La croissance du PIB réel devrait ralentir, passant de 4.5 % en 2025 à 3.2 % en 2026, avant de rebondir à 4.3 % en 2027, sous l’effet du conflit en cours au Moyen-Orient. Les exportations de pétrole ont diminué d’environ un tiers en raison des perturbations du transport maritime dans le Golfe, mais elles ont été aidées par l’oléoduc reliant la mer Rouge. Le PIB hors pétrole devrait bien résister, porté par l’augmentation des recettes, une demande intérieure vigoureuse, elle-même stimulée par le dynamisme du marché du travail, l’augmentation du taux d’activité et la modération de l’inflation, car la hausse des prix du pétrole et des matières premières ne se répercute pas sur les prix à la pompe.
Le gouvernement a utilisé l’important déficit budgétaire pour anticiper les investissements dans les infrastructures, favorisant les projets propices à la diversification de l’économie. Il est possible de réduire la dépendance à l’égard des prestations sociales, d’accroître l’efficience de l’investissement public, notamment dans les infrastructures et le logement, et de renforcer la mobilisation des recettes intérieures. Une nouvelle augmentation du taux d’activité soutiendrait la stratégie de diversification de l’économie et renforcerait les finances publiques. La politique monétaire devrait rester cohérente avec l’indexation sur le dollar des États‑Unis.