Le Venezuela, les États-Unis et le Pérou étaient les trois principales nationalités des nouveaux arrivants en 2021. Parmi les 15 premiers pays d’origine, les États-Unis ont enregistré la plus forte augmentation (2 700) et le Venezuela la plus forte diminution (- 38 000) des flux vers la Colombie par rapport à l’année précédente.
En 2024, le nombre de primo-demandeurs d’asile a augmenté de 22 %, pour atteindre environ 7 100. La majorité des demandeurs étaient originaires du Venezuela (6 400), de Cuba (300) et de l’Équateur (89). La plus forte augmentation depuis 2023 concerne les ressortissants vénézuéliens (700) et la plus forte diminution les ressortissants russes (‑7). Sur les 1 590 décisions prises en 2024, 1 % étaient positives.
L’émigration des citoyens colombiens vers les pays de l’OCDE a augmenté de 3 % en 2023, pour atteindre 227 000 personnes. Environ 75 % de ce groupe a émigré vers l’Espagne, 12 % vers les États-Unis et 3 % vers l’Allemagne.
Selon l’unité administrative spéciale sur la migration (Unidad Administrativa Especial Migración Colombia – UAEMC), l’autorité chargée du contrôle des flux migratoires, 53 283 permis de séjour ont été délivrés en 2024 à des ressortissants étrangers, dont 20 % étaient originaires du Venezuela, 13 % des États-Unis, 8 % de l’Équateur, 5 % du Mexique et 5 % du Pérou. La Colombie a ainsi maintenu en 2024 le statut de protection temporaire des immigrés vénézuéliens (Estatuto Temporal de Protección para Migrantes Venezolanos – ETPV) institué en 2021 par le décret 216 afin de régulariser leur situation et faciliter ainsi leur intégration économique et sociale. Actuellement, le préenregistrement pour l’obtention de l’ETPV est exclusivement disponible pour les mineurs. En outre, en septembre 2024, le gouvernement a signé le décret 1209, en vertu duquel des permis de séjour spéciaux ont été délivrés à environ 540 000 migrants vénézuéliens en leur qualité de tuteurs de mineurs résidant dans le pays. Cette initiative visait à permettre l’intégration des adultes responsables d’environ 270 000 enfants et adolescents déjà titulaires d’un titre de protection temporaire.
En décembre 2024, le ministre des Affaires étrangères a mis en place un visa de visiteur spécial d’une durée de deux ans (Visa de Visitante Especial) destiné aux ressortissants vénézuéliens qui réunissent les conditions requises. Ce visa offre aux personnes répondant à certains critères une occasion précieuse de régulariser leur situation en Colombie et d’accéder à l’emploi, aux soins de santé et à l’éducation.
De nombreux ressortissants vénézuéliens se heurtent à des difficultés persistantes pour renouveler leur passeport, ce qui a considérablement amoindri leur capacité à voyager et à se conformer aux procédures d’immigration. C’est pourquoi le ministère colombien des Affaires étrangères a publié la résolution 2231 de 2021, qui reconnaît la validité des passeports vénézuéliens expirés – ou de ceux qui approchent de leur expiration – aux fins d’entrée, de transit, de séjour légal ou de départ du territoire colombien. Cette reconnaissance est valable pour une période de dix ans à compter de la date d’expiration du passeport ou de la prorogation estampillée sur celui-ci.
Pour pouvoir obtenir le visa de visiteur spécial, les demandeurs doivent être des ressortissants vénézuéliens sans autre nationalité et résider en Colombie au 4 décembre 2024. Ce visa autorise à travailler, ce qui permet aux détenteurs d’être engagés par n’importe quelle entreprise ou d’exercer une activité de travailleur indépendant, et il ouvre accès aux services de santé et d’éducation. Grâce à la résolution 2231 de 2021, qui reconnaît la validité des passeports vénézuéliens expirés aux fins d’immigration, ce visa a apporté une contribution essentielle aux efforts pour promouvoir l’entrée, le séjour et l’intégration dans des conditions conformes à la législation en vigueur des ressortissants vénézuéliens par des voies régulières aussi bien qu’humanitaires. En février 2025, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des migrants a effectué une visite officielle en Colombie. Cette visite était axée sur l’évaluation de la situation des droits des migrants et des demandeurs d’asile, en particulier dans les zones frontalières avec le Panama. Le Rapporteur a insisté sur la nécessité de renforcer la présence de l’État dans les zones frontalières, de créer des abris gérés par l’État et de sensibiliser aux risques liés à la traversée de la jungle du Darién.
En septembre 2024, la Colombie a lancé le programme 2024‑2025 du Forum mondial sur la migration et le développement (FMMD).
Pour plus d’informations : www.migracioncolombia.gov.co/