Ce chapitre présente les témoignages de 22 pays sur les processus de réflexion, de dialogue et d’action menés dans le cadre du quatrième cycle de suivi. Il décrit la manière dont les administrations et les acteurs du développement ont structuré les processus de dialogue, les défis recensés en matière d’efficacité, les mesures proposées pour y remédier, et les mécanismes envisagés pour suivre les progrès accomplis dans leur mise en œuvre.
Vers une coopération pour le développement plus efficace – Rapport d'étape 2026
8. Des engagements à la pratique : les enseignements des pays
Copier le lien de 8. Des engagements à la pratique : les enseignements des paysDescription
Ce chapitre présente une synthèse pays par pays des processus de réflexion, de dialogue et d’action menés dans le cadre du quatrième cycle de suivi par les 22 pays qui avaient engagé ces activités en mars 20261. Chaque synthèse expose : 1) l’organisation du dialogue ; 2) les principaux défis propres au pays en matière d’efficacité ; 3) les résultats et engagements axés sur l’action proposés par les gouvernements et les acteurs du développement pour faire face à ces défis ; et 4) le mécanisme envisagé pour suivre la mise en œuvre des engagements pris. À la fin de chaque synthèse figure un encadré qui fournit des liens vers les principaux documents issus du processus.
Alors que la Partie I du rapport repose sur les résultats quantitatifs de l’exercice de suivi du Partenariat mondial, le présent chapitre s’appuie sur diverses sources pour synthétiser et présenter les activités menées par les pays. Les sources d’information utilisées pour chacune des quatre sous-sections par pays sont décrites ci-après :
1. Processus. Les informations relatives au déroulement de la phase de réflexion, de dialogue et d’action sont tirées d’échanges avec des interlocuteurs publics sur les modalités de conduite des dialogues. Des éclairages complémentaires proviennent des entités des Nations Unies ayant apporté un appui direct aux administrations des pays partenaires, au niveau national comme au niveau des services centraux. Si les administrations des pays partenaires ont piloté les processus, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec les coordonnateurs résidents et leurs bureaux, a joué un rôle déterminant en guidant et en accompagnant les pays au cours de cette phase finale de l’exercice (voir l’Encadré 7.1 au Chapitre 7). La participation aux dialogues pour l’action a varié selon les pays. Malgré les efforts des coordinateurs nationaux pour associer un large éventail de parties prenantes actives dans la coopération pour le développement au niveau des pays – notamment des partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux, des organisations de la société civile (OSC), des acteurs du secteur privé et d’autres acteurs clés du développement – l’ampleur, la composition et le niveau de participation ont différé d’un dialogue à l’autre, selon le contexte national et les dispositifs institutionnels.
2. Principaux défis en matière d’efficacité. Dans la mesure du possible, ceux-ci correspondent aux problématiques soulevées par les participants au cours des processus de réflexion, de dialogue et d’action. Lorsque les résultats des dialogues n’ont pas permis de cerner clairement des défis spécifiques, la section résume plutôt les principales conclusions tirées des résultats du suivi du pays concerné. Dans les deux cas, certains résultats quantitatifs sont inclus afin de fournir des éléments de contexte pour la sous-section suivante, consacrée aux engagements.
3. Résultats et engagements axés sur l’action. Ceux-ci sont tirés des documents de résultats des pays. L’intention et la finalité de ces documents varient largement d’un pays à l’autre. Ainsi, dans certains cas, le document de résultats s’apparente davantage à une déclaration politique sur les buts vers lesquels il convient de tendre ; dans d’autres, il constitue un plan d’action très précis, mesurable et assorti d’échéances, destiné à être mis en œuvre au niveau technique. Si le présent rapport s’efforce de rester fidèle à l’intention des engagements de chaque pays, un certain degré de normalisation a été appliqué afin de les présenter de manière cohérente et comparable. Lorsque cela a été possible, le contenu de ces sections a été validé avec le point de contact au sein de l’administration, à savoir le coordinateur national. Malgré les efforts déployés pour normaliser la structure et la présentation de chaque section par pays, la nature multipartite des dialogues pour l’action et la composition des documents de résultats qui en ont résulté ont sensiblement différé d’un pays à l’autre. Les processus nationaux décrits dans ce chapitre rendent donc compte de ces différences, notamment en ce qui concerne la longueur de chaque présentation, le nombre et la spécificité des engagements axés sur l’action, les groupes de parties prenantes proposant des actions, ainsi que le niveau de détail fourni sur les dispositifs de mise en œuvre et de suivi. Lorsque des détails ou des précisions supplémentaires auraient permis de renforcer la clarté, des éléments d’information ont été demandés en ce sens aux interlocuteurs publics ; toutefois, ces informations complémentaires n’étaient pas toujours disponibles.
4. Mécanisme de suivi. Les informations relatives au mécanisme de suivi proviennent de deux sources : les documents de résultats des pays et les échanges du PNUD avec les administrations des pays partenaires. Les pays ont défini, à des degrés divers, les dispositifs visant à suivre la mise en œuvre des engagements convenus. Certains documents de résultats présentent des actions (approuvées conjointement par les administrations des pays partenaires, les partenaires au développement et les principales parties prenantes) assorties d’échéances définies et de mécanismes spécifiques pour le suivi des progrès. D’autres décrivent quant à eux des trajectoires de réforme plus larges, mais sans préciser clairement les responsabilités ou les calendriers correspondants (voir la section 7.3 du Chapitre 7 pour plus de détails). Lorsque des dispositifs de suivi précis sont définis, ces informations sont reprises ici.
8.1. Bangladesh
Copier le lien de 8.1. BangladeshSous la conduite de la Division des relations économiques du ministère des Finances, le gouvernement du Bangladesh a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action du quatrième exercice de suivi du Partenariat mondial en organisant, le 29 mars 2026 à Dhaka, un dialogue multipartite pour l’action. Consacré à l’efficacité de la coopération pour le développement, ce dialogue a été nourri par les conclusions du suivi du Bangladesh (voir l’encadré ci-dessous). Il a réuni des représentants des institutions publiques, des partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux, des organisations de la société civile (OSC), du secteur privé, des syndicats et des groupes de réflexion, afin d’examiner les conclusions du suivi et de recenser les mesures concrètes propres à renforcer l’efficacité de la coopération pour le développement au niveau du pays. Il a débouché sur un ensemble de recommandations axées sur l’action, visant à renforcer la redevabilité, la transparence, l’inclusivité et les résultats en matière de développement.
Les défis du Bangladesh en matière d’efficacité montrent qu’il est possible de renforcer encore la redevabilité mutuelle, l’utilisation des systèmes nationaux et l’inclusivité de la participation dans l’ensemble des processus de coopération pour le développement. Si la qualité de la planification nationale du développement et du contrôle parlementaire est très élevée, les conclusions du suivi indiquent qu’il est possible d’accroître encore l’utilisation, par les partenaires au développement, des systèmes nationaux de gestion des finances publiques, qui est tombée à 28 %, contre 73 % en 2018. De même, si le Bangladesh dispose d’un système de gestion de l’information très complet (score de 0.96 sur 1), et si les partenaires au développement affichent un score très élevé (1 sur 1) pour la notification auprès de ce système, le recours aux cadres de résultats propres au pays et aux systèmes de suivi de l’administration pourrait encore être renforcé : 59 % des indicateurs des projets sont tirés des cadres nationaux et 47 % peuvent être suivis à l’aide de données et de statistiques publiques. Les conclusions montrent également qu’il serait possible d’établir un mécanisme de redevabilité mutuelle assorti d’objectifs définis conjointement au niveau du pays, d’évaluations inclusives et de la diffusion des résultats auprès du public. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les propositions axées sur l’action issues du processus de réflexion, de dialogue et d’action, telles qu’elles figurent dans le document de résultats du Bangladesh, sont résumées ci-dessous :
Le gouvernement du Bangladesh formule les propositions suivantes :
Réaliser, au cours des 12 prochains mois, un diagnostic conjoint avec les partenaires au développement afin de recenser les goulets d’étranglement dans les systèmes de gestion des finances publiques, de passation des marchés, d’audit et, plus largement, d’administration publique, avant d’élaborer un plan d’action pour y remédier.
Se servir du système de gestion de l’information sur l’aide – qui a été relancé – pour concourir à la communication régulière de données par les partenaires, à une plus grande interopérabilité avec les systèmes nationaux, à une transparence publique renforcée et à l’organisation de réunions de coordination périodiques.
Remettre en place un examen annuel à haut niveau de la coopération pour le développement, assorti d’objectifs définis conjointement, d’évaluations inclusives et de rapports publics sur la redevabilité mutuelle, tout en élaborant une politique nationale de coopération pour le développement dans un délai de 12 mois.
