dans l’enseignement (Qin, 2020[3]); en général, plus le salaire relatif des enseignants est élevé, plus la profession est attractive. Les salaires et les perspectives de carrière peuvent également influer sur la décision de devenir et de rester chef d’établissement (voir l’Encadré D3.2 pour les voies menant aux postes de chefs d’établissement). Des salaires relativement bas pour les chefs d’établissement peuvent dissuader les enseignants d’assumer ce rôle (Pont, Nusche and Moorman, 2008[4]).
Les salaires du personnel de l’éducation, et en particulier des enseignants et des chefs d’établissement, représentent le coût le plus élevé dans l’enseignement formel (chapitre D4). Bien que des salaires compétitifs contribuent à améliorer les résultats scolaires des élèves (OCDE, 2020[5]), ils ne sont pas le seul facteur. Il est donc important que les décideurs politiques examinent attentivement les salaires et les perspectives professionnelles des enseignants et des chefs d’établissement afin de garantir à la fois des systèmes éducatifs de qualité et des budgets de l’éducation pérennes.
Graphique D3.1. Salaires effectifs des enseignants du primaire par rapport aux salaires des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire (2024)
Copier le lien de Graphique D3.1. Salaires effectifs des enseignants du primaire par rapport aux salaires des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire (2024)Rapport entre les salaires et les revenus des actifs âgés de 25 à 64 ans travaillant à temps plein toute l’année
Remarque : les données se rapportent au rapport entre le salaire annuel moyen (primes et indemnités comprises) des enseignants et des chefs d’établissement dans les établissements publics et le salaire des actifs ayant un niveau d’études équivalent (moyenne pondérée) et, d’autre part, le salaire des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire travaillant à temps plein toute l’année. Les revenus des actifs ayant un niveau d’études similaire à celui des enseignants sont pondérés par la répartition des enseignants (ou des chefs d’établissement) par niveau de qualification (voir les Tableaux X2.10 et X2.11). Se référer au tableau source pour identifier les valeurs proches de 1 dans le graphique.
1. Les données sur les revenus des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire travaillant à temps plein toute l’année portent sur l’ensemble du pays.
2. L’année de référence pour les salaires des enseignants n’est pas 2024.
Voir le Tableau D3.2 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Autres faits marquants
Les salaires des enseignants peuvent varier considérablement au sein des pays, car différents niveaux de qualification peuvent être associés à différentes échelles de salaires. Pour les enseignants du primaire, le salaire moyen des enseignants les mieux qualifiés est supérieur de 70 % au salaire moyen de début de carrière des enseignants les moins qualifiés.
Dans les pays de l’OCDE, les salaires réels des chefs d’établissement sont supérieurs de plus de 50 % en moyenne à ceux des enseignants du primaire et du secondaire.
Des salaires statutaires plus élevés peuvent inciter les enseignants à devenir chefs d’établissement, la plupart des pays exigeant de leurs candidats un nombre minimum d’années d’exercice et, dans certains cas, une formation supplémentaire en gestion.
Remarque :
Les salaires statutaires ne sont qu’une composante de la rémunération totale des enseignants et des chefs d’établissement. D’autres avantages, tels que des allocations régionales pour l’enseignement dans les zones reculées, des allocations familiales, des taux réduits dans les transports en commun et des abattements fiscaux sur l’achat de matériel pédagogique, peuvent également faire partie de leur rémunération totale. En outre, les systèmes de prélèvements et de prestations sociales sont très différents d’un pays de l’OCDE à l’autre. Les barèmes de salaires des enseignants et des chefs d’établissement peuvent également varier considérablement au niveau infranational dans certains pays, en fonction de facteurs locaux tels que le coût de la vie (Encadré D3.1). Il convient de garder cela à l’esprit lors de l’analyse des salaires des enseignants et des comparaisons internationales, ainsi que des problèmes potentiels de comparabilité liés aux données collectées – voir l’Encadré D3.1 de Regards sur l'éducation 2019 (OCDE, 2019[6]), l’Encadré D3.2 de Regards sur l’éducation 2023 (OCDE, 2023[7]) et Regards sur l’éducation 2025 - Sources, méthodologies et notes techniques (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en) – et le fait que les données recueillies ne couvrent que les établissements d’enseignement publics.
Tous les montants exprimés en USD sont convertis à partir de devises nationales sur la base de taux de change corrigés des différences de pouvoir d’achat entre les pays (voir la section Méthodologie).
Analyse
Copier le lien de AnalyseSalaires statutaires
La rémunération des enseignants peut varier en fonction de plusieurs facteurs, notamment leur niveau de qualification, le niveau d’enseignement, leur niveau d’expérience et l’étape de leur carrière à laquelle ils se trouvent. Elles peuvent également varier au sein d’un même pays si les salaires statutaires et les structures de rémunération sont définis au niveau infranational (Encadré D3.1).
Les responsabilités des chefs d’établissement peuvent inclure des activités éducatives (y compris l’enseignement) ainsi que d’autres responsabilités administratives, financières et de gestion du personnel (voir le chapitre D4 de Regards sur l’éducation 2022 (OCDE, 2022[8]) pour plus de précisions, y compris dans les différences dans le travail effectué et les heures travaillées par les chefs d’établissement par rapport aux enseignants). Les similitudes et les différences dans les tâches et responsabilités attendues des chefs d’établissement et des enseignants peuvent expliquer les différences de rémunération entre les chefs d’établissement et les enseignants (Encadré D3.2).
Salaires des enseignants
Un enseignant débute sa carrière avec un niveau de qualification minimum ou plus élevé, associé ou non à un salaire plus élevé. Dans environ deux cinquièmes des pays et économies de l’OCDE, les enseignants dont la qualification est la plus répandue (pour entrer dans la profession d’enseignant) ont la même fourchette de rémunération que ceux dont la qualification minimale est requise pour devenir enseignant. Dans les pays où les fourchettes de rémunération varient en fonction du niveau de qualification, très peu d’enseignants sont titulaires des qualifications minimales ou maximales (Tableau annexe X2.9). C’est pourquoi l’analyse comparative des salaires statutaires porte sur les enseignants qui possèdent les qualifications les plus courantes. Toutefois, les données sur le salaire statutaire des enseignants sont collectées pour trois niveaux de qualification (niveau minimum, le plus courant et maximum), disponibles à l’Explorateur de données de l’OCDE (OCDE, 2025[9]). Les données sur les salaires des enseignants du secondaire ne sont collectées que pour les enseignants de la filière générale, même si, à titre exceptionnel, les données relatives aux enseignants du deuxième cycle du secondaire de la filière professionnelle ont été analysées dans l’Encadré D3.3 de Regards sur l'éducation 2023 (OCDE, 2023[7]).
Pour un niveau de qualification donné, le salaire des enseignants varie en fonction du nombre d’années d’expérience. La collecte de données de l’OCDE sur les salaires des enseignants rassemble des informations sur les salaires statutaires à quatre niveaux de l’échelle des salaires : les salaires en début de carrière, les salaires après 10 ans d’exercice, les salaires après 15 ans d’exercice et les salaires au sommet de l’échelle. L’analyse se concentre généralement sur les salaires des enseignants après 15 ans d’exercice, en tant qu’indicateur indirect des enseignants en milieu de carrière.
Les salaires statutaires des enseignants varient considérablement d’un pays à l’autre. Les salaires des enseignants du primaire les plus qualifiés après 15 ans d’exercice vont de 26 913 USD en République slovaque à plus de 90 000 USD en Allemagne, au Luxembourg et aux Pays-Bas (Tableau D3.1).
En règle générale, le salaire des enseignants augmente avec le niveau d’enseignement. En moyenne dans les pays et économies de l’OCDE, les salaires des enseignants (dont les qualifications sont les plus répandues après 15 ans d’exercice) vont de 55 725 USD au niveau préprimaire à 59 673 USD au niveau primaire, 61 563 USD au niveau du premier cycle du secondaire et 63 925 USD au niveau du deuxième cycle du secondaire (Tableau D3.1).
Les écarts de rémunération entre niveaux d’enseignement varient d’un pays à l’autre. En particulier, les enseignants du deuxième cycle du secondaire en Finlande (dont les qualifications sont les plus répandues après 15 ans d’exercice) gagnent 42 % de plus que les enseignants du préprimaire, et au Mexique, 88 % de plus. En Finlande, ces salaires plus élevés dans le deuxième cycle du secondaire peuvent s’expliquer par le fait que les enseignants du deuxième cycle du secondaire ont besoin d’un niveau de qualification plus élevé que les enseignants du préprimaire (pour plus d’informations sur la qualification la plus courante, voir le Tableau D.D3.3 dans Regards sur l'éducation 2025 Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en). Au Mexique, l’écart s’explique principalement par le fait que la structure salariale des enseignants du deuxième cycle du secondaire est différente de celle des enseignants des autres niveaux. À l’inverse, dans environ un quart des pays et économies de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles, les enseignants perçoivent le même salaire, quel que soit le niveau d’enseignement (Tableau D3.1).
