Bien que la plupart des enfants entre l’âge de 3 et 5 ans (85 %) fréquentent des services d’éducation de la petite enfance (EPE) dans les pays de l’OCDE, en moyenne, seuls 29 % des moins de 2 ans fréquentent une structure d’EPE.
La fréquentation des structures d’EPE a progressé au cours de la dernière décennie, avec une hausse de 9 points de pourcentage pour atteindre 29 % chez les enfants de moins de 3 ans, et une hausse de 5 points de pourcentage en moyenne dans les pays de l’OCDE pour les enfants de 3 ans et plus, pour atteindre 85 %.
Entre 2013 et 2023, de nombreux pays ont connu une stabilisation ou une baisse de la population d’enfants de moins de 5 ans, et les projections démographiques pour la période 2023-33 suggèrent que le nombre de jeunes enfants continuera de diminuer dans la plupart des pays de l’OCDE.
Chapitre B1. En quoi l’offre et la fréquentation des structures d’éducation et d’accueil des jeunes enfants varient-elles selon les pays ?
Copier le lien de Chapitre B1. En quoi l’offre et la fréquentation des structures d’éducation et d’accueil des jeunes enfants varient-elles selon les pays ?Faits marquants
Copier le lien de Faits marquantsContexte
L’éducation pendant la petite enfance joue un rôle crucial dans le développement et le bien-être des enfants. Un corpus croissant de recherches scientifiques montre que les services d’éducation et d’accueil des jeunes enfants (EAJE) améliorent sensiblement les compétences linguistiques, cognitives, sociales et émotionnelles des enfants tout en leur permettant de développer la maîtrise de soi et la confiance propices à un passage en douceur vers l’enseignement primaire à court terme, en particulier pour les enfants issus de milieux socio-économiques défavorisés (Yoshikawa, Weiland and Brooks-Gunn, 2016[1]; Shuey and Kankaraš, 2018[2]; OECD, 2020[3]; OECD, 2021[4]). En outre, la façon dont les enfants progressent durant leurs premières années peut avoir un impact durable sur leur niveau de formation, leurs résultats scolaires, leur bien-être et leur rémunération plus tard dans la vie (García et al., 2020[5]; Heckman and Karapakula, 2019[6]).
Les services d’EAJE varient d’un pays à l’autre, en raison de la diversité des structures organisationnelles, des mécanismes de financement et des modèles de gouvernance. Selon les systèmes nationaux, la prestation de services peut se faire à l’intérieur et à l’extérieur des limites formelles des classifications de la CITE. Dans certains pays, les programmes d’EAJE relèvent du niveau 0 de la CITE, tandis que dans d’autres, les services tels que les centres d’accueil ou les services d’accueil familial de jour, en particulier pour les enfants de moins de 3 ans, ne sont pas considérés comme faisant partie du système d’éducation. La portée et les mécanismes d’assurance qualité qui régissent ces divers services peuvent varier considérablement, influant sur l’accès, les inscriptions et les résultats (OECD, 2017[7]).
Si le taux de fréquentation dans des structures d’EAJE a considérablement augmenté au cours de la dernière décennie dans de nombreux pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE, des différences subsistent, en particulier pour les enfants de moins de 3 ans. La fréquentation varie également en fonction du milieu socio-économique, les enfants issus de familles défavorisées – qui ont le plus à gagner à fréquenter une structure d’EAJE – étant les moins susceptibles d’en bénéficier (OECD, 2025[8]; OECD, 2024[9]). Ces écarts sont souvent influencés par des facteurs tels que la disponibilité, l’accessibilité financière, les préférences culturelles et les priorités de l’action publique.
Graphique B1.1. Taux de scolarisation des enfants dans les structures d’éducation des jeunes enfants (niveau 0 de la CITE) et d’autres services d’EAJE (en dehors de la CITE), selon le groupe d’âge (2023)
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Remarque : Certains pays disposent d’autres services d’EAJE agréés qui sont considérés comme faisant partie intégrante de leur offre d’EAJE, mais qui ne satisfont pas à tous les critères du niveau 0 de la CITE 2011 pour être considérés comme des programmes d’enseignement. Le panneau gauche présente les pays qui disposent de données sur les inscriptions à ces autres services d’EAJE agréés ou qui n’ont pas mis en place de tels programmes. Le panneau droit montre les pays où de tels programmes existent mais où les données sur les inscriptions ne portent que sur les programmes du niveau 0 de la CITE.
1. Il n’ a pas de services d’EAJE qui ne relèvent pas de la CITE.
2. L’année de référence n’est pas 2023.
3. L’éducation des jeunes enfants exclut les programmes de développement éducatif des jeunes enfants (niveau 01 de la CITE).
Voir le Tableau B1.2 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
L’évolution démographique des jeunes enfants pose également des défis importants au secteur de l’EAJE. Dans de nombreux pays de l’OCDE, la baisse du taux de natalité a entraîné une diminution de la population de jeunes enfants, ce qui a pesé sur la demande de services d’EAJE (OECD, 2024[10]). Si la baisse de la population infantile peut atténuer les pressions sur les ressources dans certains contextes, elle peut également poser des problèmes de viabilité financière pour les prestataires et réduire les économies d’échelle. Dans le même temps, l’évolution démographique offre des possibilités d’améliorer la qualité des services en réduisant la taille des groupes et en permettant une attention plus individualisée si les ressources sont effectivement réaffectées.
Autres faits marquants
Dans 24 pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE, il existe différents programmes pour les enfants âgés de 0 à 2 ans et pour ceux de 3 à 5 ans, tandis que 16 pays ont des systèmes intégrés fournissant un cadre d’EAJE unique de la naissance ou de l’âge de 1 an jusqu’au début de l’enseignement primaire.
Le taux d’inscription des enfants entre l’âge de 0 et 2 ans varie considérablement d’un pays de l’OCDE à l’autre, avec plus de 60 % en Corée, au Luxembourg, en Norvège et aux Pays-Bas, et moins de 5 % au Mexique et en République de Türkiye, même s’ils augmentent sensiblement avec l’âge des enfants.
C’est au Costa Rica, en Croatie, en Pologne et en Türkiye que les taux d’inscription des enfants âgés de 3 à 5 ans ont le plus augmenté au cours de la dernière décennie, avec une hausse de plus de 20 points de pourcentage due à des politiques telles que l’extension de l’enseignement préprimaire obligatoire et l’accès garanti aux services d’EAJE.
Au cours de la prochaine décennie, des pays comme l’Argentine, la Corée, la Grèce, l’Italie et le Japon devraient voir la baisse du nombre de jeunes enfants ralentir, tandis que les pays d’Europe de l’Est comme la Bulgarie, la Pologne et la République slovaque pourraient connaître une baisse de la population de jeunes enfants de plus de 15 % en raison de la faiblesse de la fécondité et de l’émigration. En Israël, en revanche, la population jeune devrait croître de 15 %, en raison d’un taux de fécondité élevé.
Remarque
Ce chapitre porte uniquement sur l’éducation et l’accueil dans le cadre institutionnel. Les services de garde informels (généralement des services de garde non réglementés organisés par les parents de l’enfant soit à domicile soit ailleurs, par des membres de la famille, des amis, des voisins, des baby-sitters ou des nourrices) en sont exclus (voir la section Définitions pour plus de détails). Dans certains pays, les enfants de moins de 3 ans sont également susceptibles d’être inscrits dans d’autres services d’EAJE agréés qui ne satisfont pas aux critères de la CITE 2011 en la matière. La prudence est de rigueur pour interpréter le taux de fréquentation de ces enfants en raison du manque de données relatives à ces services. Par conséquent, l’analyse de ce chapitre se concentre sur les enfants d’au moins 3 ans dans l’enseignement préprimaire, niveau pour lequel les données sont davantage disponibles et comparables.
Analyse
Copier le lien de AnalyseDifférences structurelles entre les systèmes d’EAJE
À la lumière des nombreux effets positifs de la participation aux services d’éducation et d’accueil des jeunes enfants (EAJE), tous les pays de l’OCDE reconnaissent le caractère nécessaire de services d’EAJE de qualité. On observe toutefois des différences notables dans la façon dont les systèmes d’EAJE sont structurés ; les types de services proposés ; et les politiques plus générales en matière de congé parental, d’aide sociale et d’aide à la famille conçues pour encourager la participation.