Renforcer l’architecture nationale des résultats et des données en améliorant les cadres de résultats du pays, les systèmes de suivi et d’évaluation, les capacités statistiques, la budgétisation sensible au genre et le caractère inclusif de la participation de la société civile, du secteur privé et des autres parties prenantes.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Accroître l’utilisation des systèmes nationaux, des cadres de résultats nationaux et des données publiques, au moyen d’approches progressives, d’un renforcement des systèmes et d’objectifs définis conjointement.
Appuyer le renforcement des systèmes de gestion des finances publiques, de passation des marchés et de suivi, ainsi que des statistiques nationales, des données ventilées et des capacités institutionnelles au sens large, notamment en participant au diagnostic conjoint proposé et à l’élaboration du plan d’action visant à remédier aux goulets d’étranglement.
Renforcer la transparence, la redevabilité et la coordination en communiquant régulièrement des données au système de gestion de l’information sur l’aide, en favorisant l’interopérabilité de ce système avec d’autres plateformes et en contribuant aux dialogues structurés et aux examens annuels de la coopération pour le développement.
Promouvoir des approches de financement davantage fondées sur les programmes et les portefeuilles, et cohérentes avec les plans nationaux, les priorités du pays et les processus de développement inclusifs.
Continuer d’appuyer le ministère des Finances, par l’intermédiaire de la Division des relations économiques et des principales parties prenantes, lors du suivi des engagements présentés dans le document de résultats du dialogue pour l’action du Bangladesh et des politiques et stratégies connexes, notamment en soutenant l’élaboration de la politique nationale de coopération pour le développement.
Les organisations de la société civile, le secteur privé et le monde universitaire formulent les propositions suivantes :
Renforcer l’inclusivité de la participation tout au long du cycle de la coopération pour le développement, notamment aux étapes de la planification, de la mise en œuvre, du suivi, de l’examen et de l’apprentissage.
Promouvoir une redevabilité centrée sur les citoyens grâce à un suivi renforcé, au suivi budgétaire, à des mécanismes de consultation et à une participation plus large des groupes marginalisés et vulnérables.
Promouvoir l’adaptation au contexte local et une gouvernance locale inclusive en renforçant les institutions locales, la participation des communautés et l’association des populations sous-représentées.
Appuyer l’adoption de processus de coopération pour le développement plus transparents, fondés sur des données et davantage axés sur la redevabilité, notamment par la participation aux systèmes de gestion de l’information, aux consultations, aux plateformes de dialogue, aux activités de diffusion et aux échanges techniques.
Promouvoir des dispositifs de partenariat et de financement plus simples et plus accessibles, tout en veillant à accorder une attention accrue au travail décent, aux normes du travail, à l’agriculture, aux secteurs à forte intensité de main-d’œuvre et aux besoins des petits exploitants et des travailleurs à faible revenu.
Le suivi des engagements convenus lors du dialogue sera institutionnalisé par l’intermédiaire de la Division des relations économiques du ministère des Finances, sous la conduite du service chargé de l’Efficacité du développement, et ancré dans les mécanismes existants de coordination de la coopération pour le développement et dans les processus d’élaboration des politiques. La Division des relations économiques organisera périodiquement des réunions de suivi technique avec les partenaires au développement et les parties prenantes, afin d’examiner les progrès accomplis au regard des actions convenues. Ces avancées alimenteront les examens annuels de la coopération pour le développement et les rapports sur la redevabilité mutuelle, tout en concourant à une sensibilisation plus large et à l’apprentissage mutuel autour des principes du Partenariat mondial.
Principales ressources : Bangladesh
Copier le lien de Principales ressources : BangladeshFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (à paraître)
Pour consulter les conclusions du suivi du Bangladesh, voir : https://www.effectivecooperation.org/resources/bangladesh-monitoring-results-2023-2026
8.2. Bhoutan
Copier le lien de 8.2. BhoutanLe gouvernement royal du Bhoutan a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action du quatrième exercice de suivi du Partenariat mondial dans le cadre d’un dialogue multipartite pour l’action, qui a eu lieu le 27 mars 2026 à Thimphou. Organisé par le Département du financement macro-budgétaire et du développement, sous la conduite du ministère des Finances, ce dialogue a réuni des institutions publiques, des partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux, des organisations de la société civile, des acteurs du secteur privé et d’autres parties prenantes, afin d’examiner les conclusions du suivi du Bhoutan et de recenser les mesures concrètes propres à renforcer l’efficacité de la coopération pour le développement. Les discussions se sont articulées autour de réflexions stratégiques sur l’efficacité de la coopération pour le développement et de la hiérarchisation de mesures concrètes destinées à améliorer la coordination, la transparence, l’utilisation des systèmes nationaux et la redevabilité mutuelle, à la lumière des priorités nationales présentées dans le 13e Plan quinquennal du Bhoutan (2024‑2029).
Les défis du Bhoutan en matière d’efficacité montrent qu’il est possible de renforcer encore la coordination, la transparence et l’utilisation des systèmes nationaux. Si la planification nationale du développement du Bhoutan est de grande qualité (score de 0.8 sur 1), le recours aux systèmes de gestion des finances publiques par les partenaires au développement est quant à lui tombé à 57 %, contre 84 % en 2018. Les partenaires au développement continuent néanmoins, dans une large mesure, de veiller à la cohérence entre l’appui qu’ils fournissent et les cadres de résultats propres au pays (81 %) : 77 % des indicateurs des projets sont tirés des cadres nationaux et 76 % peuvent être suivis à l’aide de données et de statistiques publiques. Les parties prenantes ont également souligné qu’il serait possible de renforcer les mécanismes de transparence et de coordination, notamment par la mise en place d’un système fonctionnel de gestion de l’information, une plus grande disponibilité des informations publiques relatives à la coopération pour le développement (score de 0.25 sur 1), et l’instauration d’un mécanisme formel de redevabilité mutuelle. Les participants ont en outre relevé la nécessité de réduire la fragmentation des pratiques en matière de participation et de déclaration d’informations, et de renforcer les mécanismes de coordination pour les rendre plus systématiques et plus cohérents avec le 13e Plan quinquennal.
Les propositions axées sur l’action issues du processus de réflexion, de dialogue et d’action, telles qu’elles figurent dans le document de résultats du Bhoutan, sont résumées ci-dessous :
Le gouvernement royal du Bhoutan formule les propositions suivantes :
Élaborer un tableau de bord national centralisé et un cadre commun de déclaration afin de renforcer la transparence, la coordination et la visibilité des activités de développement.
Simplifier et harmoniser les dispositifs de déclaration afin de réduire la charge liée aux multiples exigences propres aux donneurs et de renforcer la cohérence avec les systèmes et processus nationaux.
Renforcer l’utilisation des systèmes nationaux en veillant à ce que le soutien budgétaire soit en adéquation avec les cadres nationaux de planification, de suivi et d’évaluation, conformément à la loi sur les finances publiques.
Réexaminer conjointement avec les partenaires au développement les systèmes nationaux de développement existants, pour veiller à ce qu’ils restent pertinents face à l’évolution du contexte bhoutanais en matière de développement.
Promouvoir des mécanismes structurés de redevabilité et de coordination, notamment des examens conjoints annuels et des discussions thématiques en phase avec la mise en œuvre du 13e Plan quinquennal.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Accroître l’utilisation des systèmes nationaux du Bhoutan pour la planification, la mise en œuvre, la passation des marchés et la déclaration d’informations, tout en réduisant le recours à des systèmes parallèles et en simplifiant les exigences propres aux donneurs.
Appuyer le renforcement des systèmes nationaux et des capacités institutionnelles, notamment en matière de gestion des finances publiques, de gouvernance, de gestion des risques budgétaires et de conformité avec les normes internationales.
Renforcer la redevabilité mutuelle, la transparence et le partage d’informations grâce à l’élaboration de plateformes centralisées de coordination et de déclaration, dont un tableau de bord national du développement.
Encourager le renforcement de l’harmonisation, de la coordination et des approches conjointes entre les partenaires au développement, afin de réduire la fragmentation et d’améliorer la cohérence avec le 13e Plan quinquennal.
Élargir les mécanismes inclusifs de coordination de la coopération pour le développement qui mobilisent la société civile et le secteur privé, tout en adaptant les approches relatives à la coopération au regard de l’évolution du contexte bhoutanais en matière de développement.
Les organisations de la société civile, le secteur privé et les autres parties prenantes formulent les propositions suivantes :
Renforcer le caractère inclusif et systématique de la participation des organisations de la société civile et des acteurs du secteur privé aux processus de coordination, de planification et de mise en œuvre de la coopération pour le développement.
Soutenir une coopération pour le développement plus transparente, harmonisée et fondée sur les données, en améliorant le partage d’informations, les plateformes de coordination et les mécanismes de redevabilité.
Promouvoir une collaboration renforcée entre les acteurs du développement afin de réduire la fragmentation, d’améliorer la cohérence et de mettre les efforts de développement en adéquation avec le 13e Plan quinquennal.
