Près de la moitié des pays et économies pour lesquels des données sont disponibles disposent d’un système d’admission non sélectif pour le premier cycle dans les établissements publics et privés. Cette admission ouverte permet à tous les candidats qui satisfont au niveau de qualification minimum requis d’être admis, offrant ainsi un large accès à l’enseignement tertiaire.
Les types d’examens les plus couramment utilisés pour l’admission dans l’enseignement tertiaire du premier cycle sont les examens nationaux ou centraux, organisés vers la fin du deuxième cycle du secondaire, et les examens d’entrée administrés par les établissements d’enseignement tertiaire.
La part des candidats admis dans l’enseignement tertiaire varie de 34 % en Écosse (Royaume-Uni) à 95 % en France. Dans les trois quarts des pays et économies disposant de données, près de 60 % (ou plus) des demandeurs sont acceptés, tandis que dans le quart restant, moins de la moitié (42 % ou moins) des demandeurs sont acceptés.
Chapitre D6. Quels sont les systèmes d’admission utilisés dans l’enseignement tertiaire ?
Copier le lien de Chapitre D6. Quels sont les systèmes d’admission utilisés dans l’enseignement tertiaire ?Faits marquants
Copier le lien de Faits marquantsContexte
Un nombre croissant d’étudiants s’inscrivent dans l’enseignement tertiaire dans les pays de l’OCDE. Cette hausse des inscriptions tient à divers facteurs. Un plus grand nombre d’étudiants atteignent le niveau d’études minimum requis pour entrer dans l’enseignement tertiaire, ce qui accroît la demande potentielle d’enseignement tertiaire (voir le chapitre B3 dans OCDE (2024[1])). Dans le même temps, la corrélation positive entre le niveau d’études et les débouchés sur le marché du travail peut renforcer davantage la demande, en particulier dans les pays où le taux de chômage est élevé ou en cas de crise économique : les fortes incitations financières individuelles à investir dans l’éducation pourraient encourager les personnes titulaires d’un diplôme de l’enseignement secondaire à poursuivre leurs études (voir les chapitres A3 et A4).
La scolarisation dans l’enseignement tertiaire dépend également du nombre de places disponibles dans les établissements d’enseignement tertiaire. Compte tenu de la demande croissante d’enseignement tertiaire, les établissements d’enseignement et les décideurs politiques doivent relever de nouveaux défis pour garantir un nombre suffisant de places aux étudiants. Dans l’intervalle, l’augmentation de la demande pourrait entraîner une intensification de la concurrence pour accéder à l’enseignement tertiaire. Les décisions relatives au nombre de places disponibles dans les différents domaines d’études sont plus étroitement liées aux besoins du marché du travail dans certains pays que dans d’autres. Assurer l’adéquation entre les compétences de la population diplômée de l’enseignement tertiaire et la demande du marché du travail peut avoir un impact sur les inscriptions et sur la sélectivité des admissions dans les différentes domaines d’études de l’enseignement tertiaire.
Les systèmes d’admission dans l’enseignement tertiaire peuvent être conçus pour concilier différents objectifs. Dans certains cas, des critères d’admission peuvent être utilisés pour s’assurer que les candidats ont les compétences nécessaires pour réussir le programme d’enseignement en question (voir le chapitre B5). Dans d’autres cas, le fait d’avoir moins de critères peut contribuer à élargir l’accès à l’enseignement tertiaire, répondant ainsi à des préoccupations d’équité.
L’analyse des critères et des systèmes d’admission nationaux permettant aux étudiants de demander et d’entrer dans des programmes d’enseignement tertiaire de premier cycle met en évidence les différences entre les systèmes d’admission ouverts et sélectifs et la proportion de candidats qui répondent avec succès aux critères et aux processus. Toutefois, l’analyse ne couvre pas ici la sélectivité qui peut se produire pendant les études, comme l’abandon d’un programme par les étudiants qui échouent aux examens intermédiaires ou qui ne progressent pas au rythme souhaité.
Graphique D6.1. Limitation du nombre de places pour les étudiants du premier cycle de l’enseignement tertiaire, par domaine d’études et type d’établissement (2024)
Copier le lien de Graphique D6.1. Limitation du nombre de places pour les étudiants du premier cycle de l’enseignement tertiaire, par domaine d’études et type d’établissement (2024)Pays de l’OCDE, pays partenaires et candidats à l’adhésion et autres économies
Remarque : les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle dans les pays et économies dotés de systèmes d’admission ouverts peuvent néanmoins être soumis à des restrictions quant au nombre de places disponibles, soit par domaine d’études, soit par établissement. Ces restrictions peuvent concerner tous les domaines d’études ou types d’établissements, certains seulement, ou aucun. De même, pour les pays dotés de systèmes sélectifs, des limites peuvent être fixées en fonction du domaine d’études et/ou des établissements. De ce fait, un pays, ou une économie, doté d’un système sélectif peut ne signaler aucune limite pour l’une de ces dimensions.
Voir le Tableau D6.1 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Autres faits marquants
Que leur système d’admission soit sélectif ou non, dans la plupart des pays et des économies, le nombre de places disponibles pour accéder à une discipline donnée est limité, tant dans les établissements publics que privés. Ainsi, même dans les systèmes non sélectifs, certains candidats peuvent ne pas être acceptés (bien qu’ils puissent être acceptés dans d’autres domaines).
Dans près de la moitié des pays et économies, les étudiants sont tenus de déposer une demande d’inscription directement auprès des établissements publics d’enseignement tertiaire, tandis que les autres utilisent un système centralisé ou une combinaison des deux approches. Les systèmes centralisés sont moins fréquemment utilisés pour les admissions dans des établissements d’enseignement tertiaire privés.
Les établissements sélectifs peuvent tenir compte de facteurs autres que les résultats des examens lorsqu’ils acceptent des demandes, quoique dans des proportions différentes. Les critères les plus couramment utilisés pour l’admission dans les établissements publics d’enseignement tertiaire sont les résultats scolaires, les entretiens avec les candidats, les résultats aux tests de compétences en langues étrangères et les résultats élevés obtenus dans le cadre de concours externes bien connus.
Analyse
Copier le lien de AnalyseOrganisation des systèmes d’admission aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle
Systèmes d’admission sélectifs ou ouverts
La manière dont les étudiants sont admis dans les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle reflète la façon dont l’enseignement tertiaire est structuré et organisé au sein des pays. La plupart des systèmes éducatifs, à l’exception de l’Angleterre et de l’Écosse (Royaume-Uni), disposent d’établissements d’enseignement tertiaire publics, et la plupart des étudiants de l’enseignement tertiaire sont inscrits dans des établissements publics en moyenne dans les pays de l’OCDE (voir le graphique B1.4 dans Regards sur l’éducation 2022 (OCDE, 2022[2])). Les établissements privés d’enseignement tertiaire sont presque aussi nombreux, seuls le Danemark et la Grèce ne comptant aucun établissement privé subventionné ou indépendant proposant des programmes d’enseignement tertiaire de premier cycle. Les établissements privés subventionnés font partie du paysage de l’enseignement tertiaire dans moins de la moitié des pays et économies disposant de données (Tableau D6.1).
