22. Le standard minimum impose aux juridictions d’inclure deux éléments dans leurs conventions bilatérales : une déclaration explicite sur la volonté d’éliminer la double imposition sans créer de possibilités de non-imposition (généralement dans le préambule) ; et une des trois méthodes permettant de lutter contre le chalandage fiscal. Le standard minimum ne précise pas comment ces deux éléments doivent être mis en œuvre (via l’IM ou via des instruments bilatéraux).1
23. L’IM s’est révélé être un moyen efficace de mettre en œuvre le standard minimum. Cependant, une juridiction préférant mettre en œuvre le minimum standard au moyen d’une clause détaillée de limitation des avantages ne peut pas utiliser l’IM à cette fin. 94 juridictions ont adhéré à l’IM, 54 l’ont ratifié et, une fois pleinement en vigueur, l’IM mettra en œuvre le standard minimum dans environ 1 700 conventions bilatérales (de sorte qu’il modifiera la majorité des conventions conclues entre les membres du Cadre inclusif).
24. Les efforts consentis par la plupart des membres du Cadre inclusif pour combattre le chalandage fiscal ont commencé à porter leurs fruits en 2020 pour ceux qui ont ratifié l’IM. Le nombre de conventions conformes couvertes par l’IM a augmenté de près de 500 % depuis le dernier examen par les pairs.
25. Les juridictions qui n’ont pas signé ou ratifié l’IM n’ont guère voire nullement progressé dans la mise en oeuvre du standard minimum. Toutefois, ce rapport reconnaît que le point de départ de l’exposition d’une juridiction au chalandage fiscal peut être différent selon que ses conventions existantes ou ses dispositions législatives internes contiennent déjà des outils de lutte contre le chalandage fiscal.
26. Les sections ventilées par juridiction dans le chapitre 5 fournissent des informations complémentaires sur les progrès accomplis par les juridictions dans la mise en œuvre du standard minimum. Comme indiqué précédemment, ces informations ne donnent pas lieu à des recommandations formelles.
27. Les informations figurant dans la partie « Difficultés de mise en œuvre » dans certaines des sections ventilées par juridiction dans le chapitre 5 mettent en exergue les faits suivants :
Étant donné que les conventions notifiées aux fins de l’IM par les juridictions membres du Cadre inclusif signataires de l’IM mais qui ne l’ont pas encore ratifié ne commenceront à être conformes au standard minimum qu’après ratification de l’IM, ces juridictions sont invitées à ratifier l’IM le plus rapidement possible (section 2.1 ci-dessous) ;
Les « conventions non couvertes » par l’IM (conventions conclues entre deux signataires de l’IM dont l’un des partenaires n'a pas notifié la convention aux fins de l’IM ; et conventions conclues entre des juridictions dont une seule a signé l’IM)2 ne seront conformes qu’à condition d’être notifiées aux fins de l’IM ou uniquement si les deux parties engagent des renégociations bilatérales en vue de mettre en œuvre le standard minimum (section 2.2 ci-dessous).
Le Secrétariat de l’OCDE est disposé à s’entretenir avec toute juridiction membre du Cadre inclusif qui n’a pas signé l’IM ni déployé des mesures de lutte contre le chalandage fiscal dans ses conventions pour réfléchir aux moyens de l’aider à mettre ces conventions en conformité avec le standard minimum (section 2.3 ci-dessous).
Les juridictions qui ont adhéré à la Convention de la CARICOM sont invitées à actualiser cette convention en entamant des discussions avec l’ensemble de leurs partenaires (section 4 ci-dessous).