En 2024, le nombre de primo-demandeurs d’asile au Costa Rica a diminué de 18 %, pour atteindre environ 28 000. La majorité des demandeurs étaient originaires du Nicaragua (23 000), de Cuba (1 700) et du Venezuela (1 300). La plus forte augmentation depuis 2023 concerne les ressortissants colombiens (100) et la plus forte diminution les ressortissants nicaraguayens (‑5 000). Sur les 10 000 décisions prises en 2024, 19 % étaient positives.
L’émigration des citoyens costariciens vers les pays de l’OCDE a diminué de 15 % en 2023, pour atteindre 4 100 personnes. Environ 63 % de ce groupe a émigré vers les États-Unis, 8 % vers le Mexique et 7 % vers l’Allemagne.
Le Costa Rica continue de jouer un rôle central en tant que pays de transit et de destination des migrants, et il a connu une augmentation marquée du nombre de demandes d’asile au cours des dernières années. C’est pourquoi le gouvernement a apporté au cours de l’année écoulée une série de modifications à son système d’asile. Le Costa Rica a notamment adopté en juin 2024 le décret exécutif no 44501‑MGP, qui réforme les réglementations nationales applicables aux réfugiés. Parmi les modifications apportées par ce décret figurent la suppression du délai précédemment établi pour déposer une demande d’asile, ainsi que l’octroi aux demandeurs d’asile des mêmes droits et garanties de protection qu’aux réfugiés reconnus pendant le traitement de leur demande. En outre, depuis le 1er juillet 2024, les demandeurs d’asile sont en droit d’obtenir une pièce d’identité et un permis de travail, ce qui leur permet d’exercer un emploi formel. Ces mesures visent à garantir la protection des droits des demandeurs d’asile au Costa Rica.
Les ressortissants étrangers ont par ailleurs la possibilité de déposer une demande de séjour temporaire depuis l’étranger, sous réserve d’avoir signé une procuration spéciale autorisant un tiers à les représenter. Qui plus est, la résolution permet aux personnes ayant dépassé leur durée de séjour autorisée de présenter une demande d’immigration moyennant le paiement d’une amende. D’autres dispositions ont trait aux certificats de naissance, aux données biométriques et aux autres documents destinés à appuyer les demandes d’immigration. Ces réformes visent à moderniser le système d’immigration du Costa Rica en renforçant l’efficacité et la transparence des processus mis en œuvre.
En mars 2025, le Costa Rica a procédé à deux réformes relatives aux établissements d’enseignement supérieur. Premièrement, les nouvelles dispositions ont trait aux procédures d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur qui réunissent les conditions requises, lesquels ont la possibilité d’obtenir auprès de la Direction générale de l’immigration (Dirección General de Migración y Extranjería – DGME) le même type d’accréditation que les entreprises. Cette réforme vise à faciliter les procédures d’immigration pour les professeurs et les étudiants étrangers. En second lieu, la DGME a élargi les catégories migratoires spéciales de telle sorte qu’elles couvrent les stagiaires et les visiteurs universitaires ou culturels de courte durée, et elle a allongé les délais de traitement pour ces personnes. Ces réformes visent à renforcer la réputation de lieu d’accueil de la collaboration universitaire internationale dont jouit le Costa Rica.
En mai 2025, le Costa Rica et le Guatemala ont signé un protocole commun visant à réguler les flux migratoires de main-d’œuvre entre les deux pays, à promouvoir des pratiques de recrutement équitables et à offrir aux employeurs une sécurité juridique lorsqu’ils embauchent des travailleurs migrants. Ce protocole définit clairement les rôles et les responsabilités de chaque organisme gouvernemental – y compris les services publics de l’emploi – afin de renforcer la coordination interinstitutionnelle pour répondre efficacement aux besoins du marché du travail des deux pays.
Pour plus d’informations : www.migracion.go.cr.