Le recours à un système d’admission ouvert (ou non sélectif) aux programmes d’enseignement tertiaire – où tous les candidats qui atteignent le niveau d’études minimum requis sont admis – est une pratique courante, mais pas la plus répandue parmi les établissements d’enseignement tertiaire publics et privés. Près de la moitié des pays et économies disposant de données sur les établissements publics (15 sur 33) ont au moins quelques établissements dotés de systèmes d’admission ouverts (Graphique D6.2). L’utilisation de systèmes d’admission ouverts dans les établissements d’enseignement tertiaire privés est similaire : 7 pays et économies sur 15 dotés d’établissements privés subventionnés et 10 pays et économies sur 30 dotés d’établissements privés indépendants déclarent qu’au moins certains de ces établissements utilisent des systèmes d’admission ouverts (Tableau D6.1).
Le recours à des systèmes d’admission sélective – dans le cadre desquels les candidats doivent satisfaire à des critères spécifiques supplémentaires et/ou réussir une procédure de mise en concurrence pour être admis – est plus largement mis en œuvre dans les pays et économies disposant de données, pour l’admission dans des établissements d’enseignement tertiaire publics et privés (Graphique D6.2 et Tableau D6.1).
Les pays et économies peuvent être divisés en trois groupes en fonction du degré d’ouverture ou de sélectivité de leurs systèmes d’admission : ceux qui utilisent l’admission ouverte pour tous les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle ; ceux qui utilisent l’admission sélective ; et ceux qui combinent admission ouverte et admission sélective. Dans ce dernier groupe, l’équilibre entre admission ouverte et admission sélective varie, certains pays étant proches de l’admission ouverte pour tous les programmes de premier cycle et d’autres où l’admission est en grande partie sélective. Quel que soit le type de système d’admission utilisé, l’accès des étudiants aux programmes de l’enseignement tertiaire de premier cycle peut être limité, soit parce que le nombre de places dans certains programmes ou dans tous les programmes est limité, soit parce que les étudiants sont évalués ou testés avant de pouvoir accéder à ces programmes (voir la section sur les contraintes ci-dessous).
Applications centralisées ou directes dans les établissements d’enseignement tertiaire
Le Graphique D6.2 montre comment différents pays et économies combinent les différents types de systèmes (ouverts ou sélectifs) et de processus (centralisés et/ou directs) d’admission dans les établissements publics pour les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle. Dans près de la moitié des pays et économies disposant de données, les étudiants déposent directement leur demande auprès des établissements d’enseignement, tandis que dans environ un tiers d’entre eux, ils le font par le biais d’un système centralisé. Les autres pays et économies associent un système de demande centralisé et des demandes directes aux établissements publics d’enseignement tertiaire (Graphique D6.2 et Graphique D6.3).
Graphique D6.2. Systèmes d’admission pour l’enseignement tertiaire du premier cycle dans les établissements publics (2024)
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Remarque : ce graphique ne comprend que les pays et autres économies disposant d’informations sur les systèmes d’admission ouverts ou sélectifs.
1. Année de référence : 2023.
Voir le Tableau D6.1 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Lorsqu’un système centralisé est utilisé (soit en tant que seul système, soit en association avec des demandes directes), les demandeurs peuvent être limités dans le nombre de préférences qu’ils peuvent spécifier et dans le nombre d’offres qu’ils peuvent recevoir à la suite de leurs demandes. Les candidats sont limités à une préférence lorsqu’ils déposent une demande auprès d’un établissement public au Brésil, trois en Slovénie et quatre aux Pays‑Bas, mais ils peuvent indiquer dix préférences ou plus en Allemagne, au Chili, en France, en Norvège, en Suède et en République de Türkiye (ci-après dénommée « Türkiye »), et plusieurs préférences dans un nombre limité en Australie. En Grèce, il n’y a pas de nombre maximum de demandes. Quel que soit le nombre maximum de candidatures, dans la plupart des pays dotés d’un système centralisé, les demandeurs ne reçoivent qu’une seule offre. Toutefois, le nombre d’offres faites en Corée, qui associe des applications centralisées et directes aux établissements publics d’enseignement tertiaire, n’est pas limité (Tableau D6.1).
Les demandes adressées à des établissements d’enseignement tertiaire privés sont moins susceptibles d’être traitées par un système centralisé. Toutefois, dans quelques pays, un système central est le seul (ou le principal) moyen de de postuler auprès d’établissements privés. C’est le cas au Chili, en Finlande et en Slovénie pour les établissements privés subventionnés par l’État, tandis qu’aux Pays-Bas et en Türkiye, c’est le cas pour les établissements privés indépendants. En Écosse (Royaume-Uni) et en Hongrie, un processus de demande centralisé est utilisé pour les deux types d’établissements privés (Tableau D6.1).
Les demandes sont adressées directement à des établissements privés dans un peu moins de la moitié des pays dotés d’établissements privés subventionnés, et dans la plupart des pays et économies dotés d’établissements privés indépendants. Toutefois, un quart des pays dotés de ces types d’établissements d’enseignement tertiaire associent un système centralisé d’applications directes (Tableau D6.1).
Graphique D6.3. Procédure de demande d’admission dans l’enseignement tertiaire du premier cycle (2024)
Copier le lien de Graphique D6.3. Procédure de demande d’admission dans l’enseignement tertiaire du premier cycle (2024)Pays de l’OCDE, pays partenaires et candidats à l’adhésion et autres économies
Voir le Tableau D6.1 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Obstacles à l’entrée dans les programmes d’enseignement tertiaire
Limitation du nombre de places dans certains domaines d’études ou établissements
Les systèmes d’admission ouverts favorisent un large accès à l’enseignement tertiaire, mais ils peuvent néanmoins imposer certaines limites au nombre de places disponibles pour les étudiants dans les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle. Dans la plupart des pays et économies disposant de données, le nombre de places disponibles n’est limité que pour certains domaines d’études, tant pour les établissements publics que privés (Graphique D6.1). Ces limites peuvent refléter une demande croissante pour des domaines d’études spécifiques recherchés. Elles peuvent aussi être un moyen d’aligner les résultats scolaires sur les besoins du marché du travail pour mieux préparer les diplômés hautement qualifiés aux possibilités d’emploi qui s’offrent à eux et éviter une offre excédentaire de professionnels dans des secteurs comme l’odontologie, la médecine et l’architecture. Par exemple, en Italie, bien que l’admission ouverte aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle soit la règle générale, il existe des exceptions pour limiter le nombre de places d’étudiants (au niveau national) en médecine, odontologie, médecine vétérinaire, architecture, professions de santé et sciences de l’enseignement primaire (à partir de l’année universitaire 2025/26, un nouveau décret ministériel réglemente l’accès à la médecine, à l’odontologie et à la médecine vétérinaire pour les universités publiques et annule les règles d’admission précédentes). Les universités peuvent également fixer de manière autonome des limites d’admission, pour des raisons internes et structurelles. La demande est également forte dans d’autres domaines. Aux Pays-Bas, par exemple, il existe un nombre fixe de places dans un certain nombre des domaines d’études : sciences sociales, journalisme et l’information ; ingénierie, produits industriels et construction ; et santé et protection sociale (pour d’autres exemples nationaux, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Les inscriptions limitées par domaine d’études sont courantes dans les systèmes d’admission sélective des établissements publics et privés. Parmi les pays et économies qui ont recours à des systèmes d’admission sélective, tous ont des restrictions concernant le nombre de places offertes aux étudiants. Ces restrictions sont généralement fixées pour tous les domaines d’études plutôt que pour certains (Graphique D6.1 et Tableau D6.1).
