Les pays de l’OCDE ont consacré en moyenne 13 331 USD par enfant à l’éducation des jeunes enfants (EJE) au cours de l’exercice 2022, la plupart des dépenses (11 483 USD en moyenne) provenant de sources publiques. Les dépenses totales unitaires à ce niveau dépassent légèrement les dépenses par élève scolarisé à temps plein dans l’enseignement primaire.
Bien que le nombre d’inscriptions dans l’enseignement préprimaire (niveau 02 de la Classification internationale type de l'éducation, ou CITE) soit resté stable entre 2015 et 2022 en moyenne dans les pays de l’OCDE, les gouvernements des pays de l’OCDE ont augmenté les financements à ce niveau de 23 %. En conséquence, les dépenses publiques par enfant dans l’enseignement préprimaire ont augmenté de 24 % en moyenne entre 2015 et 2022 dans les pays de l’OCDE.
Dans l’enseignement préprimaire, les trois quarts des fonds sont alloués à des établissements publics, le reste étant alloué à des établissements privés subventionnés ou indépendants, un reflet de la répartition des effectifs entre les différents types d’établissements.
Chapitre C2. Comment l’éducation des jeunes enfants est-elle financée ?
Copier le lien de Chapitre C2. Comment l’éducation des jeunes enfants est-elle financée ?Faits marquants
Copier le lien de Faits marquantsContexte
L’investissement dans l’EJE peut améliorer l’accès des jeunes enfants à des services d’accueil de meilleure qualité. En outre, les dépenses consacrées à l’éducation et de l’accueil des jeunes enfants (EAJE) peuvent être un levier d’action pour accroître les taux d’activité des femmes et promouvoir l’équité en garantissant aux enfants défavorisés des bases solides pour poursuivre leur apprentissage. Une EJE largement accessible et abordable est également un moyen d’accroître les taux de natalité et de limiter le déclin démographique.
L’interprétation du financement de l’EAJE nécessite une prise en compte différente de celle des autres niveaux d’enseignement. Les jeunes enfants nécessitent une surveillance étroite et fréquente de la part des adultes, ce qui augmente le coût de la prestation. Les âges couverts par l’EAJE sont calculés en fonction de la durée de la scolarité obligatoire et non obligatoire (mais parfois gratuite), dont la structure varie selon les pays. En outre, si les élèves du primaire et du secondaire suivent généralement des programmes à temps plein, les programmes d’EAJE n’accueillent pas tous les enfants de la même façon au même moment. Cependant, les données sur le nombre d’heures de fréquentation sont limitées, ce qui rend impossible le calcul des effectifs scolarisés en équivalent temps plein (ETP) qui servent de base aux données sur les dépenses unitaires utilisées dans les autres chapitres. Par conséquent, les dépenses unitaires au titre du développement éducatif de la petite enfance et au niveau préprimaire sont basées sur les dépenses totales divisées par les effectifs scolarisés, plutôt que sur les effectifs scolarisés en ETP. Cela peut fausser les comparaisons, car les pays où le temps de présence est plus court peuvent sembler investir moins par enfant. En outre, tous les pays ne communiquent pas de données sur le financement du développement éducatif de la petite enfance, ce qui limite la plupart des analyses à l’enseignement préprimaire. Les données ne couvrent également que les programmes qui répondent aux critères de classification de la CITE, comme ceux exigeant au moins 2 heures d’activités éducatives par jour, 100 jours par an (voir la section Définitions au chapitre B2). Les chiffres de ce chapitre ne rendent pas compte de l’offre sans ces exigences explicites en matière d’éducation, ni de l’accueil à domicile ou organisé de manière informelle, ce qui sous-estime l’ampleur de l’EJE dans les pays où ces dispositifs sont courants.
Graphique C2.1. Dépenses publiques et privées unitaires dans l’enseignement préprimaire (2022)
Copier le lien de Graphique C2.1. Dépenses publiques et privées unitaires dans l’enseignement préprimaire (2022)En équivalents USD convertis sur la base des PPA, dépenses directes au titre des établissements d’enseignement
Remarque : les dépenses unitaires sont basées sur les effectifs plutôt que sur les effectifs scolarisés en équivalent temps plein.
1. L’année de référence n’est pas 2022.
2. Ne sont pas incluses les garderies et les centres intégrés pour l’éducation de la petite enfance.
Voir le Tableau C2.1 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Autres faits marquants
En moyenne, les pays de l’OCDE consacrent l’équivalent de 0.59 % de leur produit intérieur brut (PIB) à l’éducation des enfants âgés de 3 à 5 ans. Les pays qui dépensent le plus pour ce groupe d’âge sont l’Islande (1.05 % du PIB), la Norvège (0.87 %) et Israël (0.85 %).
