Au Japon, le soutien à l’agriculture a diminué progressivement au cours des vingt dernières années. L’estimation du soutien aux producteurs (ESP) a atteint en moyenne 36 % des recettes agricoles brutes en 2023‑2025, contre environ 54 % en 2000‑2002. Malgré sa baisse, ce soutien était toujours plus de deux fois plus élevé que la moyenne de l’OCDE. Le soutien total à l’agriculture, mesuré par l’estimation du soutien total (EST), représentait 0.8 % du PIB en 2023-2025 alors que la moyenne de l’OCDE était de 0.5 %.
Le soutien des prix du marché (SPM) demeure la composante principale du soutien aux agriculteurs au Japon. Il est assuré majoritairement par des mesures de protection aux frontières, notamment des droits de douane et des contingents tarifaires. Le SPM s’est encore accru ces dernières années du fait du creusement de l’écart entre les prix intérieurs et les prix internationaux, en particulier pour le riz. En moyenne, les prix payés aux producteurs dépassaient les prix de référence internationaux de 46 % en 2023‑2025.
Les transferts budgétaires aux exploitants ont continué de prendre principalement la forme de paiements au titre de la superficie, des revenus et de la production. Compte tenu du rôle majeur du SPM, les formes de soutien susceptibles de générer le plus de distorsions – notamment les transferts au titre de la production et de l’utilisation sans contraintes d’intrants variables – représentaient 82 % du soutien total aux producteurs en 2023‑2025. Bien qu’inférieur aux 93 % de 2000‑2002, ce taux était encore nettement supérieur à la moyenne de l’OCDE.
Au Japon, l’estimation du soutien aux services d’intérêt général (ESSG) représentait 23 % du soutien total à l’agriculture en 2023-2025. Rapportée à la taille du secteur, l’ESSG équivalait à presque 12 % de la valeur de la production agricole, soit plus que la moyenne de l’OCDE mais en baisse par rapport aux niveaux observés dans les années 2000. Plus de 84 % des dépenses de l’ESSG ont été consacrées au développement et à l’entretien des infrastructures agricoles, notamment pour l’irrigation, tandis qu’environ 12 % ont été consacrés au système de connaissances et d’innovation agricoles.