Une distinction essentielle au niveau systémique réside dans la gouvernance et l’organisation des services d’EAJE, en particulier selon qu’ils sont administrés par un système scindé ou intégré. Dans les systèmes scindés, des services d’EAJE distincts sont proposés aux enfants plus jeunes et plus âgés, ce qui divise souvent le groupe à l’âge de 3 ans, avant l’école primaire. En revanche, les systèmes intégrés offrent une approche continue de l’EAJE pour toute la tranche d’âge 0-5 ou 0-6 ans, dans un cadre unifié jusqu’à l’école primaire.
Vingt-quatre pays membres et partenaires de l’OCDE utilisent des systèmes scindés, avec des programmes distincts pour les 0-2 ans et les 3-5 ans. Cette distinction n’est pas faite uniquement à des fins de reporting internationale, mais reflète les cadres nationaux d’EAJE. Par exemple, l’Espagne organise l’éducation des jeunes enfants en deux cycles : le premier couvre les enfants de 0 à 3 ans et le second ceux de 3 à 6 ans. Dans bon nombre de ces pays, il est courant que différents ministères ou autorités régissent les services destinés à différents groupes d’âge. En règle générale, les services destinés aux groupes plus âgés sont régis par le ministère de l’Éducation, tandis que ceux destinés aux enfants plus jeunes sont gérés par d’autres organismes, comme le ministère de la Santé ou de la Protection sociale. Dans de nombreux cas, ils sont proposés dans des établissements différents et les qualifications requises pour les enseignants diffèrent.
En revanche, 16 pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE ont adopté des systèmes intégrés, offrant un cadre unique pour l’EAJE entre la naissance ou l’âge d’un an et le début de l’enseignement primaire. Par exemple, en Estonie et en Lettonie, il existe un programme d’EAJE unique pour les enfants âgés de 1.5 à 7 ans, qui est proposé dans des structures en centre et est également réglementé par un cadre pédagogique unique. Une instance publique y est chargée de gérer le système d’EAJE dans son ensemble et de la continuité et de la qualité entre les groupes d’âge. Cette instance est souvent le ministère de l’Éducation. Toute distinction entre les services d’EAJE en fonction des groupes d’âge (par exemple les niveaux 01 et 02 de la CITE) est généralement faite pour faciliter les comparaisons à l’échelle internationale plutôt que pour refléter les divisions de gouvernance ou structurelles au sein du système national. En outre, des systèmes scindés et intégrés coexistent dans certains pays.
Système scindé : Autriche, Belgique, Brésil, Bulgarie, Chili, Colombie, Corée, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Mexique, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, Roumanie, Suisse, Tchéquie et Türkiye.
Système intégré : Australie, Canada, Costa Rica, Croatie, Danemark, Estonie, Finlande, Islande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Nouvelle-Zélande, Norvège, Royaume-Uni, Slovénie et Suède.
Coexistence des deux systèmes : Allemagne et Japon.
Il existe des différences dans plusieurs autres aspects des systèmes d’EAJE, notamment l’âge auquel les enfants entrent dans l’EAJE, le nombre d’heures qu’ils y passent et la personne responsable de la réglementation des services. Des différences peuvent également être observées dans le lieu où les services sont fournis – que ce soit dans des centres spécialisés, des écoles ou des structures à domicile – ainsi que dans le fait que les services comprennent des activités éducatives structurées (Encadré B1.1).
Diversité des services d’EAJE selon les pays
Autres services d’EAJE agréés (hors CITE) pour les enfants de moins de 3 ans
Selon les définitions de la CITE 2011, un programme/service d’EPE doit répondre à des critères spécifiques pour être classé au niveau 0 de la CITE. Il s’agit notamment d’avoir une composante éducative intentionnelle (comme un programme ou des objectifs d’apprentissage définis), d’avoir un cadre institutionnel (en centre ou à domicile, mais structuré pour un groupe d’enfants), de maintenir un niveau minimum d’intensité de la composante éducative (au moins 2 heures par jour pendant 100 jours par an), d’être régis par une autorité axée sur l’éducation et d’être doté d’éducateurs possédant des qualifications définies (UNESCO UIS, 2012[11]). De nombreux services d’accueil des enfants de moins de 3 ans ne remplissent pas tous ces critères. Par exemple, une assistante maternelle à domicile privée peut assurer une excellente prise en charge, mais ne suivre aucun programme ni aucune ligne directrice structurés. De même, une crèche gérée par un ministère des Affaires sociales pourrait donner la priorité à la nutrition et à l’accueil plutôt qu’aux résultats d’apprentissage. Même si ces services ne sont pas formellement considérés comme « éducatifs », ils favorisent inévitablement le développement des enfants : par le jeu, les interactions sociales et la routine, les enfants apprennent la motricité, le langage et les normes sociales. Ces types de services d’EAJE sont considérés comme des « autres services d’EAJE agréés » en dehors du niveau 0 de la CITE.
Dans 10 pays et économies membres et partenaires de l’OCDE, tous les services d’EAJE destinés aux enfants de moins de 3 ans sont dispensés par l’intermédiaire de services extérieurs à la CITE. Par exemple, la France et la Communauté française de Belgique ont des systèmes séparés : les services d’accueil des jeunes enfants (comme les crèches, les halte-garderies ou l’accueil familial) sont gérés par les autorités sociales ou familiales et ne sont pas considérés comme des services du niveau 0 de la CITE, tandis que les écoles maternelles (à partir de 2.5 ou 3 ans) relèvent des autorités éducatives et sont considérées comme des services du niveau 0 de la CITE. Par conséquent, même si ces pays proposent de nombreux services de garde d’enfants, leur gouvernance et leur contenu éducatif les distinguent de services similaires dans d’autres pays. De même, la Bulgarie, les Pays-Bas, la Pologne et la Suisse assurent principalement l’accueil des jeunes enfants par le biais de services qui ne relèvent pas de la CITE (Tableau B1.3).
Dans certains pays, les programmes d’EAJE ne relevant pas du niveau 0 de la CITE remplissent d’autres fonctions que celle de principale structure accueillant les enfants de moins de 3 ans. Par exemple, au Danemark, en Norvège et en Nouvelle-Zélande, ces services fonctionnent souvent en libre-service et sont conçus pour compléter le principal système d’EAJE. Leur rôle principal est d’aider les parents, en particulier ceux qui travaillent ou étudient, en leur proposant des solutions de garde souples et sûres. En tant que services d’accueil en libre-service, ils permettent une prise en charge flexible en fonction des besoins des familles, offrant une forme plus adaptable d’aide à l’accueil des jeunes enfants (Tableau B1.3).
Il existe également des services en dehors du système formel d’éducation des jeunes enfants qui peuvent remplacer les services classiques d’accueil des jeunes enfants. Si bon nombre de ces services sont dispensés à domicile ou dans d’autres structures assimilables à un domicile réglementé, dans plusieurs pays, ces structures sont couvertes par un programme officiel et peuvent donc être classées au niveau 0 de la CITE. Ces programmes sont conçus pour élargir l’éventail des choix qui s’offrent aux familles. Au Portugal, par exemple, les amas fonctionnent comme des assistantes maternelles à domicile réglementées qui fournissent des services d’EAJE essentiels pour un maximum de quatre enfants simultanément. Leur rôle est complémentaire des options de garde d’enfants en centre, et consiste à s’assurer que les familles ont des choix variés et adaptables pour répondre à leurs besoins spécifiques. En Australie, les services d’accueil à domicile fournissent des services de garde d’enfant par des éducateurs agréés au domicile de l’enfant. Elle est réservée aux familles qui ne peuvent pas accéder à d’autres types de services de garde d’enfant agréés en raison d’horaires de travail atypiques ou variables, de l’isolement géographique par rapport à d’autres types de garde, ou de besoins complexes ou difficiles. L’Australie propose également un autre modèle de garde à domicile, baptisé Family Day Care (accueil familial de jour). Ces modèles à domicile séduisent de nombreuses familles en raison de leur cadre intime, qui ressemble souvent à un cadre familial, et qui s’accorde plus étroitement avec l’environnement de vie quotidien de l’enfant. Par rapport aux structures plus grandes, les services à domicile impliquent généralement moins d’enfants, ce qui permet aux assistantes maternelles d’offrir une attention plus personnalisée et de renforcer les relations. Ces structures à domicile sont particulièrement appréciées pour leur capacité à répondre plus efficacement aux besoins individuels de chaque enfant. En outre, les groupes d’âge mixte sont fréquents dans les services de garde à domicile, ce qui permet de s’occuper des frères et sœurs ensemble et d’offrir aux parents des horaires et une logistique plus pratiques (European Commission / EACEA / Eurydice, 2025[12]).