Au cours de la dernière décennie, 12 pays ont abaissé l’âge de début de la scolarité obligatoire pour y inclure une ou plusieurs années d’enseignement préprimaire. En Bulgarie, en Lituanie et en Tchéquie, cela s’est traduit par une augmentation des dépenses consacrées à l’enseignement préprimaire, mais dans les autres pays, le changement a eu peu d’impact sur les dépenses au titre de l’enseignement préprimaire. Les taux de scolarisation étant déjà élevés dans la plupart de ces pays, les réformes ont eu pour effet de régulariser les niveaux de fréquentation existants plutôt que d’entraîner des changements importants des taux de scolarisation.
Les systèmes qui reposent davantage sur le financement privé ne sont pas globalement plus généreux : il n’existe pas de corrélation entre le montant des dépenses unitaires et la part de ce montant financée par des acteurs privés (principalement des familles).
Analyse
Copier le lien de AnalyseRépartition des sources de financement des programmes d’enseignement préprimaire
La grande majorité du financement des établissements préprimaires provient de sources publiques (environ 10 500 USD en moyenne dans les pays de l’OCDE, contre environ 1 500 USD provenant de sources privées), comme le montre le Graphique C2.1. Cette répartition est cohérente avec les schémas de financement observés aux niveaux primaire, secondaire et post-secondaire non tertiaire (voir le Tableau C1.1). En Belgique, en Bulgarie, au Luxembourg et en Roumanie, 95 % ou plus des fonds ont été versés par l’État en 2022. Plus de 90 % de ces financements ont été consacrés à des établissements publics en Bulgarie, au Luxembourg et en Roumanie (Tableau C2.3). Parallèlement, les dépenses de la Belgique au titre de l’enseignement préprimaire se répartissent à parts presque égales entre les établissements publics et privés subventionnés, ce qui illustre l’affectation des fonds publics fixée par le Pacte scolaire de 1958 (Franken et Leivens, 2022[1]).
En revanche, l’Australie, la République populaire de Chine, le Portugal et le Royaume-Uni font état de parts de financement provenant de sources privées relativement plus importantes que dans d’autres pays. Cela peut s’expliquer par le fait que les familles doivent assumer une part importante des frais de garde, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Le Graphique C2.1 présente les sources finales de financement, ce qui signifie que les transferts publics aux ménages (par exemple, les aides à la garde d’enfants ou les systèmes de bons) sont inclus dans les dépenses privées, car ils sont acheminés aux prestataires par le biais des familles. Par conséquent, dans certains pays, la part privée peut inclure en partie des mécanismes de financement bénéficiant d’un soutien public afin de rendre les services d’accueil des jeunes enfants plus abordables pour les familles défavorisées. C’est le cas au Portugal, où les frais de garde relativement élevés payés par les familles sont compensés par des montants de prestations et de rabais tout aussi élevés (OCDE, 2022[2]).
L’accent est mis ici sur l’enseignement préprimaire (niveau 02 de la CITE), car la disponibilité des données dans les pays de l’OCDE est meilleure à ce niveau ; 21 pays de l’OCDE ne communiquent pas de données sur le financement du développement éducatif de la petite enfance (niveau 01 de la CITE). A noter également : le Graphique C2.1 désigne les dépenses unitaires, plutôt que par élève scolarisé en équivalent temps plein (qui est l’indicateur standard utilisé pour l’enseignement primaire à tertiaire). Cela signifie qu’un enfant qui passe huit heures par jour dans l’enseignement préprimaire et un autre qui passe quatre heures par jour seront tous deux comptés pour un enfant, tandis que s’ils étaient scolarisés dans l’enseignement primaire, le premier serait considéré comme un ETP, le deuxième comme la moitié d’un ETP.
Investir dans les enfants de 3 à 5 ans
Le Graphique C2.2 compare les pays en fonction de leurs dépenses au titre des établissements d’enseignement pour les enfants âgés de 3 à 5 ans en pourcentage du PIB. La mesure des dépenses consacrées aux enfants de 3 à 5 ans permet d’effectuer des comparaisons entre les pays, indépendamment de la ligne de démarcation entre l’éducation de la petite enfance et l’enseignement primaire. En outre, contrairement aux mesures qui se concentrent sur un niveau d’éducation particulier, les dépenses ne sont pas affectées par les différences de composition par âge de la population cible. L’âge influe beaucoup sur les dépenses unitaires, les plus jeunes ayant besoin d’un taux d’encadrement plus élevé, ce qui entraîne des coûts de personnel plus élevés par enfant. Mais les enfants commencent et terminent les différentes étapes de l’EJE, telles que l’enseignement préprimaire, à différents âges dans différents pays, ce qui crée des structures démographiques différentes à chaque niveau (voir le chapitre B2). Toutes choses égales par ailleurs, les dépenses unitaires dans l’enseignement préprimaire seront plus élevées dans les pays où l’enseignement primaire commence relativement tôt et où l’âge moyen des enfants dans l’enseignement préprimaire est relativement jeune. La comparaison des dépenses pour un groupe d’âge défini, comme les 3-5 ans, répond à ce besoin et offre une base plus claire pour les comparaisons entre pays, car elle limite l’effet des politiques nationales relatives à l’âge de la scolarisation.
