Population née à l’étranger – 2024 | 19.3 % de la population | Principaux pays de naissance : |
1.8 million, 55 % de femmes | Évolution depuis 2014: ‑1 % | Ex. URSS (50 %), Maroc (7 %), États-Unis (6 %) |
Perspectives des migrations internationales 2025
Israël
Copier le lien de IsraëlEn 2024, Israël a accueilli 40 000 nouveaux immigrés à long terme ou permanents (y compris les changements de statut), soit 14 % de moins qu’en 2023. Ce chiffre comprend 17 % de membres de la famille (y compris la famille accompagnante). Environ 81 000 permis ont été délivrés à des travailleurs migrants temporaires et saisonniers en 2023.
La Russie, les États-Unis et l’Ukraine étaient les trois principales nationalités des nouveaux arrivants en 2023. Parmi les 15 premiers pays d’origine, l’Azerbaïdjan a enregistré la plus forte augmentation (11) et l’Ukraine la plus forte diminution (‑12 000) des flux vers Israël par rapport à l’année précédente.
En 2024, le nombre de primo-demandeurs d’asile a diminué de 11 %, pour atteindre environ 6 100. La majorité des demandeurs étaient originaires de Russie (700), d’Inde (600) et du Malawi (500). La plus forte augmentation depuis 2023 concerne les ressortissants malawiens (500) et la plus forte diminution les ressortissants russes (‑1 200). Sur les 5 460 décisions prises en 2024, 25 étaient positives.
L’émigration des citoyens israéliens vers les pays de l’OCDE a augmenté de 9 % en 2023, pour atteindre 11 000 personnes. Environ 33 % de ce groupe a émigré vers les États-Unis, 18 % vers l’Allemagne et 9 % vers le Canada.
S’agissant de l’immigration permanente au titre de la Loi du retour, le nombre d’entrées s’est réduit progressivement en 2023 et 2024 après le pic enregistré en 2022 et causé par l’afflux de migrants russes et ukrainiens. Les Russes, qui constituaient 72 % des nouveaux immigrés en 2023, n’en ont plus représenté que 60 % en 2024, une évolution qui s’est accompagnée d’une baisse de 30 % de l’immigration globale.
En 2024, la Commission des finances a modifié les avantages en matière de fiscalité foncière offerts aux nouveaux immigrés de manière à exonérer les nouveaux acheteurs du paiement de l’impôt sur l’acquisition de biens immobiliers sur la première tranche de 1.98 million NIS de la valeur d’un logement acheté en 2024. En 2025, le budget initial du ministère de l’Aliyah et de l’Intégration a été réduit de 10 % par rapport à 2024. En mars 2024, afin d’en accroître l’absorption, l’aide locative accordée aux nouveaux immigrés a été actualisée de manière à concentrer ce soutien sur la première année suivant leur arrivée et à l’adapter à la situation des ménages. Cette réforme accroît par ailleurs l’aide offerte aux nouveaux immigrés qui s’installent dans les « zones prioritaires nationales » ou dans les zones périphériques.
Plusieurs modifications ont été apportées aux conditions dont bénéficiaient auparavant les nouveaux immigrés. À partir de 2026, les nouveaux immigrés devront déclarer à l’administration fiscale l’ensemble des revenus et du patrimoine dont ils disposent à l’échelle mondiale ; cette mesure met fin à des exemptions en place de longue date et elle est en adéquation avec les normes de l’OCDE.
En mars 2025, le gouvernement israélien a approuvé des réformes visant à accélérer le processus de délivrance aux nouveaux immigrés de licences professionnelles pour un certain nombre de professions réglementées. Ces réformes permettent d’engager le processus avant l’arrivée et d’accorder aux professionnels qualifiés des autorisations temporaires leur donnant la possibilité d’exercer plus rapidement leur métier à leur entrée dans le pays.
Pour ce qui est des travailleurs temporaires étrangers, depuis les attaques terroristes du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, les efforts ont pour une large part visé à élargir les canaux de recrutement et le nombre de travailleurs temporaires étrangers pour remplacer les travailleurs journaliers palestiniens dont l’entrée en Israël a été suspendue et pour répondre à la demande croissante de main-d’œuvre d’un certain nombre de secteurs. Les quotas ont été levés et en 2024 le gouvernement a défini un taux plafond pour les effectifs de travailleurs étrangers, qu’il a fixé à 3.3 % de l’ensemble de la population résidente – niveau bien supérieur au nombre de travailleurs étrangers présents en Israël à cette date.
Compte tenu de l’augmentation des quotas de travailleurs étrangers et de l’urgente nécessité de recruter à grande échelle dans un court laps de temps, Israël a autorisé l’embauche directe de travailleurs étrangers en Israël, parallèlement au recrutement par le biais d’accords bilatéraux de travail dans un certain nombre de secteurs, dont la construction et l’agriculture. Le programme « B2B » est soumis à quota et son application est limitée dans le temps.
Fin 2024, le nombre de travailleurs étrangers s’élevait à 156 800, en hausse de 41 % par rapport à 2023, et la majeure partie de cette progression s’est fait sentir dans la construction (51 600, + 108 %) et dans l’agriculture (33 100, + 92 %).
En 2024, Israël a mis en place à titre expérimental une autorisation électronique de voyage pour les ressortissants exemptés de visa, avant de l’imposer à partir de 2025 à tous les voyageurs exemptés de visa.
Israël maintient sa politique de non-refoulement des Ukrainiens qui ne remplissent pas les conditions requises pour bénéficier de la Loi du retour en Israël, et s’abstient en particulier de sanctionner les infractions à l’interdiction d’embaucher des Ukrainiens sans permis de travail.
Pour plus d’informations : www.gov.il/en.