La réglementation définit généralement des taux de cotisation pour les plans obligatoires et à affiliation automatique, qui varient d’un pays à l’autre. Ils représentent plus de 10 % du salaire en Australie, en Colombie, au Danemark, en Islande, en Israël et en Suisse. Le montant effectif des cotisations par adhérent était parfois supérieur aux taux obligatoires en 2024, en raison de cotisations volontaires supplémentaires, ou inférieur lorsque les adhérents bénéficiant d’un régime n’y cotisaient pas.
Panorama des pensions 2025
Cotisations aux plans de retraite
Copier le lien de Cotisations aux plans de retraitePrincipaux résultats
Copier le lien de Principaux résultatsLa réglementation définit généralement un taux de cotisation (minimum) pour les plans obligatoires et à affiliation automatique. La responsabilité du paiement des cotisations peut incomber principalement aux salariés (comme au Chili), principalement aux employeurs (en Australie, en Corée, en Norvège, par exemple) ou aux deux à la fois (dans la plupart des cas). Cette responsabilité peut valoir uniquement pour certains salariés ou dans certaines circonstances (comme dans le cas des salariés ayant entre 22 ans et l’âge d’ouverture des droits à une pension publique et gagnant au moins 10 000 GBP par an au Royaume‑Uni). Les cotisations peuvent être complétées par un abondement de l’État (en Nouvelle‑Zélande et en Türkiye par exemple) ou des aides publiques (cotisation fixe de bienvenue pour les salariés affiliés automatiquement à un plan pour la première fois en Pologne).
Les taux de cotisation obligatoire varient d’un pays à l’autre (Graphique 9.1). C’est l’Islande qui impose le taux le plus élevé, soit 15.5 % du salaire, répartis entre l’employeur (11.5 %) et le salarié (4 %). Ce taux représente également plus de 10 % du salaire en Australie, en Colombie, au Danemark (défini dans les conventions collectives), en Israël et en Suisse. À l’inverse, la Norvège affiche le taux de cotisation obligatoire le plus bas (soit 2 %, à la charge de l’employeur). Employeurs et salariés peuvent toutefois décider d’un commun accord si les salariés doivent eux-aussi cotiser. Les taux de cotisation obligatoire varient parfois en fonction du revenu (par exemple, les plans ITP1 et SAF-LO en Suède) ou du type de travail (par exemple, différents taux de cotisation à certains fonds d'assurance professionnelle obligatoires et au nouveau fonds de pension du premier pilier pour les personnes exerçant des professions pénibles et insalubres en Grèce).
En plus des cotisations obligatoires, les individus ou leurs employeurs peuvent avoir la possibilité de verser des cotisations volontaires supplémentaires. En Nouvelle‑Zélande, le taux de cotisation minimum pour les plans KiwiSaver est de 3 % pour les salariés. Les adhérents peuvent toutefois opter pour un taux de cotisation individuel plus élevé correspondant à 4 %, 6 %, 8 % ou 10 % du salaire. En Pologne, le taux de cotisation minimum pour les plans d’épargne‑retraite (PPK) est de 2 % pour les salariés et de 1.5 % pour les employeurs. Employeurs et salariés ont la possibilité de verser des cotisations supplémentaires à concurrence de 2.5 % (pour les employeurs) et de 2 % (pour les salariés). En Australie, les salariés ne sont pas tenus de cotiser à un plan, mais peuvent verser des cotisations volontaires en sus des cotisations de leur employeur.
Dans les plans facultatifs, il est possible qu’aucun montant prescrit ou minimum ne soit fixé à l’échelle nationale. Les plans individuels peuvent définir, toutefois, un plafond à respecter pour bénéficier de certains avantages fiscaux. Les plans professionnels peuvent prévoir des taux de cotisation spécifiques pour les salariés et les employeurs dans les règles du plan. Ces taux peuvent varier en fonction de la capitalisation du plan dans le cas des dispositifs à prestations définies.
Les cotisations annuelles effectives moyennes par adhérent (par rapport au salaire annuel moyen) varient beaucoup d’un pays à l’autre (Graphique 9.2). En 2024, l’Australie, l’Islande et la Suisse figurent parmi les pays où les cotisations par adhérent sont les plus élevées, car le taux de participation à un plan de retraite et les taux de cotisation obligatoire y sont relativement élevés. Les cotisations volontaires supplémentaires des salariés aux systèmes de retraite peuvent également expliquer le ratio élevé en Australie, au-dessus du taux de cotisation obligatoire de 11.5 %. Les cotisations par adhérent (par rapport au salaire moyen) sont moins élevées dans certains autres pays, et parfois inférieures aux taux de cotisation obligatoire, comme au Chili et au Mexique, ce qui peut s’expliquer par le fait que certaines personnes ne cotisent pas à un plan (même si elles en ont un) lorsqu’elles passent du secteur formel au secteur informel ou qu’elles perdent leur emploi.
Définition et mesure
L’expression « plans de retraite » désigne les plans auxquels les particuliers ont accès par l’intermédiaire de leur employeur ou d’une institution financière, et dans lesquels ils accumulent des droits ou des actifs. Les actifs appartiennent aux adhérents au plan et servent à financer leur future retraite. Ces actifs peuvent s’accumuler dans des fonds de pension, par le biais de contrats d’assurance retraite ou dans d’autres instruments d’épargne proposés et gérés par des banques ou des fonds d’investissement. Les employeurs peuvent constituer des provisions ou des réserves dans leurs livres comptables afin de financer les prestations de retraite des plans de retraite professionnels.
Les cotisations annuelles effectives moyennes peuvent être exprimées par compte et non par adhérent, le nombre exact d’adhérents possédant un (ou plusieurs) plan(s) de retraite étant parfois inconnu. C’est ainsi le cas en France, où certaines personnes peuvent détenir un plan professionnel (comme un PER Collectif) et un plan individuel (un PER individuel, par exemple).