Le groupe d’âge des 3-5 ans présente également un intérêt particulier, car il marque un moment où les politiques nationales en matière d’enseignement obligatoire divergent. En 2023, la scolarité obligatoire commence après l’âge de 5 ans dans 22 des 38 pays de l’OCDE. Dans ces pays, les dépenses publiques consacrées aux enfants de 3 à 5 ans en pourcentage du PIB pourraient naturellement sembler plus faibles, non pas nécessairement en raison d’investissements limités, mais parce que les taux d’inscription peuvent être plus faibles chez les enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge officiel de début de la scolarité obligatoire.
Le Graphique C2.2 indique que les dépenses totales d’éducation des 3-5 ans représentent en moyenne 0.59 % du PIB dans les pays de l’OCDE, les parts les plus élevées étant enregistrées en Islande (1.05 % du PIB), en Norvège (0.87 %), en Israël (0.85 %) et en Suède (0.82 %), soit plus d’un tiers de plus que la moyenne de l’OCDE (Tableau C2.1). En plus de refléter les priorités économiques de ces pays, ces ratios élevés d’investissement dans l’EAJE pourraient aussi être en partie influencés par la répartition géographique de leur population : les coûts opérationnels (par exemple, les frais administratifs et les biens d’équipement comme la construction de centres d’EAJE) augmentent à mesure que la densité de population diminue, car les coûts fixes doivent être supportés quel que soit le nombre d’enfants inscrits.
Une réserve importante : comme les autres données de ce chapitre, le Graphique C2.2 ne rend pas pleinement compte des types d’éducation de la petite enfance qui ne correspondent pas aux critères de la CITE. Dans les pays où les structures institutionnelles sans composante éducative explicite ou sans dispositifs à domicile ou en milieu familial sont fréquentes, l’investissement dans la petite enfance sera sous-estimé.
Graphique C2.2. Dépenses totales consacrées aux enfants âgés de 3 à 5 ans en pourcentage du PIB (2022)
Copier le lien de Graphique C2.2. Dépenses totales consacrées aux enfants âgés de 3 à 5 ans en pourcentage du PIB (2022)En pourcentage, dépenses directes au titre des établissements d’enseignement
1. Ne sont pas incluses les garderies et les centres intégrés d’éducation des jeunes enfants.
Voir Tableau C2.1 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Au cours de la dernière décennie, l’investissement public dans l’EAJE a augmenté régulièrement dans les pays de l’OCDE. Par exemple, comme le montre le Graphique C2.6 ci-dessous, les dépenses publiques consacrées à l’enseignement préprimaire ont augmenté dans la plupart des pays entre 2015 et 2022 (en prix constants). Cela s’est souvent accompagné d’une hausse des taux d’inscription à ce niveau (voir le chapitre B1). L’un des facteurs potentiels à l’origine de cette évolution est l’abaissement de l’âge de début de la scolarité obligatoire dans plusieurs pays au cours de la dernière décennie. L’Encadré C2.1 étudie l’évolution de la structure des dépenses d’EAJE dans les pays qui ont récemment abaissé l’âge de début de la scolarité obligatoire.
Encadré C2.1. Réformes de l’âge de début de la scolarité obligatoire et l’impact sur les dépenses
Copier le lien de Encadré C2.1. Réformes de l’âge de début de la scolarité obligatoire et l’impact sur les dépensesCet encadré examine comment l’abaissement de l’âge de début de la scolarité obligatoire a pu influer sur la structure des dépenses publiques. Au cours de la dernière décennie, 12 pays membres et partenaires de l’OCDE ont mis en œuvre de telles réformes : la Belgique (2020), la Bulgarie (2017 et 2021), le Costa Rica (2018), la Tchéquie (2017), la Finlande (2015), la France (2019), la Grèce (2019) 20), la Hongrie (2015), la Lituanie (2016), la Roumanie (2020), la République slovaque (2021) et la Suède (2018). Ces réformes ont abaissé l’âge de début de la scolarité obligatoire d’un an à trois ans, ce qui a eu une incidence sur les programmes d’enseignement préprimaire (pour plus de précisions, voir le Tableau B2.1 de Regards sur l'éducation 2024 (OCDE, 2024[3])).
