57. L’examen par les pairs de 2020 montre que l’IM, principal outil utilisé pour appliquer le standard minimum, commence à produire un effet important et vient désormais renforcer le réseau de conventions fiscales bilatérales des juridictions qui l’ont ratifié.
58. L’examen par les pairs de cette année révèle toutefois que le standard minimum établi au titre de l’Action 6 n’est pas appliqué de façon homogène et, en particulier, qu’il existe une nette différence, en termes de progression dans la mise en œuvre du standard minimum, entre les juridictions qui ont ratifié l’IM et celles qui ne l’ont pas ratifié.
59. Il montre surtout que les juridictions qui n’ont pas signé ou ratifié l’IM n’ont encore généralement que très peu voire nullement progressé dans l'application du standard minimum. L'examen par les pairs de 2020 met en évidence le fait que la ratification de l’IM est un outil efficace pour les juridictions souhaitant appliquer le standard minimum au moyen de la règle COP.
60. Il révèle également des lacunes dans la couverture de l’IM car certaines conventions de signataires ou de parties à l’IM ne sont ni couvertes par l’IM, ni soumises à des renégociations bilatérales. Au total, plus de 500 conventions conclues entre des juridictions membres du Cadre inclusif ne seront pas modifiées à ce stade par l’IM parce qu’un partenaire soit n’a pas notifié la convention aux fins de l’IM, soit n’a pas signé l’IM.
61. Enfin, l'examen par les pairs de 2020 recense les juridictions qui n’ont que très peu progressé, voire nullement progressé, dans la mise en œuvre du standard minimum et ce, afin que ces dernières puissent recevoir le soutien dont elles ont besoin. En règle générale, ces juridictions n’ont pas signé l’IM ou n’ont pas intégré de mesures de lutte contre le chalandage fiscal dans leurs conventions.
62. L’examen par les pairs de 2020 et les questions de mise en œuvre qui sont soulevées apportent un éclairage précieux pour le réexamen en cours de la méthodologie de l’examen par les pairs.