Dans la plupart des pays, les dépenses publiques unitaires dans la filière professionnelle du deuxième cycle du secondaire sont plus élevées que dans la filière générale, la moyenne des pays de l’OCDE s’établissant à 12 826 USD par élève dans la filière professionnelle et à 11 506 USD dans la filière générale. C’est au Danemark, en Espagne et en Islande que l’écart de dépenses entre les deux types de programmes est le plus important.
Au Chili (24 %), au Royaume-Uni (25 %) et en République de Türkiye (ci-après dénommée « Türkiye ») (33 %), soit les plus grand pourcentages au sein de pays de l’OCDE, environ un quart des dépenses consacrées au programme général du deuxième cycle du secondaire ou plus provient de sources privées, ce qui représente la plus grande part des dépenses des pays de l’OCDE. En Finlande et en Norvège, en revanche, les dépenses privées consacrées à ces programmes sont négligeables.
Dans les pays qui ont largement recours à l’apprentissage dans le deuxième cycle du secondaire, une part relativement élevée des dépenses privées reflète le rôle des entreprises dans l’offre de formation en milieu professionnel. En Allemagne, les sources privées après transferts public-privé représentent 38 % des dépenses consacrées aux programmes professionnels du deuxième cycle du secondaire. En Suisse, la part des sources privées est de 31 % pour l’ensemble des programmes du deuxième cycle du secondaire (avant et après transferts).
Chapitre C4. Comment le deuxième cycle de l’enseignement secondaire et l’enseignement post-secondaire non tertiaire sont-ils financés ?
Copier le lien de Chapitre C4. Comment le deuxième cycle de l’enseignement secondaire et l’enseignement post-secondaire non tertiaire sont-ils financés ?Faits marquants
Copier le lien de Faits marquantsContexte
Le deuxième cycle de l’enseignement secondaire est le stade auquel de nombreux pays commencent à diversifier l’offre, de sorte que les élèves peuvent choisir entre différents programmes ou être orientés vers des options spécifiques. Du fait de la diversité de l’offre, les coûts et les modalités de financement connexes varieront également non seulement entre les pays, mais aussi au sein des pays en fonction du type de programme.
La filière générale du deuxième cycle du secondaire jouent un rôle essentiel dans la préparation des jeunes à la poursuite de leurs études, souvent au niveau de l’enseignement tertiaire et, dans une moindre mesure, à l’entrée sur le marché du travail. Dans le cadre des programmes généraux, les élèves ont souvent la possibilité d’étudier des domaines spécifiques de manière plus approfondie. En outre, la plupart des pays de l’OCDE disposent d’une ou plusieurs filières professionnelles à ce niveau. Les coûts de mise en œuvre de ces programmes varieront en fonction de leur durée et de leurs modalités (des programmes entièrement scolaires aux programmes d’apprentissage dans lesquels les jeunes passent la plupart de leur temps sur le lieu de travail). Dans quelques pays de l’OCDE, il n’existe pas de filière professionnelle distincte dans le deuxième cycle du secondaire initial, ou d’une façon très restreinte (au Canada, par exemple, à l’exception de la province du Québec, des États-Unis et de la Nouvelle‑Zélande). Dans ces pays, les programmes d’enseignement post-secondaire non tertiaire et les programmes d’enseignement tertiaire de cycle court jouent un rôle essentiel dans la préparation des jeunes au marché du travail.
Ce chapitre examine les mécanismes de financement qui sous-tendent le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, en s’intéressant principalement aux différences entre les filières générale et professionnelle. Il examine également les programmes post-secondaires, mais moins en détail étant donné la taille relativement faible de ce niveau d’enseignement en moyenne dans les pays de l’OCDE.