Le salaire des enseignants augmente généralement avec chaque année d’exercice. En moyenne, il faut environ 26 ans aux enseignants du primaire (avec la qualification la plus courante pour accéder à la profession en 2024) pour passer du niveau de début de carrière au sommet de l’échelle salariale. Au Canada, en Colombie, en Écosse (Royaume-Uni) et en Nouvelle-Zélande, les barèmes de salaires sont réduits à un maximum de 10 ans du début à la fin du barème (c’est-à-dire que la progression salariale est plus rapide sur quelques années), tandis que d’autres ont des barèmes plus étendus qui incitent davantage les enseignants à rester en poste plus longtemps. Ces différentes approches impliquent que les salaires des enseignants augmentent à des rythmes différents selon les pays. Par exemple, pour les enseignants du primaire au Japon et aux Pays-Bas, les salaires statutaires au sommet de l’échelle salariale sont environ le double des salaires de début de carrière (pour ceux qui ont la qualification la plus courante pour débuter leur carrière dans l’enseignement en 2024), mais il faudra en moyenne 36 ans à un enseignant au Japon pour atteindre le sommet de l’échelle, contre seulement 12 ans pour son homologue aux Pays-Bas (OCDE, 2025[9]).
Encadré D3.1. Variations infranationales des salaires des enseignants et des chefs d’établissement aux niveaux préprimaire, primaire et secondaire
Copier le lien de Encadré D3.1. Variations infranationales des salaires des enseignants et des chefs d’établissement aux niveaux préprimaire, primaire et secondaireLes salaires statutaires des enseignants peuvent varier considérablement au sein des pays, en particulier dans les pays fédéraux où les salaires peuvent être définis au niveau infranational. Les différences de salaires statutaires ou effectifs peuvent résulter, au moins en partie, de différences de coût de la vie entre les entités infranationales. Les données fournies par quatre pays de l’OCDE (Belgique, Canada, États-Unis et Royaume-Uni) illustrent ces variations au niveau infranational.
L’ampleur des écarts de rémunération statutaire entre les administrations infranationales varie d’un pays à l’autre, en fonction du niveau d’enseignement et du stade atteint par les enseignants dans leur carrière. En 2024, par exemple, en Belgique, les salaires de début de carrière des enseignants du primaire ont varié d’environ 4 % (2 144 USD), passant de 49 599 USD par an en Communauté française à 51 743 USD en Communauté flamande. Les écarts les plus marqués ont été observés au Canada et aux États-Unis : les salaires de début de carrière des enseignants du primaire ont varié au Canada de 42 % (19 995 USD) entre les entités infranationales (de 47 176 USD au Québec à 67 171 USD dans les Territoires du Nord-Ouest) et aux États-Unis, ils ont varié de 52 % (21 293 USD) entre les entités infranationales, allant de 41 189 USD en Caroline du Nord à 62 482 USD en Californie. Les salaires de début de carrière dans l’enseignement secondaire sont ceux qui varient le moins en Belgique (de 4 %, de 49 599 USD en Communauté française à 51 743 USD en Communauté flamande au premier cycle du secondaire) et le plus aux États-Unis (de 67 % au premier cycle du secondaire, de 41 088 USD en Caroline du Nord à 68 537 USD à New York) (OCDE, 2025[9]).
La variation des salaires statutaires reste cohérente entre les niveaux d’enseignement en Belgique, au Canada (hors niveau préprimaire) et au Royaume-Uni, mais diffère selon les différentes étapes de la carrière des enseignants au Canada et au Royaume-Uni. En Belgique, la variation des salaires statutaires entre entités infranationales varie de 3 % à 7 %. En revanche, au Royaume-Uni, les variations sont similaires à différents niveaux d’enseignement, mais plus importantes pour les salaires de début de carrière que pour les salaires au sommet de l’échelle. Par exemple, au premier cycle du secondaire, au Royaume-Uni, les salaires de début de carrière variaient de 28 % (11 155 USD) entre les entités infranationales (de 40 130 USD à 51 285 USD), mais ils étaient tombés à 17 % (10 463 USD, de 62 025 USD à 72 488 USD) au sommet de l’échelle. Au Canada, les variations sont similaires aux niveaux primaire et secondaire, mais varient entre les différentes étapes de la carrière. La différence atteint 42 % (19 995 USD) pour les salaires de début de carrière, 66 % (43 312 USD) pour les salaires après 10 ans d’exercice, 49 % (35 710 USD) pour les salaires après 15 ans d’exercice, et 60 % (44 134 USD) pour les salaires au sommet du barème des salaires.
Aux États-Unis, il n’y avait pas de tendance claire concernant l’ampleur de la variation des salaires statutaires entre les entités infranationales à différents stades de la carrière et des niveaux d’éducation des enseignants. Dans le premier cycle du secondaire, l’écart était le plus faible pour les salaires de début de carrière, décrits ci-dessus, et le plus important pour les salaires après 15 ans d’exercice, allant de 53 355 USD à 102 640 USD (soit un écart de 92 %, ou 49 285 USD) plutôt que pour les salaires au sommet de l’échelle. La variation des salaires après 15 ans d’exercice entre les entités infranationales est la plus importante au niveau primaire (écart de 99 %) et la plus faible au niveau du deuxième cycle du secondaire (écart de 83 %).
Les salaires effectifs des enseignants et des chefs d’établissement varient également fortement entre les trois pays pour lesquels des données sont disponibles en 2024. En Belgique, la variation infranationale des salaires effectifs était inférieure à 13 %, tant pour les enseignants (pour tous les niveaux d’enseignement) que pour les chefs d’établissement, au niveau secondaire, et atteindre 34% pour les chefs des établissements au niveaux primaire et préprimaire, et était plus important pour les chefs d’établissement que pour les enseignants. Par exemple, dans le deuxième cycle du secondaire, le salaire des enseignants en Belgique s’échelonnait de 86 171 USD en Communauté française à 89 559 USD en Communauté flamande, soit un écart de 4 %, ou 3 388 USD. À titre de comparaison, le salaire des chefs d’établissement s’échelonnait entre 101 252 USD en Communauté française et 109 012 USD en Communauté flamande, soit un écart de 8 %, ou 7 760 USD. Les variations infranationales des salaires effectifs étaient légèrement plus importantes pour les enseignants et les chefs d’établissements au Royaume-Uni, et beaucoup plus importantes pour les enseignants et les chefs d’établissement aux États-Unis, où les salaires moyens des chefs d’établissement du deuxième cycle du secondaire allaient de 92 037 USD en Arkansas à 157 964 USD à New York, soit un écart de 72 %, ou 65 927 USD.
L’ampleur de la variation infranationale des salaires effectifs des enseignants et des chefs d’établissement varie également en fonction du niveau d’enseignement. Au Royaume-Uni, c’est dans l’enseignement secondaire que la variation infranationale des salaires des chefs d’établissement est la plus importante, tandis que pour les enseignants, elle est plus importante aux niveaux préprimaire et primaire. Aux États-Unis, la variation infranationale du salaire effectif moyen des chefs d’établissement était plus importante dans l’enseignement primaire qu’aux niveaux du premier cycle et du deuxième cycle du secondaire.
Source : OCDE (2025[9]), « Éducation et compétences », Explorateur des données de l’OCDE.
Si l’on examine l’ensemble des salaires statutaires (le salaire minimum étant le salaire en début de carrière des enseignants possédant les qualifications minimales et le salaire maximum le salaire au sommet de l’échelle des enseignants possédant les qualifications maximales), on constate qu’en moyenne, le salaire maximum des enseignants de l’enseignement primaire est supérieur de 70 % au salaire minimum dans les pays et économies de l’OCDE. Toutefois, l’écart varie considérablement d’un pays à l’autre, allant d’environ 15 % de plus au Danemark à plus de quatre fois en Colombie (Graphique D3.2). Le salaire maximum est au moins égal au double du salaire minimum dans huit autres pays et économies de l’OCDE. Ces variations peuvent être le signe de différences dans la structure des salaires. Par exemple, le Danemark n’a qu’une seule fourchette de rémunération, indépendamment des qualifications des enseignants, tandis que la Colombie en a plusieurs pour des enseignants ayant des niveaux de qualification différents.
Graphique D3.2. Salaire effectif moyen des enseignants du primaire par rapport aux salaires minimum et maximum légaux (2024)
Copier le lien de Graphique D3.2. Salaire effectif moyen des enseignants du primaire par rapport aux salaires minimum et maximum légaux (2024)Salaires annuels des enseignants des établissements publics, en équivalents USD convertis sur la base des PPA pour la consommation privée
Remarque : sont inclus dans les salaires effectifs les primes et les indemnités.
1. Salaires effectifs pour les salaires statutaires minimum et maximum.
2. L’année de référence pour les salaires effectifs n’est pas 2024.
Voir le Tableau D3.3 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Dans la plupart des pays et économies où les salaires minimums sont inférieurs à la moyenne de l’OCDE, les salaires maximums sont également inférieurs à la moyenne de l’OCDE. Au niveau du primaire, la Colombie constitue une exception notable : le salaire minimum y est inférieur de 39 % à la moyenne de l’OCDE, mais le salaire maximum est supérieur de 60 %. Ces différences peuvent s’expliquer par les différents parcours professionnels offerts aux enseignants ayant des qualifications différentes (Graphique D3.2).
La différence entre le salaire maximum (qui ne peut s’appliquer qu’à une très faible proportion d’enseignants) et le salaire des enseignants les plus qualifiés et après 15 ans d’exercice varie également d’un pays à l’autre. Au niveau primaire, l’écart entre ces deux groupes est inférieur à 10 % dans sept pays et économies (Allemagne, Danemark, Écosse [Royaume-Uni], Finlande, Nouvelle-Zélande, Pologne et Roumanie), alors qu’il dépasse 60 % dans trois autres (Chili, Colombie et Portugal) (Graphique D3.2 et Tableau D3.1).
