Population née à l’étranger – 2024 | 2.7 % de la population | Nationalités : |
3.4 millions, 50 % de femmes | Évolution depuis 2014: +65 % | Chine (24 %), Viet Nam (17 %), Corée (12 %) |
Perspectives des migrations internationales 2025
Japon
Copier le lien de JaponEn 2024, le Japon a accueilli 177 000 nouveaux immigrés à long terme ou permanents (y compris les changements de statut), soit 8.6 % de plus qu’en 2023. Ce chiffre comprend 63 % de migrants de travail, 34 % de membres de la famille (y compris la famille accompagnante) et 1 % de migrants humanitaires. Environ 167 000 permis ont été délivrés à des étudiants en mobilité internationale dans l’enseignement supérieur, 102 000 à des travailleurs migrants temporaires et saisonniers et 165 000 à des stagiaires.
Le Viet Nam, la Chine et l’Indonésie étaient les trois principales nationalités des nouveaux arrivants en 2023. Parmi les 15 premiers pays d’origine, l’Indonésie a enregistré la plus forte augmentation (16 000) et le Népal la plus forte diminution (‑4 900) des flux vers le Japon par rapport à l’année précédente.
En 2024, le nombre de primo-demandeurs d’asile a diminué de 1.3 %, pour atteindre environ 14 000. La majorité des demandeurs étaient originaires du Sri Lanka (2 500), de Thaïlande (2 100) et de Türkiye (1 200). La plus forte augmentation depuis 2023 concerne les ressortissants thaïlandais (1 900) et la plus forte diminution les ressortissants sri-lankais (‑1 300). Sur les 15 000 décisions prises en 2024, 15 % étaient positives.
L’émigration des citoyens japonais vers les pays de l’OCDE a augmenté de 0.9 % en 2023, pour atteindre 22 000 personnes. Environ 20 % de ce groupe a émigré vers l’Allemagne, 17 % vers les États-Unis et 8 % vers les Pays-Bas.
Le Japon a promulgué en juin 2024 une nouvelle loi abolissant le Programme de formation technique (Technical Internship Training Programme – TITP), qui sera remplacé par un nouveau programme baptisé « Emploi pour le développement des compétences ». Ce nouveau programme vise à sécuriser et à développer les ressources humaines dans les domaines confrontés à des pénuries de main-d’œuvre, et il fera office de tremplin vers le système des ouvriers qualifiés spécialisés (Specific Skilled Worker – SSW). Il débutera en avril 2027.
Le champ d’application du système des SSW, qui a été mis en place en 2019, a été progressivement étendu jusqu’à couvrir au total 16 secteurs en 2024. Seuls restent à inclure le secteur du transport automobile, le ferroviaire, l’exploitation forestière et la filière bois. Le statut de SSW(i) peut être renouvelé à concurrence d’une durée totale de cinq ans, alors que celui de SSW(ii) est renouvelable indéfiniment, permet un soutien des personnes à charge, et peut à terme déboucher sur l’octroi de la résidence permanente.
En août 2024, le Japon a signé un Protocole de coopération avec la République du Tadjikistan concernant le système des SSW. La République du Tadjikistan est le 17e pays à signer un tel protocole de coopération depuis le lancement du programme en 2019.
Le Japon a donné aux personnes diplômées une nouvelle possibilité de rester au Japon pour rechercher un emploi. Dans le cadre du « projet de promotion de la recherche d’emploi pour les étudiants étrangers diplômés d’universités étrangères au sein des zones spéciales stratégiques nationales » mis en route en mars 2024, les diplômés issus d’un établissement étranger qui ont en outre obtenu un diplôme délivré par un institut de langue japonaise au Japon peuvent demander un visa pour des activités spécifiques leur permettant de rester au Japon et d’y chercher un emploi pendant une durée maximale d’un an.
En juin 2024, une réforme partielle de la loi sur le contrôle de l’immigration et la reconnaissance du statut de réfugié a établi un système de placement sous la responsabilité d’un garant des migrants visés par une procédure d’expulsion. Les migrants visés par une procédure d’expulsion étaient jusqu’alors placés en rétention. Dans le cadre de ce nouveau système, les migrants ne sont plus placés en rétention, mais placés sous la responsabilité d’un garant pendant toute la durée de la procédure.
En mai 2025, le Japon a annoncé un ensemble de mesures formant un « plan zéro immigré illégal pour la sûreté et la sécurité de la population » en vue d’accélérer les expulsions, en particulier pour les demandes infondées et abusives de reconnaissance du statut de réfugié.
En matière d’intégration, les « mesures globales pour l’acceptation des ressortissants étrangers et le vivre ensemble » adoptées en 2018 continuent d’être révisées chaque année. En 2022, le Japon a établi une « feuille de route pour la création d’une société de coexistence harmonieuse avec les ressortissants étrangers » qui montre la vision nationale d’une société de coexistence harmonieuse avec les ressortissants étrangers. En 2024, l’Agence des services d’immigration a mis en œuvre la première édition d’un programme de six mois pour former les coordinateurs du soutien aux ressortissants étrangers. Ces coordinateurs favorisent l’intégration des immigrés sous tous les aspects de la vie au Japon. Depuis 2024, le Japon a fait du mois de janvier un « mois de promotion de la vie en harmonie ». Tout au long du mois, diverses activités de sensibilisation sont menées, dont le « Festival Tous ensemble ».
Les personnes auxquelles est accordée une protection complémentaire bénéficieront des mêmes mesures de soutien que les réfugiés. Le « programme d’aide à l’installation » a débuté en avril 2024 et comprend des cours de japonais, ainsi que des conseils sur le mode de vie, entre autres mesures destinées à favoriser l’intégration.
Pour plus d’informations : www.mhlw.go.jp/english | www.isa.go.jp/en | www.moj.go.jp.