En 2024, 1 200 nouveaux immigrés ont obtenu un permis de séjour de plus de 12 mois en Islande (à l’exclusion des citoyens de l’UE), soit 13 % de moins qu’en 2023. Ce chiffre comprend 9 % de migrants de travail, 31.1 % de membres de la famille (y compris la famille accompagnante), 2.2 % venus pour des raisons éducatives et 57.7 % d’autres migrants. Environ 700 permis de courte durée ont été délivrés à des étudiants en mobilité internationale et 400 à des travailleurs migrants temporaires et saisonniers (à l’exclusion de la migration intra-UE).
La Pologne, l’Ukraine et la Roumanie étaient les trois principales nationalités des nouveaux arrivants en 2023. Parmi les 15 premiers pays d’origine, le Vanuatu a enregistré la plus forte augmentation (300) et l’Ukraine la plus forte diminution (‑600) des flux vers l’Islande par rapport à l’année précédente.
En 2024, le nombre de primo-demandeurs d’asile a diminué de 55 %, pour atteindre environ 1 900. La majorité des demandeurs étaient originaires de l’Ukraine (1 200), du Venezuela (200) et de la Cisjordanie et de la bande de Gaza (90). La plus forte augmentation depuis 2023 concerne les ressortissants vénézuéliens (400) et la plus forte diminution les ressortissants ukrainiens (‑700). Sur les 1 620 décisions prises en 2024, 12 % étaient positives.
L’émigration des citoyens islandais vers les pays de l’OCDE a augmenté de 4 % en 2023, pour atteindre 2 300 personnes. Environ 40 % de ce groupe a émigré vers le Danemark, 20 % vers la Suède et 9 % vers la Pologne.
Au cours de l’année écoulée, l’Islande a apporté plusieurs modifications à ses politiques en matière d’immigration et d’intégration, signe de sa volonté de répondre aux besoins du marché du travail tout en apportant un soutien aux populations déplacées.
En 2024, l’Islande a continué de connaître un afflux régulier de travailleurs étrangers, en particulier dans les secteurs du tourisme, de la construction et de la santé. Pour remédier aux pénuries de main-d’œuvre, la Direction du travail a collaboré avec les employeurs pour simplifier les procédures d’embauche de ressortissants de pays non membres de l’EEE, en veillant à ce que les besoins du marché du travail soient satisfaits et en préservant des conditions de travail équitables.
Il y a quelques années, l’Islande a modifié les modalités de demande de titres de séjour et mis en place un portail en ligne pour simplifier les procédures à suivre par les demandeurs à cet effet. Cette plateforme numérique permet un traitement plus efficace des demandes, réduit les temps d’attente et améliore la communication entre les demandeurs et les services de l’immigration. Parallèlement, en juillet 2024, le Parlement islandais a adopté des modifications de la loi sur les ressortissants étrangers pour ce qui est du renouvellement des permis de séjour au titre de la protection subsidiaire. En vertu des nouvelles dispositions, ces permis ne peuvent être renouvelés que si les conditions qui ont conduit à l’octroi de la protection subsistent, ce qui met les politiques islandaises en adéquation avec les normes européennes.
En février 2025, l’Islande a prolongé jusqu’au 2 mars 2026 la protection collective temporaire qu’elle accorde aux personnes fuyant le conflit en Ukraine. Les bénéficiaires ont reçu une notification par SMS les invitant à retirer leurs nouveaux titres de séjour. Cette prolongation automatique témoigne de la volonté indéfectible de l’Islande de soutenir les personnes déplacées d’Ukraine.
Le gouvernement précédent a travaillé sur une stratégie à long terme en matière d’immigration assortie d’un plan d’action national quadriennal entré en vigueur en janvier 2025 sous réserve du vote par le Parlement. En matière d’intégration, cette stratégie avait pour objectif de favoriser une société inclusive et de promouvoir l’intégration dans toutes les dimensions de la vie nationale. Les actions spécifiques comprenaient notamment des efforts pour élargir et diversifier l’enseignement de l’islandais et simplifier l’évaluation et la reconnaissance de la formation et de l’expérience professionnelle acquises à l’étranger et les mesures visant à aligner la politique d’immigration sur les besoins du marché du travail et à attirer des travailleurs qualifiés. Cette stratégie a été définie à travers des consultations approfondies avec les parties prenantes, dont les immigrés, les organismes gouvernementaux et les organisations de la société civile. Au moment de la rédaction de la présente note, le nouveau gouvernement n’avait pas encore précisé comment les travaux sur la stratégie allaient se poursuivre. Il a toutefois annoncé qu’un nouveau plan d’action sur les questions relatives aux immigrés serait présenté au Parlement cet automne, ainsi que des modifications à la législation relative aux immigrés.
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