Services d’EAJE spécifiques à certains groupes
Si les services d’EAJE ordinaires visent à répondre aux besoins de la population générale des jeunes enfants, de nombreux pays ont mis au point des services spécialisés pour répondre aux besoins de groupes qui peuvent nécessiter différentes formes de soutien, d’adaptation ou d’accès. Ces types distincts de services d’EAJE témoignent d’efforts plus larges en faveur de l’inclusion, de l’équité et de la réactivité à divers contextes familiaux et sociétaux.
Dans plusieurs pays, des programmes d’EAJE ciblés ont été mis en place pour aider les enfants ayant des besoins éducatifs spécifiques. En Tchéquie, les enfants de 4 à 6 ans atteints de handicap physique, mental ou sensoriel peuvent participer à la phase préparatoire de l’école élémentaire spéciale, qui offre un soutien personnalisé pour préparer les enfants à l’entrée dans la scolarité obligatoire (Eurydice, 2025[13]). La Communauté flamande de Belgique propose une éducation préscolaire spéciale qui propose des services d’EAJE adaptés aux enfants âgés de 2.5 à 6 ans ayant des besoins éducatifs spécifiques. Ce système est conçu pour aider les enfants dont les besoins de développement ne peuvent pas être correctement satisfaits dans les structures d’EAJE ordinaires (Eurydice, 2025[14]). Au Japon, les départements d’écoles maternelles pour enfants ayant des besoins spécifiques font partie intégrante du système d’éducation japonais et offrent des services d’éducation et d’accueil personnalisés aux 3-5 ans atteints de divers handicaps (NIC-Japan, 2025[15]).
Des services d’EAJE ciblés existent également pour les enfants issus de minorités ethniques, linguistiques et culturelles. Aux Pays-Bas, Voorschoolse educatie est conçu pour aider les enfants âgés de 2.5 à 4 ans qui risquent d’être défavorisés sur le plan éducatif, en particulier en ce qui concerne le développement du langage. Ce programme vise à préparer les enfants à un bon départ à l’école primaire en améliorant leurs compétences linguistiques, sociales et cognitives grâce à un apprentissage structuré fondé sur le jeu (Government of the Netherlands, 2022[16]). En Colombie, par exemple, l’Etnoeducación Preescolar est une approche spécialisée de l’éducation de la petite enfance conçue pour servir les communautés autochtones, afro-colombiennes et autres communautés ethniques. Ancré dans l’engagement du pays envers la diversité et l’inclusion culturelles, ce modèle intègre les connaissances ancestrales, les langues autochtones et les valeurs communautaires dans l’expérience éducative des enfants de 3 à 5 ans. De même, en Nouvelle-Zélande, le Kōhanga Reo (qui signifie « nid linguistique ») est un centre d’EAJE qui immerge les enfants de la naissance à l’âge scolaire dans le reo māori (la langue maorie) et le tikanga māori (les coutumes maories), dans le but de revitaliser la langue et la culture par transmission intergénérationnelle (Government of New Zealand, 2025[17]).
Il existe également un certain nombre de dispositifs d’EAJE uniques et spécifiques au contexte. En Hongrie, les crèches proposent des formules souples de garde d’enfants à proximité du lieu de travail des parents, ce qui facilite l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Au Luxembourg, la scolarisation à domicile est reconnue comme un dispositif d’apprentissage précoce sous certaines conditions, ce qui permet aux familles de jouer un rôle moteur dans l’éducation préscolaire de leur enfant. En outre, les écoles maternelles européennes en Belgique et au Luxembourg offrent des services d’EAJE multilingues et multiculturels aux enfants des employés des institutions de l’Union européenne, en accord avec le programme et la gouvernance des écoles européennes (pour plus d’informations sur tous ces dispositifs, voir l’Encadré B1.1).
Encadré B1.1. Visualisations interactives de la structure des programmes d’éducation et d’accueil des jeunes enfants
Copier le lien de Encadré B1.1. Visualisations interactives de la structure des programmes d’éducation et d’accueil des jeunes enfantsUne plateforme interactive en ligne fournit des informations contextuelles complémentaires sur les programmes d’éducation et d’accueil des jeunes enfants (EAJE). Il fournit des informations sur les différents types de programmes, leur durée et leur âge de démarrage, ainsi que sur leur gouvernance, les cadres pédagogiques et les méthodes de suivi.
La plateforme est accessible via le Tableau de bord des systèmes d’éducation et d’accueil des jeunes enfants (EAJE).
Fréquentation avant l’âge de 3 ans
Les enfants de moins de 2 ans affichaient le taux de participation le plus faible aux structures formelles de développement éducatif de la petite enfance dans les pays de l’OCDE – seulement 21 % en moyenne en 2023. Le taux de fréquentation des plus jeunes enfants peut être influencé par divers facteurs, notamment le nombre de places disponibles, le taux d’emploi et le congé parental, ainsi que le coût des services d’EAJE ou leur gratuité. Certains pays, dont la Corée, l’Israël et le Luxembourg, font état d’une participation nettement plus élevée des enfants de moins de 2 ans, avec un taux de fréquentation supérieur à 45 %. Pour les enfants de 2 ans, le taux moyen de fréquentation dans les pays de l’OCDE atteint 52 %, même si ce chiffre masque d’importantes différences. Si certains pays, comme l’Inde, les Pays-Bas et la Suisse, ne proposent pas de programmes d’EAJE classés dans la CITE pour les enfants de 2 ans, le taux d’inscription dans les services formels dépasse 90 % en Corée, en Islande, en Norvège et en Suède (Tableau B1.1).
Certains pays affichent des taux élevés de fréquentation dans d’autres services d’EAJE agréés faisant partie intégrante de l’offre d’EAJE sans pour autant répondre aux critères d’EAJE (niveau 0 de la CITE) (à l’image des crèches en France et les amas au Portugal). Aux Pays-Bas, par exemple, 88 % des enfants de 2 ans et 65 % des moins de 2 ans fréquentent une structure de ce type. Bien que ces services existent dans de nombreux pays, en particulier pour les enfants de moins de 3 ans, dans de nombreux pays, tous ne sont pas en mesure de chiffrer leur taux de fréquentation (Tableau B1.1).
Même en tenant compte de tous les services d’EAJE, qu’ils répondent aux critères de la CITE ou non, le taux de fréquentation des jeunes enfants varie considérablement entre les pays membres et partenaires de l’OCDE. En Corée, au Luxembourg, en Norvège et aux Pays-Bas, ce taux est relativement élevé chez les enfants les plus jeunes, avec plus de 60 % des moins de 3 ans fréquentant une structure d’EAJE. En revanche, le taux de fréquentation reste inférieur à 5 % au Mexique et en Türkiye pour ce groupe d’âge, bien qu’il augmente sensiblement à mesure que les enfants grandissent (Tableau B1.2 et Graphique B1.1).
Bien que la quasi-totalité des pays de l’OCDE proposent un accès gratuit à au moins un an d’EAJE avant l’entrée dans l’enseignement primaire (Tableau annexe X1.3), ces services ne sont généralement pas entièrement pris en charge par l’État pour les enfants de moins de 3 ans. En effet, lorsque les budgets publics consacrés à l’EAJE sont limités, c’est souvent à l’enseignement préprimaire qui passe en priorité (OECD, 2017[18]; OECD, 2024[19]). Par conséquent, le reste à charge peut constituer un obstacle important à la scolarisation dans de nombreux pays de l’OCDE, en particulier pour les ménages modestes. À l’inverse, dans les 11 pays membres et partenaires de l’OCDE qui assurent la gratuité des services d’EAJE avant l’âge de 3 ans (Tableau annexe X1.3), le taux de fréquentation est particulièrement élevé pour ce groupe d’âge. Par exemple, les enfants ont droit à des services d’EAJE gratuits dès la naissance en Corée, où le taux de fréquentation de ces services est de 95 % pour les enfants de 2 ans (Tableau B1.1).