Graphique C2.3. Évolution des dépenses publiques consacrées à l’EAJE et aux établissements primaires (2014 à 2022)
Copier le lien de Graphique C2.3. Évolution des dépenses publiques consacrées à l’EAJE et aux établissements primaires (2014 à 2022)Pays ayant récemment modifié la durée de l’enseignement préprimaire obligatoire, en milliards d’USD en prix constants
Remarque : la ligne en pointillés rouges marque la dernière année avant la mise en œuvre de la réforme de l’EAJE obligatoire. La Bulgarie a introduit deux réformes portant sur l’âge de début de la scolarité obligatoire, en 2017 puis en 2021. L’enseignement préprimaire est surligné en bleu foncé ; les autres niveaux sont indiqués pour le contexte. Compte tenu de la variation des niveaux de dépenses d’un pays à l’autre, les comparaisons directes entre pays doivent être effectuées avec prudence.
Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Le Graphique C2.3 montre l’évolution des dépenses publiques au titre de l’enseignement préprimaire (ligne bleu foncé). La ligne en pointillés rouges indique la dernière année avant la mise en œuvre de la réforme, afin de distinguer les tendances avant et après le changement de politique. Le graphique inclut également les schémas de dépenses pour le développement éducatif de la petite enfance et l’enseignement primaire afin de fournir un contexte. Dans la plupart des pays, les dépenses aux trois niveaux suivaient des trajectoires parallèles avant la réforme, ce qui suggère des facteurs communs tels que les conditions macroéconomiques ou les tendances plus générales du financement de l’éducation. Cela contribue à renforcer les arguments en faveur d’une évolution des dépenses préprimaires après la réforme, sous l’impulsion de la réforme elle-même.
Comment les dépenses ont-elles évolué après la réforme ?
Les dépenses du préprimaire ont généralement continué selon les tendances préexistantes, sans forte augmentation au moment de la mise en œuvre de la réforme. Cela donne à penser que, dans nombre de ces pays, les ajustements de dépenses n’étaient pas directement liés à la réforme ou masqués par d’autres événements survenus à cette époque. L’augmentation de la participation à l’EAJE était peut-être déjà une priorité, la réforme ne faisant que formaliser les efforts en cours.
Les dépenses au titre de l’enseignement préprimaire ont augmenté après les réformes en Bulgarie et en Lituanie, tandis que les dépenses au titre de l’enseignement préprimaire en Tchéquie ont augmenté de manière modeste mais nette l’année de la réforme, et cette tendance à la hausse s’est poursuivie jusqu’en 2021.
Il n’existe pas de lien clair entre l’évolution des dépenses et le nombre d’années nécessaires pour réduire l’âge de début de la scolarité obligatoire, même dans les pays qui ont mis en œuvre des réformes plus importantes. Par exemple, la Hongrie et la Tchéquie ont réduit l’âge de départ de deux ans, et la France de trois ans, tandis que tous les autres pays n’ont procédé qu’à un changement d’un an. Cela donne à penser que même des réformes de grande ampleur ne se traduisent pas nécessairement par des réorientations budgétaires importantes ou immédiates.
Qu’est-ce qui pourrait expliquer les tendances observées ?
Dans les systèmes où la scolarisation aux âges concernés était déjà quasi universelle, les réformes n’ont eu qu’un effet marginal sur la scolarisation. Dans certains cas, les réformes ont ciblé de manière stratégique des sous-groupes défavorisés – comme les enfants vulnérables sur le plan socioéconomique en Lituanie (Eurydice, 2023[4]) ou les familles immigrées et peu instruites dans les villes belges (Commission européenne, 2020[5]) – affectant ainsi un nombre relativement faible d’enfants et limitant la nécessité de nouveaux investissements substantiels.
Le libre accès ou le droit légal à une place dans une structure d’EAJE ont peut-être aussi joué un rôle important dans la croissance des dépenses au cours des années qui ont précédé ou qui ont entouré la réforme. En Belgique, en Bulgarie, en Hongrie, en Lituanie, en Roumanie et en Suède, l’éducation préscolaire gratuite était déjà disponible pour les enfants en dessous du nouvel âge obligatoire (pour plus de détails, voir le Tableau X1.3 à l’annexe 1). En ce qui concerne les droits, en Tchéquie, par exemple, à partir de 2018, les communes ont été tenues de garantir des places subventionnées pour tous les enfants de plus de 3 ans, à la demande des parents (Commission européenne/EACEA/Eurydice, 2025[6]). De telles mesures peuvent entraîner une hausse des dépenses même sans augmentation majeure des inscriptions, car les gouvernements doivent veiller à ce qu’une offre adéquate soit disponible avant la mise en œuvre. Une grande partie de l’investissement a peut-être déjà eu lieu, ce qui limite la nécessité d’une forte augmentation des dépenses publiques au moment de la réforme.
