Les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire (25-64 ans) font état d’une meilleure perception de leur santé que ceux dont le niveau de formation est plus faible. En moyenne, 51 % des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire jugent leur état de santé très bon ou excellent, contre seulement 26 % des adultes non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire.
La prévalence du tabagisme varie considérablement selon le pays, le niveau de formation et l’âge. Les individus peu qualifiés ont tendance à fumer plus souvent que leurs homologues diplômés de l’enseignement tertiaire, ce qui témoigne de disparités socio-économiques persistantes en matière de comportements liés à la santé. En moyenne, environ 11 % des adultes diplômés du tertiaire fument chaque jour, contre environ 38 % des adultes non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire.
En règle générale, les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire sont plus susceptibles de déclarer profiter de la vie, mais la différence entre eux et les adultes diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire est très faible. Il est plus important chez les adultes ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire et ceux qui sont diplômés de l’enseignement tertiaire : 61 % des adultes ayant un niveau d’études inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire déclarent profiter de la vie la plupart du temps, contre environ 74 % des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire.
Chapitre A6. En quoi les retombées sociales sont-elles liées à l’éducation ?
Copier le lien de Chapitre A6. En quoi les retombées sociales sont-elles liées à l’éducation ?Faits marquants
Copier le lien de Faits marquantsContexte
La santé n’est pas seulement un moyen de participation économique, mais aussi une pierre angulaire du bien-être humain. Une bonne santé permet aux individus de s’épanouir, de poursuivre leurs objectifs personnels, et de s’engager pleinement auprès de leur famille et de leur communauté, favorisant ainsi la résilience psychologique et l’inclusion sociale (Arslan, 2021[1]). Les élèves en bonne santé physique et mentale sont plus investis dans leur éducation et plus susceptibles de la poursuivre, ce qui sous-tend le développement de leurs compétences et leur employabilité à long terme (Kharroubi et al., 2024[2]). L’intégration d’indicateurs de la santé dans les indicateurs internationaux de l’éducation fournit un cadre plus complet pour suivre les environnements d’apprentissage et cibler les interventions qui font le lien entre la formation et les résultats sur le marché du travail.
À l’issue de la scolarité obligatoire, l’état de santé peut avoir une forte incidence sur la participation des individus au marché du travail et sur leur potentiel de rémunération (Jusot, Or et Sirven, 2012[3]). Une mauvaise santé physique ou mentale peut nuire à la capacité des individus à travailler ou à suivre une formation, limitant ainsi les possibilités de développer leurs compétences. Professions hautement qualifiées – allant de fonctions de direction à des professions spécialisées dans des secteurs tels que la santé, l’éducation, et les technologies de l’information et des communications (TIC) (OECD, 2024[4]) – sont généralement moins exigeantes physiquement, et ces postes sont plus souvent occupés par des personnes aux revenus élevés qui ont généralement un meilleur accès aux services de santé (Aggarwal et al., 2011[5]). À l’inverse, les personnes peu qualifiées sont plus souvent exposées à des tâches physiquement exigeantes et aux risques sanitaires associés, ce qui peut aggraver encore les inégalités existantes (ILO, 2021[6]). Les personnes ayant un faible niveau de formation sont plus susceptibles de rencontrer des problèmes de santé mentale en raison d’une plus grande exposition aux facteurs de stress et d’un accès limité aux traitements et aux ressources de soutien. Ces handicaps peuvent créer une boucle de rétroaction négative, dans laquelle une mauvaise santé mentale sape la participation à l’école, ce qui renforce encore les disparités socio-économiques et éducatives.
La santé mentale joue un rôle essentiel dans les résultats sur le marché du travail, les troubles mentaux ayant un impact négatif sur le taux d’emploi, le taux d’activité et le maintien dans l’emploi. Les personnes souffrant de troubles mentaux sont plus susceptibles de travailler moins de semaines par an et ont un taux d’absentéisme plus élevé (OECD, 2021[7]). En outre, les troubles mentaux limitent considérablement la participation au marché du travail et la progression professionnelle (OECD, 2021[7]). Les effets d’une mauvaise santé mentale sur l’activité professionnelle sont particulièrement prononcés chez les femmes et les seniors (OECD, 2021[8]). Le présent chapitre examine la relation entre la formation et un certain nombre d’indicateurs clés de la santé.
Graphique A6.1. Pourcentage d’adultes ayant déclaré être en excellente ou très bonne santé au cours de la semaine écoulée (2021 ou 2023)
Copier le lien de Graphique A6.1. Pourcentage d’adultes ayant déclaré être en excellente ou très bonne santé au cours de la semaine écoulée (2021 ou 2023)En pourcentage ; 25-64 ans
1. La source est l’Enquête nationale sur la santé (2022) de l’Australie.
2. La source est le Programme international d’enquêtes sociales pour l’Afrique du Sud, le Mexique et la Slovénie.
Voir le Tableau A6.1. pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Autres faits marquants
Un niveau de formation plus élevé est associé à une meilleure santé mentale lorsqu’on examine les symptômes dépressifs. En moyenne, les diplômés de l’enseignement tertiaire affichent des indicateurs de bien-être mental plus favorables sur cette mesure que les individus moins diplômés.
