Le Canada assure un soutien des prix du marché (SPM) qui porte les prix intérieurs au-dessus des cours mondiaux et donne lieu à des transferts des consommateurs aux producteurs de quelques produits de base (produits laitiers, viande bovine et volaille). Le soutien budgétaire est axé sur la gestion des risques de l’entreprise pour les autres produits. Le soutien aux exploitants agricoles est resté stable ces dix dernières années et s’est établi en moyenne à 7.6 % des recettes agricoles brutes en 2023-2025, un pourcentage qui représente moins de la moitié de celui observé en 2000-2002 et se situe en dessous de la moyenne de l’OCDE.
Le système de gestion de l’offre repose sur des contrôles à l’importation (contingents tarifaires), des quotas de production et des mécanismes de détermination des prix pour les produits laitiers, la volaille et les œufs. Dans le cas du lait, les transferts au titre d’un seul produit ont atteint, avec 22 % des recettes agricoles brutes par produit, un niveau particulièrement élevé en 2023-2025. Cependant, le SPM moyen a été plus faible qu’auparavant ces trois dernières années en raison de prix aux frontières plus élevés dans le cas des œufs, de la volaille et du lait.
Le soutien axé sur la gestion des risques de l’entreprise constitue la principale forme de soutien budgétaire aux producteurs. Ce soutien recouvre des programmes de stabilisation du revenu par des versements compensatoires les années où la marge bénéficiaire diminue, des programmes d’épargne subventionnée, des prêts à taux préférentiels et des polices d’assurance récolte. Les principales cultures et productions horticoles sont couvertes par de telles polices, certaines provinces y ajoutant une couverture d’assurance pour les animaux d’élevage.
Le Canada recourt également aux paiements fondés sur l’utilisation sans contraintes d’intrants variables, notamment les produits énergétiques. Avec le soutien des prix du marché, ces paiements, qui constituent les mesures de soutien susceptibles de créer le plus de distorsions, représentaient 42 % des transferts bruts aux producteurs en 2023-2025, soit 3.2 % des recettes agricoles brutes.
L’estimation du soutien aux services d’intérêt général (ESSG) équivalait à 2.9 % de la valeur de la production agricole en 2023-2025, en baisse par rapport aux 6.1 % enregistrés au cours de la période 2000-2002. Les dépenses consacrées aux systèmes d’inspection et de contrôle et celles destinées aux connaissances et à l’innovation agricoles ont représenté, respectivement, 45 % et 38 % environ de l’ESSG ces dernières années. L’estimation du soutien total (EST) s’élevait à 0.3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2023-2025.