Population née à l’étranger – 2023 | 28.8 % de la population | Principaux pays de naissance : |
1.5 million, 51 % de femmes | Évolution depuis 2018: +10 % | Royaume‑Uni (17 %), Chine (11 %), Inde (10 %) |
Perspectives des migrations internationales 2025
Nouvelle‑Zélande
Copier le lien de Nouvelle‑ZélandeEn 2024, la Nouvelle‑Zélande a accueilli 53 000 nouveaux immigrés à long terme ou permanents (y compris les changements de statut), soit une baisse de 56 % par rapport à 2023. Ce chiffre comprend 6 % d’immigrés admis au titre de la libre circulation, 18 % de migrants de travail, 64 % de membres de la famille (y compris la famille accompagnante) et 11 % de migrants humanitaires. Environ 24 000 permis ont été délivrés à des étudiants en mobilité internationale dans l’enseignement supérieur et 104 600 à des travailleurs migrants temporaires et saisonniers.
L’Inde, les Philippines et la Chine étaient les trois principales nationalités des nouveaux arrivants en 2023. Parmi les 15 premiers pays d’origine, l’Inde a enregistré la plus forte augmentation (33 000) des flux vers la Nouvelle‑Zélande par rapport à l’année précédente.
En 2024, le nombre de primo-demandeurs d’asile a augmenté de 39 %, pour atteindre environ 2 400. La majorité des demandeurs étaient originaires d’Inde (1 100), de Chine (300) et du Sri Lanka (200). La plus forte augmentation depuis 2023 concerne les ressortissants indiens (400) et la plus forte diminution les ressortissants malaisiens (‑200). Sur les 1 080 décisions prises en 2024, 22 % étaient positives.
L’émigration des citoyens néo-zélandais vers les pays de l’OCDE a augmenté de 24 % en 2023, pour atteindre 18 000 personnes. Environ 75 % de ce groupe a émigré vers l’Australie, 6 % vers le Royaume‑Uni et 5 % vers les États-Unis.
En 2024‑2025, le visa de travail « employeur accrédité » (Accredited Employer Work Visa, AEWV) de Nouvelle‑Zélande a fait l’objet d’une réforme importante afin de faciliter son obtention et d’améliorer la réactivité face aux besoins du marché du travail. Les principales modifications concernent notamment la suppression du seuil du salaire médian pour l’ensemble des emplois concernés par une demande de visa AEWV ou de visa de travail à des fins spécifiques (Specific Purpose Work Visa, SPWV), mais aussi la réduction de trois à deux ans du nombre d’années d’expérience requises. Deux nouveaux visas saisonniers seront introduits en 2025 pour aider les employeurs à faire face aux pénuries de main-d’œuvre.
L’agence Immigration New Zealand (INZ) a également entamé une refonte du processus de vérification des emplois pour garantir que les travailleurs immigrés occupent un véritable poste. Cette refonte a pour objectif de simplifier les procédures pour les employeurs présentant un risque faible et de raccourcir les délais de traitement, notamment grâce à une révision de la liste de classification des professions.
De nombreuses professions de santé, notamment l’ensemble des personnels infirmiers agréés, figurent sur la « Liste verte » (Green List) et peuvent bénéficier d’une voie d’accès direct à la résidence (Straight to Residence). Cette voie d’accès est la plus attrayante du système d’immigration néozélandais. Les professionnels de santé justifiant d’une offre d’emploi en Nouvelle‑Zélande peuvent également immigrer au titre d’un visa AEWV ou du programme Work to Residence dans la catégorie des travailleurs qualifiés.
À partir de début novembre 2025, la Chine bénéficiera d’une exemption de visa de transit. Au même titre que les ressortissants des pays du Pacifique, les visiteurs de Chine titulaires d’un visa valide pour l’Australie n’auront plus besoin d’un visa néozélandais pour entrer dans le pays.
Pour mettre en adéquation les programmes d’éducation internationaux avec les besoins du marché du travail, les étudiants en mobilité internationale ayant suivi des études supérieures (niveau licence et au-delà) en Nouvelle‑Zélande pendant au moins un an peuvent demander un visa de travail post-études (Post Study Work Visa, PSWV) d’une durée maximale de trois ans, suivant le niveau du diplôme et la durée du cursus. Une autre modification permet aux étudiants ayant décroché un diplôme de master après un diplôme post-licence d’obtenir un PSWV. Les diplômés de formations de niveau inférieur en lien avec des professions figurant sur la Liste verte peuvent également bénéficier d’un PSWV.
À compter du 29 septembre 2025, les parents de ressortissants et résidents de Nouvelle‑Zélande pourront demander un visa visiteur renouvelable de cinq ans. L’octroi de ce visa sera soumis à des conditions de santé, d’assurance et de revenu, et permettra de concilier les objectifs de regroupement familial et la nécessité de protéger les services publics. Les visas existants de visiteur et de séjour pour les parents seront préservés.
Les modifications apportées au visa « investisseur actif plus » (Active Investor Plus), entrées en vigueur le 1er avril 2025, ont pour but d’attirer davantage les investissements étrangers et de simplifier les conditions pour les utilisateurs. Deux catégories d’investissement ont ainsi été introduites : la catégorie « Croissance » (Growth) (5 millions NZD minimum) et la catégorie « Équilibre » (Balanced) (10 millions NZD minimum). Cette dernière élargit le périmètre des investissements acceptables de sorte à couvrir à la fois les placements en obligations et les investissements immobiliers. Les conditions d’immigration, comme le délai d’investissement ou la durée minimale requise de séjour en Nouvelle‑Zélande, ont en outre été assouplies pour les investisseurs de la catégorie « Croissance ». Les investisseurs de la catégorie « Équilibre » qui choisissent de réaliser des placements relevant de la catégorie « Croissance » bénéficieront également d’une réduction de la durée de séjour requise en Nouvelle‑Zélande. L’obligation de maîtrise de l’anglais a en outre été supprimée pour les deux catégories d’investissement. Ces modifications favorisent une plus forte participation aux investissements en Nouvelle‑Zélande et à son écosystème d’investissement.
Les efforts d’intégration se poursuivent en 2025 sous la forme de la Stratégie d’installation et d’intégration des immigrés (Migrant Settlement and Integration Strategy), laquelle assimile une installation réussie au sentiment de bien-être, de sécurité et d’appartenance et au fait de pouvoir participer et contribuer à toutes les dimensions de la vie (sociale, économique, culturelle et civique).
Pour plus d’informations : www.immigration.govt.nz/