Le soutien de l’Australie aux producteurs agricoles (estimation du soutien aux producteurs, ESP) compte parmi les plus faibles des pays de l’OCDE, à 1.8 % des recettes agricoles brutes pour la période 2023‑2025, en baisse par rapport aux 3.6 % observés deux décennies auparavant. Les interventions des pouvoirs publics mettent l’accent sur l’ouverture des marchés, le renforcement de la résilience et les investissements dans les services d’intérêt général, notamment la recherche-développement, les infrastructures hydrauliques et la biosécurité.
Le soutien des prix du marché (SPM) pour les producteurs a pris fin en 2000, et les prix intérieurs des principaux produits agricoles de l’Australie sont depuis alignés sur les prix mondiaux. La majeure partie du soutien apporté aux producteurs en 2023-2025 a pris la forme de programmes de stabilisation des revenus visant à remédier aux fluctuations de trésorerie, d’indemnités de secours en cas de catastrophe naturelle et d’allègements fiscaux. Des paiements sont également versés au titre de l’utilisation d’intrants, principalement sous la forme de prêts accordés à des conditions de faveur pour les investissements sur les lieux d’exploitation, y compris à la suite d’événements préjudiciables.
En 2023-2025, l’estimation du soutien aux services d’intérêt général (ESSG) s’est établie, en moyenne, à 2 % de la valeur de la production agricole, un niveau similaire à celui du début des années 2000 (1.9 %) et inférieur à la moyenne OCDE. Plus de la moitié de ce soutien a servi à la recherche-développement et à l’innovation (représentant l’équivalent de 1.3 % de la valeur de la production agricole, soit légèrement plus que la moyenne OCDE). Le reste de l’ESSG était constitué en majeure partie de dépenses publiques consacrées à la mise en place d’infrastructures (principalement hydrauliques) et à leur modernisation, ainsi qu’au renforcement de la biosécurité.
En 2023-2025, le soutien global à l’agriculture (estimation du soutien total, EST) représentait 0.1 % du produit intérieur brut (PIB), contre 0.2 % en 2000-2002, et se situait donc bien en deçà de la moyenne OCDE.