Évolution du salaire statutaire des enseignants depuis 2015
Près des deux tiers des pays de l’OCDE disposent de données comparables sur les salaires statutaires des enseignants pour 2015 et 2024 pour au moins un niveau d’enseignement, sur la base des enseignants ayant les qualifications les plus courantes après 15 ans d’exercice. Au cours de cette période, les salaires statutaires des enseignants ont augmenté en termes réels (c’est-à-dire en prix constants de 2015) dans la moitié à trois cinquièmes de ces pays, en fonction du niveau d’enseignement. En moyenne, dans les pays et économies de l’OCDE disposant de données comparables, les salaires statutaires ont augmenté d’environ 6 % dans l’enseignement primaire, de 4 % dans le premier cycle du secondaire (filière générale) et de 5 % dans le deuxième cycle du secondaire (filière générale), ce qui récompense le maintien dans la profession d’enseignant (Tableau D3.7, disponible en ligne).
Toutefois, certains pays ont enregistré des variations beaucoup plus importantes des salaires statutaires au cours de cette période. Au niveau primaire, ils ont progressé de plus de 20 % en termes réels au Chili, en Colombie, en Lituanie et en Pologne. Les augmentations nominales ont été encore plus importantes, mais l’inflation a annulé une partie des gains de salaires nominaux sur la période (OCDE, 2022[10]). En revanche, dans 13 pays et économies, les salaires statutaires réels des enseignants du primaire ont diminué depuis 2015. C’est en Irlande que la baisse a été la plus marquée, avec une baisse des salaires de 10 % en termes réels, même si, en termes nominaux (c’est-à-dire en prix courants, hors inflation), les salaires sont restés stables entre 2015 et 2024 (Tableau d’annexe X2.6 et Tableau D3.7, disponibles en ligne).
Les salaires de début de carrière ont également augmenté au cours de la période 2015-24. En moyenne, dans les pays et économies de l’OCDE disposant de données comparables sur la période, les salaires statutaires de début de carrière ont augmenté en termes réels de 17 % au niveau du primaire, de 16 % au niveau du premier cycle du secondaire (filière générale) et de 14 % au niveau du deuxième cycle du secondaire (filière générale), rendant l’accès à la profession plus attractif (Tableau D3.5, disponible en ligne). Là encore, ces changements varient considérablement d’un pays à l’autre. Dans plus des deux tiers des pays et économies de l’OCDE, les salaires statutaires ont augmenté en termes réels. Toutefois, dans un petit nombre de pays, les salaires ont sensiblement diminué, et de 10 % ou plus au Costa Rica et au Portugal (Tableau D3.6, disponible en ligne).
Dans les pays disposant de données pour la période 2015-24, tant pour les salaires de début de carrière que pour les salaires après 15 ans d’exercice, la variation des salaires statutaires n’est pas nécessairement similaire à ces deux stades de la carrière. Dans la plupart des 27 pays et économies pour lesquels des données sont disponibles, les salaires des enseignants du primaire ont augmenté ou diminué à ces deux stades. Toutefois, dans quelques pays (Allemagne, Angleterre [Royaume-Uni], États-Unis, Japon et Norvège), les salaires de début de carrière ont augmenté au cours de la période, tandis que ceux des enseignants après 15 ans d’exercice ont diminué. Dans ces pays, ni la hausse ni la baisse ne dépassent 10 points de pourcentage (Graphique D3.3). Ces changements résultent d’une combinaison de variations des salaires de base et de variations du coût de la vie : dans ces quatre pays, par exemple, les salaires nominaux en devise nationale en prix courants ont augmenté à ces deux stades de carrière (Tableaux d’annexe X2.5 et X2.6).
Dans les pays et économies où les salaires des enseignants à ces deux stades de leur carrière ont augmenté ou diminué entre 2015 et 2024, l’ampleur de la variation était généralement différente pour les salaires de début de carrière et pour les salaires après 15 ans d’exercice. Dans la plupart des pays où les salaires ont augmenté en termes réels aux deux étapes, l’augmentation a été plus importante pour les salaires de début de carrière. Dans les pays où les salaires ont diminué en termes réels aux deux stades, on ne voit pas clairement les pays qui ont enregistré la plus forte baisse. Dans quelques pays, comme l’Espagne, la Finlande et l’Italie, la variation a été la même pour les deux phases (Graphique D3.3). Ces différences dans l’évolution des salaires des enseignants à différents stades de leur carrière doivent être interprétées avec prudence, car elles résultent de la combinaison de variations des salaires nominaux et de variations des prix, mais elles peuvent également mettre en évidence des changements dans les systèmes de rémunération des enseignants pour attirer ou retenir les enseignants dans la profession (voir le chapitre D8).
Graphique D3.3. Évolution des salaires statutaires des enseignants du primaire entre 2015 et 2024
Copier le lien de Graphique D3.3. Évolution des salaires statutaires des enseignants du primaire entre 2015 et 2024Variation du salaire statutaire réel des enseignants (2015 = 100), en points de pourcentage
Remarque : la variation du salaire statutaire des enseignants est calculée sur la base des qualifications les plus courantes après 15 ans d’exercice, converties en prix constants à l’aide de déflateurs pour la consommation privée.
Voir les Tableaux D3.6 et D3.7 (disponibles en ligne) pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Salaires statutaires des chefs d’établissement
Certains pays ont établi des barèmes de salaires spécifiques pour les chefs d’établissement, qui peuvent ou non percevoir une allocation en plus de leur salaire statutaire. Dans d’autres pays, les chefs d’établissement peuvent être rémunérés selon le barème des salaires des enseignants, avec une indemnité supplémentaire pour les chefs d’établissement. L’utilisation des barèmes de salaires des enseignants peut refléter le fait que les chefs d’établissement peuvent être des enseignants qui ont assumé des responsabilités de gestion d’un établissement, ce qui peut s’accompagner d’une réduction de leurs responsabilités d’enseignant (voir l’Encadré D3.2). Dans 15 des 36 pays et économies disposant de données, les chefs d’établissement sont rémunérés selon le barème des salaires des enseignants avec une allocation de chef d’établissement, alors qu’ils ont une fourchette de salaires spécifique dans les 21 autres. Parmi eux, 16 pays et économies n’ont pas d’allocation spécifique de chef d’établissement et 5 incluent une allocation de chef d’établissement dans le salaire (Tableau D3.13, disponible en ligne).
Les montants dus aux chefs d’établissement (par le biais des salaires statutaires et/ou des allocations/indemnités) peuvent varier en fonction des caractéristiques de l’établissement ou des établissements qu’ils dirigent, comme la taille de l’établissement (en fonction du nombre d’élèves ou d’enseignants). Elles pourraient également varier en fonction des caractéristiques individuelles des chefs d’établissement eux-mêmes, comme les tâches qu’ils doivent accomplir ou leurs années d’exercice (pour les déterminants du salaire statutaire et de l’indemnité de chef d’établissement, voir le Tableau D.D3.5 de Regards sur l’éducation 2025 Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Compte tenu du grand nombre de critères pris en compte dans le calcul de leurs salaires, les données sur les salaires statutaires des chefs d’établissement se concentrent sur ceux liés aux exigences minimales de qualification pour devenir chef d’établissement, et le Tableau D3.4 (disponible en ligne) ne présente que les salaires minimum et maximum (voir les exigences minimales de qualification dans le Tableau D.D3.6 de Regards sur l'éducation 2025 Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en). La prudence est donc de mise lors de l’interprétation de ces valeurs, car les salaires statutaires minimums et maximums peuvent se référer aux chefs d’établissement de différents types d’établissements et peu de chefs d’établissement sont en mesure de percevoir ces montants dans la pratique.
Comme pour les enseignants, le salaire des chefs d’établissement varie aussi considérablement selon les pays et les niveaux d’enseignement. Plus de la moitié des pays et économies de l’OCDE ont des fourchettes de rémunération similaires pour les chefs d’établissement du primaire et du premier cycle du secondaire, tandis que les chefs d’établissement du deuxième cycle du secondaire bénéficient en moyenne de salaires statutaires plus élevés. Des salaires similaires dans l’enseignement primaire et le premier cycle du secondaire peuvent résulter du fait que les chefs d’établissement dans bon nombre de ces pays sont responsables des établissements qui dispensent à la fois l’enseignement primaire et secondaire du premier cycle (Tableau D3.4, disponible en ligne).
Au niveau du primaire, le salaire minimum des chefs d’établissement s’élève à 62 092 USD dans les pays et économies de l’OCDE, allant de 22 105 USD au Costa Rica à 110 847 USD en Italie. Le salaire maximum est de 100 027 USD en moyenne, allant de 48 866 USD en Pologne à 176 533 USD en Angleterre (Royaume-Uni) (Graphique D3.4).
En moyenne, dans les pays et économies de l’OCDE, le salaire statutaire maximum d’un chef d’établissement possédant les qualifications minimales est supérieur de 73 % à 78 % au salaire statutaire minimum dans l’enseignement primaire et secondaire. Dans dix pays et économies, les chefs d’établissement situés au sommet de l’échelle peuvent espérer gagner au moins deux fois le salaire minimum légal dans au moins un de ces niveaux d’enseignement ; en Colombie et au Costa Rica, ils peuvent même espérer gagner plus de trois fois le salaire minimum à tous les niveaux d’enseignement (Tableau D3.4, disponible en ligne).