Graphique C4.1. Dépenses publiques unitaires en équivalent temps plein dans le deuxième cycle du secondaire, par orientation de programme (2022)
Copier le lien de Graphique C4.1. Dépenses publiques unitaires en équivalent temps plein dans le deuxième cycle du secondaire, par orientation de programme (2022)En équivalents USD convertis sur la base des PPA, dépenses au titre des établissements d’enseignement
1. Sont compris dans le deuxième cycle du secondaire (professionnel) les programmes professionnels du premier cycle du secondaire.
2. L’année de référence n’est pas 2022.
Voir le Tableau C4.1 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Autres faits marquants
Le rôle des sources privées dans le financement du deuxième cycle du secondaire est très variable. Certains établissements du deuxième cycle du secondaire sont entièrement financés par l’État (comme en Finlande, en Norvège, en Roumanie et en Suède). En revanche, dans dix pays, les sources privées représentent au moins 15 % des dépenses au titre des établissements du deuxième cycle du secondaire.
Les pays de l’OCDE consacrent l’équivalent de 24 % du PIB par habitant à chaque élève du deuxième cycle du secondaire. Les dépenses par élève du deuxième cycle du secondaire dépassent 30 % du PIB par habitant en Allemagne, en Corée, en France et au Portugal.
En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les pouvoirs publics allouent une part du PIB similaire aux programmes d’enseignement général du deuxième cycle du secondaire et aux programmes d’enseignement professionnel (0.4 % chacun).
Les différences d’investissement dans l’enseignement professionnel du deuxième cycle du secondaire et dans l’enseignement post-secondaire non tertiaire reflètent les différences dans la façon dont les pays utilisent ces programmes pour préparer les jeunes à entrer sur le marché du travail. Par exemple, certains pays ont des investissements publics relativement élevés dans les programmes d’enseignement post‑secondaire non tertiaire (par exemple 0.19 % du PIB en Nouvelle-Zélande, 0.07 % en Australie et en Lituanie), tandis que certains pays de l’OCDE n’offrent pas de programmes à ce niveau.
Analyse
Copier le lien de AnalyseLe Graphique C4.1 montre les dépenses publiques unitaires du deuxième cycle du secondaire pour les programmes généraux et professionnels, ainsi que pour les deux combinés. Il fournit des données sur les dépenses après transferts public-privé, ce qui signifie que les dépenses telles que les subventions publiques aux entreprises pour fournir des apprentissages seraient comptabilisées dans les dépenses privées (voir ci-dessous). En moyenne, les pays de l’OCDE dépensent environ 13 000 USD par élève à ce niveau, mais la fourchette est large : de près de 30 000 USD au Luxembourg à un peu plus de 3 000 USD au Mexique et en Türkiye.
Dans la plupart des pays, les dépenses publiques unitaires de la filière professionnelle sont supérieures à celles de la filière générale. C’est en Autriche, au Danemark, en Espagne et en Islande que l’écart est le plus marqué. Divers facteurs peuvent expliquer la hausse des coûts de la filière professionnelle. Certains programmes d’enseignement professionnel exigent des établissements qu’ils achètent des équipements techniques et les actualisent, ce qui peut être coûteux, en particulier dans les domaines qui font largement appel aux technologies de pointe. Cela entraîne des coûts supplémentaires, en particulier dans les programmes où la majeure partie de la formation pratique est dispensée dans le cadre d’ateliers scolaires. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, moins de la moitié des élèves du deuxième cycle de l’enseignement et de la formation professionnels (EFP) du secondaire sont inscrits dans des programmes où 10 % ou plus du temps est consacré à l’apprentissage en milieu professionnel, mais cette proportion varie d’un pays à l’autre ; par exemple, alors que tous les élèves de l’EFP au Danemark suivent des programmes associant formation en milieu scolaire et en milieu professionnel, seule la moitié le fait en Autriche. Toutefois, la localisation de la formation pratique n’est pas le seul facteur à l’origine des coûts plus élevés des programmes d’enseignement professionnel ; un autre facteur est que certains cours nécessitent des classes de taille plus réduite : la formation pratique dans un atelier d’école pour des électriciens potentiels nécessite des groupes plus restreints qu’un cours de biologie axé sur la théorie. La répartition des effectifs par domaine d’étude influe également sur les coûts moyens dans les différents pays. Dans les pays où l’offre d’EFP comprend une part plus importante d’inscriptions dans des domaines comme la construction et l’industrie manufacturière, les coûts de l’EFP seront plus élevés que dans les pays où les programmes d’EFP sont plus fortement orientés vers les secteurs de services.
