Le soutien total à l’agriculture (estimation du soutien total, EST) a légèrement baissé, passant de 1.7 % du produit intérieur brut (PIB) au début des années 2000 à 1.6 % en 2023-2025. Le soutien aux producteurs s’est élevé en moyenne à 18.6 % des recettes agricoles brutes (RAB) en 2023-2025, contre 8.8 % en 2000-2002.
La part des mesures pouvant créer le plus de distorsions a diminué, de 96 % en 2000-2002 à 75 % en 2023-2025. Ce soutien se compose majoritairement d’un soutien des prix du marché (ou SPM, incluant à la fois des transferts aux producteurs et d’autres aux consommateurs) et de paiements au titre de l’utilisation d’intrants variables non assortie de contraintes. Les transferts aux producteurs ont été estimés à 12 % des RAB en moyenne pour les produits de base examinés, et les transferts aux consommateurs à 3 % des RAB. Ces deux formes de SPM peuvent avoir des répercussions plus larges sur le marché d’autres produits en raison des effets de substitution et des échanges commerciaux. Les transferts à la charge des producteurs proviennent de mesures de baisse des prix (ainsi que de plafonnement pour certains produits) et de restrictions des exportations. Les mesures telles que le soutien aux exportations et à la transformation des produits génèrent des transferts aux agriculteurs. Les producteurs de tournesol, de riz, de viande porcine, d’œufs, de viande bovine et de maïs ont subi une baisse des prix ; en revanche, les producteurs de blé, d’orge, de lait et de coton ont bénéficié de transferts qui se sont avérés les plus élevés.
Le soutien au titre de l’utilisation d’intrants variables et de la formation de capital fixe représente la majorité des transferts budgétaires aux producteurs. Au total, le soutien budgétaire aux producteurs représentait environ 10 % des recettes agricoles brutes en 2023-2025.
Le soutien aux services d’intérêt général (ESSG) a représenté 3.5 % de la valeur de la production agricole en 2023-2025, contre 2 % en 2000-2002. Les dépenses consacrées aux systèmes d’inspection et de contrôle et celles destinées aux connaissances et à l’innovation agricoles ont représenté respectivement 38 % et 36 % de l’ESSG.