Encourager l’adoption de démarches plus souples, innovantes et fondées sur les partenariats en matière de coopération pour le développement, qui répondent à l’évolution du contexte bhoutanais au regard du développement et soutiennent le principe consistant à « ne laisser personne de côté ».
Le suivi des engagements convenus lors du dialogue portera principalement sur la mise en place d’un mécanisme structuré de redevabilité et sur l’élaboration d’un tableau de bord national centralisé, afin de renforcer la transparence, la coordination et le suivi des activités de développement. Les partenaires au développement ont proposé d’organiser des réunions conjointes annuelles pour examiner la manière dont les différentes parties prenantes concourent collectivement à la mise en œuvre du 13e Plan quinquennal. Le système de tableau de bord proposé offrirait un cadre national commun pour la déclaration d’informations.
Principales ressources : Bhoutan
Copier le lien de Principales ressources : BhoutanFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi du Bhoutan, voir : https://www.effectivecooperation.org/resources/bhutan-monitoring-results-2023-2026
8.3. Burkina Faso
Copier le lien de 8.3. Burkina FasoSous la conduite du ministère de l’Économie et des Finances, le gouvernement du Burkina Faso a mené à Ouagadougou une série de consultations techniques, éclairées par les conclusions du suivi du pays (voir l’encadré ci-dessous). La Direction générale de la coopération du ministère burkinabè de l’Économie et des Finances a organisé, du 20 au 25 mai 2025, une consultation technique pilotée par l’administration. Cette consultation a réuni 32 parties prenantes, dont des représentants techniques de 27 partenaires au développement, d’une organisation de la société civile (OSC), de trois organisations du secteur privé et d’un syndicat. Les engagements et recommandations axés sur l’action convenus par l’administration et les acteurs du développement sont présentés dans le document de résultats du Burkina Faso, intitulé Rapport pays de l’exercice 2023 de suivi du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement (voir l’encadré ci-dessous pour plus de détails).
Les défis recensés au Burkina Faso en matière d’efficacité font ressortir plusieurs aspects qui influent sur le paysage du développement. Il est possible de renforcer encore l’utilisation, par les partenaires au développement, des systèmes nationaux de gestion des finances publiques, qui représentent actuellement 32 % des financements versés au secteur public, contre 56 % en 2018. Dans le même temps, l’intégration des ressources extérieures dans les mécanismes nationaux de contrôle budgétaire a diminué : 36 % des apports de coopération pour le développement sont inscrits au budget national, contre 49 % en 2018, ce qui montre qu’il est possible de renforcer leur intégration dans les processus budgétaires nationaux. Si la prévisibilité à moyen terme s’est améliorée, 37 % des partenaires au développement ne fournissent toujours pas de plans de dépenses prévisionnels à trois ans, ce qui limite la planification pluriannuelle globale. En outre, un consensus se dégage sur la nécessité de favoriser un environnement plus propice à une participation inclusive et constructive des OSC aux processus de développement. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action sont présentés dans le document de résultats du Burkina Faso (voir l’encadré), et résumés ci-dessous :
Le gouvernement du Burkina Faso formule les propositions suivantes :
Améliorer le processus de suivi du Partenariat mondial grâce à la désignation coordonnée de deux points de contact par structure administrative, la mise en place (en 2025) d’un système de suivi et d’évaluation pour les consultations et le dialogue, et la formation des personnes désignées comme points de contact et des acteurs du système statistique national au processus de suivi et aux outils du Partenariat mondial.
Lancer une campagne de communication sur le Partenariat mondial (2024-2026) et organiser des campagnes de sensibilisation sur le rôle de la société civile et du secteur privé dans la coopération pour le développement.
Sensibiliser les acteurs du développement à la conception et à la mise en œuvre des politiques publiques, en organisant des séminaires, des tables rondes et des réunions d’échange consacrés aux objectifs de la coopération pour le développement.
Renforcer le leadership institutionnel en adoptant et en diffusant un document sur la division du travail, et en rédigeant une note de cadrage en vue d’une étude exploratoire sur la coopération pour le développement.
Améliorer le dialogue avec les partenaires au développement en veillant à ce que les groupes marginalisés et vulnérables soient inclus dans les cadres de consultation.
Améliorer l’accès aux possibilités existant pour la société civile et le secteur privé, en organisant des séances d’information ciblées sur les programmes des partenaires au développement et les guichets de financement privé.
Sensibiliser les parties prenantes aux procédures et mécanismes de règlement des différends liés à la participation du secteur privé aux efforts menés en matière de coopération pour le développement.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Intégrer les principes d’une coopération efficace pour le développement dans les stratégies nationales, en associant différents groupes de population à leur préparation et en tenant compte des priorités nationales.
Renforcer la cohérence des interventions avec les priorités nationales, en veillant à ce que les orientations stratégiques des partenaires dans le pays soient cohérentes avec la Politique nationale de développement et en recourant davantage aux systèmes nationaux de gestion des finances publiques.
Améliorer la prévisibilité de la coopération pour le développement en élaborant les stratégies nationales en étroite collaboration avec l’administration et les autres acteurs du développement.
Améliorer la communication sur les possibilités offertes aux organisations de la société civile et aux acteurs du secteur privé, en concourant à l’organisation de séances d’information sur les domaines potentiels de collaboration avec les partenaires au développement et les principales parties prenantes.
La société civile et le secteur privé formulent les propositions suivantes :
Améliorer la transparence de la gestion des ressources, en élaborant des stratégies d’intervention et en publiant régulièrement des programmes et des rapports d’activité (société civile, en collaboration avec l’administration).
Renforcer leur participation aux différents cadres de consultation publique. Le Secrétariat exécutif national de la Politique nationale de développement établira un rapport sur les contributions du secteur privé aux cadres de dialogue sectoriels. La Chambre de commerce et d’industrie et la Maison de l’entreprise détermineront les conditions nécessaires en vue d’intensifier la participation du secteur privé (secteur privé, en collaboration avec le Secrétariat exécutif national de la Politique nationale de développement, la Chambre de commerce et d’industrie et la Maison de l’entreprise).
Le suivi de cet exercice s’effectuera au moyen d’un cadre spécifique destiné à suivre la mise en œuvre des recommandations qui en sont issues. Plusieurs actions sont pilotées ou appuyées par la Direction générale de la coopération (DGCOOP), ce qui témoigne de son rôle central dans l’avancement de la mise en œuvre des recommandations. Le cadre énumère chaque recommandation et indique les institutions responsables de sa mise en œuvre, en couvrant les actions relevant de l’administration, des partenaires au développement, des organisations de la société civile et du secteur privé. Les responsabilités sont attribuées à des organes spécifiques – par exemple des unités de coordination gouvernementale, des autorités statistiques, des structures de coordination des partenaires au développement (« Troïka ») et des organisations du secteur privé –, ce qui permet de préciser qui doit faire avancer chaque mesure et de suivre au fil du temps les progrès accomplis au regard des recommandations. Aucun calendrier d’établissement de rapports n’a été fourni pour ces actions.
Principales ressources : Burkina Faso
Copier le lien de Principales ressources : Burkina FasoPour consulter les conclusions du suivi du Burkina Faso, voir : https://www.effectivecooperation.org/Burkina-Faso-Monitoring-Results-2023-2026
8.4. Cambodge
Copier le lien de 8.4. CambodgeSous la conduite du Conseil pour le développement du Cambodge (CDC), le gouvernement du Cambodge a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action en articulant trois grandes étapes organisées à Phnom Penh et éclairées par les conclusions du suivi du Cambodge (voir l’encadré ci-dessous) : une réunion de réflexion, suivie d’une série de consultations propres aux différentes parties prenantes, puis d’un dialogue pour l’action à haut niveau. Dans un premier temps, le 27 mai 2025, le CDC a accueilli une première réunion de réflexion sur les résultats du suivi, à laquelle ont participé 92 représentants d’organismes publics, de partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux, d’organismes des Nations Unies et d’organisations de la société civile (OSC). Par la suite, au moyen d’une enquête, il a invité les acteurs concernés à soumettre leurs engagements en réponse aux défis recensés dans le cadre de l’exercice de suivi. Au total, cinq organismes publics, 20 partenaires au développement et le Comité de coopération pour le Cambodge, point de contact de la société civile, ont fourni des contributions. Puis, sur la base de ces contributions, le CDC a organisé, entre le 29 janvier et le 2 février 2026, une série de consultations propres aux différentes parties prenantes, réunissant des participants aux niveaux technique et politique, afin d’examiner un projet de document de résultats établi à partir des contributions reçues. Enfin, le 5 mars 2026, le CDC a organisé un dialogue multipartite pour l’action consacré à l’efficacité du développement, auquel ont participé 85 représentants d’administrations publiques, d’entités des Nations Unies, de partenaires au développement et de la société civile. La réunion de réflexion initiale et le dialogue pour l’action ont tous deux été coprésidés par S.E. M. Chhieng Yanara, Ministre principal chargé de missions spéciales et deuxième Vice-Président du Conseil pour le développement du Cambodge, et par le Coordonnateur résident des Nations Unies.
