Les indicateurs de droits à retraite présentés ci‑après utilisent les modèles de retraite de l’OCDE fondés sur les cohortes. La méthodologie et les hypothèses retenues sont les mêmes pour tous les pays, ce qui permet de comparer directement la conception des différents systèmes de retraite, ainsi que les droits futurs selon les règles et paramètres actuellement en vigueur.
Panorama des pensions 2025
Méthodologie et hypothèses
Copier le lien de Méthodologie et hypothèsesIntroduction
Copier le lien de IntroductionLes droits à pension présentés ici sont ceux qui sont actuellement prévus par la loi dans les pays de l’OCDE. Les réformes adoptées avant publication sont prises en compte lorsque l’on dispose d’informations suffisantes. Les réformes déjà adoptées et progressivement mises en application sont modélisées à partir de l’année de leur entrée en vigueur.
Les valeurs de tous les paramètres des régimes de retraite rendent compte de la situation à compter de 2024. Les calculs présentés dans ce chapitre correspondent aux prestations d’un salarié célibataire qui s’est affilié au régime à l’âge de 22 ans cette année‑là – et donc né en 2002 – et qui prend sa retraite à l’issue d’une carrière complète au même salaire relatif. Le chapitre 5 traite des pensions des couples, des interruptions de carrière dues à l’éducation des enfants ou au chômage, examine la sensibilité des résultats à l’évolution des hypothèses économiques ou à différents profils salariaux, et compare les pensions futures des travailleurs indépendants à celles des salariés ayant mené une carrière complète. Les résultats de référence présentés se rapportent aux célibataires. Toutes les règles d’indexation et de revalorisation suivent celles qui sont établies par la loi.
Durée de la carrière
On entend par carrière complète celle d’un salarié qui entre sur le marché du travail à l’âge de 22 ans et travaille jusqu’à l’âge normal de la retraite (voir l’indicateur « Âge de la retraite futur »). Autrement dit, la longueur modélisée de la carrière varie selon les pays et avec l’âge normal de la retraite : 40 ans pour la retraite à l’âge de 62 ans, 45 ans pour la retraite à 67 ans, etc.
Couverture
Les modèles de retraite présentés ici couvrent tous les régimes obligatoires pour les salariés du secteur privé, que ces dispositifs soient publics (c’est–à-dire qu’ils font intervenir des versements de l’État ou d’organismes de sécurité sociale, selon la définition du Système de comptabilité nationale) ou privés. Pour chaque pays, c’est le principal régime national applicable aux salariés du secteur privé qui est modélisé. Les régimes spéciaux applicables aux fonctionnaires, aux salariés du secteur public et à des catégories professionnelles particulières ne sont pas pris en considération.
Les régimes qui assurent une couverture quasi universelle sont également pris en compte s’ils couvrent 85 % au moins des salariés. Ces dispositifs sont qualifiés ici de « quasi obligatoires » et concernent le Danemark, l’Islande, les Pays-Bas, le Royaume‑Uni et la Suède.
Dans certains pays de l’OCDE, les régimes de retraite professionnels facultatifs assurent une large couverture, et contribuent ainsi de manière substantielle aux revenus des retraités. Dans ces cas, l’indicateur des taux bruts de remplacement comporte un deuxième jeu de résultats concernant les droits à pension liés à ces régimes.
Sont également modélisées les prestations versées sous conditions de ressources auxquelles les retraités peuvent avoir droit. Celles-ci peuvent être soumises à des conditions qui prennent en compte à la fois le patrimoine et les revenus, les seuls revenus, ou exclusivement les revenus de retraite. Le modèle prend uniquement en considération le patrimoine ou les revenus provenant de la pension de retraite liée à la rémunération, que celle‑ci relève d’un régime obligatoire ou, le cas échéant, facultatif.
On compare les droits à retraite de salariés à différents niveaux de rémunération à compter de 0.5 fois le salaire du travailleur moyen.