La pandémie de COVID-19 et la situation budgétaire des pays ont peut-être influé sur la mise en œuvre et les schémas de dépenses. La Belgique, la Bulgarie, la Grèce, la République slovaque et la Roumanie ont mis en œuvre des réformes en 2020-21. La Belgique et la Bulgarie ont enregistré une hausse de leurs dépenses, tandis que la Grèce a connu une baisse. Cette situation pourrait s’expliquer par des facteurs économiques : la Belgique et la Bulgarie disposaient, au début de la pandémie, d’une capacité budgétaire plus importante, ce qui leur a permis d’investir davantage dans l’enseignement préprimaire malgré la crise. En Bulgarie, par exemple, une réforme de 2022 a aboli les frais pour les crèches et les jardins d’enfants publics afin de promouvoir l’accès et l’équité (OCDE, 2023[7]). En revanche, la capacité d’augmentation de l’offre de la Grèce a pu être limitée par la capacité limitée de l’investissement public (OCDE, 2020[8]).
Le calendrier et la conception des processus budgétaires ont également leur importance. Dans certains pays, l’affectation des dépenses à l’EAJE n’est pas directement liée à l’évolution de la politique d’inscription, ce qui signifie que les réformes visant à abaisser l’âge de début de la scolarité obligatoire peuvent ne pas influer immédiatement sur les dépenses publiques globales. Les changements de régime politique ou de parti au pouvoir peuvent également influer sur les priorités budgétaires et le rythme des ajustements budgétaires, ce qui influe sur la rapidité et l’ampleur de la réaction des dépenses aux réformes en matière de scolarisation.
Comment les modalités d’inscription ont-elles évolué à la lumière de la réforme ?
Le Graphique C2.4 montre l’évolution des inscriptions dans les établissements d’enseignement préprimaire par âge, chaque ligne représentant un groupe d’âge différent concerné par la réforme.
Dans la plupart des pays, les taux de scolarisation étaient élevés (entre 80 % et 90 %) avant même la réforme, ce qui limitait la marge de manœuvre pour des augmentations supplémentaires. Les réformes n’ont nécessité que des ajustements marginaux, le cas échéant, en termes de capacités ou de personnel, plutôt qu’une expansion à grande échelle du système.
Le Costa Rica est le seul pays où la réforme a été suivie d’une forte hausse des taux de scolarisation : de 60 % à 80 % chez les enfants de 4 ans l’année de la réforme, ils sont passés à 90 % l’année suivante et ont atteint une couverture quasi universelle en 2023. Chez les enfants de 5 ans, les taux de scolarisation étaient stables avant la réforme et sont passés d’environ 80 % à 90 % l’année de la réforme. Une évolution comparable, quoique plus modeste, s’est produite en Tchéquie, où le taux de scolarisation des enfants de 5 ans est passé d’environ 90 % à 95 % l’année de la réforme.
En Grèce, les taux de scolarisation des enfants de 4 ans avaient fortement augmenté avant la réforme et ont continué d’augmenter après, passant d’environ 65 % à 95 % en 10 ans. Cela laisse penser que l’anticipation de la réforme par les familles ou les autorités locales, ou la mise en œuvre d’autres réformes ont été les principaux facteurs d’augmentation des inscriptions.
Dans l’ensemble, les réformes récentes visant à abaisser l’âge de début de la scolarité obligatoire n’ont pas entraîné d’évolution majeure des dépenses publiques ou des taux de scolarisation, mais cela ne signifie pas leur inefficacité. Au contraire, l’impact limité sur les finances publiques et sur les effectifs scolarisés dans de nombreux pays reflète le fait que l’EJE était déjà une priorité de l’action publique, avec des taux de fréquentation élevés et une infrastructure largement en place avant la réforme. Dans ces contextes, les réformes ont permis de consolider les progrès, d’étendre les garanties juridiques ou d’améliorer l’équité, en particulier lorsqu’elles ciblaient les groupes défavorisés. Ces résultats donnent à penser que la réussite des réformes de l’âge obligatoire ne peut pas se mesurer uniquement à l’aune des dépenses à court terme ou de l’évolution des inscriptions, mais doit aussi prendre en compte des objectifs plus généraux de l’action publique, tels que la régularisation des activités informelles, l’inclusivité et le développement du système à long terme.