Salaires effectifs
Salaires effectifs des enseignants
Les salaires effectifs des enseignants comprennent tous les paiements liés au travail, comme le salaire de base (tel que défini dans le barème des salaires statutaire), les primes liées aux résultats, la rémunération supplémentaire pour les jours fériés, l’indemnité pour l’exécution de certaines tâches et d’autres paiements supplémentaires (voir la section Définitions). Par exemple, la Tchéquie a mis en place une série d’allocations, notamment des paiements supplémentaires pour les services de conseil aux élèves et des paiements pour l’achèvement d’activités de développement professionnel continu, et ces paiements sont à la discrétion du chef d’établissement. En Suisse, les allocations sont moins fréquentes ou remplacées par d’autres prestations : la formation des enseignants entraîne une réduction du temps d’enseignement, par exemple. Dans les pays et économies de l’OCDE, en 2024, le salaire effectif moyen des enseignants âgés de 25 à 64 ans s’élevait à 50 872 USD au niveau préprimaire, 57 399 USD au niveau primaire, 59 896 USD dans la filière générale au niveau du premier cycle du secondaire et 63 514 USD dans la filière générale au niveau du deuxième cycle du secondaire (Tableau D3.3).
Les primes et les indemnités peuvent représenter un complément important aux salaires statutaires. Au niveau du primaire, 30 pays et économies disposent de données sur les salaires statutaires des enseignants les plus qualifiés après 15 ans d’exercice (un indicateur des salaires en milieu de carrière) et sur les salaires moyens réels des enseignants âgés de 25 à 64 ans. Dans plus d’un tiers de ces pays, les salaires effectifs moyens sont supérieurs d’au moins 10 % aux salaires statutaires, ce qui peut refléter l’importance des primes et des indemnités dans le système de rémunération des enseignants. Les salaires effectifs sont supérieurs de plus de 25 % aux salaires statutaires (après 15 ans d’exercice) au Costa Rica (27 %), en Pologne (34 %), en République slovaque (37 %) et en Tchéquie (39 %) (Tableau D3.1 et Tableau D3.3).
La comparaison des salaires effectifs des enseignants avec les salaires statutaires minimum et maximum donne également une indication de la répartition des enseignants entre les niveaux de salaire minimum et maximum. Par exemple, au niveau du primaire en Norvège, les salaires effectifs des enseignants âgés de 25 à 64 ans sont supérieurs de 11 % au salaire minimum légal, ce qui représente l’écart le plus faible entre les pays pour lesquels des données sont disponibles sur les deux mesures pour la même année de référence (Graphique D3.2). Cela peut s’expliquer par la fourchette relativement étroite des salaires statutaires en Norvège (Tableau D3.1), ainsi que des allocations supplémentaires moins importantes que dans d’autres pays. Dans le même temps, en Pologne et en République slovaque, les salaires effectifs sont supérieurs d’au moins 20 % au salaire statutaire au sommet de l’échelle (soit l’écart le plus important entre les pays disposant de données comparables), ce qui laisse penser que les indemnités ont un effet substantiel sur la rémunération nette des enseignants (Graphique D3.2 et Tableau D3.8, disponible en ligne).
Sur la période 2015-24, près de la moitié des pays et économies de l’OCDE disposent de données chronologiques comparables sur les salaires effectifs aux niveaux d’enseignement primaire et secondaire (pour l’enseignement préprimaire, ce chiffre représente environ un tiers des pays et économies de l’OCDE). En moyenne, dans les pays et économies de l’OCDE disposant de données comparables pour toutes les années de référence entre 2015 et 2024, les salaires réels ont augmenté d’environ 15 % au niveau primaire, de 14 % au niveau du premier cycle du secondaire et de 13 % au niveau du deuxième cycle du secondaire. Environ deux tiers de ces pays ont enregistré une hausse (en termes réels) pour tous les niveaux d’enseignement. La hausse a dépassé 20 % en Estonie, en Islande (au niveau préprimaire), en Lettonie et en République slovaque, et les salaires effectifs ont doublé en Lituanie. Ces différences peuvent résulter à la fois de changements dans le montant du salaire ou des allocations statutaires que les enseignants ont reçus et de changements dans les caractéristiques des enseignants (par exemple, les enseignants plus expérimentés peuvent gagner des salaires plus élevés) (Tableau D3.8, disponible en ligne).
Dans cinq pays et économies de l’OCDE disposant de séries chronologiques comparables, les salaires effectifs des enseignants à tous les niveaux d’enseignement (disposant de données) ont diminué en termes réels. Elles ont diminué d’au moins 3 % en Autriche (au niveau du secondaire), en Communauté française de Belgique (au niveau du deuxième cycle du secondaire), en Norvège (au niveau du deuxième cycle du secondaire) et au Portugal (au niveau du préprimaire). Comme la plupart des pays ont enregistré des hausses en termes nominaux, ces baisses ont été déterminées par le fait que le taux d’inflation a dépassé les hausses des salaires effectifs (Tableau D3.8, disponible en ligne).
Salaires effectifs des chefs d’établissement
Dans les pays et économies de l’OCDE, le salaire effectif moyen des chefs d’établissement (âgés de 25 à 64 ans) s’échelonnait de 85 711 USD au niveau primaire à 92 687 USD au premier cycle du secondaire et 98 687 USD au deuxième cycle du secondaire. Les salaires effectifs des chefs d’établissement sont plus élevés que ceux des enseignants, et l’avantage salarial (la différence de salaire effectif entre les chefs d’établissement et les enseignants en faveur des chefs d’établissement) augmente avec les niveaux d’enseignement. En moyenne, dans les pays et économies de l’OCDE disposant de données pour les enseignants et les chefs d’établissement, les salaires effectifs des chefs d’établissement en 2024 étaient supérieurs de 51 % à ceux des enseignants du primaire, de 55 % à ceux du premier cycle du secondaire et de 56 % à ceux du deuxième cycle du secondaire (Tableau D3.3).
Les primes versées aux chefs d’établissement varient toutefois considérablement selon les pays et les niveaux d’enseignement. Au niveau préprimaire, c’est en Slovénie que l’écart est le plus important, où les salaires réels des chefs d’établissement sont supérieurs de 83 % à ceux des enseignants. Au niveau primaire, le salaire effectif des chefs d’établissement est près de trois fois supérieur à celui des enseignants en Italie. Dans le premier cycle et le deuxième cycle du secondaire, les salaires réels des chefs d’établissement sont environ deux fois plus élevés que ceux des enseignants en Angleterre (Royaume-Uni), en Écosse (Royaume-Uni) et en Italie. Les primes les plus faibles, inférieures à 30 %, sont observées dans la Communauté française de Belgique (préprimaire, primaire et deuxième cycle du secondaire), au Costa Rica (secondaire), en Estonie (primaire et secondaire), en France (préprimaire et primaire) et en Norvège (préprimaire) (Tableau D3.3).
Les raisons de ces différences de structure salariale sont multiples. En France, le faible niveau des primes peut s’expliquer par le fait que les chefs d’établissement du préprimaire et du primaire sont des enseignants dispensés d’une partie de leurs fonctions d’enseignant. Ils sont rémunérés selon le barème des salaires des enseignants à ce niveau d’enseignement, auquel s’ajoute une allocation spécifique pour chef d’établissement. Au Costa Rica, les salaires effectifs des chefs d’établissement sont similaires d’un niveau d’enseignement à l’autre, avec un écart de 18 % entre le salaire effectif moyen le plus bas (primaire) et le plus élevé (secondaire). Dans le même temps, les salaires des enseignants du primaire et du préprimaire sont inférieurs de 27 % à ceux du secondaire, ce qui réduit les écarts entre enseignants et chefs d’établissement dans le secondaire.
Graphique D3.4. Salaires effectifs moyens des chefs d’établissement par rapport aux salaires minimums et maximums légaux (2024)
Copier le lien de Graphique D3.4. Salaires effectifs moyens des chefs d’établissement par rapport aux salaires minimums et maximums légaux (2024)Salaires annuels des chefs d’établissement dans les établissements publics, en équivalents USD convertis sur la base des PPA pour la consommation privée
Remarque : sont inclus dans les salaires effectifs les primes et les indemnités.
1. Salaires de base effectifs pour les salaires minimums et maximums statutaires.
2. L’année de référence pour les salaires effectifs n’est pas 2024.
3. Ne sont pas incluses les indemnités de gestion qui sont considérées comme faisant partie des salaires statutaires des chefs d’établissement.
Voir le Tableau D3.3 et le Tableau D3.4, disponible en ligne, pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Encadré D3.2. De l’enseignant au chef d’établissement : salaires et parcours
Copier le lien de Encadré D3.2. De l’enseignant au chef d’établissement : salaires et parcoursDevenir chef d’établissement peut être l’occasion pour les enseignants de se perfectionner professionnellement, d’assumer des rôles de direction et éventuellement d’améliorer leurs perspectives salariales. La satisfaction professionnelle est en corrélation positive avec la participation à la prise de décision et au développement professionnel, ce qui conduit à une motivation intrinsèque (OCDE, 2020[5]). L’ampleur de l’écart salarial incite également les enseignants à devenir chefs d’établissement. Des salaires plus élevés sont un moyen d’attirer des candidats à des postes de chef d’établissement, mais ils reflètent également la charge de travail supplémentaire et les responsabilités accrues du poste. Par conséquent, des salaires plus élevés perçus par les chefs d’établissement sont également le signe d’environnements de travail plus complexes.