En Suède et en Pologne, les adultes non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire affichent les niveaux les plus élevés de joie de vivre, ce qui indique que d’autres facteurs que l’éducation peuvent jouer un rôle important sur le niveau moyen de bien-être mental.
Le lien entre un niveau de formation élevé et un taux de tabagisme plus faible chez les 25-64 ans se retrouve également dans la population des jeunes adultes (18-24 ans), bien que les données relatives au niveau d’études tertiaires dans ce groupe d’âge doivent être interprétées avec prudence, car beaucoup de jeunes n’ont pas encore terminé leurs études.
Remarque
La prudence est de mise lorsqu’il s’agit d’interpréter les résultats provenant de différentes enquêtes, car des différences dans les méthodes de collecte des données et les périodes de référence peuvent affecter la comparabilité. Cela est particulièrement important lors de l’examen des données sur l’état de santé mentale des individus (Tableau A6. et Graphique A6.) lorsque le calendrier et la couverture géographique de la collecte de données peuvent influer sur les résultats communiqués.
Dans le Tableau A6., les données sur la fréquence du tabagisme provenant de la plupart des sources font spécifiquement référence au tabagisme, mais les données des Statistiques de l’Union européenne sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC) incluent l’utilisation de cigarettes électroniques (vapoteuses).
Analyse
Copier le lien de AnalyseLe niveau de formation influe sur la santé (physique et mentale) de multiples façons. Les individus ayant un niveau de formation plus élevé sont plus susceptibles d’être bien informés des conséquences de leurs choix sur leur santé et ont donc un comportement plus positif en matière de santé, probablement en raison d’un meilleur accès à l’éducation pour la santé ou d’une meilleure littératie en santé (Murakami, Kuriyama et Hashimoto, 2023[9]). Les personnes ayant un niveau de formation plus élevé sont également plus susceptibles d’exercer des professions à forte intensité de connaissances, qui sont généralement moins exigeants sur le plan physique. Ces professions peuvent réduire le risque d’accidents du travail et favoriser la santé mentale en offrant des environnements intellectuellement stimulants (Ford et Wiggins, 2012[10]). Les effets conjugués de ces deux facteurs peuvent protéger les adultes plus instruits contre certains des effets négatifs sur la santé subis par les individus moins instruits, mais ces premiers peuvent néanmoins être confrontés à d’autres problèmes liés à la santé, comme la sédentarité, des niveaux de stress élevés ou de longues heures de travail (Waters et al., 2016[11]).
Un niveau de formation plus élevé est également souvent associé à un potentiel de rémunération plus élevé (voir le Chapitre A4), ce qui peut permettre un meilleur accès aux services de santé, notamment aux soins préventifs et aux traitements spécialisés (Jusot, Or et Sirven, 2012[3]). Des études indiquent que ce potentiel de rémunération plus élevée facilite également l'accès à une meilleure nutrition, car les individus peuvent se permettre une alimentation de meilleure qualité, qui est souvent plus coûteuse (Aggarwal et al., 2011[5]).
Outre ces avantages tangibles, une rémunération plus élevée est associée à une amélioration du bien-être subjectif et de la santé mentale, en particulier aux niveaux de revenu faibles à moyens, où la sécurité matérielle joue un rôle déterminant dans la satisfaction des besoins fondamentaux (OECD, 2023[12]). En outre, la perception de la sécurité financière par rapport à la comparaison sociale entre pairs peut influer sur le bien-être mental, soulignant que ce n’est pas seulement la rémunération absolue, mais aussi le statut relatif, qui façonne les résultats psychologiques (OECD, 2009[13]).
À l’inverse, les personnes ayant un faible niveau de formation peuvent se heurter à des obstacles pour accéder aux soins de santé et à une alimentation nutritive, ce qui peut exacerber les disparités en matière de santé. Le lien entre le niveau de formation et la santé liée à la nutrition a fait l’objet de nombreuses études. Une étude menée au Brésil a constaté que les quartiers classés comme déserts alimentaires – c’est-à-dire ceux où les détaillants alimentaires sont peu ou pas du tout accessibles – ont des revenus par habitant plus faibles et un nombre moyen d’individus instruits plus faible (Honório et al., 2021[14]). Un accès plus large aux soins de santé et une amélioration de la qualité des aliments contribueraient à réduire les inégalités en matière de santé entre les individus ayant des niveaux de formation différents, favorisant ainsi de meilleurs résultats pour l’ensemble de la population. Il est essentiel de s’attaquer à ces disparités pour améliorer la santé publique et garantir que tous les individus aient la possibilité d’atteindre un état de santé optimal, quel que soit leur niveau de formation (WHO, 2010[15]).