Sources privées dans les programmes d’enseignement secondaire général et professionnel du deuxième cycle
Les programmes d’enseignement peuvent être financés par différentes parties prenantes, en plus des pouvoirs publics. Par exemple, les familles peuvent payer des frais de scolarité, tandis que les fondations peuvent financer les écoles. Dans le cas des programmes de formation professionnelle en particulier, les entreprises peuvent jouer un rôle important. Lorsqu’ils proposent un apprentissage en milieu professionnel dans le cadre d’un programme d’enseignement formel (par exemple, des apprentissages ou des stages pour les élèves de l’EFP), ils contribuent au coût du deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Le Graphique C4.2 montre la part des dépenses privées au titre des établissements du deuxième cycle du secondaire, à savoir les dépenses des ménages et d’autres entités privées, qui englobe les entreprises et les organisations à but non lucratif telles que les fondations. Une réserve à propos des données sur les programmes d’enseignement professionnel : de nombreux pays manquent de données sur les dépenses des entreprises dans le contexte de l’apprentissage et d’autres programmes associant formation scolaire et formation en milieu professionnel. Dans ce cas, les dépenses privées seront sous-estimées.
Une distinction importante doit être faite entre le financement initial (dépenses avant transferts du secteur public au secteur privé) et le financement final (après transferts). Par exemple, plusieurs pays accordent une subvention publique aux entreprises qui proposent des formations en apprentissage. Le montant de la subvention sera inclus dans les dépenses publiques dans le cas des dépenses avant transferts public-privé, mais inclus dans les dépenses privées après transferts public-privé. Les données sur les dépenses avant transferts public-privé indiquent d’où proviennent les financements, tandis que les données après transferts public-privé montrent quelle partie prenante effectue en définitive les dépenses.
Le Tableau C4.1 montre la répartition des dépenses consacrées au deuxième cycle du secondaire avant et après les transferts public-privé, tandis que le Graphique C4.2 est calculé sur la base des données relatives aux dépenses initiales, avant transferts. C’est pourquoi la Norvège, qui dispose d’un système d’apprentissage solide, déclare toutes ses dépenses publiques. En Norvège, l’apprentissage est la principale forme d’enseignement professionnel du deuxième cycle du secondaire, les élèves passant deux ans à l’école et deux ans dans une entreprise. Les entreprises qui accueillent des apprentis reçoivent une subvention équivalente au coût d’une année de formation en milieu scolaire, conçue pour compenser les coûts supportés par les entreprises.
Le rôle des sources privées dans le financement du deuxième cycle du secondaire varie considérablement d’un pays à l’autre. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 11 % des dépenses initiales au titre des établissements du deuxième cycle du secondaire proviennent de sources privées. Dans les pays nordiques et en Roumanie, les programmes du deuxième cycle du secondaire sont presque entièrement financés par l’État, tandis que dans dix pays, les sources privées représentent au moins 15 % des dépenses au titre des établissements du deuxième cycle du secondaire. Pour les programmes d’enseignement général, environ un quart ou plus des dépenses proviennent de sources privées au Chili (24 %), au Royaume-Uni (25 %) et en Türkiye (33 %). Les cotisations des ménages (qui incluent les frais d’inscription) sont le principal facteur à l’origine d’une part importante des dépenses privées au titre des programmes généraux (Graphique C4.2 et Tableau C4.2).