En moyenne, dans les pays et économies de l’OCDE, le salaire minimum des chefs d’établissement est supérieur de 49 % à celui des enseignants du primaire. Le salaire statutaire minimum des chefs d’établissement possédant les qualifications minimales est supérieur au salaire en début de carrière des enseignants (ayant la qualification la plus courante à ce niveau) dans presque tous les pays et économies de l’OCDE. La seule exception est le Costa Rica, où le salaire minimum d’un chef d’établissement est inférieur de 15 % au salaire en début de carrière d’un enseignant possédant la qualification la plus courante, mais où le niveau de qualification minimum exigé pour les chefs d’établissement est également inférieur au niveau de qualification le plus courant pour devenir enseignant. Le salaire statutaire minimum des chefs d’établissement est souvent plus élevé que celui des enseignants les plus qualifiés après 15 ans d’exercice. Au niveau primaire, c’est le cas dans les deux tiers des pays et économies de l’OCDE Graphique D3.5).
Dans tous les pays et économies de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles, le salaire statutaire maximum des chefs d’établissement est supérieur à celui des enseignants après 15 ans d’exercice. Au niveau primaire, le salaire statutaire maximum d’un chef d’établissement est en moyenne 83 % plus élevé que celui des enseignants après 15 ans d’exercice (et les qualifications les plus courantes). Dans près d’un tiers des pays et économies (11 sur 36), le salaire maximum des chefs d’établissement est plus de deux fois supérieur à celui des enseignants statutaires après 15 ans d’exercice (Graphique D3.5
Une formation obligatoire ou l’acquisition de compétences avérées en gestion peuvent aider les futurs chefs d’établissement à agir plus efficacement en matière de direction et à s’insérer plus facilement dans la profession. Toutefois, l’Angleterre (Royaume-Uni), le Danemark et la Grèce, par exemple, n’exigent pas des chefs d’établissement qu’ils aient suivi une formation ou apporté la preuve de leurs compétences avant d’accéder au poste. Les chefs d’établissement dispensent également des conseils sur les questions liées à l’apprentissage des élèves ; il est donc important qu’ils comprennent le travail des enseignants (Pont, Nusche and Moorman, 2008[4]). Bien que la plupart des pays exigent des chefs d’établissement qu’ils aient une expérience de l’enseignement, en Finlande et en Lettonie, il n’existe pas d’exigence minimale, mais les deux pays déclarent qu’une expérience suffisante est requise ou que les administrations locales sont en mesure d’établir des normes différentes. Au Danemark, les chefs d’établissement doivent obtenir un diplôme d’encadrement après avoir accédé au poste.
Une expérience préalable de l’enseignement est obligatoire pour devenir chef d’établissement dans 26 pays et économies au niveau primaire, et dans 27 pays et économies au niveau secondaire. En moyenne dans les pays et économies de l’OCDE, les enseignants doivent avoir au moins cinq ans d’expérience dans le domaine de l’éducation avant de pouvoir prétendre à un poste de chef d’établissement, la plupart exigeant entre trois et six ans. En Grèce, ce délai passe à 12 ans, dont 8 ans minimum d’enseignement en classe. Au niveau primaire en France et à tous les niveaux au Luxembourg, les enseignants peuvent devenir chefs d’établissement après deux ans d’expérience. Toutefois, dans la pratique, les chefs d’établissement ont généralement une expérience supérieure au minimum requis (OCDE, 2022[8]).
La plupart des pays et économies pour lesquels des données sont disponibles ont mis en place des formations ou des concours obligatoires attestant l’éligibilité des enseignants. Cette formation prend différentes formes selon les pays. Plusieurs pays et économies exigent une formation spécifique soit avant de prendre un poste de chef d’établissement, soit après. Les examens évaluant les compétences en administration et en gestion sont également courants. En France, les nouveaux chefs d’établissement des établissements préprimaires et primaires bénéficient d’un tutorat assuré par un chef d’établissement expérimenté. Les Communautés flamande et française de Belgique associent différentes formes de formation à des évaluations régulières des nouveaux chefs d’établissement.
Graphique D3.5. Salaires statutaires des enseignants et des chefs d’établissement au niveau primaire (2024)
Copier le lien de Graphique D3.5. Salaires statutaires des enseignants et des chefs d’établissement au niveau primaire (2024)Salaires statutaires des enseignants les plus qualifiés et des chefs d’établissement ayant un niveau de qualification minimum dans les établissements publics, en équivalents USD convertis sur la base des PPA pour la consommation privée
1. Moyenne pondérée des salaires statutaires des différentes entités infranationales.
2. Dans la pratique, de nombreux enseignants obtiennent des diplômes supérieurs au cours de leur carrière et sont placés dans une fourchette de salaires plus élevée.
3. Combinaison de différents barèmes de salaires pour le même niveau de qualification de la Classification internationale type de l'éducation (CITE).
Pour les données, voir les tableaux D3.1 et D3.4, disponibles en ligne. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Les pays qui n’imposent pas de formation obligatoire aux nouveaux chefs d’établissement proposent encore souvent des programmes de formation et encouragent les candidats à les suivre. Au Danemark, il est d’usage que les chefs d’établissement du primaire et du secondaire aient suivi des cours de développement professionnel. En Norvège, les chefs d’établissement sont également encouragés à participer à des programmes de formation supplémentaires.
Salaires de base et versements supplémentaires : incitations et indemnités
Les salaires statutaires, basés sur des échelles de salaires, ne sont qu’une composante de la rémunération totale des enseignants et des chefs d’établissement. Les systèmes scolaires leur offre également des paiements supplémentaires, tels que des allocations, des primes ou d’autres récompenses. Ces mesures peuvent prendre la forme d’une rémunération financière et/ou d’une réduction du nombre d’heures d’enseignement. Les décisions relatives aux critères utilisés pour la formation du salaire de base et des versements supplémentaires sont prises à différents niveaux hiérarchiques.
Les critères d’octroi de paiements supplémentaires varient selon les pays. Dans la grande majorité des pays et des économies, les tâches essentielles des enseignants (enseignement, planification ou préparation des cours ; correction des travaux des élèves ; tâches administratives générales ; communication avec les parents ; supervision des élèves ; et travail avec les collègues) sont rarement rémunérées par des primes spécifiques ou des paiements supplémentaires. Les enseignants peuvent également être tenus d’assumer d’autres responsabilités ou d’exécuter certaines tâches sans rémunération supplémentaire, même si cela implique souvent une certaine forme d’incitation financière (voir le chapitre D4 de Regards sur l’éducation 2024 (OCDE, 2024[11]) pour les tâches et responsabilités des enseignants et les incitations financières ou autres associées).
Au niveau primaire, les enseignants qui participent à des activités de gestion scolaire ou à d’autres activités de gestion en plus de leurs fonctions d’enseignant reçoivent une compensation financière supplémentaire dans près de 60 % des pays et économies pour lesquels des informations sont disponibles. Par exemple, en Italie, les enseignants qui occupent des fonctions de chef de département ou de coordinateur reçoivent un paiement annuel. En revanche, en Lettonie, les enseignants occupant des postes administratifs tels que les chefs d’établissement adjoints sont rémunérés par des tâches d’enseignement réduites. Il est également fréquent que les enseignants reçoivent des paiements supplémentaires, annuels ou occasionnels, pour avoir enseigné plus de cours ou d’heures que ne l’exige leur contrat à temps plein ou pour avoir effectué des tâches spéciales comme la formation d’enseignants stagiaires (Tableau D3.9, disponible en ligne).
La participation à des programmes de tutorat et/ou le soutien aux nouveaux enseignants dans le cadre de programmes d’intégration, ainsi que des performances exceptionnelles, peuvent également donner lieu à une rémunération supplémentaire, sous la forme de versements supplémentaires ou annuels occasionnels, ou d’augmentations du salaire de base. Les primes liées à certaines conditions d’enseignement, comme l’enseignement dans des établissements scolaires généraux à d’élèves ayant des besoins éducatifs particuliers ou dans des zones défavorisées, isolées ou à coût élevé, peuvent également constituer un complément de rémunération. Par exemple, au Japon, trois allocations de localisation différentes ont été mises en place pour retenir les enseignants de qualité dans les zones reculées, aider les enseignants à couvrir les coûts de chauffage dans les zones froides et verser des paiements supplémentaires dans les zones à coût élevé (voir également l’Encadré D3.3 dans Regards sur l’éducation 2024 (OCDE, 2024[11]) pour plus d’informations sur ces allocations).
Il existe également des critères pour les paiements supplémentaires pour les chefs d’établissement, mais moins de tâches ou de responsabilités conduisent à des versements supplémentaires par rapport aux enseignants. L’administration centrale/des États ou les autorités de haut niveau et les autorités locales sont les deux principales autorités décisionnaires en ce qui concerne les critères d’admissibilité et le montant des allocations pour les chefs d’établissement dans les différents pays (Tableaux D3.10 et D3.12, disponibles en ligne).
Salaires par rapport aux autres travailleurs diplômés de l’enseignement tertiaire
Les systèmes éducatifs sont en concurrence avec d’autres secteurs de l’économie pour attirer des diplômés de qualité dans l’enseignement et les retenir dans la profession. La rémunération des enseignants par rapport à d’autres professions ayant des exigences similaires en matière de niveau d’études, et leurs revenus futurs probables, peuvent influer sur le choix d’une carrière d’enseignant (Nagler, Piopiunik and West, 2020[2]) ou le fait de rester dans la profession (Qin, 2020[3]).
Dans la plupart des pays de l’OCDE, un diplôme de l’enseignement tertiaire est exigé pour devenir enseignant à tous les niveaux d’enseignement (voir le Tableau D.D3.3 de Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en), ce qui signifie que l’alternative probable à la formation initiale des enseignants serait un programme d’enseignement tertiaire similaire. Ainsi, on peut comprendre les niveaux de salaire relatifs des enseignants et la situation du marché du travail dans différents pays en comparant les salaires effectifs des enseignants avec les salaires moyens des autres professionnels diplômés de l’enseignement tertiaire.