Auto-déclarations de l’état de santé et du niveau de formation
L’état de santé auto-déclaré est un indicateur indirect de l’état de la santé physique et mentale. Il reflète également la prise de conscience par les individus de leur propre état de santé. Étant donné que l’état de santé auto-déclaré est influencé par des facteurs tels que la formation, la rémunération et les conditions de travail, il constitue un outil important pour identifier les inégalités en matière de santé entre les groupes socio-économiques et, dans ce contexte, entre les individus ayant des niveaux de formation différents (Schram et al., 2021[16]).
Le Graphique A6. présente le pourcentage d’adultes (25-64 ans) qui ont déclaré que leur santé physique et mentale était « très bonne » ou « excellente » dans le cadre de l’Évaluation des compétences des adultes (PIAAC), à partir de la question : « En général, diriez-vous que votre santé est excellente, très bonne, bonne, moyenne ou mauvaise ? ». Les données relatives aux autres pays figurant dans le diagramme de droite du Graphique A6. proviennent du Programme international d’enquêtes sociales (ISSP) ou d’autres sources avec des questions comparables.
Les résultats indiquent qu’en moyenne, dans les pays et autres entités de l’OCDE participant au PIAAC, les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire ont la perception la plus positive de leur santé (physique et mentale), environ 51 % d’entre eux déclarant être en excellente ou très bonne santé, suivis par les adultes diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire (37 %). En revanche, seulement 26 % environ des adultes non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire déclarent être en très bonne ou excellente santé. Les pays affichant les pourcentages les plus élevés de personnes se déclarant en très bonne ou excellente santé dans ce groupe étaient Israël (47 %), l’Australie et la Nouvelle-Zélande (38 %), et le Danemark et l’Irlande (36 %). Les pourcentages les plus faibles sont observés en Corée (6 %), au Japon et en Lettonie (11 %), et au Chili (12 %) (Graphique A6.).
Il est important de noter la légère différence de relation entre le niveau de formation et la santé physique et mentale (auto-déclarée) entre le Graphique A6. et celle présentée dans le Graphique A6., qui interroge les adultes sur leur joie de vivre. Le Graphique A6. montre un gradient net : plus le niveau de formation est élevé, plus le pourcentage d’individus se déclarant en excellente ou en très bonne santé est élevé. Le Graphique A6. montre une situation plus nuancée, avec plusieurs pays où les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire ne déclarent pas les niveaux de joie de vivre les plus élevés dans certains cas, et ceux dont le niveau de formation est le plus faible déclarent un plus grand jouie de vivre.
Comportements en matière de santé et niveau de formation des adultes
Les comportements en matière de santé jouent un rôle crucial dans l’état de santé général d’un individu, car ils reflètent à la fois la conscience d’habitudes saines et la capacité à maintenir un mode de vie sain.
Le tabac et l’alcool sont des facteurs de risque majeurs pour au moins deux des principales causes de mortalité prématurée – les maladies cardiovasculaires et le cancer. En outre, des recherches menées dans le cadre de l’étude sur la charge mondiale de morbidité ont révélé que le tabagisme et le tabac sont fortement associés à huit effets négatifs sur la santé, dont le cancer du poumon, le cancer du larynx et les maladies des artères (Dai et al., 2022[17]). Ces dix dernières années, le taux de tabagisme quotidien chez les adultes a considérablement diminué dans la plupart des pays de l’OCDE, à l’exception du Luxembourg, de la République slovaque et de la République de Türkiye (OECD, 2024[4]). Ce recul est peut-être dû à la généralisation des politiques de lutte antitabac, même si le tabagisme est peut‑être encore culturellement ancré dans de nombreux pays (OECD, 2023[18]).
Le Graphique A6. présente la proportion de fumeurs quotidiens parmi la population adulte dans les différents pays et autres entités de l’OCDE, ventilée selon le niveau de formation. Elle exclut les vapoteurs, sauf au Luxembourg, dont l’enquête couvre également les adultes qui utilisent des cigarettes électroniques. La prévalence du tabagisme diminue à mesure que le niveau de formation augmente. Dans les pays et autres entités de l’OCDE pour lesquels on dispose de données issues de l’Enquête sociale européenne (ESS), environ 38 % des 25-64 ans non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire fument au quotidien, contre environ 25 % des personnes diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou d’un enseignement post-secondaire non tertiaire, et environ 11 % de celles qui ont suivi des études tertiaires.