D’autres facteurs, tels que ceux liés au taux d’emploi des femmes, la durée et la disponibilité du congé parental, et l’existence de réseaux sociaux informels pour la garde des enfants, interviennent vraisemblablement dans le taux de fréquentation des structures d’EAJE. Le rôle traditionnel des femmes en tant que principales responsables de l’éducation des enfants peut être un facteur déterminant dans le recours à des services de garde. À titre de comparaison, relativement peu d’enfants en bas âge fréquentent une structure d’EAJE dans des pays où le taux d’emploi des femmes est relativement faible, comme le Mexique (47 %) et la Türkiye (36 %) (International Labour Organization, 2025[20]). La durée du congé parental est un autre déterminant important. En Hongrie et en République slovaque les mères ont droit à plus de trois ans de congé rémunéré, le taux de fréquentation des enfants de moins de 3 ans s’élevait donc à 21 % en Hongrie et à 5 % en République slovaque en 2023 (OECD, 2025[21]) (Tableau B1.2). Enfin, dans certains pays, la moindre fréquentation des structures d’EAJE formelles peut s’expliquer par le recours généralisé à des dispositifs informels de garde d’enfants, souvent assurés par les membres de la famille, des voisins ou des amis. Ces mécanismes informels peuvent considérablement compléter ou remplacer les services d’EAJE formels.
Évolution de la fréquentation avant l’âge de 3 ans
Les taux de fréquentation des structures de développement éducatif des enfants de moins de 3 ans ont augmenté de 9 points de pourcentage en moyenne dans les pays de l’OCDE au cours de la dernière décennie, pour atteindre 29 % en 2023. Cette augmentation est particulièrement marquée en Corée, en Hongrie, en Israël et en Lituanie, qui ont tous connu une hausse d’au moins 15 points de pourcentage (Tableau B1.2). En Corée, cette hausse résulte en grande partie d’une hausse substantielle des dépenses publiques consacrées à l’EAJE, qui a permis d’accroître l’offre de services et d’alléger le reste à charge des familles. En outre, le programme politique plus large du gouvernement visant à lutter contre la faiblesse persistante du taux de fécondité comprend des mesures renforcées de soutien aux parents, notamment en améliorant les services d’accueil des jeunes enfants et en réduisant les coûts liés à l’éducation (Yang, Hwang and Pareliussen, 2024[22]). De même, en Lituanie, des initiatives publiques ont permis de proposer des services d’EAJE dès la naissance, soutenues par un financement public important qui compense une grande partie du coût pour les familles. Les pouvoirs publics ont également pris des mesures ciblées pour réduire les inégalités entre les zones urbaines et rurales en créant des centres multifonctionnels dans les communautés rurales et en mettant à disposition des transports dédiés pour améliorer l’accès (OECD, 2017[23]).
Dans bon nombre de pays européens, ces hausses ont connu un nouvel élan à la faveur de la révision des cibles définies lors de la réunion du Conseil européen de Barcelone en 2002. L’Union européenne visait initialement un taux de fréquentation d’au moins 33 % chez les enfants de moins de 3 ans à l’horizon 2010. Ces objectifs ont été révisés en 2022 dans le cadre de la Stratégie européenne en matière des soins (European Care Strategy) afin d’accroître la fréquentation des services d’EAJE, favoriser le développement social et cognitif des enfants issus de milieux défavorisés, et encourager la participation des parents au marché du travail. Les objectifs révisés pour 2030 visent un minimum de 45 % des enfants de moins de 3 ans inscrits dans des structures d’accueil formelles (European Comission, 2023[24]).
Graphique B1.2. Évolution du taux de fréquentation des enfants âgés de 3 à 5 ans (niveau 0 de la CITE) (2013 et 2023)
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1. L’éducation des jeunes enfants exclut les programmes de développement éducatif des jeunes enfants (niveau 01 de la CITE).
2. L’année de référence n’est pas 2013.
3. L’année de référence n’est pas 2023.
Voir le Tableau B1.2 pour les données. Pour un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Scolarisation des enfants âgés de 3 à 5 ans
Bien que la fréquentation d’une structure d’EAJE ne soit pas obligatoire dans tous les pays de l’OCDE, la scolarisation des enfants de 3 ans et plus est très répandue. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 79 % des enfants de 3 ans, 90 % des enfants de 4 ans et 86 % des enfants de 5 ans sont inscrits en EAJE. Le taux comparativement plus faible des enfants de 5 ans reflète les différences nationales dans l’âge d’entrée dans l’enseignement primaire. Dans des pays comme l’Australie, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, l’enseignement primaire commence généralement à l'âge de 5 ans (Encadré B1.2), qui transfère une partie des inscriptions de l’EAJE à l’enseignement primaire. Si l’on tient compte de la fréquentation totale des enfants de 5 ans, qu’ils soient inscrits en EAJE ou dans l’enseignement primaire, le taux de fréquentation moyen dans les pays de l’OCDE atteint 97 % (Tableau B1.1).
Dans plus de la moitié des pays de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles, la scolarisation des enfants âgés de 3 à 5 ans est quasi universelle, atteignant au moins 90 % (Tableau B1.2). C’est au Costa Rica, en France, en Israël et au Pérou que les taux de fréquentation des enfants de 4 ans dans l’EAJE ou dans l’enseignement primaire sont les plus élevés, à 99 % ou plus. En revanche, 50 % ou moins des individus sont scolarisés en Suisse et en Türkiye (Tableau B1.1). En Suisse, ce taux plus faible peut s’expliquer en partie par les différences entre les cantons, chaque canton fixant son propre âge de début de la scolarité obligatoire. Dans certains cantons, les enfants commencent l’enseignement formel plus tard que dans d’autres, ce qui a une incidence sur le taux de fréquentation au niveau national. En Türkiye, si le taux de fréquentation des enfants de 4 ans reste inférieur à 50 %, il atteint 98 % pour les enfants de 5 ans (Tableau B1.1). Cette hausse notable s’explique par les politiques nationales d’éducation qui donnent la priorité à l’éducation préscolaire des enfants de 5 ans, un an avant le début de la scolarité obligatoire.
Évolution de la fréquentation des enfants âgés de 3 à 5 ans
Entre 2013 et 2023, le taux de scolarisation des enfants âgés de 3 à 5 ans a augmenté de 5 points de pourcentage, pour atteindre 85 % dans les pays de l’OCDE. Les hausses les plus notables ont été enregistrées au Costa Rica, en Croatie, en Pologne et en Türkiye, où les inscriptions ont augmenté de plus de 20 points de pourcentage. L’un des principaux facteurs expliquant cette amélioration au Costa Rica est la politique de 2018 qui abaissé l’âge de la scolarisation obligatoire de deux ans, de 6 à 4 ans. Par conséquent, le taux de scolarisation des enfants de 3 à 5 ans est passé de 50 % à 71 % au cours de la dernière décennie (Tableau B1.2). Les gains les plus importants ont été enregistrés chez les enfants âgés de 4 ans et plus, avec plus de 95 % de fréquentation, ce qui a effectivement permis d’atteindre la couverture universelle. Toutefois, le taux de fréquentation des enfants de 3 ans reste relativement faible, à 6 % en 2023 (Tableau B1.1). Cela montre comment les réformes de l’enseignement obligatoire dans l’enseignement préprimaire peuvent accélérer avec succès la croissance de la fréquentation, en veillant à ce que davantage d’enfants bénéficient d’opportunités d’apprentissage précoce essentielles pendant leurs années fondamentales. En Pologne, la hausse du taux de fréquentation des 3-5 ans, qui est passé de 71 % en 2013 à 94 % en 2023, s’explique par l’extension progressive du droit légal à l’âge de 3 ans à partir de 2014, conjuguée au plafonnement des frais pour les heures supplémentaires au-delà de l’offre gratuite standard et à l’extension des infrastructures d’EAJE (Polish Eurydice Unit, 2014[25]; UNHCR, 2025[26]; Eurydice, 2025[27]).
