Pour libérer son potentiel de croissance, tirer pleinement parti de son dividende démographique et concrétiser les ambitions de l’Agenda 2063, l’Afrique dispose d’un levier essentiel : l’investissement. À titre d’illustration, des investissements annuels de 155 milliards de dollars dans les infrastructures d’ici 2040 pourraient accroître la croissance économique du continent de 4,5 points de pourcentage par an, et en doubler le produit intérieur brut (PIB).
Aujourd’hui, toutefois, le durcissement des conditions de financement limite la capacité des économies africaines à effectuer et encourager les investissements dont elle a besoin.
En premier lieu, la mobilisation des ressources intérieures progresse lentement : en 2023, le ratio moyen recettes fiscales / PIB en Afrique s’élevait à 16,1%, un niveau inférieur à ceux observés en Asie et dans le Pacifique (19,6%) ainsi qu’en Amérique latine et dans les Caraïbes (21,3%). Par ailleurs, l’aide publique au développement (APD) bilatérale, dont plusieurs économies restent dépendantes pour financer leurs investissements dans les secteurs sociaux et économiques, a diminué de 23,9% en 2025, et les perspectives demeurent incertaines. Les flux d’investissement directs étrangers (IDE) restent, quant à eux, très volatils : après avoir atteint un niveau record en 2024, ils se sont fortement contractés en 2025, traduisant une dépendance persistante à un nombre limité de projets de grande envergure. Enfin, la dégradation de la soutenabilité de la dette contraint plusieurs pays africains à faire des choix difficiles : en 2023, le service de la dette représentait en moyenne 10% des recette publiques, contre 4% en 2010, soit plus que les dépenses consacrées à la santé, à la protection sociale, à l’environnement et au logement.
A l’occasion de sa 25ème édition, le Forum économique international sur l’Afrique réunira des décideurs publics, des investisseurs privés, des représentant des institutions de financement du développement ainsi que des acteurs philanthropiques afin d’examiner les options de politiques publiques susceptibles:
- De garantir un meilleur accès au financement et une gestion durable de la dette pour l’Afrique dans un contexte de crises mondiales
- D’améliorer la perception des risques afin de renforcer les flux d’investissement étrangers en faveur du développement du continent.
Le Forum mettra en lumière les solutions innovantes, les partenariats et les stratégies visant à mobiliser des financements favorisant une croissance inclusive, la création d’emplois et le développement durable des économies africaines. Il permettra également d’examiner les progrès réalisés dans le cadre d’initiatives comme l’Alliance des institutions financières multilatérales africaines (AAMFI) et la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD).
Veuillez noter que tous les intervenants restent à confirmer et sont susceptibles d’être modifiés. Organisé conjointement par le Centre de développement de l’OCDE et la Commission de l’Union africaine, le Forum économique international sur l’Afrique invite les dirigeants du continent, leurs partenaires et les principales parties prenantes à réfléchir collectivement à l’avenir économique de l’Afrique.