Graphique A6.2. Pourcentage d’adultes qui fument tous les jours, selon le niveau de formation (2021, 2022 ou 2023)
Copier le lien de Graphique A6.2. Pourcentage d’adultes qui fument tous les jours, selon le niveau de formation (2021, 2022 ou 2023)En pourcentage ; 25-64 ans
Remarque : La moyenne ne comprend que les pays ayant participé à l’Enquête sociale européenne de 2023, et pas tous les pays de l’OCDE.
1. La source est le Programme international d’enquêtes sociales (ISSP) pour l’Afrique du Sud, le Danemark, les États-Unis, le Japon, le Mexique et la Nouvelle-Zélande.
2. Enquête coréenne par panel sur le bien-être (2023).
3. La source est les Statistiques de l’UE sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC) (2022).
4. La source est l’Enquête nationale sur la santé de l’Australie (2022).
5. La source est l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) (2023).
Voir le Tableau A6.2 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Bien que la moyenne globale des pays de l’OCDE soit faible, la proportion d’adultes fumant tous les jours est très variable d’un pays à l’autre. Parmi les pays disposant de données de l’ESS, c’est la Bulgarie qui affiche la plus forte proportion de fumeurs quotidiens parmi les adultes diplômés de l’enseignement tertiaire (37 %), tandis que la Suède affiche la plus faible proportion (3 %), suivie de l’Angleterre (Royaume-Uni) puis des Pays-Bas et de la Norvège (4 %). Parmi les pays disposant de données du Programme international d’enquêtes sociales, le pourcentage des fumeurs quotidiens va de 4 % des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire en Nouvelle-Zélande à 27 % au Mexique. Pour chaque source de données, le taux de tabagisme diminue à mesure que le niveau de formation augmente dans la plupart des pays, mais pas dans tous (Graphique A6.2).
On observe une tendance parallèle, le niveau de formation étant évident chez les personnes n’ayant jamais fumé : le pourcentage de celles qui déclarent n’avoir jamais fumé augmentant à mesure que le niveau de formation augmente. Environ 34 % des 25-64 ans non diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire déclarent n’avoir jamais fumé, contre environ 39 % des personnes ayant suivi des études secondaires ou post-secondaires non tertiaires et environ 50 % de celles ayant suivi des études tertiaires (Tableau A6.2).
La Bulgarie (29 %) et la Grèce (34 %) affichent les pourcentages les plus élevés de jeunes adultes (18-24 ans) diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire qui fument quotidiennement. Parmi les jeunes adultes ayant un niveau d’études inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire, c’est en Hongrie que la proportion de fumeurs quotidiens est la plus élevée (45 %) et en Tchéquie qu’elle est la plus faible (5 %) (Tableau A6.2).
Les données relatives aux jeunes de 18 à 24 ans diplômés de l’enseignement tertiaire sont plus difficiles à interpréter en raison de la petite taille des échantillons et du fait qu’une partie de cette tranche d’âge peuvent poursuivre activement des études tertiaires sans avoir encore obtenu de diplôme (Tableau A6.2).
Ces schémas mettent en évidence la relation entre le tabagisme et le niveau de formation, ce qui suggère qu’un niveau de formation plus élevé peut être associé à une plus grande sensibilisation aux risques du tabagisme pour la santé et à une plus grande adhésion à des modes de vie plus sains.
Santé mentale et niveau de formation
Depuis la pandémie de COVID-19, la santé mentale a suscité une attention considérable dans les pays de l’OCDE, devenant un sujet crucial pour l’élaboration des politiques. Les mesures de confinement mises en place pendant la pandémie ont eu un impact négatif sur la santé mentale, entraînant une hausse des taux d’anxiété, de dépression et d’autres troubles mentaux (OECD, 2021[8]).
Les travaux antérieurs de l’OCDE sur la santé mentale se sont appuyés sur la définition largement reconnue de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui définit la santé mentale comme « un état de bien-être dans lequel l’individu réalise ses propres capacités, peut faire face au stress normal de la vie, peut travailler de manière productive et fructueuse, et est capable de contribuer à sa communauté » (OECD, 2023[19]).
Malgré une reconnaissance croissante de son importance, les soins de santé mentale restent exclus de l’accès universel des soins de santé publique dans de nombreux pays de l’OCDE, ce qui exacerbe les disparités liées au statut socio-économique et au sexe, les femmes présentant des taux plus élevés d’anxiété et de dépression (OECD, 2021[8]). Les personnes à faible revenu se heurtent également à des obstacles pour accéder aux soins, car le reste à charge rend le traitement inabordable lorsqu’il n’est pas couvert par l’assurance (Reiss et al., 2021[20]). La stigmatisation entourant la santé mentale demeure également un obstacle à la recherche d’aide pour de nombreuses personnes. Dans certains pays, on estime que le fait de discuter de troubles mentaux ou de consulter un thérapeute est un signe de faiblesse, qui peut dissuader les individus de suivre les soins dont ils ont besoin (Corrigan, 2004[21]). Par conséquent, les personnes souffrant de troubles mentaux ont encore plus de difficultés à accéder à la formation et à participer pleinement au marché du travail, ce qui ne fait qu’aggraver les obstacles à leur inclusion sociale et économique.