Les défis du Cambodge en matière d’efficacité couvrent un large éventail de problématiques, dont certaines lacunes en matière de redevabilité mutuelle. Si un cadre d’action en matière de coopération pour le développement est en place, les évaluations conjointes inclusives des progrès accomplis et la diffusion systématique des résultats auprès du public ne sont pas encore pleinement institutionnalisées. En outre, l’utilisation par les partenaires au développement des cadres de résultats propres au pays et des outils de planification dans le but d’élaborer leurs interventions demeure modérée (0.60 sur 1), 53 % des indicateurs des projets étant tirés de cadres propres au pays. L’utilisation des systèmes nationaux de gestion des finances publiques est tombée à 58 %, contre 62 % en 2018, ce qui laisse penser qu’il est possible, pour les partenaires au développement, de recourir davantage à ces systèmes. Si la prévisibilité à moyen terme s’est améliorée, passant de 65 % à 71 %, la prévisibilité annuelle des décaissements a, quant à elle, nettement reculé, la part des financements programmés effectivement décaissés étant passée de 70 % à 47 %. La planification du développement et les mécanismes de redevabilité n’associent encore qu’un éventail limité de parties prenantes, indiquant que l’environnement est perçu comme peu propice à l’action de la société civile et reflétant l’absence d’une participation structurée et inclusive des femmes, des jeunes et des groupes marginalisés. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action, tels qu’ils figurent dans le document de résultats du Cambodge, sont résumés ci-dessous :
Le Gouvernement royal du Cambodge formule les propositions suivantes :
Renforcer le leadership dans la coopération pour le développement afin d’assurer sa cohérence avec la Phase I de la Stratégie pentagonale, le Plan stratégique national de développement et les Objectifs de développement durable du Cambodge, grâce à une coordination pilotée par l’administration.
Promouvoir une participation large et inclusive en associant tous les acteurs du développement aux processus relatifs aux stratégies nationales ; en encourageant l’ensemble des acteurs, en particulier ceux qui interviennent auprès des groupes marginalisés, à prendre part aux forums de partenariat ; en favorisant la participation des groupes marginalisés et vulnérables à la prise de décision ; en créant un environnement favorable aux OSC ; et en renforçant les mécanismes de consultation.
Faire avancer la réforme de la gestion des finances publiques en renforçant les systèmes nationaux, en favorisant une budgétisation sensible au genre et en encourageant tous les acteurs à suivre les progrès accomplis aux fins de redevabilité.
Améliorer les systèmes de données à l’appui de la transparence et du ciblage, en tirant parti de la base de données cambodgienne sur l’aide publique au développement (APD), en améliorant les tableaux de bord numériques et en utilisant des données ventilées par genre, âge, handicap, origine ethnique et lieu, afin de mieux servir les personnes laissées de côté.
Renforcer la gestion de l’information relative à la coopération pour le développement en encourageant les dispositifs en ligne d’enregistrement et de déclaration, et en assurant la diffusion des plans stratégiques et des rapports connexes auprès du public.
Poursuivre les efforts de renforcement des capacités afin d’assurer la durabilité et les retombées positives à long terme de toutes les initiatives menées en matière de développement.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Concourir à une participation large et inclusive des parties prenantes, en associant les acteurs nationaux (secteur privé, syndicats, administrations infranationales, organisations dirigées par des jeunes, groupes marginalisés et monde universitaire), les interlocuteurs publics et les OSC aux activités de planification, de dialogue et de suivi menées par le biais des plateformes nationales de coordination.
Favoriser la mise en cohérence avec les systèmes nationaux, et les renforcer, en utilisant les systèmes nationaux de gestion des finances publiques (GFP) et les données publiques, et en proposant un renforcement des capacités liées aux systèmes de GFP et aux systèmes de données, notamment en fournissant une assistance en matière de déclaration d’informations, d’audit, de passation des marchés, de collecte de données, de suivi et d’évaluation, de planification des dépenses, d’analyse de l’état de préparation des projets et d’examen de la performance des portefeuilles.
Fournir des financements transparents, prévisibles et en temps utile en partageant leurs plans pluriannuels, en faisant coïncider les calendriers de décaissement avec le cycle budgétaire de l’État, et en communiquant en amont sur tout changement dans la mise en œuvre, tout en actualisant régulièrement la base de données cambodgienne sur l’APD.
Intégrer les principes clés à toutes les étapes des programmes, en y incluant des indicateurs d’impact sur les droits humains, en œuvrant en faveur de la budgétisation sensible au genre et de la redevabilité, et en inscrivant le principe consistant à ne laisser personne de côté dans les stratégies et les dispositifs de suivi.
Élargir l’utilisation de données ventilées (par genre, âge, handicap, origine ethnique, lieu) afin d’améliorer le ciblage, d’appuyer la planification locale décentralisée et de rendre visibles les progrès accomplis en faveur des groupes marginalisés.
Promouvoir la redevabilité mutuelle et la transparence en mettant en place des mécanismes tels que des évaluations et des examens conjoints, et en définissant des objectifs et des calendriers clairs pour les actions de suivi, tout en diffusant les rapports préparés et en créant des canaux de retour d’information accessibles à l’ensemble des parties prenantes.
Le suivi de la mise en œuvre de ces engagements sera piloté par le Gouvernement royal du Cambodge, en collaboration avec les partenaires au développement et les autres acteurs du développement. Les progrès feront l’objet d’un suivi tous les deux ans, au moyen des mécanismes de coordination existants, dont les modalités précises seront définies par le Gouvernement royal, conformément aux orientations énoncées dans la Stratégie de coopération et de partenariat pour le développement 2024‑2028.
Principales ressources : Cambodge
Copier le lien de Principales ressources : CambodgeFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (en attente de publication)
Pour consulter les conclusions du suivi du Cambodge, voir : https://www.effectivecooperation.org/Cambodia-Monitoring-Results-2023-2026
8.5. Colombie
Copier le lien de 8.5. ColombieSous la conduite de l’Agence présidentielle de coopération internationale de Colombie (APC-Colombia), le gouvernement de la Colombie a organisé, le 10 mars 2026 à Bogotá, un dialogue multipartite sur l’efficacité de la coopération pour le développement. Ce dialogue a réuni des représentants d’entités publiques aux niveaux national et local, de partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux, d’organisations de la société civile (OSC) et du monde universitaire. L’événement comportait deux volets complémentaires : 1) une présentation des principaux résultats du quatrième cycle de suivi du Partenariat mondial (voir l’encadré ci-dessous), suivie d’une table ronde de réflexion réunissant des représentants d’APC-Colombia, d’ONU Femmes et du Réseau national des agences de développement local de Colombie (réseau ADELCO, une organisation de la société civile), qui a permis d’examiner des aspects positifs, tels que les progrès accomplis en matière de budgétisation sensible au genre, et la nécessité d’accroître la représentation de la société civile dans les débats sur l’efficacité ; 2) un atelier participatif axé sur les actions possibles en vue de donner suite aux conclusions de l’exercice de suivi, structuré autour de trois axes thématiques : la participation de la société civile au développement, l’évaluation conjointe de la coopération, et la transparence et l’information au service de la gestion du développement.
Les défis de la Colombie en matière d’efficacité concernent les évaluations conjointes, la participation de la société civile, la transparence de l’information et la participation multipartite. La Colombie ne procède pas régulièrement à des évaluations conjointes des progrès accomplis, bien qu’elle ait défini, au niveau du pays, des objectifs en matière de coopération pour le développement pour chacun des acteurs concernés, ce qui laisse entrevoir des possibilités en vue de renforcer encore les mécanismes de redevabilité mutuelle. Les OSC estiment que l’environnement dans lequel elles évoluent n’est que peu propice à leur action, contrairement aux partenaires au développement et aux représentants de l’administration, qui le jugent modérément favorable, ce qui fait apparaître des marges d’amélioration. Les OSC indiquent avoir un accès limité aux financements proposés par les partenaires au développement, en raison des priorités que ces derniers définissent pour leurs propres programmes. La Colombie dispose d’un système fonctionnel de gestion de l’information, qui permet de suivre les actions et les résultats en matière de coopération pour le développement, même si son degré d’exhaustivité reste moyen (score de 0.6 sur 1). Si les partenaires au développement communiquent très largement leurs données à ce système (score de 0.96 sur 1), et si 92 % le font à la fréquence requise, les parties prenantes estiment qu’il est possible de renforcer encore l’utilisation stratégique des informations recueillies aux fins de la coordination, de la transparence et des processus décisionnels. En outre, le score relatif à la mise à disposition du public des informations relatives à la coopération pour le développement est élevé (0.75 sur 1), ce qui offre une base solide pour continuer à renforcer la transparence et l’accessibilité de l’information. S’agissant de la participation multipartite, la stratégie nationale de développement a été approuvée par le parlement et a donné lieu à un dialogue participatif avec les OSC nationales, les syndicats, le secteur privé, les partenaires de coopération et les administrations infranationales. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action, à la suite des discussions et des échanges menés entre l’administration (aux niveaux national et local), les partenaires au développement (bilatéraux et multilatéraux), les OSC et le monde universitaire, sont présentés dans le document de résultats de la Colombie (voir l’encadré) et résumés ci-dessous :
Le gouvernement de la Colombie formule les propositions suivantes :
Répertorier les possibilités d’évaluations conjointes avec d’autres partenaires au développement, notamment en identifiant les pays du Sud qui disposent d’une expérience en la matière à l’appui du renforcement des capacités, et en examinant les axes possibles en vue de renforcer la « mutualité » dans les cadres d’évaluation.
