Grâce aux gains de productivité, le revenu agricole brut moyen par actif devrait progresser de 9 % au cours des dix prochaines années, en dépit de l’augmentation du coût des intrants et de la stabilité globale des prix agricoles réels.
Compte tenu de la volatilité inhérente aux marchés agricoles, il y a une chance sur quatre que le revenu agricole brut par actif soit, en 2035, inférieur de 12 % au moins au niveau de référence attendu ; dans les pays à faible revenu, la baisse pourrait même excéder 20 %.
En termes réels, les prix internationaux des produits agricoles devraient rester stables dans l’ensemble, à un niveau proche ou inférieur à leur niveau actuel, au cours des dix années qui viennent.
Si les gains de productivité devaient assurer l’essentiel de la croissance de la production au cours des dix années à venir, une extension des surfaces cultivées et du nombre de têtes de bétail n’en serait pas moins nécessaire, et entraînerait une augmentation de 6.5 % des émissions directes de gaz à effet de serre.
Les consommateurs des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure vont sans doute poursuivre la diversification de leurs habitudes alimentaires, notamment à travers une augmentation de la consommation de produits issus de l’élevage au fur et à mesure que le niveau de vie s’élève.
La coopération multilatérale et les échanges internationaux de produits agricoles, fondés sur des règles, sont indispensables à une sécurité alimentaire mondiale résiliente, à des régimes alimentaires sains, accessibles et financièrement abordables, et à la stabilité des revenus agricoles.
Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2026‑2035