Dans certains pays, le niveau relativement élevé des dépenses initiales privées reflète le rôle des entreprises dans l’offre de formations en apprentissage et d’autres formes d’apprentissage en milieu professionnel dans le cadre de programmes associant formation scolaire et formation en milieu professionnel. Par exemple, en Suisse (qui ne dispose pas de données ventilées par orientation des programmes), la part provenant de sources privées est de 31 %. En Suisse, près des deux tiers des élèves du deuxième cycle du secondaire sont inscrits dans la filière professionnelle et cette filière est principalement dispensée dans le cadre d’apprentissages où les apprentis passent quatre jours par semaine dans une entreprise (OCDE, 2023[1]). En Allemagne, où l’apprentissage est la forme prédominante d’EFP dans le deuxième cycle du secondaire, les sources privées après transferts public-privé représentent 38 % des dépenses consacrées aux programmes d’enseignement professionnel du deuxième cycle du secondaire (l’Allemagne manque de données sur les dépenses avant transferts public-privé). En France, où l’apprentissage et les stages sont couramment utilisés dans la filière professionnelle, 26 % des dépenses initiales au titre de la filière professionnelle proviennent de sources privées, et 28 % des dépenses finales après transferts public-privé (Tableau C4.2).
Graphique C4.2. Part des dépenses au titre des établissements du deuxième cycle du secondaire provenant des ménages et d’autres entités privées, par orientation des programmes (2022)
Copier le lien de Graphique C4.2. Part des dépenses au titre des établissements du deuxième cycle du secondaire provenant des ménages et d’autres entités privées, par orientation des programmes (2022)En pourcentage, dépenses au titre des établissements d’enseignement, financement initial (avant transferts public-privé)
1. L’année de référence n’est pas 2022.
Voir le Tableau C4.2 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Dépenses en pourcentage du PIB par habitant
Les dépenses par élève en pourcentage du PIB par habitant correspondent à l’investissement par rapport aux ressources d’un pays. Le Tableau C4.3 (disponible en ligne) présente des données pour différentes orientations des programmes et par type d’institution. Les dépenses unitaires du deuxième cycle du secondaire représentent au moins 30 % du PIB par habitant en Allemagne, en Corée, en France et au Portugal. En moyenne, les pays de l’OCDE dépensent l’équivalent de 22 % du PIB par habitant pour un élève du deuxième cycle du secondaire en filière générale et 25 % du PIB par habitant pour un élève du deuxième cycle du secondaire en filière professionnelle.
En général, dans les pays de l’OCDE, les établissements privés reçoivent davantage de financement par élève que les établissements publics en moyenne (24 % du PIB par habitant, contre 21 %). L’écart est relativement important dans certains pays, dont le Danemark (46 % contre 11 %) et la Türkiye (25 % contre 6 %). En revanche, aux Pays‑Bas, où les établissements privés sont presque tous subventionnés et financés de la même manière que les établissements publics, il n’y a pas de différence de dépenses par étudiant entre les établissements publics et privés. En ce qui concerne les programmes d’enseignement professionnel du deuxième cycle du secondaire, les pays de l’OCDE affichent des dépenses par élève similaires en pourcentage du PIB par habitant pour tous les types d’établissements, mais légèrement plus élevées dans les établissements publics (27 % du PIB par habitant en moyenne, contre 25 %). Dans certains pays, toutefois, il existe une grande différence entre les établissements publics et privés (filières générale et professionnelle confondues). Par exemple, en Türkiye, les dépenses consacrées aux établissements publics représentent 9 % du PIB par habitant et par étudiant, contre 23 % pour les établissements privés, tandis qu’en Israël, les chiffres sont de 14 % du PIB par habitant pour les établissements publics et de 71 % pour les établissements privés (Tableau C4.3, disponible en ligne).
