La Russie, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan étaient les trois principales nationalités des nouveaux arrivants en 2023. Parmi les 15 premiers pays d’origine, le Turkménistan a enregistré la plus forte augmentation (6 700) et la Russie la plus forte diminution (‑71 000) des flux vers la Türkiye par rapport à l’année précédente.
En 2024, le nombre de primo-demandeurs d’asile a diminué de 53 %, pour atteindre environ 9 000. La majorité des demandeurs étaient originaires d’Afghanistan (5 600), d’Irak (1 900) et d’Iran (800). La plus forte augmentation depuis 2023 concerne les ressortissants ukrainiens (‑600) et la plus forte diminution les ressortissants afghans (‑7 500).
L’émigration des citoyens turcs vers les pays de l’OCDE a augmenté de 37 % en 2023, pour atteindre 158 000 personnes. Environ 57 % de ce groupe a émigré vers l’Allemagne, 7 % vers les Pays-Bas et 5 % vers le Royaume‑Uni.
En octobre 2024, la Türkiye a modifié sa législation en vue d’attirer plus facilement des travailleurs qualifiés et d’encourager l’emploi formel. Au nombre de ces modifications figurent l’instauration d’exemptions de permis de travail pour les étrangers bénéficiant d’une protection temporaire ou d’un permis de séjour humanitaire. Les titulaires d’un permis en Türkiye qui sont avisés par le ministère de l’Intérieur, les étrangers qui satisfont aux critères autorisant une durée d’exemption plus longue (jusqu’à trois ans) ainsi que les journalistes titulaires d’une carte de presse permanente pourront aussi bénéficier du régime d’exemption. Les étrangers satisfaisant aux critères définis peuvent désormais demander une exemption à tout moment lors de leur séjour régulier en Türkiye. S’ils devaient auparavant soumettre leur demande dans les 30 jours suivant leur entrée en Türkiye, ils peuvent aujourd’hui la déposer directement depuis l’étranger. En principe, les exemptions de permis de travail ne peuvent être prolongées et un étranger ne peut demander une exemption dans le même cadre, sauf si certaines conditions de durée sont remplies.
Les critères d’emploi pour les entreprises souhaitant embaucher des ressortissants étrangers ont en outre été modifiés. De nouvelles exceptions au contingent de travailleurs turcs ont été décidées. Pour les grandes entreprises (dont les ventes annuelles dépassent 50 millions TRY), le quota ne s’applique pas pour les cinq premiers employés étrangers, ni pour certains secteurs spécifiques.
Afin de garantir que seules les entreprises financièrement stables sont autorisées à embaucher des travailleurs étrangers, des critères financiers plus rigoureux sont appliqués depuis le mois de janvier 2025. Le capital minimum exigé pour pouvoir recruter des travailleurs étrangers a ainsi été porté de 100 000 TRY à 500 000 TRY. L’augmentation annuelle du salaire minimum en Türkiye (+30 %) a en partie été compensée par l’ajustement des exigences salariales relatives pour certaines professions. Le salaire minimum versé aux pilotes et aux cadres supérieurs étrangers a été abaissé, passant de 6.5 à 5 fois le salaire minimum. Dans le cas des ingénieurs et architectes étrangers, il est passé de 5 à 4 fois le salaire minimum et de 3 à 2 fois pour les travailleurs étrangers occupant des postes nécessitant des compétences spécialisées ou un savoir-faire particulier.
Depuis septembre 2024, le visa de nomade numérique est proposé aux ressortissants du Canada, des États‑Unis et de 34 pays européens. Un nouveau dispositif destiné spécifiquement aux start-ups a été lancé en Türkiye sous l’appellation « Türkiye Tech Visa ». Ce dispositif est réservé aux entrepreneurs et aux travailleurs qualifiés du secteur des technologies. Une dispense de permis de travail sera proposée à certains entrepreneurs en contrepartie de l’établissement de leur entreprise en Türkiye. Les permis de travail octroyés par la suite auront une durée de validité maximale de trois ans et donneront droit à plusieurs avantages, comme des avantages fiscaux, une aide financière, une assurance maladie et un accès facilité au regroupement familial.
En juin 2025, le ministère du Travail et de la Sécurité sociale de Türkiye a annoncé que les demandes de permis de travail des bergers/éleveurs dont il est prévu qu’ils soient employés dans des exploitations d’élevage bovin ou ovin ont commencé à être acceptées dans le cadre des critères d’évaluation des demandes de permis de travail en coopération avec le ministère de l’Agriculture et des Forêts.
Pour plus d’informations : www.csgb.gov.tr/uigm/en/ | www.turkiyetechvisa.gov.tr/ | www.goc.gov.tr.