Encadré B1.2. Programmes éducatifs spécifiques visant à faciliter le passage à l’enseignement primaire
Copier le lien de Encadré B1.2. Programmes éducatifs spécifiques visant à faciliter le passage à l’enseignement primaireTous les pays de l’OCDE ont mis en place des programmes d’enseignement préprimaire pour favoriser le développement, le bien-être et l’apprentissage précoce des jeunes enfants. L’un des principaux objectifs de ces programmes est de faciliter un passage en douceur et en toute confiance de l’éducation des jeunes enfants à l’enseignement primaire. Bien que cet objectif soit inhérent à la plupart des structures préprimaires, certains pays proposent un programme préparatoire spécifique (généralement d’un an) immédiatement avant l’entrée à l’école primaire. Ces programmes, souvent appelés « accueil », « année de transition » ou simplement la dernière année de maternelle, sont conçus pour développer les compétences de base essentielles. Ils mettent l’accent sur la socialisation, la littératie, l’écriture et la numératie précoces, l’acquisition du langage et les comportements en classe comme le respect des routines et la participation à des activités structurées. L’objectif est de veiller à ce que les enfants soient bien préparés et entament leur parcours scolaire dans de bonnes conditions.
En Australie, l’année de base sert de point d’entrée officiel dans l’enseignement primaire pour les enfants d’environ 5 ans. Si la scolarisation est facultative dans plusieurs états et territoires, les enfants commencent généralement l’école vers l’âge de 5 ans, la scolarité obligatoire commençant à l’âge de 6 ans. L’année de base vise à établir les compétences essentielles en littératie, en numératie et en socialisation par le biais d’activités structurées mais centrées sur l’enfant. Ce modèle place fermement la phase préparatoire dans le cadre de l’enseignement primaire (Australian Curriculum, 2025[28]).
Au Danemark, la classe préprimaire (Børnehaveklasse) accueille les enfants de 6 ans et fait office de passerelle obligatoire entre l’éducation des jeunes enfants et l’école primaire depuis 2009. Le Danemark se distingue par le fait qu’il met fortement l’accent sur l’apprentissage par le jeu, en favorisant le développement social et émotionnel parallèlement à l’exposition scolaire précoce (Blomgren, 2022[29]).
La classe préparatoire roumaine (Clasa Pregătitoare), introduite en 2012 pour les enfants de 6 ans, officialise ce qui était auparavant une phase de transition informelle. Le modèle roumain est en étroite adéquation avec les objectifs de maturité scolaire, l’accent étant mis sur la réduction de l’écart entre le jardin d’enfants et l’école formelle grâce à des bases en matière d’alphabétisation, de numératie et de normes comportementales (Eurydice, 2025[30]).
À l’inverse, l’Irlande met en œuvre un système de préparation en deux étapes dans le cadre de son cycle d’enseignement primaire : les programmes pour les nourrissons juniors et seniors, qui s’étendent sur les âges de 4 à 6 ans. Ce modèle se distingue par le fait qu’il permet aux enfants d’accéder à l’enseignement formel plus tôt que la plupart des autres enfants de l’OCDE, en associant le jeu à un apprentissage structuré pour cultiver à la fois les compétences cognitives et les compétences sociales (Government of Ireland, 2025[31]).
De même, en Angleterre et au Pays de Galles (Royaume-Uni), le programme Early Years of Foundation Stage dans l’enseignement primaire s’étend sur deux ans et sert de transition entre l’école maternelle basée sur le jeu et la scolarité formelle. Sa deuxième année est également connue sous le nom d'année d’accueil. Elle favorise un développement global dans les domaines personnel, social, émotionnel et scolaire, en conciliant apprentissage structuré et exploration à l’initiative de l’enfant (UK Government, 2025[32]).
Stratégies d’action publique visant à accroître la fréquentation des structures d’EAJE
Les bienfaits de l’EAJE pour le développement, le bien-être et le passage à l’école primaire ont conduit de nombreux responsables publics à adopter des mesures ciblées pour accroître la fréquentation. Il s’agit notamment d’abaisser l’âge de début de la scolarité obligatoire, d’établir les droits légaux aux services d’EAJE, d’offrir des heures gratuites ou d’apporter une aide financière substantielle aux services de garde d’enfants. Les pays peuvent adopter différentes mesures ou combinaisons de mesures, adaptées à des groupes d’âge et des populations cibles spécifiques. D’autres stratégies complètent ces mesures, notamment la planification des réseaux d’EAJE, les mécanismes de données et de suivi pour l’identification des besoins, la flexibilité de la prestation des services d’EAJE, les services d’information et l’accessibilité administrative, et les efforts visant à favoriser la participation et la confiance des familles et de la collectivité (OECD, 2025[8]).
Élargissement de l’enseignement primaire obligatoire à une partie de l’enseignement préprimaire
L’instauration d’une obligation légale de fréquenter une structure d’EAJE en abaissant l’âge de début de la scolarité obligatoire pour couvrir une partie de l’enseignement préprimaire est devenue une stratégie commune pour accroître le taux de fréquentation, plusieurs pays ayant adopté cette approche au cours de la dernière décennie. Le Costa Rica et la Hongrie ont abaissé l’âge du début de la scolarisation obligatoire de deux ans, de 6 à 4 ans, tandis que huit autres pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE l’ont abaissé d’un an. Les pays où les taux de fréquentation sont déjà élevés au niveau national peuvent mettre en œuvre de telles politiques afin de cibler stratégiquement les sous-populations défavorisées. Par exemple, la Belgique vise à accroître la fréquentation scolaire régulière des enfants d’immigrés dont les parents ont un faible niveau de formation dans les grandes villes en intégrant une année d’enseignement préprimaire dans l’enseignement obligatoire (European Commission, 2019[33]). De même, à partir de l’année scolaire 2019/20, la France a abaissé l’âge de début de la scolarité obligatoire, rendant l’éducation de la petite enfance obligatoire pour les enfants âgés de 3 à 5 ans afin d’en garantir l’accès à tous. Cette mesure, associée à des classes moins nombreuses dans l’enseignement préprimaire, vise à renforcer l’apprentissage de base et à réduire les inégalités dans les écoles des réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP+) (OECD, 2020[34]). La Lituanie a également adopté une approche ciblée, rendant obligatoire l’éducation préscolaire pour les enfants de moins de 5 ans vivant dans des ménages à risque socio-économique (Eurydice, 2023[35]).
En conséquence, l’enseignement préprimaire est désormais obligatoire pendant un ou plusieurs ans dans 24 pays membres et partenaires et/ou candidats à l’adhésion de l’OCDE. L’âge de début de la scolarité obligatoire varie. Dans 11 pays, elle commence juste un an avant l’entrée dans l’enseignement primaire, tandis que dans d’autres, elle débute plus tôt – à 3 ans en France, en Hongrie, en Israël et au Mexique ; à 4 ans en Argentine, au Brésil, en Bulgarie, au Costa Rica, en Grèce et au Luxembourg ; et entre 4 et 5 ans en Suisse (Tableau B1.2).
Droit légal à des places d’EAJE garanties
La préscolarisation n’est obligatoire avant l’âge de 3 ans dans aucun pays de l’OCDE. Toutefois, certains pays prévoient un droit légal à une place dans une structure d’EAJE, obligeant les autorités publiques à garantir l’accès aux services pour tout enfant de la tranche d’âge concernée, à la demande des parents (Eurydice, 2023[36]). Par exemple, la Pologne et la Tchéquie ont progressivement étendu le droit de commencer à partir de l’âge de 3 ans (pleinement mis en œuvre en Pologne à partir de 2017 et en Tchéquie à partir de 2018), bien qu’un an seulement d’enseignement préprimaire soit obligatoire avant l’enseignement primaire (European Commission / EACEA / Eurydice, 2025[12]). D’autres pays, dont le Brésil, le Canada, la Corée, la Hongrie, le Mexique et la Nouvelle-Zélande, offrent ce droit légal dès la naissance. Cette approche permet aux familles de choisir les options d’éducation préscolaire qui répondent à leurs besoins tout en favorisant une large participation (Tableau d’annexe X1.3.).
Renforcer les capacités pour accroître le nombre de places dans les services d’EAJE
Les pays déploient également des efforts considérables pour accroître les capacités afin d’accroître le taux de fréquentation des enfants de 3 ans et moins. Par exemple, l’Espagne utilise les fonds de la Facilité européenne pour la reprise et la résilience (FRR) pour créer plus de 60 000 places d’ici 2025. Cette initiative vise à répondre à toutes les demandes d’éducation préscolaire des enfants de moins de 3 ans et à réduire les disparités régionales en matière de fréquentation (Government of Spain, 2024[37]).