Déterminer, avec les partenaires de coopération et les entités du Système national de coopération internationale de Colombie (SNCIC), les outils permettant de renforcer les capacités des OSC afin d’orienter la coopération technique internationale vers les organisations confrontées à des déficits d’information ou de financement plus importants.
Établir un calendrier pour la diffusion de contenus statistiques relatifs aux informations officielles sur la coopération internationale en Colombie, afin de tenir les données à jour et de promouvoir la transparence.
Créer un espace de diffusion consacré à la coopération internationale en Colombie, qui soit compréhensible et accessible au-delà des cercles techniques spécialisés.
Continuer de promouvoir les espaces multipartites dans les processus de prise de décision et d’analyse relatifs à la coopération internationale.
Donner la priorité à la ventilation des données statistiques par territoire, genre, origine ethnique et âge comme condition pour que la coopération bénéficie aux personnes qui en ont le plus besoin, en s’appuyant sur les indicateurs des Objectifs de développement durable (ODD), les recensements et des approches adaptées au contexte.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Harmoniser les systèmes de mesure et d’évaluation avec ceux des pairs du CAD de l’OCDE afin d’éviter la duplication des données.
Intégrer, dès la formulation des projets, un budget consacré aux évaluations externes dans leur structure financière, à titre d’exigence systématique.
Promouvoir une plus grande coordination entre les travailleurs humanitaires intervenant sur les mêmes territoires et œuvrant à répondre à des défis similaires, afin d’éviter les doublons et d’accroître l’impact social.
Veiller à ce que les projets soient conçus conjointement dès le départ, avec la participation de toutes les parties prenantes, et à ce que les données et les sources soient croisées afin d’éviter les doublons.
Renforcer la coordination institutionnelle au sein du SNCIC, en passant de projets isolés à un système d’information multiniveaux qui favorise l’adoption d’un langage méthodologique commun.
La société civile et le monde universitaire formulent les propositions suivantes :
Participer à une coordination renforcée entre la société civile, les institutions nationales et les partenaires au développement.
Contribuer à combler les lacunes en matière d’informations statistiques, qui nuisent à la visibilité des populations marginalisées, notamment les communautés afrodescendantes et autochtones.
Collaborer avec les pouvoirs publics et les partenaires au développement afin d’améliorer l’accessibilité des informations relatives à la coopération, notamment celles ayant trait aux priorités retenues, aux sources de financement et aux appels à propositions.
Favoriser la continuité des programmes, projets et initiatives en matière de coopération pour le développement afin d’inscrire les avancées obtenues dans la durée, au-delà des cycles politiques.
Établir, au moyen de cadres d’indicateurs normalisés, une distinction entre les évaluations du niveau des résultats et les évaluations du niveau d’impact lorsqu’elles sont intégrées aux cadres de suivi, d’évaluation et de transparence.
Promouvoir des approches fondées sur les droits, qui renforcent la société civile dans son rôle d’acteur clé de la coopération pour le développement.
Afin de suivre l’efficacité de l’aide publique au développement (APD) et le respect des engagements pris, la Colombie s’appuiera sur les espaces existants en matière de coopération nationale et internationale. Il s’agit notamment du SNCIC et de ses tables rondes de coordination avec les acteurs nationaux et territoriaux, ainsi que des tables rondes menées avec les partenaires de coopération bilatéraux et multilatéraux, dans l’optique de favoriser un dialogue régulier et de renforcer la « mutualité ». En interne, au sein d’APC-Colombia, les progrès accomplis dans la mise en œuvre de ces engagements seront suivis par le Groupe interdirections de politique statistique, l’Observatoire de la coopération internationale et le Groupe de gestion des connaissances. Le suivi de ces engagements et de leurs mécanismes propres de suivi s’inscrira dans le périmètre institutionnel d’APC-Colombia.
Principales ressources : Colombie
Copier le lien de Principales ressources : ColombieFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en espagnol)
Document de résultats (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi de la Colombie, voir : https://www.effectivecooperation.org/resources/colombia-monitoring-results-2023-2026
8.6. République démocratique du Congo (RDC)
Copier le lien de 8.6. République démocratique du Congo (RDC)La République démocratique du Congo (RDC) a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action dans le cadre d’un processus multipartite piloté par l’administration. Un dialogue technique pour l’action, mené sous la forme d’un atelier, s’est tenu à Kinshasa du 22 au 24 septembre 2025. Il a réuni des institutions publiques, des partenaires au développement, la société civile, le secteur privé et le monde universitaire afin d’examiner les résultats du suivi et de définir les actions prioritaires. Cet atelier a été suivi d’un dialogue politique à haut niveau, organisé le 12 mars 2026, qui a entériné un ensemble d’engagements collectifs visant à renforcer l’efficacité de la coopération pour le développement.
Les défis de la RDC en matière d’efficacité portent notamment sur les possibilités de renforcer encore la transparence des informations relatives à la coopération pour le développement et leur mise à disposition du public (score de 0.5 sur 1). Les résultats du suivi montrent que l’utilisation, par les partenaires au développement, des cadres de résultats propres au pays et des outils de planification reste modérée (0.57 sur 1) : 78 % des objectifs des projets sont en phase avec les cadres nationaux, mais seulement 48 % des indicateurs des projets sont tirés de cadres de résultats propres au pays, et seulement 46 % peuvent être suivis à l’aide de données et de statistiques publiques. En outre, les conclusions indiquent qu’il est possible d’accroître l’utilisation des systèmes de gestion des finances publiques par les partenaires au développement : malgré une progression de 2 % en 2018 à 27 % lors du cycle de suivi actuel, le taux d’utilisation demeure faible. Les mécanismes de redevabilité mutuelle pourraient être renforcés afin d’accroître la coordination entre l’administration et les acteurs du développement. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Le dialogue a débouché sur un large ensemble d’engagements, qui ont été approuvés conjointement par les parties prenantes et n’ont pas été attribués à des groupes d’acteurs spécifiques :
Renforcer la gouvernance et la coordination de la coopération pour le développement
Accélérer l’adoption et l’application concrète du Cadre de coordination et d’orientation de l’aide (CCOAD) afin d’améliorer la gouvernance et la cohérence avec les priorités nationales.
Mettre en œuvre la politique nationale de coopération pour le développement et renforcer les mécanismes de coordination existants, notamment les groupes thématiques et sectoriels, et les groupes de coordination des partenaires au développement.
Assurer un suivi transparent des engagements et des apports d’aide, notamment grâce à l’utilisation efficace de la Plateforme de gestion de l’aide et des investissements (PGAI).
Renforcer les capacités nationales et locales, notamment en matière de gouvernance, d’appropriation, de transparence et d’utilisation des systèmes nationaux.
Veiller à une participation inclusive de l’ensemble des parties prenantes aux processus de planification, de mise en œuvre et de suivi.
Renforcer la coordination intersectorielle en améliorant la gouvernance, en mettant en place des systèmes de suivi intégrés et en harmonisant les cadres de partenariat avec les priorités nationales.
Améliorer l’efficacité et l’impact des investissements à l’appui du développement
Encourager l’adoption d’un pacte visant à transformer les investissements afin d’obtenir des résultats concrets et mesurables.
Réduire la fragmentation des interventions et améliorer leur coordination afin d’en maximiser l’impact.
Traduire les engagements politiques et stratégiques en plans sectoriels opérationnels et en plans d’investissement pluriannuels en phase avec le Plan national stratégique de développement (PNSD).
Mettre en place des mécanismes de financement plus prévisibles, plus souples et plus cohérents avec les priorités nationales.
Promouvoir une culture des données plus forte au sein des institutions publiques.
Améliorer le climat des affaires et favoriser le développement du secteur privé
Poursuivre les réformes visant à améliorer l’environnement des affaires, notamment en renforçant le système financier.
Favoriser l’accès du secteur privé au financement, notamment pour les petites et moyennes entreprises.
Encourager l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.
Promouvoir l’investissement agricole, les coopératives et les chaînes de valeur locales.
Soutenir la création d’emplois, notamment en tirant parti des possibilités offertes par l’économie numérique et l’économie verte.
Autres engagements
Soutenir les initiatives structurelles de développement économique.
