Population née à l’étranger – 2024 | 4.1 % de la population | Principaux pays de naissance : |
0.2 million, 50 % de femmes | Évolution depuis 2014: +30 % | Tchéquie (46 %), Royaume‑Uni (7 %), Ukraine (6 %) |
Perspectives des migrations internationales 2025
République slovaque
Copier le lien de République slovaqueEn 2024, la République slovaque a accueilli 21 000 nouveaux immigrés à long terme ou permanents (y compris les changements de statut et la libre circulation), soit une baisse de 14 % par rapport à 2023. Ce chiffre comprend 5 % d’immigrés admis au titre de la libre circulation, 77 % de migrants de travail, 16 % de membres de la famille (y compris la famille accompagnante) et 0.2 % de migrants humanitaires. Environ 2 800 permis ont été délivrés à des étudiants en mobilité internationale dans l’enseignement supérieur et 1 400 à des travailleurs migrants temporaires et saisonniers (hors migration intra-UE). En outre, 34 000 détachements intra-UE ont été enregistrés en 2023, soit une diminution de 43 % par rapport à 2022. Ces travailleurs détachés sont généralement employés sous contrat de courte durée.
L’Ukraine, la Hongrie et la Tchéquie étaient les trois principales nationalités des nouveaux arrivants en 2023. Parmi les 15 premiers pays d’origine, l’Ukraine a enregistré la plus forte augmentation (300) et la Tchéquie la plus forte diminution (‑96) des flux vers la République slovaque par rapport à l’année précédente.
En 2024, le nombre de primo-demandeurs d’asile a diminué de 63 %, pour atteindre environ 100. La majorité des demandeurs étaient originaires d’Ukraine (30), du Bélarus (15) et d’Afghanistan (15). La plus forte augmentation depuis 2023 concerne les ressortissants bélarussiens (15) et la plus forte diminution les ressortissants turcs (‑100). Sur les 120 décisions prises en 2024, 50 % étaient positives.
L’émigration des citoyens slovaques vers les pays de l’OCDE a diminué de 5 % en 2023, pour atteindre 25 000 personnes. Environ 26 % de ce groupe a émigré vers la Tchéquie, 19 % vers l’Allemagne et 17 % vers l’Autriche.
Depuis juillet 2024, plusieurs modifications ont été adoptées en matière d’immigration de travail : le salaire minimum requis a été abaissé à 1.2 fois le salaire moyen à l’échelle de l’économie slovaque pour les titulaires d’une carte bleue européenne ; il a été abaissé au niveau du salaire moyen pour les personnes ayant achevé leur cursus universitaire au cours des trois dernières années ; et la durée minimale des contrats de travail a été réduite à six mois. Il est désormais possible pour les cadres et spécialistes du secteur des technologies de l’information et des communications de remplacer un cursus d’enseignement supérieur par des documents attestant la maîtrise de compétences professionnelles de haut niveau. Les employés exerçant des professions réglementées devront quant à eux présenter un certificat de reconnaissance de leurs qualifications. Les titulaires d’une carte bleue européenne d’une durée supérieure à deux ans sont autorisés à créer une entreprise ou à rester sans emploi pendant une période de six mois. À partir de juillet 2025, les demandeurs d’un permis de séjour de longue durée seront tenus de prouver qu’ils maîtrisent la langue slovaque au niveau A2. La validité des cartes bleues européennes est passée à cinq ans (contre quatre auparavant) et les bénéficiaires sont autorisés (après deux années de résidence) à créer une entreprise ou à rester sans emploi pour une durée de six mois maximum.
La procédure d’obtention d’un permis de séjour temporaire à des fins d’emploi a été simplifiée en juillet 2024. Un employeur peut demander à pourvoir un poste vacant 20 jours ouvrables après la déclaration de vacance de poste. L’agence pour l’emploi devra ensuite se prononcer dans un délai de 15 jours ouvrables. Les candidats disposeront alors de 90 jours pour déposer une demande de titre de séjour et pourront prendre immédiatement leur poste.
Les titulaires d’un permis de séjour temporaire à des fins d’études ne pourront pas demander une modification de l’objet de leur titre de séjour auprès de la police des étrangers s’ils n’obtiennent pas leur diplôme.
Depuis juillet 2024, les titulaires d’un visa Schengen pour un emploi saisonnier et les réfugiés bénéficiaires d’une protection temporaire ont la possibilité de déposer une demande de titre de séjour auprès du Bureau de la police des étrangers. De nouvelles règles ont également été annoncées concernant les allocations versées aux personnes hébergeant des Ukrainiens qui remplissent les conditions requises pour bénéficier d’une assistance en raison de leur âge, de leur vulnérabilité ou de leurs besoins matériels. Ces règles incluent notamment des contrôles de leur vulnérabilité et la diminution de certaines allocations.
Pour réduire les formalités administratives et améliorer l’efficacité, une dématérialisation du système d’immigration a été amorcée de sorte à faciliter le dépôt en ligne des demandes de permis de séjour et de renouvellements, et autres services connexes. Les employeurs restent tenus de déclarer les postes à pourvoir et de recueillir l’accord de l’agence pour l’emploi, mais ils peuvent désormais réaliser leurs demandes de manière électronique (avec le projet de contrat) et recevoir une réponse sous 15 jours ouvrables. Une fois l’accord obtenu, le ressortissant du pays tiers dépose une demande de permis de séjour/travail temporaire, et peut commencer à travailler dès le dépôt de sa demande (dûment renseignée). La police des étrangers dispose alors de 60 jours pour rendre sa décision. Les bénéficiaires d’une protection temporaire, et notamment les ressortissants ukrainiens, recevront une carte d’identité conforme aux normes européennes à des fins de sécurité et de mobilité.
En vertu de modifications apportées au Code du travail en janvier 2025, un nouveau contrat de travail saisonnier (520 h/an maximum) bénéficiant de cotisations sociales réduites a été introduit. La définition du travail saisonnier a été élargie de manière à inclure toutes les professions du secteur de l’accueil (dont les professions de l’hôtellerie et de la restauration) et les conditions administratives ont été simplifiées. Ces évolutions facilitent l’embauche à court terme de travailleurs nationaux et étrangers dans les activités saisonnières.
Pour plus d’informations : www.minv.sk.