La relation entre le niveau de formation et les résultats en matière de santé mentale est bien établie. Des études indiquent que les individus moins instruits sont plus susceptibles de souffrir de troubles mentaux et ont moins accès à des traitements efficaces (Demange et al., 2023[22] ; Silverman et Teachman, 2022[23]). Les perspectives sociologiques, comme le modèle de processus de stress de Pearlin, montrent que les facteurs de stress qui contribuent aux problèmes de santé mentale ne sont pas distribués de manière aléatoire, mais sont façonnés par les conditions sociales et économiques (Pearlin, 1989[24]). Les personnes ayant un faible niveau de formation ou appartenant à des catégories socio-économiques défavorisées sont souvent confrontées à des facteurs de stress plus fréquents et plus graves, tout en disposant de moins de ressources personnelles et sociales pour amortir leur impact. Cette répartition inégale contribue à la persistance des disparités, qui nuit à la fois à la motivation et à la volonté de poursuivre des études, et crée une boucle de rétroaction négative dans la relation entre la santé mentale et l'engagement scolaire (Brännlund, Strandh et Nilsson, 2017[25]).
Le Graphique A6. illustre le pourcentage d’adultes ayant déclaré avoir profité de la vie au cours de la semaine écoulée, basé sur des données de l’ESS, sur la base de l’échelle CES-D 8, qui est utilisée pour évaluer les symptômes dépressifs (voir la section Définitions). Le CES-D 8 est une échelle normalisée, comparable à l’échelle internationale et très fiable (OECD, 2023[19]).
Graphique A6.3. Pourcentage d’adultes ayant déclaré avoir profité de la vie au cours de la semaine écoulée, selon le niveau de formation (2023)
Copier le lien de Graphique A6.3. Pourcentage d’adultes ayant déclaré avoir profité de la vie au cours de la semaine écoulée, selon le niveau de formation (2023)En pourcentage ; 25-64 ans ; personnes qui ont profité de la vie « tout le temps », « presque tout le temps » ou « la plupart du temps »
Remarque : La moyenne ne comprend que les pays ayant participé à l’Enquête sociale européenne de 2023, elle ne comprend pas tous les pays de l’OCDE.
1. La source est l’Enquête coréenne par panel sur le bien-être (2023).
Voir le Tableau A6. pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Parmi les pays et autres entités pour lesquels des données de l’ESS sont disponibles, les 25-64 ans diplômés de l’enseignement tertiaire affichent généralement les taux les plus élevés de satisfaction à l’égard de la vie, 75 % d’entre eux en moyenne déclarant profiter de la vie presque tout ou la plupart du temps. Cette proportion diminue avec le niveau de formation, 71 % des titulaires d’un diplôme du deuxième cycle du secondaire et 61 % de ceux qui n’ont pas atteint ce niveau déclarant profiter de la vie presque tout le temps ou la plupart du temps Tableau A6.3).
Dans de nombreux pays, un niveau de formation plus élevé n’est pas corrélé avec une plus grande joie à vivre. Par exemple, en Suède, seuls 64 % des adultes diplômés de l’enseignement tertiaire déclarent profiter de la vie, contre 84 % de ceux dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire et 79 % diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire. Ce faible niveau relatif de plaisir chez les diplômés de l’enseignement tertiaire pourrait s’expliquer en partie par le niveau élevé de stress et d’implication au travail (Azila-Gbettor, Atsu et Quarshie, 2022[26]) (Graphique A6.3et Tableau A6.3
Ces résultats peuvent refléter la nature multidimensionnelle, dépendante du contexte, de la santé subjective. Bien qu’un niveau de formation élevé soit souvent associée à de meilleurs résultats sur le plan de la santé physique et mentale – grâce à une rémunération plus élevé, à un meilleur accès aux soins de santé et à des choix de modes de vie plus sains – la joie de vivre dépend d’un plus large éventail de facteurs sociaux, culturels et psychologiques (Aggarwal et al., 2011[5] ; Jusot, Or et Sirven, 2012[3]). Par exemple, les personnes ayant un faible niveau de formation peuvent bénéficier de réseaux sociaux locaux plus solides et d’une plus grande dépendance à l’égard du soutien de la communauté, facteurs de protection susceptibles de favoriser un plus grand sentiment d’appartenance et une plus grande stabilité émotionnelle. La satisfaction à l’égard de l’existence est également influencée par les attentes personnelles et les normes culturelles, qui peuvent varier considérablement d’un groupe socio-économique à l’autre. Dans certains milieux, les groupes peu instruits peuvent adopter des définitions plus pragmatiques ou axées sur la communauté de la réussite et du bonheur, ce qui peut contribuer positivement à leur sentiment de plaisir (Maass et al., 2016[27] ; Inaba et al., 2015[28]). Ainsi, bien que la formation améliore souvent le bien-être matériel et la santé, sa relation avec la joie de vivre subjective est plus complexe et pas nécessairement linéaire.