Promouvoir la transition environnementale et énergétique.
Tirer parti de la transformation numérique et de l’innovation.
Soutenir la stabilité et les interventions dans les régions de l’Est.
Renforcer l’administration publique et l’éducation.
Le suivi devrait s’ancrer dans des mécanismes nationaux de coordination renforcés, des systèmes de données améliorés et la poursuite du dialogue multipartite à l’appui de la mise en œuvre. Les engagements ci-dessus reflètent le caractère exhaustif et intersectoriel du programme de réforme. Ils ont été formulés conjointement par l’administration de la RDC, les partenaires au développement et les parties prenantes ayant participé au dialogue pour l’action.
Principales ressources : République démocratique du Congo
Copier le lien de Principales ressources : République démocratique du CongoPour consulter les conclusions du suivi de la RDC, voir : https://effectivecooperation.org/DRC-Monitoring-Results-2024
8.7. République dominicaine
Copier le lien de 8.7. République dominicaineSous la conduite du vice-ministère de la Coopération internationale du ministère de la Présidence (MINPRE), le gouvernement de la République dominicaine a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action autour de deux temps forts organisés à Saint-Domingue, et étayés par les conclusions du suivi de la République dominicaine (voir l’encadré ci-dessous). 1) Un atelier technique multipartite s’est déroulé le 24 novembre 2025. Il a réuni 81 représentants de l’administration, des partenaires au développement, du secteur privé, des syndicats, des OSC et du monde universitaire. Les participants ont répertorié les principaux défis et élaboré près de 70 propositions d’engagements axés sur l’action visant à renforcer l’efficacité de la coopération pour le développement au niveau du pays. 2) Une table ronde de haut niveau sur la coopération internationale a été organisée le 28 novembre 2025. Elle a réuni de hauts responsables de l’administration et des partenaires au développement afin d’examiner et de valider les propositions issues de l’atelier technique, de réaffirmer leur engagement politique et d’approuver les actions de suivi. Ces deux événements ont été organisés par le vice-ministère de la Coopération internationale du ministère de la Présidence.
Les défis notables recensés en matière d’efficacité concernent le faible niveau de contrôle parlementaire et le net recul de l’inscription des apports de coopération pour le développement au budget national (passée de 65 % en 2018 à 29 %), ce qui indique qu’il est possible de renforcer davantage la transparence, la redevabilité et l’intégration dans les systèmes nationaux. En outre, il n’existe pas de mécanisme complet de redevabilité mutuelle permettant d’assurer un suivi conjoint des progrès accomplis au regard des objectifs d’efficacité, ce qui laisse à penser qu’il serait possible de définir des objectifs au niveau du pays pour l’administration et les partenaires au développement, ainsi que de procéder régulièrement à des évaluations conjointes. Néanmoins, de manière générale, l’utilisation des systèmes nationaux de gestion des finances publiques s’est améliorée, passant de 32 % à 51 %, et des progrès considérables ont été accomplis en termes de visibilité à moyen terme (la proportion de partenaires fournissant désormais des plans de dépenses prévisionnels étant passée de 12 % à 87 %). Toutefois, la prévisibilité annuelle des décaissements s’est dégradée, passant de 92 % en 2018 à 83 % lors du quatrième cycle de suivi, ce qui complique la mise en cohérence avec les cycles budgétaires nationaux. Par ailleurs, la disponibilité des données ventilées nécessaires pour identifier les populations vulnérables est moyenne (score de 0.6 sur 1) et n’est pas systématique pour toutes les dimensions clés pertinentes (genre, âge, localisation géographique, statut socio-économique, état de santé et statut migratoire), ce qui limite la capacité à définir et à suivre les objectifs, les cibles et les indicateurs de développement relatifs aux populations vulnérables et marginalisées. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action sont les suivants :
Le gouvernement de la République dominicaine formule les propositions suivantes :
Piloter l’intégration des questions de financement dans les plans nationaux de développement en articulant les instruments de planification avec le Cadre de financement national intégré2.
Institutionnaliser un programme national d’évaluation et des mécanismes d’évaluation conjointe, en définissant les rôles, les méthodologies et les modalités de diffusion des conclusions dégagées auprès du public.
Renforcer le système statistique national et la production de données ventilées en s’appuyant sur la coordination interinstitutionnelle et sur un cadre national d’indicateurs.
Intégrer l’ensemble des apports et tous les acteurs de la coopération dans le Système national de coopération internationale pour le développement (SINACID), au moyen d’un cadre réglementaire actualisé qui clarifie les fonctions institutionnelles et couvre l’ensemble des apports et des parties prenantes non gouvernementales.
Inscrire toutes les ressources mobilisées à l’appui de la coopération au budget national et renforcer la traçabilité financière à l’aide de protocoles interinstitutionnels.
Assurer la participation effective de la société civile, du secteur privé, du monde universitaire, des acteurs territoriaux et des populations vulnérables lors des différentes phases de planification, de mise en œuvre et d’évaluation.
Garantir la publication des informations, des audits et des évaluations, en assurant l’accès du public aux conclusions et aux actions de suivi.
Consolider les espaces permanents de dialogue multipartite et intégrer les rapports d’avancement dans les forums nationaux existants.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Renforcer la cohérence des objectifs, des indicateurs et des systèmes de suivi avec les cadres nationaux.
Harmoniser les stratégies-pays avec les priorités nationales et territoriales afin d’assurer une plus grande réactivité face aux besoins en matière de développement régional.
Accroître l’utilisation des systèmes nationaux de statistiques, de budgétisation, de passation des marchés et d’audit en s’appuyant sur des protocoles progressifs pour leur adoption et sur un soutien ciblé au renforcement des capacités.
Améliorer la prévisibilité des versements et leur inscription au budget en faisant coïncider les informations déclarées avec les instruments nationaux de planification.
Promouvoir l’aide non liée en réduisant les exigences relatives à l’origine et en assouplissant les restrictions applicables à la passation des marchés et à la mise en œuvre.
Participer activement au programme national d’évaluation et aux mécanismes multipartites d’évaluation conjointe.
La société civile, le secteur privé, le monde universitaire et les syndicats formulent les propositions suivantes :
Participer activement aux processus de planification, de suivi, d’évaluation et de redevabilité, la société civile prenant part à la gouvernance du SINACID, et le secteur privé et les syndicats concentrant leurs efforts sur la définition des priorités territoriales et productives.
Concourir au contrôle social et aux mécanismes de recours communautaires afin de renforcer la redevabilité au niveau territorial (société civile), avec l’appui du secteur privé et des syndicats dans certains domaines d’intervention.
Accroître la visibilité et la traçabilité des résultats des projets auprès des populations vulnérables (société civile) et s’engager en faveur de la transparence et de la traçabilité dans les projets de coopération (secteur privé et syndicats).
Encourager les alliances multipartites aux fins de la coexécution des projets, en endossant des rôles définis au sein des chaînes de valeur du développement (secteur privé et syndicats) et en nouant des partenariats propres à renforcer la durabilité (monde universitaire).
Faire coïncider les interventions avec les priorités nationales tout en favorisant l’inclusion et la durabilité (secteur privé et syndicats).
Fournir des données probantes et des contributions techniques pour appuyer l’élaboration méthodologique du programme national d’évaluation et des cadres d’indicateurs (monde universitaire).
Intégrer les Objectifs de développement durable dans les programmes universitaires, la recherche et l’innovation (monde universitaire).
Même si le document de résultats axé sur l’action ne fournit ni étapes ni calendriers spécifiques pour le suivi des engagements convenus, il décrit des pistes possibles pour en faire avancer la mise en œuvre (voir le document indiqué dans l’encadré ci-dessous). Le suivi devrait pour l’essentiel être réalisé dans le cadre des processus nationaux existants relatifs à l’élaboration de l’action publique et à la coordination, notamment l’examen de la Stratégie nationale de développement 2030, l’élaboration d’un Cadre de financement national intégré et la mise en œuvre des objectifs prioritaires de l’administration et des dispositifs de suivi correspondants. Les plateformes publiques de coordination – comme le Conseil des ministres élargi et les groupes de travail connexes –, ainsi que les processus visant à renforcer la transparence des finances publiques, les systèmes de passation des marchés et la conduite responsable des entreprises, sont également recensés comme des points d’entrée supplémentaires pour promouvoir la mise en œuvre. De même, le ministère de la Présidence a élaboré une feuille de route pour assurer le suivi des axes d’action figurant dans le document de résultats. Ce processus vise à déterminer les mesures à mettre en œuvre à court et moyen terme, ainsi qu’à organiser des réunions avec les principales parties prenantes dans les domaines prioritaires à l’appui de l’efficacité de la coopération pour le développement, tels que la planification nationale et les systèmes de gestion des finances publiques.