Heures gratuites d’EAJE
L’accessibilité financière joue un rôle essentiel pour faire en sorte que les services d’EAJE soient accessibles au plus grand nombre d’enfants possible. Ces dernières années, de nombreux pays, en particulier en Europe, ont mis en place des services d’EAJE gratuits ou partiellement subventionnés, ciblant souvent les groupes défavorisés. Au Luxembourg, par exemple, les enfants âgés de 1 à 4 ans ont droit à 20 heures d’EAJE gratuites par semaine, les parents payant les heures supplémentaires éventuelles. En Lituanie, les enfants bénéficient de 20 heures gratuites par semaine de la naissance jusqu’à l’école primaire, les éventuels coûts supplémentaires étant couverts par les fonds publics et municipaux. La Roumanie propose des services d’EAJE gratuits pour tous les enfants dès la naissance, à la fois pour le programme d’une journée complète (10 heures) et pour le programme court (5 heures). En 2022, la Bulgarie a supprimé les frais d’EAJE pour tous les enfants à partir de 3 ans (European Commission / EACEA / Eurydice, 2025[12]). La Suède oblige les communes à fournir des places d'EAJE aux enfants, indépendamment de la durée de leur séjour dans le pays ou du fait que les parents aient formellement demandé l'inscription. En Croatie, les parents roms sont exonérés des frais de maternelle (Eurydice, 2023[36]).
Mécanismes de soutien financier visant à améliorer l’accessibilité financière
Dans les pays dotés de systèmes d’EAJE intégrés, des mesures supplémentaires ont été prises pour améliorer l’accessibilité financière et l’accessibilité par le biais d’aides financières et de subventions substantielles aux parents. Au Danemark, par exemple, bien que les services d’EAJE ne soient pas entièrement gratuits avant l’âge de 6 ans, les frais à la charge des parents sont plafonnés à 25 % des coûts de fonctionnement bruts estimés de l’établissement. Des allocations financières sont également prévues pour les familles à faible revenu, qui peuvent couvrir tout ou partie du versement parental (økonomisk fripladstilskud). En Islande, les décisions relatives aux redevances parentales sont prises par chaque municipalité, mais ne peuvent pas être supérieures au coût total des services fournis. Toutefois, dans les plus grandes communes, il est fréquent que les parents paient 10-20 % du coût des services d’EAJE. En août 2024, la Finlande a plafonné les frais mensuels à EUR 311, plus de la moitié des familles étant exonérées de toute charge. En Suède, la majorité du financement de l’EAJE pour les enfants âgés de 1 à 6 ans provient des budgets municipaux. Les parents versent une contribution modeste en fonction de leur revenu, qui est plafonnée en fonction du nombre d’enfants par ménage (European Commission / EACEA / Eurydice, 2025[12]).
Depuis 2006, le Japon a créé des centres d’éducation et d’accueil de la petite enfance (Nintei Kodomo-en). Ces centres combinent les avantages des jardins d’enfants (yōchien) et des garderies, remplissant des fonctions telles que : fournir une éducation et des soins aux enfants d’âge préscolaire, que leurs tuteurs travaillent ou non, et soutenir les parents dans la communauté grâce à des services tels que des consultations parentales et des lieux où les parents et les enfants peuvent se réunir (Imoto, 2007[38]). Cette réforme a été mise en œuvre à la lumière de la diversification des besoins en matière d’éducation et d’accueil des jeunes enfants.
Évolution démographique des jeunes enfants
De 2013 à 2023, de nombreux pays ont connu une stabilisation voire une baisse de la population d’enfants de moins de 5 ans. En particulier, plusieurs pays d’Asie (par exemple la Chine, la Corée et le Japon) et d’Europe du Sud (par exemple l’Espagne, la Grèce et l’Italie) ont enregistré des baisses substantielles de la population de ce groupe d’âge, allant de 22 % à 40 % (Graphique B1.3). Si certaines de ces évolutions sont dues à des facteurs propres à chaque pays, comme l’émigration, elles reflètent largement les tendances mondiales de la baisse des taux de natalité. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, le taux de fécondité est passé d’environ 1.7 au début des années 2010 à environ 1.5 en 2022 (OECD, 2024[39]). Quelques pays ont connu une croissance de la population de jeunes enfants entre 2013 et 2023, souvent en raison d’une hausse de la fécondité ou de l’immigration. Par exemple, l’Israël a maintenu un taux de fécondité proche de 3, ce qui s’est traduit par une augmentation de la population des moins de 5 ans (OECD, 2024[39]). En Allemagne, en Autriche, au Luxembourg et en Suisse, malgré la faiblesse persistante des taux de fécondité, la population de jeunes enfants a augmenté, principalement en raison de l’immigration (Graphique B1.3). L’Autriche, le Luxembourg et la Suisse enregistrent certaines des proportions les plus élevées d’enfants non nationaux parmi les moins de 5 ans, avec 21 % des 0-4 ans en Autriche, 28 % au Luxembourg et 47 % en Suisse (Eurostat, 2025[40]).
D’après les projections démographiques, ces tendances devraient se poursuivre sur la période 2023-33, la plupart des pays de l’OCDE devant enregistrer de nouvelles baisses de la population de jeunes enfants. Toutefois, l’ampleur de ces baisses variera d’un pays à l’autre. En Corée, en Grèce, en Italie et au Japon, le rythme de diminution devrait ralentir par rapport à la décennie précédente. En revanche, plusieurs pays d’Europe orientale, dont la Bulgarie, la Pologne et la République slovaque, devraient enregistrer des baisses plus marquées, de plus de 15 %, en raison de la faiblesse persistante de la fécondité et de l’émigration. De même, des pays d’Amérique latine comme l’Argentine, le Brésil, la Colombie et le Costa Rica devraient enregistrer une baisse de plus de 9 % de leur population de jeunes enfants, en grande partie due à la baisse des taux de natalité. Parallèlement, la population jeune en Israël devrait continuer de croître de 15 % en raison de son taux de fécondité élevé. En outre, plusieurs pays d’Europe du Nord (comme le Danemark, l’Islande, la Norvège et les Pays-Bas), ainsi que l’Australie, pourraient compenser le faible taux de fécondité par l’immigration, en stabilisant, voire en augmentant, le nombre d’enfants de moins de 5 ans (Graphique B1.3).
La baisse du nombre de jeunes enfants peut poser certains problèmes dans les systèmes d’EAJE. Dans les zones où les populations d’enfants tombent en dessous de niveaux viables, les centres d’EAJE, en particulier les prestataires privés qui dépendent des revenus de la redevance, peuvent avoir du mal à rester opérationnels, ce qui peut entraîner des inégalités d’accès à une éducation préscolaire de qualité (European Commission / EACEA / Eurydice, 2025[12]).
Malgré la baisse des inscriptions dans l’enseignement préprimaire dans de nombreux pays, les tendances récentes indiquent que les dépenses publiques par enfant inscrit dans une structure d’EAJE ont augmenté (voir le Graphique C2.3 au Chapitre C2). C’est l’occasion d’optimiser les systèmes d’éducation en réaffectant plus efficacement les ressources, en privilégiant la qualité sur la quantité (OECD, 2024[10]). La taille réduite des groupes peut permettre de réduire le taux d’encadrement, de mieux gérer la charge de travail, de réduire le stress du personnel et d’améliorer les environnements d’apprentissage (voir le Chapitre D2). Par conséquent, l’évolution démographique pourrait se traduire par une plus grande importance accordée par les pouvoirs publics à l’amélioration de la qualité.
Graphique B1.3. Évolution historique et prévisions démographiques de la population âgée de 0 à 4 ans (2013-2023 et 2023-2033)
Copier le lien de Graphique B1.3. Évolution historique et prévisions démographiques de la population âgée de 0 à 4 ans (2013-2023 et 2023-2033)La répartition géographique de l’évolution démographique est un autre élément à prendre en considération. Même si le nombre de jeunes enfants diminue au niveau national, certaines villes (souvent des capitales ou des régions économiquement fortes) peuvent encore connaître une augmentation en raison de migrations internes ou de modèles de fécondité différents, tandis que d’autres régions connaissent une forte baisse. Cette disparité régionale souligne la nécessité d’apporter des réponses ciblées pour relever les défis démographiques spécifiques dans les différents domaines. Par exemple, en Allemagne, certains Länder de l’est ont connu des baisses constantes de la population infantile, tandis que de grandes villes comme Munich et Berlin ont connu des baby-boomers certaines années, ce qui a entraîné une demande inégale de services d’EAJE (Pastuszka, 2023[42]).