Parmi les pays et économies dotés de systèmes d’admission ouverts, près de la moitié de ceux disposant de données appliquent des restrictions sur le nombre de places, au sein d’établissements d’enseignement publics et privés spécifiques. Ces restrictions contribuent à équilibrer les ressources disponibles et à maintenir des niveaux d’enseignement élevés pour les étudiants admis dans ces établissements. À l’inverse, dans les pays et économies dotés de systèmes d’admission sélectifs, la quasi-totalité des établissements d’enseignement tertiaire publics et privés ont un taux d’inscription limité, et ces limites s’appliquent généralement à l’ensemble des établissements plutôt qu’à des établissements spécifiques. En Angleterre (Royaume-Uni) et en Autriche, dotés de systèmes sélectifs, il n’y a pas de limites aux places d’étudiants dans les établissements privés indépendants (Graphique D6.1 et Tableau D6.1).
Encadré D6.1. Autres voies d’accès aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle
Copier le lien de Encadré D6.1. Autres voies d’accès aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycleLes candidats à l’enseignement tertiaire sont généralement des jeunes qui ont achevé ou viennent d’achever le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, même si certains peuvent mettre un ou plusieurs années de retard avant de postuler ou d’accéder à l’enseignement tertiaire (voir le chapitre B3). Tous les diplômés du deuxième cycle du secondaire qui souhaitent entrer dans l’enseignement tertiaire sont censés suivre le même système de demande et d’admission. Toutefois, certains pays et économies adaptent leurs procédures aux candidats dans des circonstances spécifiques ou exceptionnelles. Il peut s’agir de personnes qui reprennent leurs études après une longue période, ou de candidats ayant des besoins éducatifs particuliers, le statut de réfugié ou un talent exceptionnel.
Quel que soit le type de système d’admission utilisé (ouvert ou sélectif), la plupart des pays et disposant de données (26 sur 36) prennent en compte au moins une de ces caractéristiques dans leurs systèmes d’admission dans les établissements publics d’enseignement tertiaire. Les personnes ayant des besoins éducatifs particuliers ont des systèmes d’admission spécifiques dans au moins 18 pays et économies, mais pour un nombre limité de places. Au Brésil, en Communauté flamande de Belgique, en Lituanie, au Luxembourg et aux Pays-Bas, il n’existe pas de restriction spécifique au nombre de places pour ces candidats. Dans 14 pays et économies au moins, des personnes ayant le statut de réfugié, un talent exceptionnel ou qui ont interrompu leurs études pendant une longue période se voient également proposer des critères d’admission spécifiques aux établissements publics. En Australie, en Communauté flamande de Belgique, en Finlande, en Israël, au Japon et en Nouvelle-Zélande, il existe des voies alternatives pour accéder aux programmes d'enseignement tertiaire de premier cycle dans toutes ces circonstances (Tableau D6.1).
Des tendances similaires sont observées pour l’admission dans des établissements privés d’enseignement tertiaire, mais dans un nombre plus restreint de pays : 12 pays et économies reconnaissent l’une de ces circonstances exceptionnelles dans leur système d’admission dans des établissements privés subventionnés par l’État, et 17 le font pour l’admission dans des établissements privés indépendants, qu’ils disposent de systèmes d’admission ouverts ou sélectifs dans ces types d’établissements d’enseignement tertiaire (Tableau D6.1).
Qualifications et performances requises pour accéder à l’enseignement tertiaire du premier cycle
Dans tous les pays et économies, l’accès aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (dans des établissements publics ou privés) nécessite un niveau minimum de qualification, qui correspond généralement à un diplôme du deuxième cycle de l’enseignement secondaire (niveau 3 de la Classification internationale type de l'éducation, ou CITE) issu d’un programme général ou professionnel (Tableau D6.5, disponible en ligne). Néanmoins, les systèmes éducatifs peuvent offrir d’autres voies d’accès aux programmes de l’enseignement tertiaire du premier cycle qui offrent davantage de flexibilité ou d’inclusivité aux candidats confrontés à des circonstances exceptionnelles (comme la reconnaissance du retour à l’éducation après une longue période d’interruption, des besoins éducatifs particuliers, le statut de réfugié ou un talent exceptionnel), décrites dans l’Encadré D6.1.
Les pouvoirs publics peuvent également exiger des diplômés du deuxième cycle du secondaire qu’ils atteignent un niveau de performance académique minimum pour accéder à un programme d’enseignement tertiaire de premier cycle, que ce soit pour un établissement ou un domaine d’études spécifique (Tableau D6.5, disponible en ligne). Par exemple, au Chili (qui dispose d’un système d’admission sélective), l’exigence minimale de résultats scolaires ne s’applique qu’aux étudiants qui entament des programmes destinés à les préparer à une carrière dans l’enseignement. Les étudiants doivent avoir atteint un certain niveau dans la Prueba de Acceso a la Educación Superior (PAES) pour accéder aux établissements d’enseignement tertiaire publics ou privés rattachés au système d’accès centralisé à l’enseignement tertiaire, mais la seule condition pour les étudiants de s’inscrire dans des établissements privés indépendants est d’avoir achevé le deuxième cycle du secondaire (voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Dans environ un tiers des pays et économies disposant d’informations (12 sur 35), le gouvernement fixe des exigences minimales de résultats scolaires pour les étudiants diplômés des programmes généraux du deuxième cycle du secondaire afin qu’ils puissent accéder à certaines filières, tandis que dans 9 sur 35, il existe des exigences minimales de résultats scolaires pour entrer dans certains établissements d’enseignement tertiaire. En France, en Grèce, en Israël, en Lituanie, en Norvège et au Portugal, ces exigences minimales de résultats scolaires s’appliquent à toutes les filières et à tous les établissements d’enseignement tertiaire. Neuf pays et économies sur 31 fixent des exigences minimales en matière de résultats scolaires pour accéder à certains domaines d’études et sept pour l’admission dans des établissements d’enseignement tertiaire. En Grèce, en Israël, en Lituanie, en Norvège, au Portugal et en Türkiye, ces exigences de performance portent à la fois sur le domaine d’études et sur les établissements d’enseignement tertiaire, et s’appliquent aux diplômés des filières générale et professionnelle (Tableau D6.5, disponible en ligne).