Principales ressources : République dominicaine
Copier le lien de Principales ressources : République dominicaineFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en espagnol)
Document de résultats (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi de la République dominicaine, voir : https://www.effectivecooperation.org/resources/dominican-republic-monitoring-results-2023-2026
8.8. Gambie
Copier le lien de 8.8. GambieSous la conduite du ministère des Finances et des Affaires économiques (MoFEA), le gouvernement de la Gambie a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action sur l’efficacité du développement dans le cadre d’un dialogue multipartite pour l’action organisé en présentiel le 26 février 2026, à Bakau. Ce dialogue a réuni des représentants des institutions publiques, des partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux, des organisations de la société civile et d’autres parties prenantes, dans le but d’examiner les conclusions du suivi, de déterminer les domaines d’amélioration prioritaires et de convenir d’engagements axés sur l’action visant à renforcer l’efficacité, la coordination, la transparence et la redevabilité de la coopération pour le développement. Le processus a abouti à l’élaboration d’un document de résultats par la Direction de la coordination de l’aide du MoFEA, qui présente les engagements et les dispositifs de suivi convenus dans le cadre du dialogue (voir l’encadré ci-dessous).
Les défis notables recensés en Gambie en matière d’efficacité suggèrent qu’il est possible de renforcer encore la coordination, la redevabilité et l’utilisation des systèmes nationaux à l’appui des résultats du développement pilotés par le pays. Si 62 % des apports de coopération pour le développement sont inscrits au budget, contre 45 % en 2018, et si le niveau de contrôle parlementaire est jugé élevé, les conclusions du suivi indiquent qu’il est possible de consolider les dispositifs de redevabilité pour les rendre plus systématiques, dans la mesure où aucun mécanisme de redevabilité mutuelle n’est encore en place. De même, bien que le recours aux systèmes de gestion des finances publiques par les partenaires au développement soit passé de 20 % en 2018 à 78 % en 2026, la prévisibilité annuelle reste plus limitée, 63 % des financements programmés ayant été décaissés au cours de l’exercice budgétaire. Les résultats indiquent également qu’il serait possible d’améliorer les systèmes nationaux de données et de coordination, notamment en mettant en place un système de gestion de l’information afin de suivre la coopération pour le développement. Le document de résultats reprend directement ces domaines en mettant l’accent sur le renforcement des mécanismes de coordination, la mise en place d’un système fonctionnel de gestion de l’information sur l’aide, le renforcement de la redevabilité mutuelle et une utilisation plus approfondie des systèmes nationaux aux fins de l’exécution, du suivi et de la transmission de données. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les propositions ci-dessous résument les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action présentés dans le document de résultats de la Gambie (lien dans l’encadré ci-dessous).
Le gouvernement de la Gambie formule les propositions suivantes :
Promouvoir la participation active des entités publiques à l’élaboration des propositions en matière de développement afin de garantir la participation et l’appropriation au niveau local.
Veiller à ce que les programmes de coopération pour le développement soient cohérents avec les cadres nationaux de planification, en s’appuyant sur les objectifs, les indicateurs, les cibles et les instruments officiels.
Renforcer l’utilisation des systèmes nationaux aux fins de l’exécution et de la communication d’informations financières pour tous les types d’apports de coopération pour le développement.
Collaborer avec les partenaires au développement pour que les actions menées soient pleinement adaptées et conformes aux lignes directrices récemment élaborées et approuvées en matière de gestion de l’investissement public.
Mettre en place un Groupe de coordination conjoint entre l’administration et les partenaires au développement, qui associe également les OSC, le secteur privé et le monde universitaire.
Mettre au point un système de gestion de l’information permettant de suivre les apports de coopération et de favoriser la cohérence des informations déclarées par les partenaires.
Mettre en place un mécanisme de redevabilité mutuelle couvrant les évaluations conjointes et la publication d’information.
Accroître la transparence en encourageant tous les partenaires à publier leurs stratégies-pays en ligne.
Renforcer les capacités techniques afin d’améliorer la gestion de l’aide, la formulation des politiques et leur mise en œuvre.
Faciliter le transfert de connaissances grâce à la formation, à l’apprentissage mutuel et aux programmes d’échange.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Fournir des plans de dépenses pluriannuels (trois ans) cohérents avec les cycles budgétaires nationaux.
Soumettre en temps utile les données financières et les données relatives aux résultats aux systèmes nationaux.
Soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de plateformes numériques intégrées de déclaration.
Participer aux processus conjoints de suivi, d’évaluation et d’examen du Partenariat mondial.
Les organisations de la société civile formulent les propositions suivantes :
Mettre en place une plateforme nationale de coordination des OSC à l’appui de la coopération pour le développement.
Harmoniser les cadres de déclaration des OSC et renforcer les mécanismes de conformité.
Participer aux processus conjoints de suivi, d’évaluation et de dialogue sur les politiques à suivre.
La mise en œuvre des engagements convenus sera coordonnée au moyen d’un mécanisme multipartite structuré, piloté par le ministère des Finances et des Affaires économiques (MoFEA) de la Gambie, par l’intermédiaire de la Plateforme conjointe de coordination entre l’administration et les partenaires au développement. Le document de résultats prévoit des sessions semestrielles de dialogue multipartite afin d’examiner les progrès accomplis, parallèlement à l’établissement de rapports d’avancement. Il prévoit également la création de groupes de travail techniques, chargés d’appuyer les actions menées dans les domaines clés, notamment la mise en œuvre du cadre d’action de la Gambie relatif à l’aide, le suivi et l’évaluation, les systèmes de données et la coordination. Le suivi des progrès accomplis et la redevabilité seront étayés par la préparation d’un rapport annuel sur la coopération pour le développement, ainsi que par l’intégration des engagements dans le cadre de résultats du Plan national de développement et dans les systèmes nationaux de suivi pertinents.
Principales ressources : Gambie
Copier le lien de Principales ressources : GambieFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi de la Gambie, voir : https://www.effectivecooperation.org/resources/gambia-monitoring-results-2023-2026
8.9. Honduras
Copier le lien de 8.9. HondurasSous la conduite du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le gouvernement du Honduras a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action dans le cadre de deux événements organisés à Tegucigalpa et éclairés par les conclusions du suivi du Honduras (voir l’encadré ci-dessous). 1) Des ateliers techniques se sont déroulés en ligne, du 27 au 29 août 2025. Des partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux ainsi que le Réseau des directeurs et agents de liaison pour la coopération internationale (Red de Directores y Enlaces de Cooperación Internacional, REDECIH, en espagnol) y ont participé. Ces ateliers visaient à fournir des informations sur les conclusions du suivi et à préparer en amont, sur les plans logistique et technique, le dialogue pour l’action. 2) Un dialogue multipartite pour l’action, organisé le 23 septembre 2025, a réuni 43 représentants des pouvoirs publics (18), des partenaires multilatéraux au développement (12), des partenaires bilatéraux (5), des OSC (5) et du monde universitaire (3). Ce dialogue a débouché sur un accord commun autour d’un ensemble de recommandations, d’engagements axés sur l’action et de conclusions reflétant les points de vue de divers acteurs du développement. Ces éléments visaient à favoriser une coopération plus cohérente, transparente, inclusive et axée sur les résultats, en phase avec les priorités nationales. Les deux événements ont été organisés par la Direction de la coopération multilatérale du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Les défis notables recensés au Honduras en matière d’efficacité font apparaître la nécessité d’améliorer la transparence et la redevabilité. Les données manquent pour déterminer si les apports de coopération pour le développement sont inscrits au budget national, ce qui limite le contrôle parlementaire et la transparence budgétaire. En outre, la redevabilité mutuelle pourrait être renforcée : il existe bien un cadre d’action formel et des objectifs d’efficacité convenus au niveau du pays, mais il manque encore des évaluations conjointes régulières, une participation inclusive des parties prenantes et une diffusion systématique des résultats auprès du public. De même, malgré le niveau élevé d’harmonisation entre les objectifs (91 %) et indicateurs (77 %) des partenaires et les objectifs et indicateurs nationaux, la qualité globale de la planification nationale du développement est médiocre, en raison du manque d’informations sur les coûts, d’une articulation lacunaire avec les cadres budgétaires à moyen terme et d’une communication publique insuffisante sur les progrès accomplis. Sur le plan opérationnel, l’utilisation, par les partenaires au développement, des systèmes nationaux de gestion des finances publiques est restée stable, à 62 % en 2018 et 63 % en 2023‑2026. Par ailleurs, si la visibilité à moyen terme est nettement supérieure à la moyenne mondiale, 98 % des partenaires fournissant des plans de dépenses prévisionnels, la prévisibilité annuelle des décaissements reste inchangée à 64 %, ce qui freine la bonne intégration des dépenses prévisionnelles dans les cadres nationaux de dépenses. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action, tels qu’ils figurent dans le document de résultats du Honduras, sont résumés ci-dessous :
Le gouvernement du Honduras formule les propositions suivantes :
Renforcer la Plateforme existante de gestion de la coopération dans son rôle de registre officiel des programmes et projets de coopération internationale pour le développement.