La population détenant un plan de retraite peut ne pas être représentative de celle pour laquelle le salaire annuel moyen a été calculé et utilisé pour évaluer les cotisations annuelles effectives moyennes par adhérent (ou par compte).
Graphique 9.1. Taux de cotisation minimum ou obligatoires (pour un travailleur rémunéré au salaire moyen) dans les plans obligatoires et à affiliation automatique, 2024 (ou dernière année disponible)
Copier le lien de Graphique 9.1. Taux de cotisation minimum ou obligatoires (pour un travailleur rémunéré au salaire moyen) dans les plans obligatoires et à affiliation automatique, 2024 (ou dernière année disponible)En pourcentage de la rémunération
Note : la catégorie « Total » indique les cas où les taux de cotisation ne peuvent être scindés précisément entre l’employeur et le salarié (et l’État). En Australie, le taux de garantie versé au titre de la retraite est passé de 11 % à 11.5 % le 1er juillet 2024 (vers une valeur finale de 12 % en juillet 2025). Au Danemark, les taux de cotisation pour les plans professionnels quasi obligatoires sont fixés par la convention collective et sont similaires pour tous les travailleurs couverts par la convention. En Estonie, les adhérents au deuxième pilier de retraite peuvent augmenter leur taux de cotisation, et passer de 2 % à 4 % ou 6 % à compter du 1er janvier 2025. Les taux de cotisation pour la Grèce concernent le fonds de pension TEKA du premier pilier. En Israël, les employeurs versent également une cotisation supplémentaire de 6 % pour financer une assurance licenciement qui, si elle est utilisée, réduit la pension de retraite. En Lettonie, le taux de cotisation au deuxième pilier de retraite a baissé de 6 % à 5 % depuis le 1er janvier 2025. Pour le Mexique, la cotisation patronale est indiquée pour un salarié percevant le salaire moyen en 2024, et la quote‑part sociale n’est pas incluse. Le taux de cotisation minimum en Nouvelle‑Zélande s’élève à 6 %, répartis à égalité entre l’employeur et le salarié. Les adhérents peuvent toutefois opter pour un taux de cotisation individuel plus élevé. Le gouvernement versait 50 cents pour chaque dollar cotisé par les adhérents jusqu’au 1er juillet 2025, puis 25 cents à compter de cette date. En Norvège, les employeurs sont tenus de cotiser aux régimes de retraite professionnels privés dès le premier jour de travail de leurs salariés et dès la première couronne norvégienne versée. Les données pour la Pologne indiquent les taux de cotisation minimums aux plans d’épargne‑retraite (PPK). La cotisation de bienvenue de l’État n’est pas incluse. Les taux de cotisation en Suède comprennent les cotisations au régime de type Premiepension et aux plans professionnels quasi obligatoires (PQO). Les taux de cotisation aux plans PQO varient en fonction du niveau de revenu : 4.5 % pour les revenus inférieurs à 7.5 fois le revenu de base, et 30 % pour les revenus supérieurs à ce seuil pour l’ITP1. Les taux de cotisation indiqués ici correspondent à un travailleur rémunéré au salaire moyen dont les revenus sont inférieurs à 7.5 fois le revenu de base. En Suisse, les adhérents obtiennent des crédits de cotisation qui sont exprimés en pourcentage d’un salaire dit coordonné et varient selon les groupes d’âge, allant de 7 % entre 25 et 34 ans à 18 % au-delà de 55 ans. Ce graphique présente une moyenne des taux par tranche d’âge en Suisse (7 % pour les 25‑34 ans, 10 % pour les 35‑44 ans, 15 % pour les 45‑54 ans et 18 % pour les 55‑64 ans). L’employeur doit payer au moins la moitié de ces crédits, le salarié le reste ; les taux de cotisation peuvent différer des crédits de cotisation minimums. Les données pour la Türkiye renvoient aux régimes à affiliation automatique et n’incluent pas la cotisation unique de 1 000 TRY pour ceux qui ne sortent pas dans les deux premiers mois, ni la cotisation supplémentaire de l’État (de 5 % des actifs accumulés à la retraite) si la personne choisit une rente d’au moins 10 ans à la retraite. Les taux de cotisation obligatoire pour l’Indonésie sont ceux du régime obligatoire à cotisations définies (BPJS – JHT) qui couvre les salariés du secteur privé.
Source : profils par pays et autres sources.
Graphique 9.2. Cotisations annuelles moyennes par compte ou adhérent actif dans certains pays de l’OCDE, dernière année disponible
Copier le lien de Graphique 9.2. Cotisations annuelles moyennes par compte ou adhérent actif dans certains pays de l’OCDE, dernière année disponibleEn pourcentage du salaire annuel moyen
Note : les données ne concernent que les cotisations versées aux fonds de pension en Allemagne, en Autriche, en Belgique, au Canada, en Hongrie, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Suisse. Les données se rapportent au régime de retraite complémentaire obligatoire (ROP) pour le Costa Rica, au deuxième pilier de retraite pour l’Estonie, aux plans professionnels obligatoires pour l’Islande, au régime de retraite financé par l’État pour la Lettonie, au deuxième pilier de retraite pour la Lituanie, aux plans individuels pour le Mexique, aux plans d’épargne‑retraite pour la Pologne, au deuxième pilier de retraite pour la République slovaque.
Les données se réfèrent à 2024, sauf pour l’Australie (2020), le Canada (2023), le Chili (2023), la Colombie (2021), le Costa Rica (2023), la France (2023), les Pays-Bas (2023) et la Suisse (2023).
Source : Statistiques de pensions de l’OCDE au niveau mondial et autres sources.