Dépenses publiques en pourcentage du PIB
Le Graphique C4.3 compare les pays sur la base des dépenses publiques consacrées aux établissements d’enseignement professionnel et général en pourcentage du PIB. Cet indicateur montre l’investissement public des pays dans différents types d’enseignement du deuxième cycle du secondaire par rapport à la taille de leur économie. Le fait de mettre l’accent sur les dépenses publiques (plutôt que sur les dépenses totales, qui incluent les financements de sources privées) met l’accent sur l’investissement public et évite les problèmes de comparabilité qui peuvent résulter du fait que certains pays ne peuvent pas ou ne peuvent que partiellement déclarer les dépenses des entreprises au titre des programmes professionnels.
En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les pouvoirs publics consacrent une part du PIB similaire aux programmes généraux du deuxième cycle du secondaire et aux programmes professionnels, soit environ 0.4 % chacun (Graphique C4.3). Huit pays – dont la Belgique, la Finlande et la Norvège – consacrent plus de 0.5 % de leur PIB aux programmes d’enseignement professionnel du deuxième cycle du secondaire. Dans ces pays, le secteur professionnel du deuxième cycle de l’enseignement secondaire est relativement important et essentiellement financé par des fonds publics. Les pays dotés de systèmes professionnels de ce niveau sont généralement ceux où les dépenses publiques consacrées aux programmes d’enseignement général du deuxième cycle du secondaire sont les plus faibles par rapport au PIB. Par exemple, aux États-Unis, il n’existe pas de filière professionnelle distincte au niveau du deuxième cycle du secondaire, et l’équivalent de 0.85 % du PIB est consacré aux programmes généraux.
Ces résultats sont déterminés par une combinaison de dépenses unitaires dans chaque type de programme (Graphique C4.1) et le nombre total d’inscrits dans chaque programme. Par exemple, en France et au Royaume-Uni, les dépenses unitaires sont similaires dans le deuxième cycle du secondaire de la filière générale et dans l’enseignement professionnel. Dans les deux pays, les dépenses publiques en pourcentage du PIB sont plus élevées pour les programmes généraux que pour les programmes professionnels (Tableau C4.4, disponible en ligne), car les inscriptions dans l’enseignement général sont plus nombreuses que dans les programmes professionnels.
Graphique C4.3. Dépenses publiques consacrées au deuxième cycle du secondaire général et professionnel en pourcentage du PIB (2022)
Copier le lien de Graphique C4.3. Dépenses publiques consacrées au deuxième cycle du secondaire général et professionnel en pourcentage du PIB (2022)En pourcentage, dépenses au titre des établissements d’enseignement
1. Sont inclus dans le deuxième cycle du secondaire (professionnel) les programmes professionnels du premier cycle du secondaire.
Voir le Tableau C4.4, disponible en ligne, pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
L’enseignement post-secondaire non tertiaire (non inclus dans le Graphique C4.3) joue un rôle différent dans les pays de l’OCDE et reçoit des pondérations variables au sein des systèmes éducatifs nationaux. Il s’agit principalement de programmes de formation professionnelle. Elles sont généralement relativement importantes, comme l’indiquent les dépenses en pourcentage du PIB, dans les pays où la formation professionnelle intervient en grande partie après la fin de la scolarité initiale. En Nouvelle-Zélande, par exemple, les dépenses publiques consacrées aux programmes post-secondaires non tertiaires équivalent à 0.19 % du PIB, soit plus que le montant consacré aux programmes de formation professionnelle du deuxième cycle du secondaire (0.17 % du PIB), qui bénéficient également dans une large mesure aux apprenants adultes. Les dépenses publiques de l’Australie représentent l’équivalent de 0.07 % de son PIB pour les programmes post-secondaires non tertiaires, contre 0.15 % de son PIB pour les programmes professionnels du deuxième cycle du secondaire. L’Irlande dispose d’une formation professionnelle limitée dans le deuxième cycle du secondaire, et les dépenses publiques consacrées aux programmes post-secondaires non tertiaires représentent l’équivalent de 0.07 % du PIB (Tableau C4.4, disponible en ligne).
