La part du soutien aux producteurs (estimation du soutien aux producteurs, ESP) dans les recettes agricoles brutes a atteint 12.7 % sur la période 2023-2025, soit deux points de pourcentage de moins que la moyenne des pays de lʼOCDE et en forte baisse par rapport à 2000-2002 (19 %). Sur la même période, les formes de soutien susceptibles de créer le plus de distorsions ont représenté 88 % du soutien total – deux fois plus que la moyenne OCDE – et ont contribué à des prix intérieurs dépassant de 12 % les prix mondiaux. Cette proportion peut s’expliquer par le maintien du soutien des prix intérieurs dû à l’application de mesures à la frontière (notamment des droits de douane et des exigences kasher) favorisant plusieurs types de viande et la volaille, ainsi que certains fruits et légumes.
Les transferts au titre d’un seul produit (TSP) ont représenté 86 % de l’ESP en 2023-2025. Le soutien des prix du marché est la principale composante des TSP, lesquels atteignent leur niveau le plus élevé – entre 3 % et 44 % des recettes agricoles brutes par produit – pour la volaille, les tomates, le raisin, le blé, la viande ovine, les bananes et les œufs. Les producteurs de volaille bénéficient de la plus grande part du soutien des prix du marché, soit 44 % des recettes agricoles brutes enregistrées pour ce produit sur la période 2023-2025.
Les dépenses publiques consacrées aux services d’intérêt général (ESSG) ont représenté 2.2 % de la valeur de la production agricole en 2023-2025 ; ce pourcentage, en baisse par rapport aux 3 % enregistrés sur la période 2000-2002, est en outre bien inférieur à la moyenne de l’OCDE. Les dépenses en question ont été consacrées majoritairement à l’innovation agricole et aux infrastructures hydrauliques.
Le soutien total au secteur agricole (estimation du soutien total, EST) par rapport au PIB a diminué, passant de 0.59 % en 2000-2002 à 0.29 % en 2023-2025, soit environ la moitié moins que la moyenne de l’OCDE.