L’économie australienne affichait une dynamique remarquable à la veille du conflit en cours au Moyen-Orient, mais elle subit à présent des difficultés qui freineront la croissance et feront monter l’inflation cette année. Selon les projections, la croissance du PIB devrait ralentir légèrement pour s’établir à 1.9 % en 2026 puis à 1.8 % en 2027. La flambée des prix de l’énergie se traduira par une inflation globale supérieure à 4 % cette année. Cependant, sa dissipation progressive devrait contribuer à ramener l’inflation à quelque 2½ pour cent en 2027. Les principaux risques tiennent à un choc d’approvisionnement énergétique plus important que prévu ou au fait que la réaction des pouvoirs publics provoque un ralentissement plus prononcé qu’escompté de la croissance de la demande.
Le resserrement de la politique monétaire, qui était déjà en cours avant le conflit, devra peut-être se poursuivre, mais il devrait être assoupli à mesure que l’inflation reculera. Des mesures budgétaires temporaires et limitées visant à atténuer les bouleversements dus au choc d’approvisionnement énergétique pourraient se justifier mais les recettes exceptionnelles découlant des prix élevés des matières premières devraient être épargnées pour l’essentiel. Dans l’optique de renforcer la sécurité énergétique et de stimuler une croissance durable, l’Australie devrait accélérer les progrès en matière d’électrification de son parc automobile et de production d’électricité à partir de sources renouvelables, en améliorant les interconnexions du réseau et en augmentant la capacité de stockage.