Le rôle des différents niveaux d’administration
Le rôle joué par les différents niveaux d’administration dans le financement du deuxième cycle de l’enseignement secondaire varie considérablement d’un pays à l’autre, des dispositifs de financement entièrement centralisés aux systèmes dans lesquels les administrations régionales ou locales sont les seules sources de financement public des établissements scolaires. En outre, les pays peuvent également transférer des fonds entre niveaux d’administration pour les dépenses consacrées aux établissements scolaires, certains faisant largement appel aux transferts, généralement de l’échelon central vers l’échelon régional ou local.
Le Tableau C4.5 (disponible en ligne) montre comment les dépenses consacrées au deuxième cycle du secondaire sont réparties entre les différents niveaux d’administration, avant les transferts intergouvernementaux (financement initial) et après (financement final). En moyenne, les deux tiers environ des dépenses publiques proviennent initialement de l’administration centrale, mais seuls 55 % sont des dépenses directes : les transferts aux administrations régionales et locales représentent le reste. Cela reflète une tendance plus générale dans les pays de l’OCDE : les dépenses publiques (représentées ici par les dépenses après transferts intergouvernementaux) ont tendance à être plus décentralisées que les recettes, et cela vaut pour différents secteurs, pas seulement l’éducation (OCDE, 2021[2]).
Au Costa Rica, en Grèce, en Islande, au Luxembourg et en Nouvelle-Zélande, le financement du deuxième du secondaire est entièrement centralisé, l’administration centrale étant la seule source de financement public. Le financement est également fortement centralisé au Danemark, en Hongrie, en République slovaque et en Türkiye, plus de 95 % des dépenses publiques étant dépensées directement par l’administration centrale. À l’autre bout du spectre, les données montrent le rôle clé joué par les communautés autonomes en Espagne, où plus de 80 % des dépenses publiques proviennent des administrations régionales et sont gérées par elles. En Suisse, les cantons jouent un rôle majeur dans le financement du deuxième cycle du secondaire, 94 % des fonds étant dépensés par les administrations régionales (Tableau C4.5, disponible en ligne). Bien qu’ils ne soient pas mesurés ici, les rôles et les pouvoirs décisionnels des autorités régionales et locales varient considérablement d’un pays à l’autre. Par exemple, les autorités infranationales peuvent avoir des responsabilités différentes en fonction du type de dépenses (par exemple, dépenses en capital ou dépenses courantes) ou du niveau d’enseignement en question (OCDE, 2017[3]).
Dans certains pays, l’administration centrale joue un rôle plus important dans le financement de la filière professionnelle du deuxième cycle du secondaire que dans celui de la filière générale. Par exemple, en Lettonie et en Lituanie, l’administration centrale est responsable de moins de 15 % des dépenses consacrées aux programmes d’enseignement général du deuxième cycle du secondaire, mais elle représente plus de 95 % des dépenses consacrées aux programmes d’enseignement professionnel (après transferts intergouvernementaux). De même, en Estonie, la part des dépenses de l’administration centrale après transferts est beaucoup plus faible pour les programmes généraux (23 %) que pour les programmes professionnels (87 %). En Allemagne, les administrations régionales (Bundesländer) sont les principaux bailleurs de fonds des programmes généraux du deuxième cycle du secondaire, l’administration centrale n’étant responsable que de 2 % des dépenses avant transferts intergouvernementaux et de 1 % des dépenses après. Toutefois, dans le cas des programmes de formation professionnelle, environ 30 % des dépenses publiques relèvent de l’administration centrale. Dans certains pays, cela s’explique par le fait que la participation de l’administration centrale vise à assurer la portabilité des compétences professionnelles au sein du pays. En Allemagne, par exemple, l’enseignement primaire et le premier cycle du secondaire relèvent de la compétence des Länder, tandis que le volet professionnel des programmes du deuxième cycle du secondaire relève de l’administration centrale. De même, en Suisse, les cantons sont les seuls bailleurs de fonds des programmes généraux du deuxième cycle du secondaire, tandis que l’administration centrale représente 21 % des dépenses (avant transferts) consacrées à l’enseignement professionnel du deuxième cycle du secondaire (Tableau C4.5, disponible en ligne).