Utilisation d’examens et de tests pour déterminer l’accès aux programmes de premier cycle
Les examens et les tests sont des outils courants dans les processus d’admission ouverts et sélectifs. Ils peuvent être utilisés soit pour évaluer si les étudiants satisfont aux critères minimaux d’accès aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle, soit pour sélectionner les étudiants qui participeront à ces programmes. Les systèmes d’admission utilisent différents types d’examens ou de tests : les examens nationaux ou centraux (tests normalisés au niveau national ou central du système éducatif), les examens d’entrée dans l’enseignement tertiaire du premier cycle (examens normalisés au niveau national spécifiquement destinés à être utilisés dans le processus d’admission, soit comme une exigence minimale, soit pour la sélection, comme le Scholastic Assessment Test aux États-Unis et l’École préparatoire en France), les examens normalisés non nationaux/centraux et les examens non nationaux/centraux non normalisés. Les pays et les économies varient considérablement en ce qui concerne les types d’examens qu’ils utilisent et la manière dont ils les utilisent comme critères d’accès à l’enseignement tertiaire ou pour accorder des aides financières telles que des bourses.
Les examens les plus couramment utilisés pour l’accès aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (dans les établissements publics et privés) sont les examens nationaux/centraux réalisés vers la fin du deuxième cycle du secondaire, et les examens d’entrée administrés par les établissements d’enseignement tertiaire. Les examens non nationaux, centraux, normalisés et non normalisés sont plus souvent administrés dans les pays dotés d’établissements privés indépendants. Si les examens normalisés non nationaux/centraux sont administrés aux étudiants et peuvent remplacer ou compléter les examens d’entrée dans certains établissements d’enseignement tertiaire, les examens non normalisés non nationaux sont administrés aux élèves du secondaire ou aux candidats à des programmes spécifiques de l’enseignement tertiaire du premier cycle (Tableau D6.2).
La plupart des pays et économies disposant de données sur les établissements publics d’enseignement tertiaire (32 sur 34) passent au moins un examen pour les étudiants qui souhaitent poursuivre des études supérieures. Onze pays utilisent un maximum de deux types d’examen et cinq pays (Allemagne, Brésil, Finlande, Nouvelle-Zélande et Tchéquie) en utilisent trois. Des examens sont également organisés pour les étudiants qui postulent dans des établissements privés. Dans 13 des 14 pays disposant de données, au moins un type d’examen est utilisé pour les admissions aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle dans des établissements privés subventionnés. Pour les établissements privés indépendants, 23 pays sur les 30 disposant de données utilisent au moins un type d’examen (Tableau D6.2).
Conditions d’examen pour l’admission aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle
Les examens des candidats au premier cycle de l’enseignement tertiaire sont utilisés à différentes fins dans le processus d’admission. Dans plus des deux tiers des pays et économies disposant de données, les tests ou examens, qu’il s’agisse d’examens nationaux/centraux, de tests normalisés au niveau du deuxième cycle du secondaire ou d’examens d’entrée dans l’enseignement tertiaire, sont obligatoires pour entrer dans au moins certaines filières des établissements publics d’enseignement tertiaire (Tableau D6.2).
Les systèmes d’admission des établissements publics d’enseignement tertiaire utilisent les examens nationaux ou centraux dans 18 pays et économies, mais à des fins différentes. Dans 15 d’entre eux, les candidats doivent réussir l’examen afin de remplir les critères minimaux d’éligibilité pour postuler à tout programme d’enseignement tertiaire de premier cycle (Graphique D6.4). Les exceptions sont le Danemark, l’Estonie et la Nouvelle-Zélande, où l’inscription n’est obligatoire que pour certains candidats, mais les résultats peuvent être pris en compte dans le processus de candidature d’autres candidats, soit dans tous les cas, soit à la discrétion des établissements d’enseignement tertiaire (Tableau D6.2).
Treize pays et économies font usage d’examens d’entrées, qui ne sont généralement pas obligatoires pour accéder aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle, sauf au Brésil et en Espagne. Dans ces deux pays, tous les résultats des candidats sont pris en compte lors de la procédure de candidature aux programmes de premier cycle, mais au Brésil, il existe trois types d’examen différents qui permettent l’admission. Chaque établissement d’enseignement tertiaire détermine de manière indépendante comment attribuer les places disponibles et le type d’examen utilisé pour accéder à ces places. Dans certains pays, les résultats de ce type d’examens sont pris en compte dans le processus de demande, tandis que dans d’autres, ils ne sont utilisés qu’à la discrétion des établissements d’enseignement tertiaire. Très peu de pays utilisent les deux autres types d’examens pour l’entrée dans les établissements publics (huit pays utilisent des examens non nationaux non normalisés et six utilisent des examens normalisés non nationaux). Parmi les pays qui n’utilisent qu’un seul type d’examen, les examens nationaux ou centraux et les examens d’entrée sont les plus courants (Tableau D6.2).
L’accès aux établissements privés suit un schéma similaire, à la seule différence que les pays et économies sont moins nombreux à utiliser des examens d’entrée : 8 déclarent utiliser des examens d’entrée pour l’admission dans des établissements privés indépendants, contre 13 pour l’admission dans des établissements publics (Tableau D6.2).
Bien que tous les types d’examens jouent un rôle central dans les admissions aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (dans les établissements publics et privés), les systèmes éducatifs peuvent intégrer des critères holistiques dans leur processus de sélection. Il peut s’agir de critères fondés sur le mérite (notamment les résultats scolaires des candidats, les entretiens avec les candidats, les lettres ou recommandations des candidats) ou sur le parcours personnel des candidats. Cette diversité des critères permet d’évaluer les candidats de manière plus exhaustive (Encadré D6.2).
Graphique D6.4. Objectifs et utilisations des examens nationaux/centraux comme critères d’admission dans les établissements d’enseignement tertiaire (2024)
Copier le lien de Graphique D6.4. Objectifs et utilisations des examens nationaux/centraux comme critères d’admission dans les établissements d’enseignement tertiaire (2024)Les examens nationaux/centraux désignent les examens auxquels sont soumis les élèves au terme du deuxième cycle du secondaire, les pays partenaires de l’OCDE, les pays candidats à l’adhésion et d’autres économies
Remarque : ce graphique inclut uniquement les pays et autres économies disposant de données. Ceux-ci n’ont pas fourni de réponses pour toutes les catégories.
Voir le Tableau D6.2 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Utilisation des résultats des examens pour décision d’admission
Dans cinq pays dotés de systèmes d’admission sélectifs dans les établissements publics d’enseignement tertiaire (Danemark, Grèce, Hongrie, Lituanie et Portugal), ainsi que dans deux pays dotés de systèmes d’admission ouverts où les places dans des programmes spécifiques d’enseignement tertiaire sont limitées dans les établissements publics (Israël et Nouvelle-Zélande), les résultats des examens nationaux sont toujours pris en compte dans les décisions d’admission des établissements sélectifs. Dans quatre autres pays dotés d’un système d’admission sélective dans les établissements publics d’enseignement tertiaire (Brésil, Estonie, Roumanie et Tchéquie) et aux Pays-Bas, qui disposent d’un système ouvert, les résultats des examens sont examinés à la discrétion de chaque établissement d’enseignement tertiaire (Tableau D6.2).
Parmi les pays qui utilisent les examens d’entrée pour le processus de sélection lors de l’admission dans des programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle des établissements publics, seuls quatre utilisent toujours les résultats pour des établissements sélectifs (Chili, Espagne, Israël et Lituanie), tandis que dans quatre autres (Brésil, États-Unis, Luxembourg et Suède), les résultats sont utilisés à la discrétion des établissements d’enseignement tertiaire. Les résultats des examens non nationaux/normalisés ou non nationaux/non normalisés sont principalement utilisés à la discrétion des établissements d’enseignement tertiaire publics (Tableau D6.2).