Les données du Programme international d’enquêtes sociales donnent un aperçu de la part des individus qui ont déclaré s’être sentis déprimés au cours des quatre dernières semaines, par niveau de formation. Parmi les personnes n’ayant pas atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, le taux le plus élevé a été observé en Corée (27 %), tandis que le plus faible a été observé en Afrique du Sud (4 %). Pour les personnes ayant suivi le deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou un enseignement post-secondaire non tertiaire, c’est la Corée qui affiche le taux le plus élevé (21 %) et le Mexique le plus faible (3 %). Parmi les diplômés de l’enseignement tertiaire, les taux étaient généralement plus faibles, allant de 17 % en Corée à seulement 1 % aux États-Unis. Ces données sont cohérentes avec celles de l’ESS, qui a systématiquement constaté des taux plus élevés d’adultes déclarant se sentir déprimés parmi les personnes non diplômées du deuxième cycle de l’enseignement secondaire que parmi les diplômés de l’enseignement tertiaire (Tableau A6.3).
Définitions
Copier le lien de DéfinitionsGroupe d’âge : Bien qu’il soit fait explicitement référence aux 18-24 ans tout au long de ce chapitre, le terme adulte est utilisé que pour les 25-64 ans.
Le niveau de formation correspond au plus haut niveau d’enseignement dont les individus sont diplômés.
Niveaux d’enseignement : Voir le Guide du lecteur au début du présent rapport pour une présentation de tous les niveaux de la CITE 2011.
La santé mentale permet aux individus de gérer les difficultés de la vie, de réaliser leur potentiel, d’apprendre et de travailler efficacement, et de contribuer à la vie de leur communauté. Il s’agit d’une composante essentielle de la santé globale qui soutient les capacités individuelles et collectives à prendre des décisions, à nouer des relations et à façonner le monde qui nous entoure (WHO, 2022[29]).
L’état de santé auto-déclaré désigne l’évaluation que fait un individu de son état de santé, généralement au moyen d’une enquête ou d’un questionnaire. Elle est généralement évaluée sur une échelle (par exemple de « excellente » à « mauvaise ») et reflète la perception qu’a la personne de sa santé physique et mentale.
Le CES-D-8 est une version en huit items de l’échelle du Centre d’études épidémiologiques pour l’évaluation des symptômes dépressifs. L'échelle est utilisée pour mesurer la fréquence et la gravité des sentiments dépressifs. Il a été demandé aux répondants d’indiquer à quelle fréquence, au cours de la semaine précédant l’enquête, ils se sentaient ou se comportaient : déprimés, pensaient que toute action demandait un effort, dormaient mal, se sentaient seuls, tristes, ne réussissaient pas à avancer, profitaient de la vie, se sentaient heureux. Les répondants ont choisi leur réponse sur une échelle de Likert à 4 degrés, allant de « jamais » ou « très rarement » à « tout le temps » ou « presque tout le temps ». Les scores sur l’échelle sont évalués en utilisant une somme non pondérée de 0 à 24, les scores les plus élevés indiquant une fréquence et une gravité plus élevées des symptômes dépressifs. Le Tableau A6.3 présente les autres éléments du barème.
Méthodologie
Copier le lien de MéthodologieDifférentes questions ont été posées aux répondants à l’enquête, en fonction de la source de données :
Tableau A6.1.
1. Évaluation des compétences des adultes (PIAAC) (2023) question : « En général, comment qualifieriez-vous votre état de santé : excellent, très bon, bon, moyen ou mauvais ? ».
2. Programme international d’enquêtes sociales (ISSP) (2021) question : « En général, diriez-vous que votre santé est : excellente, très bonne, bonne, moyenne, mauvaise, ne vous permet pas de choisir ? ».
3. Enquête de l’UE sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC) (2024) question : « Comment va votre santé en général ? Est-ce... très bonne, bonne, moyenne, mauvaise, très mauvaise ?».
Tableau A6.2.
1. Question du 11e cycle de l’Enquête sociale européenne (ESS) (2023) : « En ce qui concerne le tabac. Laquelle des descriptions sur cette carte décrit le mieux votre consommation de tabac ? » L’enquêteur a proposé différentes options.
2. Programme international d’enquêtes sociales (ISSP) (2021) question : « Fumez-vous des cigarettes et, dans l’affirmative, combien par jour ? » L’enquêteur a proposé différentes options.