En Australie, en Autriche et en République slovaque, on observe la tendance inverse dans les programmes du deuxième cycle du secondaire, bien que les différences entre les deux orientations soient moins marquées. En Australie, par exemple, après les transferts intergouvernementaux, l’administration centrale est responsable de 29 % des dépenses consacrées aux programmes généraux, mais seulement de 14 % de celles consacrées aux programmes professionnels. En Autriche, si l’administration centrale est le principal bailleur de fonds pour les deux orientations, elle représente 86 % des dépenses consacrées aux programmes généraux, mais seulement 65 % des dépenses consacrées aux programmes professionnels, dans lesquels les administrations régionales jouent un rôle plus important. En République slovaque, la plupart des dépenses du deuxième cycle du secondaire se font au niveau local, et d’autant plus pour le financement des programmes professionnels, dont 77 % des dépenses proviennent des collectivités locales, contre 59 % pour les programmes généraux (Tableau C4.5, disponible en ligne)
Définitions
Copier le lien de DéfinitionsVoir le chapitre C1 pour les définitions des dépenses publiques directes au titre des établissements d’enseignement et des dépenses privées directes au titre des établissements d’enseignement.
Voir le chapitre C2 pour la définition des établissements d’enseignement publics et privés.
Méthodologie
Copier le lien de MéthodologiePour un aperçu de la méthodologie, voir le chapitre C1. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le Guide de l’OCDE pour l’établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l’éducation (OCDE, 2018[4]). Voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques pour les notes par pays (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Source
Copier le lien de SourceVoir le chapitre C1 pour les sources de données utilisées dans ce chapitre. Pour plus de précisions, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en.
Références
[1] OCDE (2023), Regards sur l’éducation 2023 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/ffc3e63b-fr.
[2] OCDE (2021), Fiscal Federalism 2022: Making Decentralisation Work, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/201c75b6-en.
[4] OCDE (2018), Guide de l’OCDE pour l’établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l’éducation 2018 : Concepts, normes, définitions et classifications, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264305380-fr.
[3] OCDE (2017), The Funding of School Education: Connecting Resources and Learning, OECD Reviews of School Resources, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264276147-en.
Tableaux et notes
Copier le lien de Tableaux et notesTableaux des chapitres
Copier le lien de Tableaux des chapitres|
Tableau C4.1 |
Dépenses unitaires au titre du deuxième cycle du secondaire et des établissements d’enseignement post-secondaire non tertiaire (2022) |
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Tableau C4.2 |
Répartition des dépenses au titre des établissements d’enseignement secondaire du deuxième cycle, par source de financement, avant et après transferts (2022) |
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WEB Tableau C4.3 |
Dépenses par élève au titre des établissements d’enseignement secondaire supérieur et post-secondaire non supérieur, en pourcentage du PIB par habitant (2022) |
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WEB Tableau C4.4 |
Dépenses au titre des établissements d’enseignement secondaire supérieur et post-secondaire non supérieur en pourcentage du PIB (2022) |
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WEB Tableau C4.5 |
Répartition des fonds de l’administration centrale, des administrations régionales et des collectivités locales consacrés au deuxième cycle du secondaire, avant et après transferts entre niveaux d’administration (2022) |
Téléchargement de données
Copier le lien de Téléchargement de donnéesPour télécharger les données relatives aux graphiques et aux tableaux de ce chapitre, cliquez sur le lien StatLink ci-dessus.