Utilisation des résultats des examens pour les décisions relatives aux bourses d’études ou aux aides financières
Les résultats des examens peuvent jouer un rôle dans les décisions relatives aux bourses ou à l’aide financière que les étudiants reçoivent, même si cela n’est pas uniforme dans tous les pays et pour tous les types d’examens. Dans la plupart des pays et économies, les résultats des examens nationaux/centraux ne sont pas pris en compte dans les décisions d’octroi de bourses aux candidats à des établissements d’enseignement tertiaire publics ou privés. Les résultats sont parfois ou toujours considérés comme faisant partie des critères d’octroi d’une aide financière dans six pays dotés d’institutions publiques et privées (Hongrie, Israël, Italie, Lituanie, Nouvelle-Zélande et Slovénie), en Roumanie (uniquement pour les institutions publiques) et en Angleterre (Royaume-Uni) et en Türkiye pour les institutions privées indépendantes (Graphique D6.4 et Tableau D6.2).
De même, dans sept pays (Brésil, Chili, Corée, États-Unis, Israël, Lituanie et Luxembourg), les résultats des examens d’entrée dans les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle sont parfois ou toujours utilisés pour déterminer les aides financières accordées aux candidats à l’inscription dans des établissements publics d’enseignement tertiaire (ou des établissements privés lorsqu’ils existent). En revanche, seuls l’Allemagne, l’Angleterre (Royaume-Uni) et l’Australie utilisent parfois les résultats d’examens normalisés non nationaux/centraux pour prendre des décisions concernant les bourses ou l’aide financière aux étudiants, pour les établissements publics et/ou privés (Tableau D6.2).
Encadré D6.2. Critères d’admission au-delà des examens
Copier le lien de Encadré D6.2. Critères d’admission au-delà des examensAu-delà des résultats des examens, les admissions dans l’enseignement tertiaire peuvent être fondées sur de multiples critères. Ces critères peuvent être regroupés en facteurs fondés sur le mérite (résultats scolaires, lettres de candidature, entretiens, recommandations, résultats à des tests de maîtrise d’une langue étrangère ou performances exceptionnelles dans des concours externes renommés), le milieu socio-économique (origine ethnique, revenu familial ou obtention d’un diplôme d’études dans des établissements d’enseignement situés en milieu rural) et d’autres caractéristiques personnelles (état de santé, casier judiciaire, expérience professionnelle, services passés ou travail bénévole). L’utilisation de ces facteurs supplémentaires varie d’un système éducatif à l’autre et reflète les efforts déployés par les pouvoirs publics pour promouvoir l’équité et l’accès inclusif à l’enseignement tertiaire.
Les critères les plus couramment utilisés pour déterminer l’admission dans l’enseignement tertiaire public sont les critères fondés sur le mérite. Le plus courant d’entre eux est celui des résultats scolaires dans l’enseignement secondaire, utilisé par 24 pays et économies sur 34, avec des systèmes d’admission ouverts ou sélectifs. Parmi les autres critères de mérite couramment utilisés figurent les entretiens avec les candidats, les résultats aux tests de compétences en langues étrangères et les résultats exceptionnels obtenus lors de concours externes renommés, utilisés par au moins 18 pays chacun (Tableau D6.3).
Un nombre important de pays et d’économies tiennent compte des caractéristiques socio-économiques et personnelles des candidats lorsqu’ils déterminent l’accès aux programmes de premier cycle dans les établissements publics. Par exemple, 9 pays prennent en compte le revenu familial et au moins 14 pays utilisent les critères de santé et l’expérience professionnelle antérieure (y compris le travail bénévole) pour sélectionner les candidats (Tableau D6.3).
Plusieurs critères peuvent être pris en compte dans le cadre du processus d’admission. En Australie, en Corée, aux États-Unis, en Israël, en Nouvelle-Zélande et aux Pays-Bas, dix critères au moins (critères fondés sur le mérite, caractéristiques socio-économiques et personnelles) sont pris en compte lors de la sélection des candidats aux établissements publics d’enseignement tertiaire. À l’autre extrémité de l’échelle, l’Espagne, le Mexique et la Norvège n’utilisent qu’un seul critère – les résultats scolaires dans l’enseignement secondaire – tandis que les Communautés flamande et française de Belgique et la Suisse ne prennent en compte aucun de ces critères (Tableau D6.3).
Les critères utilisés dans les systèmes d’admission pour les établissements privés subventionnés et indépendants ne diffèrent pas beaucoup de ceux utilisés dans les établissements publics. Les résultats scolaires dans l’enseignement secondaire, les entretiens avec les candidats et les résultats des tests de maîtrise en langues étrangères sont également les critères les plus fréquemment utilisés dans le processus d’admission aux programmes de premier cycle dans les établissements d’enseignement tertiaire privés (Tableau D6.3).
De nombreux systèmes d’enseignement tertiaire mettent en œuvre une série de mesures pour soutenir les candidats à des programmes d’enseignement tertiaire de premier cycle, qui couvrent l’aide financière aux étudiants, la promotion de différents domaines d’études ou de groupes sous-représentés, ou d’autres campagnes diverses visant à assurer un accès plus équitable à l’enseignement tertiaire (Encadré D6.3).
Encadré D6.3. Mesures visant à réduire les obstacles et à favoriser la participation aux programmes d’enseignement tertiaire de premier cycle
Copier le lien de Encadré D6.3. Mesures visant à réduire les obstacles et à favoriser la participation aux programmes d’enseignement tertiaire de premier cycleLes pouvoirs publics ont recours à diverses initiatives pour encourager ou accroître la participation aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle, qu’il s’agisse de réduire les obstacles financiers liés aux droits d’inscription, d’apporter une aide financière aux étudiants ou de prendre des mesures à d’autres fins spécifiques. Le Graphique D6.5 illustre l’utilisation d’un certain nombre de mesures de soutien destinées à promouvoir l’accès à l’enseignement tertiaire dans les pays et économies disposant de données.
Le soutien financier aux étudiants est une pratique courante, tous les pays et économies proposant au moins l’une des sept mesures d’aide financière à certains ou à tous les étudiants. Environ la moitié des pays et économies disposant de données (17 sur 36) utilisent au moins cinq mesures différentes pour soutenir financièrement les étudiants. Les bourses d’études et/ou les subventions sont les plus utilisées, accessibles à tous les étudiants dans plus d’un tiers des pays et économies disposant de données, et à au moins certains étudiants dans 21 de ces pays (Graphique D6.5 et Tableau D6.7, disponible en ligne).