Deux comparaisons peuvent être faites : premièrement, avec les actifs diplômés de l’enseignement tertiaire : les 25-64 ans diplômés de l’enseignement tertiaire travaillant à temps plein toute l’année (niveaux 5 à 8 de la CITE) ; deuxièmement, avec les actifs ayant un niveau de formation équivalent, pondérés par la proportion d’enseignants à chaque niveau de l’enseignement tertiaire. Cette deuxième méthode permet de s’assurer que les comparaisons entre pays tiennent compte des différences dans la répartition des titulaires d’une licence, d’un master ou d’un doctorat ou équivalent entre les enseignants et les actifs diplômés de l’enseignement tertiaire en général (voir le Tableau d’annexe X2.10 pour les proportions d’enseignants par niveau de formation, la section Méthodologie pour plus de précisions et l’Encadré D3.3 pour les problèmes de comparabilité liés à la mesure des salaires relatifs des enseignants).
Les jeunes diplômés peuvent tenir compte du salaire statutaire des enseignants par rapport à celui de actifs ayant un niveau de formation similaire tout au long de leur carrière lorsqu’ils envisagent d’enseigner tout au long de la vie (pour les revenus par domaine d’études dans l’enseignement tertiaire, voir le chapitre A4 dans Regards sur l’éducation 2022 (OCDE, 2022[8])). Les données relatives aux enseignants du primaire ayant le diplôme le plus courant pour accéder à la profession en 2024 sont disponibles pour 29 pays et économies de l’OCDE. En moyenne, le salaire en début de carrière des enseignants dans ces pays et économies représente 60 % du salaire moyen des actifs ayant un niveau d’études similaire âgés de 25 à 64 ans, tandis que celui des enseignants situés au sommet de l’échelle salariale atteint 97 % du salaire moyen des actifs ayant un niveau d’études similaire (Graphique D3.6).
Dans un petit nombre de pays et d’économies, le salaire statutaire des enseignants est égal ou supérieur à celui des actifs ayant un niveau d’études équivalent. En Corée et au Luxembourg, les salaires statutaires après 15 ans d’exercice sont supérieurs d’au moins 25 % à la rémunération moyenne des actifs ayant un niveau d’études similaire, et d’au moins 60 % pour les enseignants situés au sommet de l’échelle des salaires (Graphique D3.6). Dans les pays où le salaire des enseignants ne dépasse pas le salaire moyen des actifs ayant un niveau d’études équivalent à n'importe quel stade de leur carrière, les qualifications les plus courantes sont généralement un master (Tableau D.D3.3 de Regards sur l'éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Graphique D3.6. Salaire statutaire des enseignants du primaire à différents stades de leur carrière par rapport aux salaires des actifs ayant un niveau de formation similaire (2024)
Copier le lien de Graphique D3.6. Salaire statutaire des enseignants du primaire à différents stades de leur carrière par rapport aux salaires des actifs ayant un niveau de formation similaire (2024)Ratio entre le salaire des enseignants les plus qualifiés au moment de leur entrée dans les établissements publics et le salaire des actifs âgés de 25 à 64 ans, à temps plein et en année pleine, ayant un niveau d’études similaire
Remarque : le nombre entre parenthèses correspond au nombre moyen d’années nécessaires pour passer du salaire de début de carrière au sommet du barème des salaires.
1. Moyenne pondérée des salaires statutaires des différentes entités infranationales.
2. Le salaire de début de carrière est calculé en fonction des revenus des actifs titulaires d’une licence ou d’un diplôme équivalent (niveau 6 de la CITE). Le salaire après 15 ans d’exercice et au sommet de l’échelle salariale est calculé en proportion de la rémunération des titulaires d’un master ou équivalent (niveau 7 de la CITE) ou d’un niveau supérieur.
3. Dans la pratique, de nombreux enseignants obtiennent des diplômes universitaires supérieurs au cours de leur carrière et sont placés dans une fourchette de salaires plus élevée.
4. Combinaison de différents barèmes de salaires pour le même niveau de qualification de la CITE.
Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Lorsque les échelles salariales des enseignants sont comprimées, leur rémunération relative peut augmenter plus rapidement. Par exemple, le salaire de début de carrière des enseignants du primaire néo-zélandais les plus qualifiés ne représente que 54 % du salaire moyen des actifs avec un niveau d’études équivalent, mais atteindra 86 % au bout de huit ans en moyenne. À l’inverse, les salaires de début de carrière relatifs sont similaires au Chili (57 %), mais le pays a davantage étendu les barèmes de salaires, de sorte qu’il faut 15 ans pour atteindre 86 % du salaire moyen des actifs ayant un niveau d’études similaire, et les salaires des enseignants continuent d’augmenter jusqu’à ce qu’ils aient 30 ans d’exercice (Graphique D3.6).
À l’instar du salaire statutaire, le salaire effectif moyen des enseignants, qui reflète leur rémunération totale, peut être comparé au salaire des actifs ayant un niveau d’études équivalent ou de l’ensemble des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire. Toutefois, les données disponibles ne permettent de calculer des moyennes des salaires relatifs que lorsque l’on compare les salaires réels des enseignants aux salaires des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire. L’Encadré D3.3 prend en compte les problèmes de comparabilité que pose le calcul des mesures des salaires relatifs.
Dans la quasi-totalité des pays et économies pour lesquels des informations sont disponibles, et à tous les niveaux d’enseignement ou presque, les salaires effectifs des enseignants sont inférieurs à ceux des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire. En moyenne, le salaire effectif des enseignants du primaire représente 83 % de celui des 25‑64 ans diplômés de l’enseignement tertiaire qui travaillent à temps plein toute l’année (Graphique D3.1). Les enseignants du premier cycle du secondaire gagnent 87 % de ce salaire de référence et ceux du deuxième cycle du secondaire 91 %. Les salaires relatifs les plus bas sont observés au niveau préprimaire en Tchéquie, où ils représentent 57 % du salaire moyen des travailleurs diplômés de l’enseignement tertiaire (bien qu’aucun diplôme de l’enseignement tertiaire ne soit requis pour devenir enseignant au niveau préprimaire) (Tableau D3.2).
En moyenne, dans quelques pays, les salaires réels des enseignants atteignent ou dépassent ceux des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire ou ayant un niveau de formation similaire. Au Costa Rica, au Pérou, au Portugal et en Roumanie, les enseignants gagnent plus que les actifs diplômés de l’enseignement tertiaire à tous les niveaux d’enseignement. Le salaire effectif des enseignants est supérieur de plus de 50 % à celui des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire au Costa Rica (au niveau secondaire) et au Pérou (au niveau primaire) (Tableau D3.2).
Les perspectives de carrière des chefs d’établissement et leurs salaires relatifs sont également un signal pour les enseignants quant à leur trajectoire d’évolution professionnelle potentielle et à la rémunération correspondante à plus long terme. Non seulement les chefs d’établissement gagnent plus que les enseignants, mais, contrairement à ces derniers, ils gagnent aussi généralement plus que les actifs diplômés de l’enseignement tertiaire. La Hongrie fait figure d’exception, puisque les chefs d’établissement, tous niveaux d’enseignement confondus, gagnent entre 8 % et 18 % de moins que la rémunération moyenne des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire, soit le niveau le plus bas de la zone OCDE (Tableau D3.2).
Encadré D3.3. Problèmes de comparabilité avec les salaires relatifs des enseignants
Copier le lien de Encadré D3.3. Problèmes de comparabilité avec les salaires relatifs des enseignantsToute comparaison internationale pertinente repose sur la définition et la mise en œuvre de définitions rigoureuses et d’une méthodologie statistique connexe. Compte tenu de la diversité des systèmes éducatifs et de rémunération des enseignants des pays, il n’est pas toujours simple de se conformer à ces lignes directrices et à cette méthodologie. Il convient donc d’interpréter ces données avec prudence.
La mesure des salaires relatifs divise les salaires des enseignants ou des chefs d’établissement (numérateur) par les salaires d’actifs comparables (dénominateur) en utilisant deux méthodes différentes (voir Tableau D3.2 et section Méthodologie). Ces mesures des salaires relatifs sont sujettes à des biais dus aux différences de caractéristiques, de modes de travail et de systèmes de rémunération des enseignants et autres actifs, ou aux différences dans les données des revenus des actifs. L’Encadré D3.1 dans Regards sur l’éducation 2021 (OCDE, 2021[12]) aborde les problèmes de comparabilité liés à l’inclusion des enseignants dans les données sur les revenus des actifs, à l’accent mis sur le travail à temps plein, aux différences dans les sources de données sur les salaires et les revenus, et aux différences dans les systèmes de retraite entre les enseignants et les autres actifs. L’Encadré D3.2 dans Regards sur l’éducation 2023 (OCDE, 2023[7]) remédie au biais lié aux différences de jours ouvrables entre les enseignants et les actifs diplômés de l’enseignement tertiaire.
Une autre source potentielle de biais dans la mesure des salaires relatifs est liée aux différences dans le type de mesure utilisé pour les données sur les salaires et les revenus : les revenus médians des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire sont comparés à une moyenne arithmétique des salaires réels des enseignants. Pour analyser le biais potentiel lié à l’utilisation des salaires effectifs médians ou moyens, une enquête a été menée en 2024 afin de recueillir des informations sur la mesure statistique (moyenne ou médiane) utilisée pour rendre compte des salaires effectifs des enseignants. L’enquête a également permis de recueillir des informations sur la méthodologie utilisée pour rendre compte des salaires effectifs, et en particulier sur la question de savoir si les données se rapportent aux enseignants à temps plein.
