Population née à l’étranger – 2024 | 12.7 % de la population | Principaux pays de naissance : |
0.2 million, 59 % de femmes | Évolution depuis 2014: ‑12 % | Russie (41 %), Ukraine (22 %), Bélarus (15 %) |
Perspectives des migrations internationales 2025
Lettonie
Copier le lien de LettonieEn 2024, 5 500 nouveaux immigrés ont obtenu un permis de séjour de plus de 12 mois en Lettonie (à l’exclusion des citoyens de l’UE), soit 10.7 % de moins qu’en 2023. Ce chiffre comprend 39.4 % de migrants de travail, 12.5 % de membres de la famille (y compris la famille accompagnante), 37.9 % venus pour des raisons éducatives et 10.1 % d’autres migrants. Environ 800 permis de courte durée ont été délivrés à des étudiants en mobilité internationale et 1 400 à des travailleurs migrants temporaires et saisonniers (à l’exclusion de la migration intra-UE). Par ailleurs, 5 300 détachements intra-UE ont été enregistrés en 2023, soit une augmentation de 62 % par rapport à 2022. Ces travailleurs détachés ont généralement des contrats de courte durée.
L’Inde, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan étaient les trois principales nationalités des nouveaux arrivants en 2023. Parmi les 15 premiers pays d’origine, le Kazakhstan a enregistré la plus forte augmentation (800) et l’Ukraine la plus forte diminution (‑500) des flux vers la Lettonie par rapport à l’année précédente.
En 2024, le nombre de primo-demandeurs d’asile a diminué de 51 %, pour atteindre environ 800. La majorité des demandeurs étaient originaires du Tadjikistan (200), d’Afghanistan (200) et de l’Inde (95). La plus forte augmentation depuis 2023 concerne les ressortissants tadjiks (200) et la plus forte diminution les ressortissants syriens (‑300). Sur les 660 décisions prises en 2024, 28 % étaient positives.
L’émigration des citoyens lettons vers les pays de l’OCDE a diminué de 6 % en 2023, pour atteindre 12 000 personnes. Environ 24 % de ce groupe a émigré vers l’Allemagne, 15 % vers les Pays-Bas et 9 % vers la Suède.
En 2025, la Lettonie a continué de renforcer sa gestion des frontières et sa gouvernance de l’immigration en mettant fortement l’accent sur la sécurité nationale et le respect de la législation. En décembre 2024, le gouvernement a adopté le plan de gestion intégrée des frontières 2024‑2028, qui vise à renforcer la coordination institutionnelle, à moderniser les infrastructures de surveillance et à renforcer la coopération transfrontière avec les partenaires de l’UE. Les mesures de surveillance renforcée à la frontière avec le Bélarus ont été maintenues, le Conseil des ministres ayant prorogé le régime en vigueur pour une nouvelle période de six mois en mars 2025, face à la persistance des tentatives de franchissement irrégulier. En outre, l’accès à trois postes de contrôle – Paternieki, Terehova et Grebneva – a été limité aux seuls véhicules à moteur.
Afin d’atténuer davantage les risques pour la sécurité, la Lettonie a prolongé jusqu’à la fin de 2026 les restrictions d’entrée et de visa pour les citoyens russes et bélarusses. De nouvelles conditions d’entrée sont également prévues pour les ressortissants de pays tiers sans visa ou permis de séjour délivrés par la Lettonie. Après leur entrée en vigueur, ces personnes devront soumettre des informations détaillées sur le but de leur voyage, sa durée, leur itinéraire et leurs affiliations au moins 48 heures avant leur arrivée.
La réglementation relative aux migrations de travail a également été révisée. Les modifications apportées à la Loi sur l’immigration en juin 2024 confèrent aux autorités des pouvoirs plus larges pour restreindre la capacité des individus ou des organisations à inviter des travailleurs étrangers en cas de violation de la législation, tout en permettant au Conseil des ministres d’imposer des restrictions en matière de visas dans certains contextes géopolitiques. En outre, de nouvelles règles fixent les moyens financiers dont doivent disposer les travailleurs de pays tiers au niveau du salaire moyen dans le secteur correspondant. D’autres modifications, adoptées en décembre 2024, imposent des obligations plus strictes aux employeurs qui embauchent des ressortissants étrangers. Depuis janvier 2025, les employeurs doivent communiquer les offres d’emploi à l’Agence nationale pour l’emploi, évaluer les candidats locaux proposés par l’Agence et dûment justifier leur éventuel rejet.
Plusieurs directives de l’UE ont été transposées en droit national, dont des dispositions relatives au titre de voyage provisoire et des règlements clarifiant les droits des titulaires d’une carte bleue européenne et des membres de leur famille en matière d’accès aux services sociaux et aux prestations d’invalidité. En outre, le coût des services d’immigration à acquitter à l’administration a été majoré en novembre 2024.
La Lettonie continue d’offrir une protection temporaire aux Ukrainiens jusqu’en mars 2026, tout comme l’ensemble de l’UE. D’autres modifications adoptées en novembre 2024 prévoyaient qu’à compter du 11 décembre les permis de séjour temporaires seraient délivrés pour une durée de trois ans au lieu de deux. Ces modifications ont également allongé la durée de prestation de diverses formes d’aide. Cependant, au début de 2025, les autorités ont annoncé que plus de 18 000 résidents ukrainiens n’avaient pas renouvelé leur statut de protection temporaire et avaient donc perdu leur droit de résidence légal.
En décembre 2024, la Lettonie a adopté le Plan de développement d’une société cohésive et civiquement active 2024‑2027. Ce plan décrit les mesures d’intégration des ressortissants de pays tiers et des bénéficiaires d’une protection internationale, en mettant l’accent sur l’inclusion sociale, l’éducation civique et l’accès aux services essentiels.
Pour plus d’informations : www.pmlp.gov.lv | www.csp.gov.lv | www.emn.lv.