Définitions
Copier le lien de DéfinitionsÉducation de la petite enfance (EAJE) : Les services d’EAJE conformes aux critères énoncés dans la définition des niveaux 01 et 02 de la CITE 2011 sont réputés relever des programmes d’éducation de la petite enfance (EPE) et sont donc inclus dans cette catégorie dans ce chapitre. D’autres services d’EAJE agréés sont considérés comme faisant partie intégrante de l’offre d’EAJE des pays, mais ne respectent pas tous ces critères. Le terme EPE exclut donc les programmes qui ne répondent pas aux critères de la CITE 2011.
Le niveau 01 de la CITE correspond au développement éducatif de la petite enfance qui s’adresse principalement aux enfants de 0 à 2 ans et le niveau 02 de la CITE correspond à l’enseignement préprimaire qui s’adresse principalement aux enfants âgés de 3 à 5 ans.
Services d’EAJE : Les types de services et de structures d’EAJE à la disposition des enfants et des parents sont très diversifiés. En dépit de cette grande diversité, la plupart des services et structures d’EAJE relèvent de l’une des catégories suivantes (voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en )) :
1. Centres d’EAJE ordinaires : Les centres d’EAJE institutionnalisés appartiennent généralement à l’une des trois sous-catégories suivantes :
a. Centres d’EAJE pour les enfants de moins de 3 ans : ces structures, souvent appelées « crèches », peuvent avoir une vocation pédagogique, mais sont généralement rattachées au secteur de la protection sociale et axées sur l’accueil. Elles proposent souvent un accueil à temps partiel et sont souvent implantées dans les établissements scolaires, mais ils s’agit parfois de centres d’EAJE spécifiques.
b. Centre d’EAJE pour les enfants à partir de 3 ans : ces structures, souvent appelées « écoles maternelles » ou « jardins d’enfants », sont en général plus institutionalisées et sont souvent liées au système d’éducation.
c. Centres d’EAJE institutionnalisées pour les enfants entre la naissance ou l’âge d’un et le début de l’enseignement primaire : ces structures proposent une démarche complète d’éducation et d’accueil (souvent à temps plein).
2. Garde d’enfants dans les structures d’EAJE : Il s’agit de services d’EAJE à domicile, très fréquents pour les enfants de moins de 3 ans. Ces services n’ont pas nécessairement de vocation pédagogique et ne font pas nécessairement partie du système d’EAJE ordinaire.
3. Centres d’EAJE institutionnels ou haltes-garderies : Ils offrent une solution complémentaire aux parents qui font garder leur enfant à domicile par des proches, car se sont des services institutionnalisés à la carte (sans place attitrée). Ces structures accueillent souvent des enfants de toute la tranche d’âge de l’EAJE, voire au-delà.
Services de garde informels : Les services informels organisées par les parents pour faire garder leur enfant à domicile ou ailleurs par des membres de leur famille, des amis, des voisins, des baby-sitters ou des nourrices sont exclus de cet indicateur.
Méthodologie
Copier le lien de MéthodologieTaux de fréquentation
Les taux nets de fréquentation sont calculés comme suit : l’effectif de l’EAJE à l’âge ou dans le groupe d’âge considéré est divisé par la population totale de cet âge ou groupe d’âge. Les chiffres sur la démographie et la fréquentation se rapportent à la même période dans la plupart des cas, même si des décalages sont possibles en raison du manque de données et des différentes sources utilisées. Les données démographiques sont donc ajustées lors du calcul du taux de fréquentation en fonction de l’âge : si les données cumulées sur la fréquentation à tous les niveaux de la CITE dépassent les données démographiques pour un âge donné, celles-ci sont ajustées pour correspondre à la fréquentation totale à cet âge.
Source
Copier le lien de SourceLes données se rapportent à l’année 2023 (année scolaire 2022/23) et proviennent de l’exercice UNESCO-ISU/OCDE/Eurostat de collecte de données statistiques sur l’éducation réalisé par l’OCDE en 2025. Pour plus de précisions, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Les données de l’Afrique du Sud, de l’Arabie saoudite, de l’Argentine, de la Chine, de l’Inde et de l’Indonésie proviennent de l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU).
Les données sur l’évolution historique et prévisions démographiques de la population des 0-4 ans sont disponibles dans les Statistiques de l’OCDE sur la société (OECD, 2025[41]).
Références
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[4] OECD (2021), Starting Strong VI: Supporting Meaningful Interactions in Early Childhood Education and Care, Starting Strong, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/f47a06ae-en.
[3] OECD (2020), Early Learning and Child Well-being: A Study of Five-year-Olds in England, Estonia, and the United States, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/3990407f-en.
[34] OECD (2020), “Education policy outlook in France”, OECD Education Policy Perspectives, No. 15, OECD, Paris, https://doi.org/10.1787/debad1c1-en (accessed on 12 May 2025).
[23] OECD (2017), Education in Lithuania, Reviews of National Policies for Education, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264281486-en.
[18] OECD (2017), Starting Strong 2017: Key OECD Indicators on Early Childhood Education and Care, Starting Strong, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264276116-en.
[7] OECD (2017), Starting Strong V: Transitions from Early Childhood Education and Care to Primary Education, Starting Strong, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/9789264276253-en.
[42] Pastuszka, S. (2023), “Regional demographic differences in Germany”, Studia Prawno-Ekonomiczne, Vol. 128, https://doi.org/10.26485/SPE/2023/128/7.
[25] Polish Eurydice Unit (2014), The System of Education in Poland, Foundation for the Development of the Education System, Warsaw, https://education.org.pl/wp-content/uploads/2018/08/the-system_2014_www.pdf (accessed on 12 May 2025).
[2] Shuey, E. and M. Kankaraš (2018), “The power and promise of early learning”, OECD Education Working Papers, No. 186, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/f9b2e53f-en.
[32] UK Government (2025), Early years foundation stage, https://www.gov.uk/early-years-foundation-stage (accessed on 13 May 2025).
[11] UNESCO UIS (2012), International Standard Classification of Education: ISCED 2011, UNESCO Institute for Statistics, https://uis.unesco.org/sites/default/files/documents/international-standard-classification-of-education-isced-2011-en.pdf.
[26] UNHCR (2025), Poland - Facilities for children aged 3-6, https://help.unhcr.org/poland/information-for-new-arrivals-from-ukraine/education-in-poland/facilities-for-children-aged-3-6/ (accessed on 12 May 2025).
[22] Yang, Y., H. Hwang and J. Pareliussen (2024), “Korea’s unborn future: Lessons from OECD experience”, OECD Economics Department Working Papers, No. 1824, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/75aa749c-en.
[1] Yoshikawa, H., C. Weiland and J. Brooks-Gunn (2016), “When does preschool matter?”, The Future of Children, Vol. 26/2, pp. 21-35, https://doi.org/10.1353/foc.2016.0010.
Tableaux et notes
Copier le lien de Tableaux et notesTableaux du Chapitre B1
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Tableau B1.1 |
Taux de fréquentation des structures d’éducation et d’accueil des jeunes enfants (niveau 0 de la CITE), dans les autres services d’EAJE (en dehors de la CITE) et dans l’enseignement primaire, selon l’âge (2023) |
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Tableau B1.2 |
Évolution du taux de fréquentation des structures de développement éducatif de la petite enfance et de scolarisation et dans l’enseignement préprimaire, selon le groupe d’âge (2013 et 2023) |
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Tableau B1.3 |
Caractéristiques des programmes d’éducation et d’accueil des jeunes enfants non classés dans la CITE (autres services d’EAJE) (2023) |
Téléchargement de données
Copier le lien de Téléchargement de donnéesPour télécharger les données relatives aux graphiques et aux tableaux de ce chapitre, cliquez sur le lien StatLink ci-dessus.
Pour accéder à d’autres données et/ou indicateurs sur l’éducation, veuillez consulter l’Explorateur de données de l’OCDE : https://data-explorer.oecd.org.