Graphique C2.4. Évolution des taux d’inscription dans l’enseignement préprimaire (2013 à 2023)
Copier le lien de Graphique C2.4. Évolution des taux d’inscription dans l’enseignement préprimaire (2013 à 2023)Groupes d’âge concernés par l’extension de l’enseignement préprimaire obligatoire
Remarque : chaque ligne représente un âge différent concerné par la réforme par rapport à l’âge de début de la scolarité obligatoire. La ligne en pointillés rouges marque la dernière année avant la mise en œuvre de la réforme de l’EAJE obligatoire. La Bulgarie a introduit deux réformes de l’âge de début de la scolarité obligatoire : l’une en 2017 l’a abaissé à 5 ans, et l’autre en 2021 à 4 ans.
Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Dépenses pré-primaires par type d'institution
Le Graphique C2.5 présente la répartition des dépenses totales entre les établissements d’enseignement préprimaire publics et privés. Il montre dans quelle mesure les fonds sont acheminés vers des modèles administrés par l’État ou par le secteur privé (qui peuvent être fortement financés par l’État, dans le cas d’établissements privés subventionnés par l’État). Pour la plupart des pays de l’OCDE, la répartition des financements par type d’établissement est très proche de celle des inscriptions au niveau préprimaire (voir le Tableau B1.3). Toutefois, en Italie et au Luxembourg, les établissements privés indépendants accueillent une part relativement importante des enfants mais reçoivent une part plus faible des dépenses totales. En Israël, les établissements privés subventionnés par l’État sont sous-financés par rapport à leur part d’inscriptions, tandis que les prestataires privés indépendants reçoivent le double de la part de financement par rapport à leur part d’étudiants (Tableau C2.3).
Les pays qui consacrent 10 % ou plus de leurs dépenses aux établissements privés indépendants sont tous ceux dont les dépenses unitaires au niveau préprimaire sont inférieures ou égales à la moyenne de l’OCDE. Cela peut s’expliquer par une dépendance structurelle à l’égard des prestations non publiques, tant pour les inscriptions que pour le financement (Tableau C2.1).
La part moyenne dans l’OCDE des fonds alloués aux établissements publics est légèrement plus élevée pour l’enseignement préprimaire que pour l’éducation et le développement des jeunes enfants. Cela tient en grande partie aux différences de répartition des taux d’inscription entre les établissements publics et privés à ces deux niveaux d’enseignement (voir le Tableau B1.3).
Graphique C2.5. Répartition des dépenses consacrées à l’enseignement préprimaire, par type d’établissement d’enseignement (2022)
Copier le lien de Graphique C2.5. Répartition des dépenses consacrées à l’enseignement préprimaire, par type d’établissement d’enseignement (2022)En pourcentage, dépenses directes au titre des établissements d’enseignement
1. L’année de référence n’est pas 2022.
Voir le Tableau C2.3 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Évolution des dépenses publiques préprimaires unitaires
Le Graphique C2.6 examine l’évolution des dépenses publiques unitaires dans les établissements préprimaires entre 2015 et 2022. Deux facteurs peuvent expliquer l’évolution des dépenses publiques unitaires au titre des établissements d’enseignement : la variation des dépenses publiques totales (mesurées en prix constants de 2020) et la variation du nombre d’enfants inscrits. Dans 25 pays disposant de données, les dépenses publiques unitaires ont augmenté au cours de cette période. Dans 18 de ces 25 pays, la hausse s’explique par une baisse du nombre d’enfants inscrits. Au Japon, par exemple, les dépenses publiques consacrées aux jardins d’enfants et aux jardins d’enfants des écoles spécialisées ont augmenté de près de 40 % malgré la baisse de 30 % du nombre d’enfants inscrits à ces programmes. L’une des raisons possibles de cette hausse des dépenses est une réforme de 2019 qui prévoit la gratuité de l’éducation et de l’accueil des jeunes enfants âgés de 3 à 5 ans.
Toutefois, certains pays suivent une trajectoire différente. La Hongrie, le Royaume-Uni, la Suède et la République de Türkiye (ci-après dénommée « Türkiye ») ont enregistré une baisse des dépenses publiques unitaires entre 2015 et 2022. Dans trois d’entre eux – la Hongrie, le Royaume-Uni et la Suède – cette baisse a été provoquée par une réduction des dépenses publiques (en prix constants). L’Italie a également enregistré une baisse des dépenses publiques, bien que celle-ci ait été compensée par une baisse des inscriptions, ce qui a permis de maintenir globalement les dépenses unitaires à un niveau stable (Graphique C2.6).