3. Statistiques de l’UE sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC) (2022) question : « Au cours des 12 derniers mois, avez-vous consommé du tabac (y compris des pipes à eau, du tabac chauffé, du tabac à mâcher, etc.) ou tout autre produit connexe (cigarettes électroniques avec ou sans nicotine, sachets de nicotine, etc.) ? ». Les catégories de réponse sont les suivantes : « Oui, tous les jours ; Oui, quelques fois par semaine ; Oui, quelques fois par mois ; Oui, quelques fois par an ; Pas du tout ».
Tableau A6.3.
1. Question du 11e cycle de l’Enquête sociale européenne (ESS) (2023) : « Combien de temps au cours de la semaine écoulée vous êtes-vous sentis ainsi... vous vous êtes sentis déprimés ?, vous ne pouviez pas vous lancer ?, vous avez profité la vie ?, vous avez senti que toute action vous demandait un effort ?, vous étiez heureux ?, vous vous êtes senti seul ?, vous vous êtes senti triste ?, votre sommeil était agité ? ». Les répondants pouvaient choisir entre les options suivantes : « Jamais ou très rarement », « Parfois », « La plupart du temps », « Tout ou presque tout le temps ».
2. Question du Programme international d’enquêtes sociales (ISSP) (2021) : « Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence... vous êtes-vous senti(e) malheureux(e) et déprimé(e) ? ». Les répondants pouvaient choisir entre les réponses suivantes : « très souvent », « souvent », « parfois », « rarement », « jamais », « ne peut pas choisir ».
Sources
Copier le lien de SourcesEnquête nationale sur la santé de l’Australie (2022) – Tableaux A6.1 et A6.2.
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) (2023) – Tableaux A6.2 et A6.3.
Enquête sociale canadienne (2023) – Tableau A6.3.
Enquête sociale européenne (ESS), cycle 11 (2023) – Tableaux A6.2 et A6.3.
Statistiques de l’UE sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC) (2024) – Tableau A6.1.
Statistiques de l’UE sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC) (2022) – Tableau A6.2.
Programme international d’enquêtes sociales (ISSP) (2021) – Tableaux A6.1, A6.2 et A6.3.
Enquête coréenne par panel sur le bien-être (2023) menée par l’Institut coréen de la santé et des affaires sociales (KIHASA) – Tableau A6.2.
Évaluation des compétences des adultes (PIAAC), deuxième cycle (2023) – Tableau A6.1.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Références
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Tableaux et notes
Copier le lien de Tableaux et notesTableaux du Chapitre A6
Copier le lien de Tableaux du Chapitre A6|
Tableau A6.1 |
État de santé auto-déclaré, selon le niveau de formation (2021, 2022, 2023 ou 2024) |
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Tableau A6.2 |
Tabagisme auto-déclaré, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2021, 2022 ou 2023) |
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Tableau A6.3 |
Pourcentage d’adultes ayant répondu « tout ou presque tout le temps » ou « la plupart du temps » à des questions évaluant leur santé mentale au cours de la semaine écoulée, selon le niveau de formation (2021 ou 2023) |
Téléchargement de données
Copier le lien de Téléchargement de donnéesPour télécharger les données relatives aux graphiques et aux tableaux de ce chapitre, cliquez sur le lien StatLink ci‑dessus.
Pour accéder à d’autres données et/ou indicateurs sur l’éducation, veuillez consulter l’Explorateur de données de l’OCDE : https://data-explorer.oecd.org.
Date butoir de transmission des données pour la publication imprimée : 13 juin 2025. Les données mises à jour peuvent être consultées sur l’Explorateur de données.
Notes des tableaux du Chapitre A6
Copier le lien de Notes des tableaux du Chapitre A6Tableau A6.1.. État de santé auto-déclaré, selon le niveau de formation (2021, 2022, 2023 ou 2024)
Remarque : La question de l’Évaluation des compétences des adultes (PIAAC) est la suivante : « La question suivante concerne votre santé. Dans l'ensemble, diriez-vous que votre santé est excellente, très bonne, bonne, moyenne ou mauvaise ? Par santé, nous entendons la santé physique et mentale ». Ne sont pas inclus les adultes ayant seulement passé l’enquête rapide en raison d’une barrière de la langue.
La question posée dans le cadre du Programme international d’enquêtes sociales (ISSP) est la suivante : « En général, diriez-vous que votre état de santé est excellent, très bon, bon, moyen, mauvais, vous ne pouvez pas choisir ».
La question posée dans l’enquête EU-SILC est la suivante : « Comment va votre santé en général ? Est-ce... très bonne, bonne, moyenne, mauvaise, très mauvaise ? ».
Les colonnes présentant les erreurs-types, les catégories très bonne et excellente, et celles présentant des données pour tous les niveaux de formation peuvent être consultées en ligne.