Pour accéder à d’autres données et/ou indicateurs sur l’éducation, veuillez consulter l’Explorateur des données de l’OCDE : https://data-explorer.oecd.org/.
Date butoir de transmission des données pour la publication imprimée : 13 juin 2025. Les données mises à jour peuvent être consultées sur l’Explorateur des données.
Notes pour les tableaux
Copier le lien de Notes pour les tableauxTableau C4.1. Dépenses unitaires au titre du deuxième cycle du secondaire et des établissements d’enseignement post-secondaire non tertiaire (2022)
Remarque : des colonnes présentant des données sur l’enseignement post-secondaire non tertiaire ainsi que sur les programmes d’enseignement général et professionnel du deuxième cycle du secondaire par type d’établissement sont disponibles pour consultation en ligne.
1. Est inclus dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire l’enseignement post-secondaire non tertiaire.
2. Sont inclus dans les dépenses publiques au titre des établissements d’enseignement les transferts et les paiements au secteur privé non éducatif.
3. Sont inclues dans les dépenses totales au titre des établissements d’enseignement les dépenses des ménages en dehors des établissements d’enseignement.
4. Sont compris dans le deuxième cycle du secondaire (filière professionnelle) les programmes professionnels du premier cycle du secondaire.
5. Est inclus dans le deuxième cycle du secondaire le premier cycle du secondaire.
6. Les établissements privés sont principalement des établissements privés subventionnés par l’État qui reçoivent leur financement principalement de l’État.
7. Est compris dans la filière professionnelle du deuxième cycle du secondaire l’enseignement professionnel post-secondaire non tertiaire.
8. Année de référence : 2021.
Tableau C4.2. Répartition des dépenses au titre des établissements d’enseignement secondaire du deuxième cycle, par source de financement, avant et après transferts (2022)
Remarque : les colonnes contenant des données sur l’ensemble des élèves du deuxième cycle du secondaire (filières générale et professionnelle) peuvent être consultées en ligne.
1. Est inclus dans le deuxième cycle du secondaire l’enseignement post-secondaire non tertiaire.
2. Sont incluses dans les dépenses totales au titre des établissements d’enseignement les dépenses des ménages en dehors des établissements d’enseignement.
3. Sont compris dans le deuxième cycle du secondaire (filière professionnelle) les programmes professionnels du premier cycle du secondaire.
4. Est inclus dans le deuxième cycle du secondaire le premier cycle du secondaire.
5. Est compris dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire professionnel l’enseignement professionnel post-secondaire non tertiaire.
6. Année de référence : 2021.
Codes de contrôle
Copier le lien de Codes de contrôlea - catégorie sans objet ; b - rupture de série ; d - contient des données d’une autre catégorie ; m - données non disponibles ; x - incluses dans une autre catégorie ou colonne (indiquées entre parenthèses). Pour plus de précisions sur les codes de contrôle, voir le Guide du lecteur.
Pour de plus amples informations méthodologiques, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques
Tableau C4.1. Dépenses unitaires au titre du deuxième cycle du secondaire et des établissements d’enseignement post-secondaire non tertiaire (2022)
Copier le lien de Tableau C4.1. Dépenses unitaires au titre du deuxième cycle du secondaire et des établissements d’enseignement post-secondaire non tertiaire (2022)En équivalents USD convertis à l’aide des PPA pour le PIB, dépenses directes au sein des établissements d’enseignement, par orientation de programme et type d’établissement
Remarque : voir la section Tableaux et notes pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.
Tableau C4.2. Répartition des dépenses au titre des établissements d’enseignement secondaire du deuxième cycle, par source de financement, avant et après transferts (2022)
Copier le lien de Tableau C4.2. Répartition des dépenses au titre des établissements d’enseignement secondaire du deuxième cycle, par source de financement, avant et après transferts (2022)En pourcentage, dépenses directes au sein des établissements d’enseignement, par orientation des programmes
Remarque : voir la section pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.