L’estimation du soutien aux producteurs (ESP) représentait en Afrique du Sud 3.1 % des recettes agricoles brutes en 2023-2025, contre 7.4 % en 2000-2002. Les principales composantes de l’ESP sont le soutien des prix du marché (SPM) et le soutien au titre de l’utilisation d’intrants variables non assortie de contraintes, la part des formes de soutien susceptibles de créer le plus de distorsions étant de 97 % en 2023-2025.
Les prix intérieurs de la plupart des produits sont globalement alignés sur les prix de référence à la frontière. Le sucre fait exception, principalement à cause des droits d’importation, ce qui se traduit par un soutien représentant 27 % des recettes brutes. Le lait bénéficie lui aussi d’un soutien des prix du marché. La plupart des paiements directs sont des subventions aux intrants (remboursement de la taxe sur les combustibles) ou des subventions à l’investissement pour les petites exploitations.
Le soutien aux services d’intérêt général (ESSG) a baissé par rapport à la taille du secteur. Au cours de la période 2023-2025, l’ESSG a atteint en moyenne 1 % de la valeur de la production agricole, en recul par rapport aux 3.9 % observés au début des années 2000, et moins que la moitié de la moyenne des 56 pays examinés dans ce rapport. La plupart des dépenses comptabilisées dans l’ESSG financent le système de connaissances et d’innovation agricoles, ainsi que les infrastructures, à commencer par celles qui sont liées à la réforme foncière et à l’irrigation. Le soutien apporté dans ces domaines vise à instaurer un environnement favorable à l’agriculture à petite échelle, qui est devenue une priorité suite aux réformes agraires. Les dépenses d’inspection et de contrôle constituent également un poste important et pèsent pour environ 24.5 % dans lʼESSG.
Au total, le soutien au secteur a diminué en valeur relative, passant d’une moyenne de 0.6 % du produit intérieur brut (PIB) en 2000-2002 à 0.3 % en 2023-2025, plus des trois quarts du soutien étant transférés aux producteurs à titre individuel.