Les résultats des 24 pays et économies ayant participé à l’enquête montrent que la médiane est plus pertinente que la moyenne, car la distribution des salaires peut inclure quelques salaires très élevés (distribution des salaires asymétrique à droite). La médiane étant moins sensible aux valeurs extrêmes ou aberrantes que la moyenne arithmétique, la mesure des salaires relatifs est plus stable au fil des ans lorsqu’elle est calculée à partir des valeurs médianes. Toutefois, les salaires réels médians ne sont pas disponibles pour la plupart des pays. Neuf pays ont communiqué les salaires réels moyens et médians des enseignants, ce qui a permis d’analyser la différence de valeur des salaires relatifs résultant de l’utilisation des salaires réels moyens ou médians. Les résultats montrent des différences considérables : l’écart entre les ratios fondés sur les salaires réels moyens et médians des enseignants varie de 0.1 % à 14 %, avec des différences similaires entre les niveaux d’enseignement. Dans le deuxième cycle du secondaire, le ratio fondé sur les salaires effectifs moyens est supérieur au ratio fondé sur les salaires effectifs médians dans la plupart des pays pour lesquels des données sont disponibles, mais ce n’est pas nécessairement le cas à tous les niveaux.
Les résultats de l’enquête ont également montré que les enseignants travaillant à temps partiel sont inclus dans les salaires effectifs des enseignants dans la majorité des pays ayant participé à l’enquête (alors que les données doivent être communiquées pour les enseignants à temps plein). Des systèmes de pondération sont généralement utilisés pour convertir les salaires à temps partiel en salaires équivalents temps plein et atténuer ce biais. Toutefois, les pondérations peuvent être calculées différemment selon les pays : en fonction du temps d’enseignement ou du temps de travail des enseignants à temps plein, du temps de travail des actifs à temps plein ou d’autres méthodes. Les différences dans les méthodes de pondération des salaires des enseignants dont l’organisation du travail est partielle peuvent également créer un biais dans la comparaison des salaires relatifs.
Source : Enquête 2024 de l’OCDE sur la méthodologie de communication des salaires effectifs des enseignants.
Définitions
Copier le lien de DéfinitionsLes enseignants désignent le personnel professionnel directement impliqué dans l’enseignement des élèves. La classification comprend les enseignants qui enseignent en classe et les autres enseignants qui travaillent avec une classe entière en classe, en petits groupes dans une salle de ressources ou dans des situations d’enseignement en individuel à l’intérieur ou à l’extérieur d’une classe ordinaire.
Le terme chef d’établissement désigne toute personne dont la fonction première ou principale est de diriger un établissement ou un groupe d’établissements, seule ou au sein d’un organe administratif tel qu’un conseil d’administration. Le chef d’établissement est le principal responsable de la direction, de la gestion et de l’administration d’un établissement.
Les salaires effectifs correspondent au salaire annuel moyen perçu par les enseignants/chefs d’établissement à temps plein âgés de 25 à 64 ans avant impôts. Il s’agit du salaire brut du point de vue du salarié : il comprend la part des cotisations de sécurité sociale et de retraite qui est payée par les salariés (même si elle est déduite automatiquement du salaire brut du salarié par l’employeur). Toutefois, les cotisations patronales de sécurité sociale et de retraite ne sont pas prises en compte. Les salaires effectifs incluent également les paiements liés au travail, tels que l’indemnité de chef d’établissement, les primes annuelles, les primes liées aux résultats, la rémunération supplémentaire pour les vacances et les congés de maladie. Les revenus provenant d’autres sources, comme les transferts sociaux publics, les revenus d’investissement et tout autre revenu qui n’est pas directement lié à leur profession ne sont pas inclus.
Le revenu d’activité des diplômés de l’enseignement tertiaire correspond au revenu d’activité moyen des 25‑64 ans diplômés des niveaux 5, 6, 7 ou 8 de la CITE qui travaillent à temps plein toute l’année.
Le salaire de l’échelon maximal du barème correspond au salaire annuel maximal prévu (en haut de l’échelle salariale) d’un enseignant à temps plein (pour un niveau donné de qualification des enseignants reconnu par le système de rémunération).
Le salaire après 15 ans d’exercice correspond au salaire annuel prévu d’un enseignant à temps plein. Le salaire statutaire peut se rapporter au salaire des enseignants ayant un niveau de qualification donné reconnu par le système de rémunération (la formation minimale nécessaire pour être pleinement qualifié, les qualifications les plus courantes ou la qualification maximale), avec plus 15 ans d’exercice.
Le salaire de début de carrière correspond au salaire annuel brut moyen prévu pour un enseignant à temps plein possédant un niveau de qualification donné reconnu par le système de rémunération (formation minimale nécessaire pour être pleinement qualifié ou qualifications les plus courantes) en début de carrière.
Les salaires statutaires correspondent aux salaires prévus dans les barèmes officiels. Les salaires indiqués sont bruts (somme totale versée par l’employeur) moins les cotisations patronales de sécurité sociale et de retraite, selon les barèmes de salaires existants. Les salaires sont calculés « avant impôt » (c’est-à-dire avant déduction de l’impôt sur le revenu). Les salaires statutaires comprennent également les paiements supplémentaires que tous les enseignants ou chefs d’établissement perçoivent et qui constituent une partie régulière du salaire annuel, comme le 13e mois de salaire. Dans le cas des chefs d’établissement, les salaires statutaires comprennent l’allocation de gestion que tous les chefs d’établissement perçoivent pour gérer l’établissement, le cas échéant.
Méthodologie
Copier le lien de MéthodologieLes données sur les salaires des enseignants du premier cycle et du deuxième cycle du secondaire ne concernent que la filière générale.
Dans la plupart des pays, les critères utilisés pour déterminer les qualifications les plus courantes des enseignants sont fondés sur le principe de la majorité relative (c’est-à-dire le niveau de qualification de la plus grande proportion d’enseignants).
La période de référence pour les salaires des enseignants est l’année scolaire 2023/24, où l’année scolaire commence au second semestre de l’année civile 2023 et se termine au premier semestre de l’année civile 2024, ou sinon, l’année scolaire 2024, où l’année scolaire commence au premier semestre de l’année civile 2024. Pour faciliter la lecture de la publication, l’année scolaire de référence est 2024.
Les salaires ont été convertis en équivalents USD sur la base des parités de pouvoir d’achat (PPA) pour la consommation privée à partir de l’Explorateur de données de l’OCDE sur les comptes nationaux. Ces PPA se rapportent à l’année civile et ont été ajustées pour se référer à janvier 2024 pour la conversion des salaires. Des tableaux présentant les salaires en devise nationale figurent à l’annexe 2 (voir les Tableaux X2.3, X2.4, X2.5, X2.6 et X2.7). Pour calculer l’indice de variation des salaires des enseignants par rapport à 2015, on utilise le déflateur de la consommation privée pour convertir les salaires en prix de 2015. Les statistiques de référence utilisées dans le calcul (PPA et déflateurs de la consommation privée) sont disponibles dans le Tableau X2.8 de l’annexe 2. Pour plus d’informations, veuillez consulter la section sur la méthodologie de Regards sur l'éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en.
Dans le Tableau D3.2, les ratios entre les salaires des enseignants et les revenus des actifs ayant un niveau d’études équivalent, à temps plein et toute l’année, âgés de 25 à 64 ans, sont calculés à partir des moyennes pondérées des revenus des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire (colonnes 2 à 5 pour les enseignants et colonnes 10 à 13 pour les chefs d’établissement). Les pondérations, collectées pour chaque pays, sont basées sur le pourcentage d’enseignants ou de chefs d’établissement à chaque niveau d’enseignement tertiaire de la CITE (voir les Tableaux X2.9 et X2.10 à l’annexe 2). Les ratios ont été calculés pour les pays disposant de ces données. Lorsque les données sur les revenus des actifs se rapportent à une année de référence différente de celle de 2024 utilisée pour les salaires des enseignants ou des chefs d’établissement, les données sur les revenus ont été ajustées à 2024 grâce à un déflateur. Pour tous autres ratios dans le Tableau D3.2 et le Tableau D3.5 (disponible en ligne), les informations sur l’ensemble des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire ont été utilisées à la place des moyennes pondérées. Les données sur les revenus d’activité des actifs tiennent compte des revenus d’activité de l’ensemble des individus au cours de la période de référence, y compris les salaires des enseignants. Dans la plupart des pays, les enseignants sont nombreux et peuvent influer sur le salaire moyen des actifs.
Pour plus d’informations, veuillez consulter le Guide de l'OCDE pour l'établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l'éducation (OCDE, 2018[13]) et Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en.
Sources
Copier le lien de SourcesLes données sur les salaires des enseignants et des chefs d’établissement proviennent de la collecte de données conjointe OCDE/Eurydice 2024 sur les salaires des enseignants et des chefs d’établissement. Les données se rapportent à l’année scolaire 2023/24 (ou 2024) et sont communiquées conformément aux politiques officielles des établissements publics. Les données sur les revenus d’activité des actifs sont issues de la collecte régulière de données par le réseau de l’OCDE sur les retombées professionnelles et sociales de l’enseignement (OECD Labour Market and Social Outcomes of Learning Network).