Variables économiques
Les comparaisons reposent sur un seul jeu d’hypothèses économiques pour tous les pays de l’OCDE et les autres grandes économies examinées. Dans la pratique, le montant des retraites est fonction de la croissance économique, des taux de rendement des actifs financiers, de la hausse des prix, de la croissance des salaires réels et des taux d’actualisation, lesquels varient selon les pays. Néanmoins, l’utilisation d’hypothèses économiques communes à tous les pays permet d’obtenir des résultats qui traduisent les spécificités des régimes de retraite et non les performances économiques d’un pays donné. Ainsi, les écarts de pension entre pays tiennent uniquement aux particularités des systèmes et des politiques de retraite. Les hypothèses de référence sont les suivantes :
La hausse des prix est supposée s’établir à 2 % par an. Le taux de croissance des salaires réels est fixé à 1.25 % par an en moyenne (soit une hausse nominale des salaires de 3.275 % compte tenu du taux d’inflation retenu). Le salaire individuel croît en parallèle à la moyenne nationale, c’est-à-dire que l’individu reste au même niveau sur l’échelle de distribution des salaires et perçoit le même pourcentage du salaire moyen durant toute sa vie professionnelle. Le taux d’actualisation réel (pour les calculs actuariels) est fixé à 1.5 % par an. Le taux de rendement réel net retenu pour les régimes de retraite par capitalisation à cotisations définies à long terme est de 2.5 % par an. On suppose que les frais administratifs, la structure des commissions et le coût d’achat d’une rente se traduisent par un coefficient de conversion (régime à cotisations définies) de 90 % appliqué sur l’épargne‑retraite accumulée lors du calcul de la rente.
La modélisation de référence utilise les projections des taux de mortalité par pays issues de la base de données démographiques des Nations Unies pour chaque année entre 2024 et 2100. Les tables de mortalité utilisées tiennent compte des variations prévues des taux de mortalité après l’âge de la retraite (projections de mortalité par cohorte).
Les calculs reposent sur l’hypothèse selon laquelle les prestations versées par les régimes à cotisations définies sont perçues sous la forme d’une rente viagère indexée sur les prix, laquelle est calculée par l’application du facteur de conversion au taux actuariellement juste (modèle de prévision parfaite). Ils sont établis à partir des projections de mortalité. Dans le cas des régimes de comptes notionnels, le coefficient de rente est fondé sur les estimations du pays concerné et non sur les projections des Nations-Unies. Le patrimoine‑retraite de l’ensemble des composantes de la pension est calculé à partir des données de l’ONU.
Impôts et cotisations de sécurité sociale
Les informations relatives à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) et aux cotisations sociales acquittés par les retraités, qui ont été utilisées pour calculer les droits à pension, peuvent être consultées dans les « Descriptifs pays » en suivant le lien http://oe.cd/pag.
La modélisation suppose que la fiscalité et les cotisations sociales resteront les mêmes à l’avenir, ce qui signifie implicitement que les paramètres de « valeur », comme les abattements fiscaux ou les plafonds de cotisation, sont ajustés chaque année en fonction du salaire du travailleur moyen, tandis que les paramètres de « taux », tels le barème de l’IRPP et les taux de cotisations sociales, demeurent inchangés.
Les dispositions générales et le régime fiscal applicable aux salariés en 2024 figurent dans le rapport de l’OCDE intitulé Les impôts sur les salaires. Les conventions utilisées dans ce dernier, par exemple les versements à considérer comme des impôts, sont reprises ici.
Salaire moyen
La série de données sur le « salaire du travailleur moyen », défini comme le salaire brut moyen d’un travailleur adulte occupant un emploi à temps plein, est présentée dans le rapport de l’OCDE Les impôts sur les salaires. La définition complète et les secteurs considérés dans chaque pays figurent dans cette publication. En résumé, l’hypothèse générale retenue pour le calcul du salaire moyen repose sur les secteurs B à N de la Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d’activité économique (CITI Révision 4, Nations Unies). Les calculs se fondent sur le salaire d’un travailleur adulte occupant un emploi à temps plein (manuel ou non). Ils se rapportent au salaire moyen de l’ensemble des travailleurs des secteurs d’activité considérés. Il n’est pas tenu compte des variations entre les hommes et les femmes, ni de l’âge ou de la région. Le calcul du revenu d’activité tient compte de tous les éléments de rémunération en espèces versés aux travailleurs des secteurs considérés, y compris les montants moyens généralement versés au titre des heures supplémentaires, des compléments de salaire (par ex., prime de fin d’année, treizième mois) et des congés payés.
Néanmoins, tous les pays ne sont pas en mesure de prendre en compte la rémunération des heures supplémentaires, les congés payés et les primes en espèces conformément à la définition donnée. Certains pays ne sont pas en mesure d’exclure les données concernant les travailleurs à temps partiel. Par conséquent, les estimations du salaire moyen utilisées ici peuvent différer des estimations nationales, parfois assez sensiblement.