Graphique C2.6. Évolution du nombre d’enfants inscrits, des dépenses publiques au titre des établissements d’enseignement et des dépenses unitaires dans l’enseignement préprimaire (2015 à 2022)
Copier le lien de Graphique C2.6. Évolution du nombre d’enfants inscrits, des dépenses publiques au titre des établissements d’enseignement et des dépenses unitaires dans l’enseignement préprimaire (2015 à 2022)En pourcentage, prix constants de 2020
Remarque : les dépenses unitaires sont basées sur les effectifs plutôt que sur les effectifs scolarisés en équivalent temps plein.
1. Ne sont pas incluses les garderies et les centres intégrés d’éducation des jeunes enfants.
2. L’ETP est utilisé dans le calcul des dépenses unitaires.
Voir le Tableau C2.5, disponible en ligne, pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Définitions
Copier le lien de DéfinitionsLes établissements d’enseignement peuvent être classés en deux catégories : publics et privés. Un établissement est dit privé s’il est contrôlé et géré dans son ensemble par une organisation non gouvernementale (église, syndicat, entreprise, organisme étranger ou international, par exemple) et si la plupart des membres de son conseil de direction ne sont pas sélectionnés par un organisme public. Les termes « subventionnés par l’État » et « indépendants » sont utilisés pour distinguer les établissements privés. Un établissement privé subventionné est un établissement privé qui reçoit 50 % ou plus de son financement de base d’organismes publics, ou dont le personnel enseignant est rémunéré par un organisme public ou directement par l’État. Un établissement privé indépendant est un établissement privé qui reçoit moins de 50 % de son financement de base d’organismes publics et dont le personnel enseignant n’est pas rémunéré par un organisme public.
Voir le chapitre C1 pour les définitions des dépenses publiques directes au titre des établissements d’enseignement et des dépenses privées directes au titre des établissements d’enseignement.
Méthodologie
Copier le lien de MéthodologieLes dépenses unitaires au titre des établissements d’enseignement pour le développement de l’EJE et les niveaux préprimaires sont calculées en divisant les dépenses totales au titre des établissements d’enseignement à ce niveau par la somme correspondante des effectifs scolarisés à temps plein et à temps partiel, ce qui donne les dépenses totales au titre des établissements d’enseignement par élève et non par élève scolarisé en équivalent temps plein.
Voir le chapitre C1 pour un aperçu de la méthodologie. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le Guide de l’OCDE pour l’établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l’éducation (OECD, 2018[9]). Voir Regards sur l’éducation : 2025 Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en, pour les notes par pays.
Source
Copier le lien de SourceVoir le chapitre C1 pour les sources de données utilisées dans ce chapitre. Pour plus de précisions, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en.
Références
[5] Commission européenne (2020), Education and Training Monitor 2020 - Belgium, Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, https://data.europa.eu/doi/10.2766/917974.
[6] Commission européenne/EACEA/Eurydice (2025), Key Data on Early Childhood Education and Care in Europe - 2025, Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/publications/key-data-early-childhood-education-and-care-europe-2025.
[4] Eurydice (2023), Lithuania: Organisation of the education system and of its structure in Lithuania, Commission européenne, https://eurydice.eacea.ec.europa.eu/eurypedia/lithuania/organisation-education-system-and-its-structure.
[1] Franken, L. et J. Leivens (2022), « The end of the opt-out era in Belgian governmental schools? », British Journal of Religious Education, vol. 44/4, pp. 472-485, https://doi.org/10.1080/01416200.2021.1967110.
[3] OCDE (2024), Regards sur l’éducation 2024 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/1aabb39d-fr.
[7] OCDE (2023), OECD Economic Surveys: Bulgaria 2023, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/5ca812a4-en.
[2] OCDE (2022), « P.F.3.4: Childcare support », dans OECD Family Database, OCDE, Paris, https://webfs.oecd.org/els-com/Family_Database/PF3-4-Childcare-support.pdf.
[8] OCDE (2020), OECD Economic Surveys: Greece 2020, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/b04b25de-en.
[9] OECD (2018), Guide de l’OCDE pour l’établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l’éducation 2018 : Concepts, normes, définitions et classifications, Éditions OCDE, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264305380-fr.
