Dans l’Union européenne (UE), le soutien aux producteurs tel que mesuré par l’estimation du soutien aux producteurs (ESP) est resté stable depuis 2010 après avoir diminué dans les années 1990 et au début des années 2000. Il a représenté 17.4 % des recettes agricoles brutes en 2023-2025, ce qui reste supérieur à la moyenne de l’OCDE.
Des mesures de protection commerciale restent en vigueur dans plusieurs secteurs – dont des licences d’importation et d’exportation, des contingents tarifaires et des clauses de sauvegarde spéciale – mais leur poids a nettement diminué au cours des vingt dernières années. En 2023-2025, le soutien des prix du marché (SPM) représentait 28 % environ du soutien aux exploitants, loin des 46 % de 2000-2002. Les producteurs de viande bovine et de viande de volaille en étaient les principaux bénéficiaires, suivis des producteurs de riz. Les prix perçus par les agriculteurs étaient supérieurs aux cours mondiaux de 6 % en moyenne en 2022‑2024, contre 22 % en 2000‑2002.
En 2023-2025, en moyenne, 37 % du soutien budgétaire était accordé au titre de la superficie ou du nombre d’animaux non courant (production facultative), et une proportion identique l’était au titre du niveau effectif des superficies cultivées ou du nombre effectif d’animaux en élevage (production requise). En outre, 21 % du soutien était lié à l’utilisation d’intrants. Près de la moitié des paiements aux exploitants étaient soumis à des contraintes obligatoires, et 23 % ont été versés au titre du respect de contraintes non obligatoires plus exigeantes, par exemple la participation volontaire à des dispositifs agroenvironnementaux ou écorégimes facultatifs.
En 2023-2025, les dépenses consacrées aux services d’intérêt général (estimation du soutien aux services d’intérêt général, ESSG) dans le secteur agricole représentaient en moyenne 12.6 % du soutien total, mais seulement 2.9 % de la valeur de la production agricole. Elles ont donc baissé par rapport à 2000-2002 et sont inférieures à la moyenne de l’OCDE. Bien que les dépenses consacrées aux systèmes de connaissances et d’innovation agricoles aient doublé, en termes absolus, ces deux dernières décennies, leur niveau est resté inchangé en proportion de la taille du secteur, avec 1.5 % environ de la valeur de la production. Si les dépenses d’infrastructure ont diminué de plus de moitié par rapport à la valeur de la production, celles consacrées à la commercialisation et à la promotion, de même que les dépenses d’inspection et de contrôle, ont augmenté.
Le soutien total au secteur a diminué en pourcentage durant les deux dernières décennies. En 2023-2025, il était estimé à 0.6 % du produit intérieur brut (PIB), contre 1 % en 2000-2002.