Graphique D6.5. Mesures visant à soutenir et à encourager les étudiants qui entrent dans l’enseignement tertiaire du premier cycle (2024)
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Voir le Tableau D6.7, disponible en ligne, pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Des prêts étudiants et d’autres formes d’aide au coût de la vie sont également disponibles dans environ deux tiers des pays et économies, tandis que des allocations ou bourses d’études et des aides sous condition de ressources sont disponibles dans plus de la moitié d’entre eux. D’autres mesures, comme la réduction des frais d’inscription et les abattements/réductions/crédits d’impôt, sont moins largement utilisées. À l’exception du Mexique, qui n’octroie des bourses et autres subventions qu’aux ménages, tous les pays et économies mettent en œuvre de multiples mesures pour soutenir financièrement au moins certains étudiants. Pour toutes les mesures considérées, les pays diffèrent selon qu’ils les proposent à tous les élèves ou seulement à certains d'entre eux (Graphique D6.5 et Tableau D6.7 disponible en ligne).
Des mesures visant à réduire les obstacles financiers liés aux droits d’inscription sont mises en œuvre par 31 pays et économies sur 36. La gratuité ou le plafonnement des frais d’inscription sont les mesures les plus courantes, appliquées dans environ 40 % des pays et économies. Dans environ un quart de ces 31 pays et économies, ces mesures profitent à tous les étudiants, tandis que dans les 15 % restants, elles ne sont accessibles qu’à certains. Parmi les 31 pays et économies ayant déclaré avoir mis en œuvre des mesures visant à réduire les frais de scolarité, deux tiers n’ont mis en œuvre qu’une seule mesure (Graphique D6.5 et Tableau D6.7, disponible en ligne).
Les campagnes visant à stimuler la participation sont également courantes et sont mises en œuvre dans plus de la moitié des 36 pays et économies disposant de données. Les campagnes de promotion de certaines matières ou de certaines professions sont les plus courantes, utilisées par près des trois quarts d'entre elles. Des campagnes visant à attirer les étudiants vers l’enseignement tertiaire en général, à améliorer l’égalité entre les sexes et à promouvoir la participation des groupes sous-représentés sont menées dans au moins 20 pays et économies. La plupart d’entre eux mettent en œuvre plusieurs, voire la totalité, des mesures considérées, mais six n’en utilisent qu’une (Tableau D6.7, disponible en ligne).
Candidats et candidatures aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle
Le nombre total de candidats à l’enseignement tertiaire du premier cycle dépend de la taille de la population de chaque pays, ainsi que du nombre de personnes souhaitant s’inscrire à ce niveau et satisfaire aux exigences minimales pour postuler. Le nombre total de candidatures peut également varier considérablement, car le nombre de candidatures déposées par un même candidat peut varier d’un pays à l’autre, selon qu’il existe un système de candidatures centralisé ou que les candidats doivent déposer une demande distincte auprès de chaque établissement d’enseignement tertiaire (voir ci-dessus). Les chiffres relatifs au nombre de demandeurs et de demandes doivent être interprétés avec prudence. Par exemple, en Communauté flamande de Belgique, le nombre de candidats et de demandes n’est pas disponible, car il existe un système d’admission ouvert pour tous les programmes. Il peut être difficile de déclarer le nombre total de candidats, à l’exclusion des doublons, dans les systèmes où les candidats postulent directement auprès d’établissements d’enseignement tertiaire. En Grèce, par exemple, le nombre total de candidats n’exclut pas ceux qui ont déjà réussi l’examen national obligatoire dans un établissement, mais qui ont passé à nouveau l’examen national obligatoire pour demander une place dans un autre établissement. Le choix des institutions à prendre en compte peut également introduire des biais dans les données relatives au nombre de demandeurs. Au Luxembourg, par exemple, les données sont limitées aux établissements publics. En Lituanie, le nombre de candidats est calculé à partir des données de tous les établissements d’enseignement tertiaire publics, mais uniquement sur celles des établissements privés qui participent au système d’admission centralisé. Pour plus de détails, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en.
Nombre de candidats par statut d’acceptation
Vingt pays et économies disposent de données sur le nombre de candidats à l’enseignement tertiaire du premier cycle (établissements publics et privés confondus). Parmi eux, 19 disposent de données sur la répartition des candidats par statut d’acceptation (si le candidat a reçu au moins une offre et s'il a accepté cette offre et commencé ses études ). La proportion de demandeurs acceptés (étudiants ou non) varie considérablement d’un pays et d’une économie à l’autre, allant de seulement 34 % des demandeurs en Écosse (Royaume-Uni) à 95 % en France. Dans les trois quarts des pays et économies disposant de données, près de 60 % (ou plus) des demandeurs sont acceptés, tandis que dans le quart restant, moins de la moitié (42 % ou moins) le sont, bien que ceux qui ne sont pas acceptés puissent postuler et être acceptés les années suivantes. La ventilation par statut d’admission (étudiant ou non) n’est pas disponible en Slovénie, un pays qui compte une forte proportion de demandeurs acceptés (8 demandeurs sur 10 sont acceptés) malgré un système d’admission sélective (Graphique D6.6).
La part des étudiants admis dans les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle dépasse 75 % en Espagne, en France, en Grèce, en République slovaque et en Tchéquie. Bien que ces pays enregistrent des pourcentages tout aussi élevés de candidats admis, leurs systèmes d’admission sont très différents. La France dispose d’un système d’admission ouvert, avec une sélection limitée à certains domaines d’études ou établissements (parmi les établissements publics, qui accueillent la plupart des étudiants). La République slovaque dispose également d’un système d’admission ouvert, mais sans places limitées pour les domaines d’études ou les établissements particuliers. L’Espagne, la Grèce et la Tchéquie appliquent des systèmes d’admission sélective qui limitent le nombre de places disponibles dans les différents établissements ou domaines d’études. À l’autre extrémité de l’échelle, 35 % (ou moins) des candidats sont acceptés et étudient en Écosse (Royaume-Uni), en Finlande et en Suède, qui ont tous des systèmes d’admission sélectifs avec un nombre limité de places pour les étudiants (Graphique D6.6 et Tableau D6.4).
Graphique D6.6. Part des candidats au premier cycle de l’enseignement tertiaire qui sont acceptés (2024)
Copier le lien de Graphique D6.6. Part des candidats au premier cycle de l’enseignement tertiaire qui sont acceptés (2024)
1. Année de référence : 2023.
Voir le Tableau D6.4 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
La part des demandeurs qui sont acceptés mais ne suivent pas d’études varie de 1 % en Espagne à 27 % en Norvège. Dans la plupart des pays, les candidats acceptés sont nettement plus susceptibles d’étudier que ceux qui ne le sont pas, l’écart entre les deux groupes dépassant 15 points de pourcentage (Graphique D6.6 et Tableau D6.4).
Dans tous les pays et économies disposant de données ventilées par sexe, on dénombre plus de femmes que d’hommes parmi les demandeurs. La proportion de candidates varie de 51 % (au Luxembourg) à 71 % (en Communauté flamande de Belgique). C’est en Australie, en Communauté flamande de Belgique, en Estonie, en Lituanie et en Suède que la proportion de candidatures féminines est la plus élevée, puisqu’au moins six candidats sur dix sont des femmes. La proportion de candidats de sexe masculin et de candidats de sexe féminin est quasiment égale dans quelques pays (Finlande, France et Luxembourg). Parmi les autres, la plupart des demandeurs sont des femmes (au moins 55 %), et l’écart entre les femmes et les hommes ne dépasse pas 17 points de pourcentage (Tableau D6.4). Les femmes représentaient 56 % des nouveaux inscrits dans l’enseignement tertiaire dans les pays de l’OCDE en 2022 et constituaient la majorité des nouveaux inscrits dans tous les pays de l’OCDE (voir le chapitre B4 dans OCDE (2024[1])), la proportion de candidats acceptés et poursuivant des études est similaire pour les hommes et les femmes.