1. La source est l’Enquête nationale sur la santé (2022) de l’Australie, qui se réfère aux erreurs-types relatives.
2. La source est les Statistiques de l’UE sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC) (2024).
Tableau A6.2 Tabagisme auto-déclaré, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2021, 2022 ou 2023)
Remarque : La question posée dans le cadre du Programme international d’enquêtes sociales (ISSP) est la suivante : « Fumez-vous des cigarettes et, dans l’affirmative, combien de cigarettes par jour ? », avec les options de réponse suivantes : Je ne fume pas et je n’ai jamais fumé ; Je ne fume pas maintenant mais j’ai fumé dans le passé ; Je fume 1‑5 cigarettes par jour ; Je fume 6-10 cigarettes par jour ; Je fume 11-20 cigarettes par jour ; Je fume 21-40 cigarettes par jour ; Je fume plus de 40 cigarettes par jour ; Je ne peux pas choisir.
La question posée dans l’EU-SILC est la suivante : « Au cours des 12 derniers mois, avez-vous consommé du tabac (y compris des pipes à eau, du tabac chauffé, du tabac à mâcher, etc.) ou tout autre produit connexe (cigarettes électroniques avec ou sans nicotine, sachets de nicotine, etc.) ? » Les catégories de réponse sont les suivantes : Oui, tous les jours ; Oui, quelques fois par semaine ; Oui, quelques fois par mois ; Oui, quelques fois par an ; Pas du tout.
Les chiffres relatifs aux 18-24 ans et à tous les niveaux de formation peuvent être consultées en ligne. Dernière consultation du site web de l’ESS : 2 juin 2025.
1. La source est l’Enquête nationale sur la santé (2022) de l’Australie.
2. La source est l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) (2023).
3. La source est l’Enquête coréenne par panel sur le bien-être (2023).
4. La source est les Statistiques de l’UE sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC) (2022).
Tableau A6.3 Pourcentage d’adultes ayant répondu « tout ou presque tout le temps » ou « la plupart du temps » à des questions évaluant leur santé mentale au cours de la semaine écouleé, selon le niveau de formation (2021 ou 2023)
Remarque : La question posée dans l’Enquête sociale internationale (ISSP) est la suivante : « Au cours des quatre dernières semaines, à quelle fréquence vous êtes-vous senti(e) triste(e) et déprimé(e) ? « Les pourcentages indiquent les personnes qui ont répondu « très souvent ».
Les chiffres relatifs aux réponses « Impossible d’avancer », « Toute action demande un effort », et « Été triste » et à tous les niveaux de formation peuvent être consultées en ligne. Dernière consultation du site web de l’ESS : 2 juin 2025.
1. La source est l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) et l’Enquête sociale canadienne (2023).
2. La source est l’Enquête coréenne par panel sur le bien-être (2023).
Codes de contrôle
Copier le lien de Codes de contrôlea - Les données de la catégorie sont sans objet ; b - Rupture des séries chronologiques ; c – Nombre insuffisant d’observations pour garantir la fiabilité des estimations ; d - Les données d’une autre catégorie sont incluses ; m - Les données ne sont pas disponibles – elles sont soit manquantes, soit l’indicateur n’a pas pu être calculé en raison du nombre limité de répondants ; r - Les valeurs se situent sous un certain seuil de fiabilité et doivent être interprétées avec prudence ; x - Les données sont incluses sous une autre catégorie ou une autre colonne du tableau (par exemple, « x(2) » signifie que les données sont incluses dans la colonne nº 2). Pour plus de détails sur les codes de contrôle, voir le Guide du lecteur.
Pour de plus amples informations méthodologiques, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Tableau A6.1. État de santé auto-déclaré, selon le niveau de formation (2021, 2022, 2023 ou 2024)
Copier le lien de Tableau A6.1. État de santé auto-déclaré, selon le niveau de formation (2021, 2022, 2023 ou 2024)En pourcentage ; 25-64 ans
Remarque : Pour les notes de ce tableau et un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Tableau A6.2. Tabagisme auto-déclaré, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2021, 2022 ou 2023)
Copier le lien de Tableau A6.2. Tabagisme auto-déclaré, selon le niveau de formation et le groupe d’âge (2021, 2022 ou 2023)En pourcentage
Remarque : Pour les notes de ce tableau et un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Tableau A6.3. Pourcentage d’adultes ayant répondu « tout ou presque tout le temps » ou « la plupart du temps » à des questions évaluant leur santé mentale au cours de la semaine écoulée, selon le niveau de formation (2021 ou 2023)
Copier le lien de Tableau A6.3. Pourcentage d’adultes ayant répondu « tout ou presque tout le temps » ou « la plupart du temps » à des questions évaluant leur santé mentale au cours de la semaine écoulée, selon le niveau de formation (2021 ou 2023)En pourcentage ; items de l’échelle CES-D 8 évaluant la santé mentale des individus ; 25-64 ans
Remarque : Pour les notes de ce tableau et un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes ci-dessus.