L’estimation du soutien aux producteurs (ESP) en Türkiye a représenté en moyenne 10.8 % des recettes agricoles brutes, un niveau légèrement inférieur à la moyenne OCDE (14.3 %), et bien en dessous de celui observé en 2000-2002 (25.5 %). Le soutien des prix du marché (SPM) reste la composante la plus importante avec 71 % de l’ESP en 2023-2025 ; il résulte de la protection aux frontières et des activités des entreprises publiques dans la commercialisation des produits de base. Les politiques de SPM génèrent des transferts des consommateurs aux producteurs par leur action sur les prix ; en 2023-2025, les prix intérieurs à la production étaient en moyenne supérieurs de 10 % aux prix de référence à la frontière.
Le soutien budgétaire est mis en œuvre dans le cadre d’un modèle de soutien pluriannuel, pleinement opérationnel pour les cultures en 2025-2027. La majeure partie de ce soutien prend la forme de paiements à la surface, de subventions à l’utilisation de semences certifiées et d’autres intrants, ainsi que de primes d’assurance et de paiements en fonction du nombre de têtes de bétail. Les agriculteurs bénéficient également de compléments de prix pour certains produits ainsi que de différents types de soutien à l’investissement.
Les dépenses consacrées aux services d’intérêt général (mesurées par l’estimation du soutien aux services d’intérêt général, ESSG) ont représenté 6 % de la valeur de la production agricole, soit environ le double de la moyenne de l’OCDE, mais moins que les 16 % de 2000-2002. Elles sont fortement concentrées sur les infrastructures d’irrigation (54 % de l’ESSG) et sur la commercialisation et la promotion (44 %, principalement sous forme de compensation des pertes d’exploitation et d’injections de capitaux dans des entreprises publiques telles que Türkşeker, ÇAYKUR, TMO et TİGEM). Les dépenses consacrées aux systèmes de connaissances et d’innovation agricoles ne représentaient qu’une faible part de l’ESSG, largement inférieure à la moyenne de l’OCDE.
L’estimation du soutien total (EST) équivalait à 1.1 % du PIB en 2023-2025, un niveau supérieur à la moyenne de l’OCDE d’environ 0.5 %, mais en baisse par rapport aux 3.9 % enregistrés en 2000-2002.