Références
[2] Nagler, M., M. Piopiunik and M. West (2020), “Weak markets, strong teachers: Recession at career start and teacher effectiveness”, Journal of Labor Economics, Vol. 38/2, pp. 453-500, https://doi.org/10.1086/705883.
[9] OCDE (2025), Éducation et compétences, Explorateur des données de l’OCDE, https://data-explorer.oecd.org/?lc=fr (accessed on TBD TBD 2025).
[11] OCDE (2024), Regards sur l’éducation 2024 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/1aabb39d-fr.
[7] OCDE (2023), Regards sur l’éducation 2023 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/ffc3e63b-fr.
[1] OCDE (2023), “What do OECD data on teachers’ salaries tell us?”, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/de0196b5-en.
[10] OCDE (2022), Perspectives économiques de l’OCDE, Volume 2022 Numéro 2, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/25b26d2e-fr.
[8] OCDE (2022), Regards sur l’éducation 2022 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/8b532813-fr.
[12] OCDE (2021), Regards sur l’éducation 2021 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/5077a968-fr.
[14] OCDE (2020), PISA 2018 Results (Volume V): Effective Policies, Successful Schools, PISA, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/ca768d40-en.
[5] OCDE (2020), Résultats de TALIS 2018 (Volume II) : Des enseignants et chefs d’établissement comme professionnels valorisés, TALIS, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/69e92fca-fr.
[6] OCDE (2019), Regards sur l’éducation 2019 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/6bcf6dc9-fr.
[13] OCDE (2018), Guide de l’OCDE pour l’établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l’éducation 2018 : Concepts, normes, définitions et classifications, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264305380-fr.
[4] Pont, B., D. Nusche and H. Moorman (2008), Améliorer la direction des établissements scolaires, Volume 1 : Politiques et pratiques, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264044739-fr.
[3] Qin, L. (2020), “Country effects on teacher turnover intention: A multilevel, cross-national analysis”, Educational Research for Policy and Practice, Vol. 20/1, pp. 79-105, https://doi.org/10.1007/s10671-020-09269-3.
Tableaux et notes
Copier le lien de Tableaux et notesTableaux des chapitres
Copier le lien de Tableaux des chapitres|
Tableau D3.1 |
Salaire statutaire des enseignants, fondé sur les qualifications les plus courantes à différents stades de leur carrière (2024) |
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Tableau D3.2 |
Salaires effectifs des enseignants et des chefs d’établissement par rapport aux revenus des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire (2024) |
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Tableau D3.3 |
Salaires effectifs moyens des enseignants et des chefs d’établissement (2024) |
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WEB Tableau D3.4 |
Salaire statutaire minimum et maximum des chefs d’établissement, sur la base des qualifications minimales (2024) |
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WEB Tableau D3.5 |
Salaire effectif des enseignants par rapport au salaire des travailleurs diplômés de l’enseignement supérieur, par groupe d’âge et par sexe (2024) |
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WEB Tableau D3.6 |
Évolution du salaire statutaire initial des enseignants, en fonction des qualifications les plus courantes (2000 et 2005 à 2024) |
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WEB Tableau D3.7 |
Évolution des salaires statutaires des enseignants, en fonction des qualifications les plus courantes après 15 ans d’expérience (2000 et 2005 à 2024) |
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WEB Tableau D3.8 |
Évolution du salaire effectif moyen des enseignants (2000, 2005 et 2010 à 2024) |
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WEB Tableau D3.9 |
Critères utilisés pour les salaires de base et les primes accordées aux enseignants (2024) |
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WEB Tableau D3.10 |
Critères utilisés pour les salaires de base et les paiements supplémentaires accordés aux chefs d’établissement (2024) |
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WEB Tableau D3.11 |
Niveau de décision pour les critères utilisés pour déterminer le salaire de base des enseignants et les paiements supplémentaires (2024) |
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WEB Tableau D3.12 |
Niveau de décision pour les critères utilisés pour déterminer les salaires de base et les paiements supplémentaires des chefs d’établissement (2024) |
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WEB Tableau D3.13 |
Caractéristiques du système de rémunération des chefs d’établissement (2024) |
Téléchargement de données
Copier le lien de Téléchargement de donnéesPour télécharger les données relatives aux graphiques et aux tableaux de ce chapitre, cliquez sur le lien StatLink ci-dessus.
Pour accéder à d’autres données et/ou indicateurs sur l’éducation, veuillez consulter l’Explorateur des données de l’OCDE : https://data-explorer.oecd.org/.
Date butoir de transmission des données pour la publication imprimée : 13 juin 2025. Les données mises à jour peuvent être consultées sur l’Explorateur des données.
Notes pour les tableaux
Copier le lien de Notes pour les tableauxTableau D3.1. Salaire statutaire des enseignants, fondé sur les qualifications les plus courantes à différents stades de leur carrière (2024)
Remarque : la définition des qualifications les plus courantes des enseignants repose sur un concept large, comprenant le niveau de formation type de la CITE et d’autres critères. Le niveau de qualification le plus courant est défini pour chacune des quatre étapes de carrière figurant dans ce tableau. Dans de nombreux cas, la qualification minimale est la même que la qualification la plus courante. Les qualifications minimales et les plus courantes sont décrites dans le Tableau X3.D3.3 de Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques.
1. Année de référence : 2023 (année civile pour la Suède).
2. Sont inclus dans les données sur l’enseignement préprimaire les salaires des enseignants de maternelle (la majorité).
3. Est incluse la moyenne des primes fixes pour les heures supplémentaires des enseignants du premier cycle et du deuxième cycle du secondaire.
4. Les données ne tiennent pas compte des cotisations de sécurité sociale et de retraite à charge des employés.
5. Salaires effectifs (y compris les enseignants des matières générales dans la filière professionnelle en Suède, et à l’exclusion des primes et indemnités aux États-Unis).
Tableau D3.2. Salaires effectifs des enseignants et des chefs d’établissement par rapport aux revenus des actifs diplômés de l’enseignement supérieur (2024)
Remarque : lorsque l’année de référence pour les salaires des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire et les salaires des enseignants diffèrent, les salaires des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire ont été ajustés à l’année de référence utilisée pour les salaires des enseignants à l’aide de déflateurs des dépenses de consommation finale privée.
1. L’année de référence n’est pas 2024 pour les salaires des enseignants et des chefs d’établissement, mais : 2023 pour la Slovénie, la Suède (année civile) et la Tchéquie, 2022 pour le Chili.
2. Sont incluses dans les données sur les enseignants de l’enseignement préprimaire les données sur les enseignants de l’éducation et de l’accueil des jeunes enfants.
3. Les données sur les revenus des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire travaillant à temps plein toute l’année portent sur l’ensemble du pays : Belgique pour les Communautés flamande et française de Belgique, et Royaume-Uni pour l’Angleterre et l’Écosse.
Tableau D3.3. Salaires effectifs moyens des enseignants et des chefs d’établissement (2024)
Remarque : lorsque l’année de référence pour les revenus des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire et les salaires des enseignants diffèrent, les revenus des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire ont été ajustés à l’aide de déflateurs des dépenses de consommation finale privée.
1. L’année de référence n’est pas 2024, mais : 2023 pour le Chili (chefs d’établissement), la Pologne (chefs d’établissement), la Slovénie, la Suède (année civile) et la Tchéquie ; 2022 pour le Chili (enseignants) et la France (année civile).
2. Sont incluses dans les données sur les enseignants de l’enseignement préprimaire les données sur les enseignants de l’éducation et de l’accueil des jeunes enfants.
Codes de contrôle
Copier le lien de Codes de contrôlea - catégorie sans objet ; b - rupture de série ; d - contient des données d’une autre catégorie ; m - données non disponibles ; x - incluses dans une autre catégorie ou colonne (indiquées entre parenthèses). Pour plus de précisions sur les codes de contrôle, voir le Guide du lecteur.
Pour de plus amples informations méthodologiques, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en.
Tableau D3.1. Salaire statutaire des enseignants, fondé sur les qualifications les plus courantes à différents stades de leur carrière (2024)
Copier le lien de Tableau D3.1. Salaire statutaire des enseignants, fondé sur les qualifications les plus courantes à différents stades de leur carrière (2024)Salaires annuels des enseignants à temps plein dans les établissements publics, en équivalents USD convertis sur la base des PPA pour la consommation privée, par niveau d’enseignement
Remarque : voir la section Tableaux et notes pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.
Tableau D3.2. Salaires effectifs des enseignants et des chefs d’établissement par rapport aux revenus des actifs diplômés de l’enseignement supérieur (2024)
Copier le lien de Tableau D3.2. Salaires effectifs des enseignants et des chefs d’établissement par rapport aux revenus des actifs diplômés de l’enseignement supérieur (2024)Ratio du salaire, calculé à partir du salaire annuel moyen (primes et indemnités comprises) des enseignants et des chefs d’établissement à temps plein dans les établissements publics, par rapport au salaire des actifs ayant un niveau d’études équivalent (moyenne pondérée) et au salaire des actifs diplômés de l’enseignement tertiaire travaillant à temps plein toute l’année, par niveau d’études
Remarque : voir la section. Tableaux et notes pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.
Tableau D3.3. Salaires effectifs moyens des enseignants et des chefs d’établissement (2024)
Copier le lien de Tableau D3.3. Salaires effectifs moyens des enseignants et des chefs d’établissement (2024)Salaire annuel moyen (primes et indemnités comprises) des enseignants et des chefs d’établissement des établissements publics, en équivalents USD convertis sur la base des PPA pour la consommation privée, par niveau d’enseignement
Remarque : voir la section Tableaux et notes pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.