Nombre de demandes par résultat
La proportion de demandes acceptées (c’est-à-dire de demandes débouchant sur une offre de stage dans le domaine d’études choisi) varie également considérablement, allant de 8 % en Suède à environ 80 % en Slovénie. Dans un peu moins de la moitié des pays et économies disposant de données, une demande sur deux est acceptée. Les proportions les plus faibles de demandes acceptées sont observées au Chili (9 %), en Hongrie (22 %) et dans les pays nordiques, à savoir le Danemark (28 %), la Norvège (17 %) et la Suède (8 %). Dans ces trois pays nordiques, cela résulte du fait que les demandeurs ne peuvent recevoir qu’une seule offre d’admission, quel que soit le nombre de demandes. La plupart d’entre eux disposent d’un système d’admission sélective qui limite les places disponibles pour au moins certaines filières. La Norvège est le seul pays de ce groupe à avoir un système d’admission ouvert, mais il limite le nombre de places dans toutes les filières et tous les établissements d’enseignement tertiaire. À l’inverse, en Angleterre (Royaume-Uni), en Israël, au Luxembourg, en République slovaque et en Slovénie, au moins six demandes sur dix sont acceptées. Toutefois, aucune tendance n’est observée dans ces pays et économies en ce qui concerne les systèmes d’admission ou les limites de places au sein des établissements ou des domaines d’études. Néanmoins, dans certains pays, les demandeurs peuvent soumettre un grand nombre de demandes, mais ne peuvent être acceptés que pour un nombre limité de ces demandes, ce qui peut expliquer certaines des différences entre les pays (Tableau D6.4).
Dans un peu plus de la moitié des pays et économies pour lesquels on dispose de données sur la répartition des demandes par domaine d’études, c’est dans les domaines de la santé et de la protection sociale que les demandes sont les plus nombreuses. En Communauté flamande de Belgique, ce domaine (qui regroupe les demandes de médecine et de dentisterie) reçoit la quasi-totalité des demandes, soit au moins 9 demandes sur 10. Dans la majorité des pays et économies, au moins une demande sur cinq est destinée à ce domaine. Le domaine des affaires, de l'administration et du droit est le deuxième domaine d'études le plus populaire, représentant au moins une demande sur dix dans tous les pays (Tableau D6.4).
Définitions
Copier le lien de DéfinitionsLe processus de candidature désigne le processus par lequel les candidats font leur demande d’inscription dans un programme d’enseignement tertiaire en soumettant des candidatures.
Un candidat est une personne qui dépose une demande officielle d’inscription dans au moins un programme d’enseignement tertiaire de premier cycle.
Une demande est un formulaire ou un ensemble de formulaires qu’un candidat utilise pour faire une demande d’inscription dans un programme d’enseignement tertiaire spécifique.
Un examen ou test standardisé désigne un test administré et noté dans des conditions uniformes dans différents établissements afin que les scores des étudiants soient directement comparables. Dans certains cas, il fait également référence à des questions à choix multiples ou à réponse fixe, car cela facilite la notation uniforme du test. Toutefois, avec l’utilisation de référentiels et l’étalonnage des examinateurs (qui notent manuellement les réponses ouvertes), les tests normalisés peuvent aller au-delà des réponses à choix multiples et des réponses fixes.
Les examens nationaux/centraux sont des tests normalisés qui ont des conséquences officielles pour les élèves, comme leur admissibilité et accès à un niveau d’enseignement tertiaire ou l’obtention d’un diplôme officiellement reconnu. Ils évaluent une grande partie de ce que les élèves sont censés savoir ou être capables de faire dans une matière donnée. Les examens diffèrent des évaluations sur le plan de leur finalité. Les évaluations nationales sont obligatoires mais, contrairement aux examens, elles n’ont pas d’effet sur la progression ou la certification des élèves.
Les autres examens normalisés (non nationaux/centraux) sont des tests normalisés qui sont administrés et évalués dans des conditions uniformes dans différents établissements au niveau de l'État/du territoire/de la province/de la région ou au niveau local, de sorte que les scores des élèves soient directement comparables.
Les examens d’entrée sont des examens qui ne sont pas administrés par les établissements du deuxième cycle du secondaire et qui servent généralement à déterminer, ou à aider à déterminer, l’accès aux programmes de l’enseignement tertiaire. Ces examens peuvent être conçus et/ou classés au niveau institutionnel (c’est-à-dire par des établissements d’enseignement tertiaire individuels ou un consortium d’établissements d’enseignement tertiaire) ou par des entreprises privées.
Les programmes d’enseignement tertiaire de premier cycle désignent les programmes de licence ou d’enseignement tertiaire appliqué et les programmes de master de premier cycle tels que définis dans la CITE 2011.
L’admission ouverte est un système d’admission ouverte ou non sélective (par opposition à un système sélectif) dans l’enseignement tertiaire qui désigne un système dans lequel tous les candidats ayant le niveau de formation minimum requis peuvent s’inscrire au programme, sans avoir à remplir d’autres critères.
Un système sélectif pour les programmes d’enseignement tertiaire désigne un système dans lequel tous les candidats ne sont pas assurés d’avoir une place dans un programme d’enseignement tertiaire. Dans un système sélectif, les établissements d’enseignement tertiaire peuvent sélectionner les candidats en fonction d’un ensemble de critères, le nombre de places disponibles étant fixe et limité (numerus clausus).
Un établissement d’enseignement tertiaire public est un établissement considéré comme public s’il est : 1) contrôlé et géré directement par une autorité ou un organisme public d’enseignement du pays dans lequel il est situé ; ou 2) contrôlé et géré directement par un organisme public ou par un organe directeur (conseil, comité, etc.), dont la plupart des membres sont soit nommés par une autorité publique du pays dans lequel il est situé, soit élus au suffrage universel.
Un établissement d’enseignement tertiaire privé subventionné par l’État est un établissement qui reçoit au moins 50 % de son financement de base d’organismes publics ou dont le personnel enseignant est rémunéré par un organisme public, soit directement, soit par l’intermédiaire de l’État.
Un établissement d’enseignement tertiaire privé indépendant est un établissement qui reçoit moins de 50 % de son financement de base d’organismes publics et dont le personnel enseignant n’est pas rémunéré par un organisme public.
Méthodologie
Copier le lien de MéthodologieCe chapitre s'appuie sur une enquête relative aux candidatures et aux admissions dans les programmes d'enseignement tertiaire de premier cycle, qui a permis de recueillir des informations qualitatives sur les systèmes de candidature et d'admission dans ces programmes, ainsi que sur le nombre de candidats et de candidatures à ces programmes. Trente-six pays et économies membres et partenaires de l’OCDE ont contribué à cette enquête (Allemagne, Angleterre [Royaume-Uni], Australie, Autriche, Brésil, Chili, Communautés flamande et française de Belgique, Corée, Danemark, Écosse [Royaume-Uni], Espagne, Estonie, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Israël, Italie, Japon, Lituanie, Luxembourg, Mexique, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, Roumanie, Slovénie, Suède, Suisse, Tchéquie et Türkiye).