Tableaux et notes
Copier le lien de Tableaux et notesTableaux des chapitres
Copier le lien de Tableaux des chapitres|
Tableau C2.1 |
Dépenses totales et dépenses publiques consacrées à l’éducation des jeunes enfants par enfant en pourcentage du PIB par habitant et en pourcentage du PIB (2022) |
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Tableau C2.2 |
Répartition des dépenses au titre des établissements d’enseignement préprimaire, par source de dépenses (2022) |
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Tableau C2.3 |
Répartition des dépenses consacrées à l’éducation des jeunes enfants, par type d’établissement d’enseignement (2022) |
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WEB Tableau C2.4 |
Répartition des fonds de l’administration centrale, régionale et locale consacrés à l’éducation des jeunes enfants, avant et après transferts entre niveaux d’administration (2022) |
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WEB Tableau C2.5 |
Évolution des dépenses publiques consacrées à l’enseignement préprimaire (2015 à 2022) |
Téléchargement de données
Copier le lien de Téléchargement de donnéesPour télécharger les données relatives aux graphiques et aux tableaux de ce chapitre, cliquez sur le lien StatLink ci-dessus.
Pour accéder à d’autres données et/ou indicateurs sur l’éducation, veuillez consulter l’Explorateur des données de l’OCDE : https://data-explorer.oecd.org/.
Date butoir de transmission des données pour la publication imprimée : 13 juin 2025. Les données mises à jour peuvent être consultées sur l’Explorateur des données.
Notes pour les tableaux
Copier le lien de Notes pour les tableauxTableau C2.1. Dépenses totales et dépenses publiques consacrées à l’éducation des jeunes enfants par enfant en pourcentage du PIB par habitant et en pourcentage du PIB (2022)
Remarque : les colonnes présentant les données relatives aux dépenses au titre des établissements d’enseignement en pourcentage du PIB peuvent être consultées en ligne.
1. Sont incluses dans les dépenses totales au titre des établissements d’enseignement les dépenses des ménages en dehors des établissements d’enseignement.
2. Ne sont pas incluses les garderies et les centres intégrés d’éducation des jeunes enfants. Sont incluses les aides aux ménages et les transferts et paiements à d’autres entités privées non éducatives.
3. Année de référence : 2021.
Tableau C2.2. Répartition des dépenses au titre des établissements d’enseignement préprimaire, par source de dépenses (2022)
1. Sont incluses dans les dépenses totales au titre des établissements d’enseignement les dépenses des ménages en dehors des établissements d’enseignement.
2. Ne sont pas incluses les garderies et les centres intégrés d’éducation des jeunes enfants. Sont incluses les aides aux ménages et les transferts et paiements à d’autres entités privées non éducatives.
3. Année de référence : 2021.
Tableau C2.3. Répartition des dépenses consacrées à l’éducation des jeunes enfants, par type d’établissement d’enseignement (2022)
1. Sont incluses dans les dépenses totales au titre des établissements d’enseignement les dépenses des ménages en dehors des établissements d’enseignement.
2. Ne sont pas incluses les garderies et les centres intégrés d’éducation des jeunes enfants. Sont incluses les aides aux ménages et les transferts et paiements à d’autres entités privées non éducatives.
3. Année de référence : 2021.
Codes de contrôle
Copier le lien de Codes de contrôlea - catégorie sans objet ; b - rupture de série ; d - contient des données d’une autre catégorie ; m - données non disponibles ; x - incluses dans une autre catégorie ou colonne (indiquées entre parenthèses). Pour plus de précisions sur les codes de contrôle, voir le Guide du lecteur.
Pour de plus amples informations méthodologiques, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques, https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en.
Tableau C2.1. Dépenses totales et dépenses publiques consacrées à l’éducation des jeunes enfants par enfant en pourcentage du PIB par habitant et en pourcentage du PIB (2022)
Copier le lien de Tableau C2.1. Dépenses totales et dépenses publiques consacrées à l’éducation des jeunes enfants par enfant en pourcentage du PIB par habitant et en pourcentage du PIB (2022)Dépenses directes au sein des établissements
Remarque : voir la section Tableaux et notes pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.
Tableau C2.2. Répartition des dépenses au titre des établissements d’enseignement préprimaire, par source de dépenses (2022)
Copier le lien de Tableau C2.2. Répartition des dépenses au titre des établissements d’enseignement préprimaire, par source de dépenses (2022)En pourcentage, dépenses au sein des établissements d’enseignement, par niveau d’enseignement
Remarque : voir la section Tableaux et notes pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.
Tableau C2.3. Répartition des dépenses consacrées à l’éducation des jeunes enfants, par type d’établissement d’enseignement (2022)
Copier le lien de Tableau C2.3. Répartition des dépenses consacrées à l’éducation des jeunes enfants, par type d’établissement d’enseignement (2022)En pourcentage, dépenses directes au sein des établissements d’enseignement, par niveau d’enseignement
Remarque : voir la section Tableaux et notes pour les notes relatives à ce tableau et pour télécharger ses données.