Date butoir de transmission des données pour la publication imprimée : 13 juin 2025. Les données mises à jour peuvent être consultées sur l’Explorateur de données.
Notes des tableaux du Chapitre B1
Copier le lien de Notes des tableaux du Chapitre B1Tableau B1.1. Taux de fréquentation des structures d’éducation et d’accueil des jeunes enfants (niveau 0 de la CITE), dans les autres services d’EAJE (en dehors de la CITE) et dans l’enseignement primaire, selon l’âge (2023)
Remarque : L’éducation de la petite enfance (EPE) correspond au niveau 0 de la CITE ; les autres services agrées d’éducation et d’accueil des jeunes enfants (EAJE) sont les services d’EAJE ne relevant pas de la CITE 0, car ils ne satisfont pas à l’ensemble des critères de la CITE. Pour relever du niveau 0 de la CITE, les services d’EAJE doivent : 1) comporter des propriétés éducatives intentionnelles adéquates ; 2) s’inscrire dans un cadre institutionnel (généralement cadre scolaire ou autre cadre s’addressant à un groupe d’enfants) ; 3) proposer au moins 2 heures d’activités éducatives par jour pendant 100 jours par an minimum ; 4) être régis par un cadre réglementaire reconnu par les autorités nationales compétentes (par exemple, un programme pédagogique) ; et 5) employer du personnel formé et agréé (par exemple, qualifications pédagogiques exigées pour les éducateurs).
1. Dans d’autres services d’EAJE agréés, les enfants de 2 ans incluent des enfants plus jeunes, tandis que les enfants de 3 ans incluent des enfants de 3 à 5.2 ans. L’éducation de la petite enfance exclut le développement éducatif de la petite enfance (niveau 01 de la CITE). L’éducation de la petite enfance comprend uniquement les programmes de développement éducatif de la petite enfance (niveau 01 de la CITE) pour les enfants de 2 ans et moins.
2. L’éducation des jeunes enfants exclut le développement éducatif des jeunes enfants (niveau 01 de la CITE).
3. L’éducation de la petite enfance comprend uniquement le développement éducatif de la petite enfance (niveau 01 de la CITE) pour les enfants de 2 ans et moins.
4. La scolarisation des enfants âgés de 2 ans ne concerne que ceux qui ont commencé l’enseignement préprimaire obligatoire avant l’âge théorique de début de scolarité.
5. L’année de référence n’est pas 2023 mais 2022 pour l’Arabie saoudite.
Tableau B1.2. Évolution du taux de fréquentation des structures de développement éducatif de la petite enfance et de scolarisation et dans l’enseignement préprimaire, selon le groupe d’âge (2013 et 2023)
Remarque : L’éducation de la petite enfance (EPE) correspond au niveau 0 de la CITE ; les autres services agréés d’éducation et d’accueil des jeunes enfants (EAJE) sont les services d’EAJE ne relevant pas de la CITE 0, car ils ne satisfont pas à l’ensemble des critères de la CITE. Pour relever du niveau 0 de la CITE, les services d’EAJE doivent : 1) comporter des propriétés éducatives intentionnelles adéquates ; 2) s’inscrire dans un cadre institutionnel (généralement cadre scolaire ou autre cadre s’addressant à un groupe d’enfants) ; 3) proposer au moins 2 heures d’activités éducatives par jour pendant 100 jours par an minimum ; 4) être régis par un cadre réglementaire reconnu par les autorités nationales compétentes (par exemple, un programme pédagogique) ; et 5) employer du personnel formé ou agréé (par exemple, qualifications pédagogiques exigées pour les éducateurs).
1. L'âge officiel du début de la scolarité obligatoire est fixé à 6 ans, mais les enfants ont le droit d’être scolarisés dès 5 ans, et la plupart le sont.
2. L’année de référence n’est pas 2013 mais 2014 pour la Croatie, l’Estonie, le Japon et la Türkiye ; 2015 pour la Colombie, la Hongrie et la Roumanie ; et 2017 pour l’Irlande.
3. La scolarisation des enfants de 2 ans ne concerne que ceux qui ont commencé l’enseignement préprimaire obligatoire avant l’âge théorique de début de scolarité.
4. L’année de référence n’est pas 2023 mais 2022 pour l’Arabie saoudite.
Tableau B1.3. Caractéristiques des programmes d’éducation et d’accueil des jeunes enfants non classés dans la CITE (autres services d’EAJE) (2023)
Remarque : Le tableau exclut les programmes en dehors de la CITE conçus pour être dispensés avant/après l’école et pendant les vacances scolaires. Davantage de données sur les programmes extérieurs à la CITE sont disponibles dans le Tableau de bord sur les systèmes d’éducation et d’accueil des jeunes enfants (EAJE). Un cadre réglementaire pour les programmes de niveau 0 de la CITE est défini comme une législation, des lignes directrices, des normes, ou des instructions émises ou reconnues par l’autorité compétente qui régit l’offre de programmes éducatifs aux très jeunes enfants (par exemple, un ministère de l’Éducation, un autre ministère compétent ou un établissement affilié). Les activités éducatives sont des activités conçues et organisées en vue d’atteindre des objectifs d’apprentissage prédéterminés ou d’accomplir un ensemble spécifique de tâches éducatives sur une période prolongée. Il s’agit d’activités délibérées visant à favoriser l’apprentissage. Elles sont planifiées selon un schéma ou une séquence avec des objectifs explicites ou implicites, faisant intervenir un organisme fournisseur (personne/organisme) qui facilite un environnement d’apprentissage, et une méthode d’enseignement.
1. Il existe toutefois une charte nationale qui doit s’appliquer à tous les plans de garde d’enfants. Cette charte énonce les principes applicables à la garde des jeunes enfants, quel que soit le type de garde, en application de l’article L. 214-1-1 du Code de l’action sociale et des familles.
Codes de contrôle
Copier le lien de Codes de contrôlea - Les données de la catégorie sont sans objet ; b - Rupture des séries chronologiques ; c – Nombre insuffisant d’observations pour garantir la fiabilité des estimations ; d - Les données d’une autre catégorie sont incluses ; m - Les données ne sont pas disponibles – elles sont soit manquantes, soit l’indicateur n’a pas pu être calculé en raison du nombre limité de répondants ; r - Les valeurs se situent sous un certain seuil de fiabilité et doivent être interprétées avec prudence ; x - Les données sont incluses sous une autre catégorie ou une autre colonne du tableau (par exemple, « x(2) » signifie que les données sont incluses dans la colonne nº 2). Pour plus de détails sur les codes de contrôle, voir le Guide du lecteur.
Pour de plus amples informations méthodologiques, voir Regards sur l’éducation 2025 : Sources, méthodologies et notes techniques (https://doi.org/10.1787/fcfaf2d1-en).
Tableau B1.1. Taux de fréquentation des structures d’éducation et d’accueil des jeunes enfants (niveau 0 de la CITE), dans les autres services d’EAJE (en dehors de la CITE) et dans l’enseignement primaire, selon l’âge (2023)
Copier le lien de Tableau B1.1. Taux de fréquentation des structures d’éducation et d’accueil des jeunes enfants (niveau 0 de la CITE), dans les autres services d’EAJE (en dehors de la CITE) et dans l’enseignement primaire, selon l’âge (2023)
Remarque : Pour les notes de ce tableau et un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Tableau B1.2. Évolution du taux de fréquentation des structures de développement éducatif de la petite enfance et de scolarisation et dans l’enseignement préprimaire, selon le groupe d’âge (2013 et 2023)
Copier le lien de Tableau B1.2. Évolution du taux de fréquentation des structures de développement éducatif de la petite enfance et de scolarisation et dans l’enseignement préprimaire, selon le groupe d’âge (2013 et 2023)
Remarque : Pour les notes de ce tableau et un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.
Tableau B1.3. Caractéristiques des programmes d’éducation et d’accueil des jeunes enfants non classés dans la CITE (autres services d’EAJE) (2023)
Copier le lien de Tableau B1.3. Caractéristiques des programmes d’éducation et d’accueil des jeunes enfants non classés dans la CITE (autres services d’EAJE) (2023)
Remarque : Pour les notes de ce tableau et un lien permettant de télécharger les données, voir la section Tableaux et notes.