Pour plus d’informations, veuillez consulter le Guide de l'OCDE pour l'établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l'éducation (OCDE, 2018[3]) et Regards sur l’éducation : 2025 Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en.
Sources
Copier le lien de SourcesLes données présentées dans ce chapitre proviennent de l’enquête OCDE-NESLI de 2024 sur les demandes d’admission et les admissions dans l’enseignement tertiaire de premier cycle et se rapportent à l’année universitaire 2023/24 (ou l’année universitaire 2024) pour les informations qualitatives sur les systèmes d’admission et les données quantitatives sur le nombre de demandeurs et de demandes.
Références
[1] OCDE (2024), Regards sur l’éducation 2024 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/1aabb39d-fr.
[2] OCDE (2022), Regards sur l’éducation 2022 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/8b532813-fr.
[3] OCDE (2018), Guide de l’OCDE pour l’établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l’éducation 2018 : Concepts, normes, définitions et classifications, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264305380-fr.
Tableaux et notes
Copier le lien de Tableaux et notesTableaux des chapitres
Copier le lien de Tableaux des chapitres|
Tableau D6.1 |
Organisation du système d’admission et du processus de candidature aux programmes d’enseignement tertiaire de premier cycle (2024) |
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Tableau D6.2 |
Type d’examens utilisés pour déterminer l’admission dans les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (2024) |
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Tableau D6.3 |
Critères supplémentaires utilisés pour l’admission aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (2024) |
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Tableau D6.4 |
Répartition des candidats et des candidatures aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (2024) |
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WEB Tableau D6.5 |
Autorité responsable des critères d’admission et des critères minimaux d’admission aux programmes d’enseignement supérieur de premier cycle (2024) |
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WEB Tableau D6.6 |
Caractéristiques des examens permettant de déterminer l’admission dans l’enseignement supérieur du premier cycle (2024) |
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WEB Tableau D6.7 |
Mesures prises par les pouvoirs publics pour encourager/accroître la participation aux programmes d’enseignement supérieur du premier cycle (2024) |
Téléchargement de données
Copier le lien de Téléchargement de donnéesPour télécharger les données relatives aux graphiques et aux tableaux de ce chapitre, cliquez sur le lien StatLink ci-dessus.
Pour accéder à d’autres données et/ou indicateurs sur l’éducation, veuillez consulter l’Explorateur des données de l’OCDE : https://data-explorer.oecd.org/.
Date butoir de transmission des données pour la publication imprimée : 13 juin 2025. Les données mises à jour peuvent être consultées sur l’Explorateur des données.
Notes pour les tableaux
Copier le lien de Notes pour les tableauxTableau D6.1. Organisation du système d’admission et du processus de candidature aux programmes d’enseignement tertiaire de premier cycle (2024)
Remarque : les colonnes indiquant l’autorité chargée de fixer les limites (colonnes 3 et 5), les autres voies possibles (colonnes 12 à 15), les informations relatives aux établissements privés subventionnés (colonnes 16 à 30) et les informations relatives aux établissements privés indépendants (colonnes 31 à 45) sont consultables en ligne.
1. Année de référence : 2023.
Tableau D6.2. Type d’examens utilisés pour déterminer l’admission dans les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (2024)
Remarque : les colonnes indiquant si les résultats sont utilisés dans les décisions relatives aux bourses ou à l’aide financière (colonnes 5, 9, 13 et 17), les informations relatives aux établissements privés subventionnés (colonnes 18 à 34) et les informations relatives aux établissements privés indépendants (colonnes 35 à 51) sont consultables en ligne. Lorsque l’on se réfère aux résultats pris en compte dans le processus de candidature, l’expression « à la discrétion de l’établissement » signifie que ces résultats peuvent être pris en compte à la discrétion des établissement d’enseignement tertiaire. En ce qui concerne les résultats pris en compte dans le processus de sélection (pour les systèmes sélectifs), l’expression « à la discrétion de l’établissement » signifie qu’il est possible que les établissements d’enseignement tertiaire sélectifs en tiennent compte.
1. Année de référence : 2023.
2. Il existe deux « examens d’entrée dans l’enseignement tertiaire du premier cycle » différents. Pour plus d’informations, voir le Tableau D6.6.
Tableau D6.3. Critères supplémentaires utilisés pour l’admission aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (2024)
Remarque : sont consultables en ligne les colonnes contenant des informations sur d’autres critères fondés sur le mérite, d’autres caractéristiques socio-économiques des candidats, d’autres caractéristiques des candidats prises en considération pour l’admission des étudiants dans des programmes d’enseignement tertiaire de premier cycle dans des établissements publics (colonnes 7, 11 et 16), des informations relatives aux établissements privés subventionnés par l’État (colonnes 17 à 32) et des informations relatives aux établissements privés indépendants (colonnes 33 à 48) ainsi que les lignes présentant les données relatives aux diplômés de la filière professionnelle du deuxième cycle du secondaire.
1. Année de référence : 2023.
Tableau D6.4. Répartition des candidats et des candidatures aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (2024)
Remarque : les colonnes indiquant les candidats par sexe (colonnes 4 et 5) sont consultables en ligne.
1. Année de référence : 2023.
2. La répartition des demandeurs par sexe n’est pas égale à 100 %, car une petite proportion de demandeurs ne peut être classée par sexe.
3. La répartition des demandeurs par sexe comprend ceux qui ont retiré leur demande (ils sont exclus de la répartition des demandeurs en raison de leur statut d’acceptation).
4. La répartition des demandes par domaine d’études ne correspond pas à 100 %, car certaines demandes ne peuvent pas être classées par domaine d’études.
5. La répartition des demandeurs et des demandes par statut d’acceptation n’est pas égale à 100 %, car certaines demandes ou certains demandeurs ne peuvent pas être classés par statut d’acceptation.
Codes de contrôle
Copier le lien de Codes de contrôlea - catégorie sans objet ; b - rupture de série ; d - contient des données d’une autre catégorie ; m - données non disponibles ; x - incluses dans une autre catégorie ou colonne (indiquées entre parenthèses). Pour plus de précisions sur les codes de contrôle, voir le Guide du lecteur.
Pour de plus amples informations méthodologiques, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en.
Tableau D6.1. Organisation du système d’admission et du processus de demande pour les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (2024)
Copier le lien de Tableau D6.1. Organisation du système d’admission et du processus de demande pour les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (2024)
Remarque : voir la section Tableaux et notes pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.
Tableau D6.2. Type d’examens utilisés pour déterminer l’admission dans les programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (2024)
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Remarque : voir la section Tableaux et notes pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.
Tableau D6.3. Critères supplémentaires utilisés pour l’admission aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (2024)
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Remarque : voir la section Tableaux et notes pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.
Tableau D6.4. Répartition des candidats et des candidatures aux programmes d’enseignement tertiaire du premier cycle (2024)
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Remarque : voir la section Tableaux et notes pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.