Renforcer la Table ronde hondurienne sur l’efficacité de la coopération pour le développement durable en tant que plateforme centrale de dialogue et de coordination pour la gestion, le suivi et l’évaluation des apports de coopération internationale.
Encourager l’appropriation nationale, le renforcement des capacités locales, la clarté des cadres de résultats et l’efficacité des systèmes de suivi.
Développer des alliances stratégiques avec les acteurs du monde universitaire, de la société civile et du secteur privé, et adopter une politique institutionnelle en faveur de l’égalité des genres qui intègre la collecte systématique de données ventilées par genre et des mécanismes d’inclusion.
Encourager les partenariats public-privé transparents et les partenariats avec les organisations de la société civile respectueux des contextes locaux.
Publier périodiquement des informations claires et accessibles sur les progrès, le financement et les résultats des accords, programmes et projets de développement.
Créer des comités conjoints de suivi avec les partenaires stratégiques et mettre en œuvre des systèmes solides et actualisés pour le suivi et l’évaluation des initiatives de coopération.
Promouvoir une culture de la qualité, de l’innovation et de l’entrepreneuriat en s’appuyant sur l’éducation formelle et non formelle ainsi que sur le renforcement des capacités.
Fournir des informations sectorielles spécialisées afin de renforcer la planification stratégique et la transparence.
Adopter des systèmes nationaux solides pour la gestion des finances publiques dans le but de favoriser l’efficience, la transparence et la confiance des citoyens.
Les partenaires bilatéraux au développement formulent les propositions suivantes :
Mettre en œuvre des budgets sensibles au genre, qui intègrent une approche axée sur l’égalité tout au long des phases de planification, de mise en œuvre et d’évaluation des projets.
Mettre en place un espace formel de coordination et de dialogue entre les chefs de mission et le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, afin d’échanger sur les bonnes pratiques et les nouvelles initiatives.
Améliorer la gestion et la mise à disposition du public des informations relatives à la coopération pour le développement, au service d’une prise de décision fondée sur des données probantes.
Les partenaires multilatéraux au développement formulent les propositions suivantes :
Harmoniser les interventions avec les objectifs, les indicateurs, les cibles et les cadres nationaux de planification officiels – y compris le Plan gouvernemental et les priorités territoriales –, tout en approfondissant l’inclusion régionale et la participation des administrations locales.
Intensifier l’utilisation de la Plateforme de gestion de la coopération afin de renforcer la cohérence lors de la conception des projets, d’accroître l’appropriation locale et d’appuyer les capacités nationales de suivi.
Renforcer les mécanismes formels de coordination entre l’administration, la société civile, le monde universitaire, le secteur privé et les partenaires internationaux, dans l’optique de réduire la fragmentation.
Accroître la transparence budgétaire et la redevabilité en fournissant une assistance technique pour inscrire les apports de coopération pour le développement au budget national et communiquer les informations correspondantes au parlement.
Renforcer les systèmes conjoints de suivi, d’évaluation et de gestion de l’information afin de favoriser l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes.
Soutenir le renforcement des capacités et les partenariats stratégiques, notamment dans la recherche appliquée, les initiatives locales de prévention de la criminalité et une collaboration renforcée avec les acteurs non étatiques.
La société civile, le secteur privé et les syndicats formulent les propositions suivantes :
Renforcer les partenariats, la coordination interinstitutionnelle et l’ouverture du dialogue afin de favoriser une coopération plus stratégique et porteuse de transformations (société civile).
Encourager l’adoption de modalités de financement flexibles, adaptées aux réalités locales, et appuyer les initiatives de formation en matière de gestion financière, de redevabilité et de suivi des résultats (société civile).
Étendre les espaces de dialogue avec l’administration et les partenaires au développement, en renforçant la participation lors des phases de conception, de mise en œuvre et d’évaluation des politiques publiques (société civile).
Mettre en place un mécanisme de contrôle participatif associant les citoyens et les syndicats, articulé avec les plateformes de coordination sectorielle (secteur privé et syndicats).
Faciliter la mise en œuvre de plateformes de coordination sectorielle mobilisant l’administration, la société civile et les partenaires au développement (secteur privé et syndicats).
Réaliser des évaluations participatives annuelles de la coopération pour le développement et veiller à la diffusion publique de rapports accessibles (secteur privé et syndicats).
Le suivi des engagements convenus sera piloté par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Il s’appuiera sur la Table ronde hondurienne sur l’efficacité de la coopération pour le développement durable (MECEH), avec un suivi systématique des progrès accomplis au moyen de la Plateforme de gestion de la coopération qui est utilisée comme registre officiel. Afin de garantir une redevabilité durable, un Forum national sur l’efficacité est convoqué périodiquement, en général deux à trois ans après chaque cycle de suivi du Partenariat mondial, afin d’examiner la mise en œuvre et d’échanger sur les progrès accomplis avec les acteurs du développement.
Principales ressources : Honduras
Copier le lien de Principales ressources : HondurasFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en espagnol)
Document de résultats (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi du Honduras, voir : https://www.effectivecooperation.org/resources/honduras-monitoring-results-2023-2026
8.10. Indonésie
Copier le lien de 8.10. IndonésieSous la conduite du ministère de la Planification du développement national (BAPPENAS), le gouvernement de l’Indonésie a mené la dernière étape de l’exercice de suivi consacrée à la réflexion, au dialogue et à l’action en deux temps, en s’appuyant sur les conclusions du suivi de l’Indonésie. 1) Une étude de grande ampleur commandée par l’administration a été réalisée afin de répertorier, à partir des résultats du suivi du pays, les défis systémiques et les lacunes en matière de mise en œuvre dans les systèmes indonésiens de coopération pour le développement ; de cartographier les domaines à améliorer ; et de formuler des recommandations stratégiques et concrètes afin de renforcer l’efficacité de la coopération pour le développement. 2) Les résultats de cette étude ont servi de base solide à un dialogue multipartite sur l’efficacité du développement en Indonésie, organisé à Jakarta, le 17 décembre 2025. Ce dialogue a réuni 82 représentants de ministères et d’organismes publics, de partenaires au développement, d’organisations de la société civile, du secteur privé, d’organisations philanthropiques et du monde universitaire. Il a nourri le contenu d’un Rapport national d’évaluation qui recense les réformes potentielles à court, moyen et long terme pour les politiques et systèmes du pays en matière de développement. Bien que les recommandations aient été examinées et approuvées par les représentants des différentes parties prenantes, elles ne constituent ni un engagement politique ni un plan d’action fondé sur un consensus. Elles visent plutôt à fournir une base technique pour étayer le dialogue futur sur les réformes de la coopération pour le développement.
Les défis recensés en Indonésie en matière d’efficacité comprennent des lacunes systémiques en matière de transparence et de redevabilité mutuelle, aggravées par l’absence de système fonctionnel de gestion de l’information, qui empêche la déclaration structurée des apports de développement et limite le contrôle parlementaire. La redevabilité mutuelle pourrait être renforcée au moyen d’objectifs définis au niveau du pays en matière d’efficacité, d’évaluations conjointes des progrès accomplis, d’une participation inclusive des parties prenantes et d’une diffusion systématique des résultats auprès du public. Le degré de cohérence des actions menées par les partenaires au développement avec les priorités nationales est élevé, 96 % des objectifs des projets portés par les partenaires au développement étant en phase avec les cadres de résultats nationaux. Toutefois, seuls 45 % des indicateurs peuvent être suivis à l’aide de données provenant des systèmes publics, ce qui fragmente les pratiques en matière de suivi et nuit à la consolidation d’un système de résultats unifié. Les partenaires au développement utilisent les systèmes nationaux de gestion des finances publiques pour seulement 46 % des financements destinés au secteur public – le recours aux systèmes de passation des marchés étant extrêmement faible, avec 14 % des projets concernés –, ce qui fait perdurer des structures parallèles qui contournent les processus budgétaires nationaux. En outre, si les versements annuels sont très prévisibles (94 %), aucune donnée n’a été communiquée concernant les plans de dépenses prévisionnels, de sorte que la visibilité pluriannuelle demeure inconnue. Enfin, des défis plus larges persistent en matière d’inclusivité : les OSC indiquent n’exercer qu’une influence limitée sur l’action publique et être confrontées à la fragmentation des plateformes de coordination, bien qu’elles aient été associées à l’élaboration de la stratégie nationale de développement, de ses priorités et de ses résultats. Cette fragmentation se retrouve également dans les modalités de participation du secteur privé à la coopération pour le développement. Bien que l’administration dispose d’une politique relative à la participation du secteur privé – qui expose les raisons justifiant une collaboration avec ses acteurs, définit les secteurs et les régions prioritaires, et précise les rôles et les responsabilités –, les dialogues pilotés par l’administration excluent souvent la société civile et les acteurs philanthropiques, limitant ainsi les possibilités d’une appropriation plus cohérente des processus de développement par l’ensemble de la société. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
À l’issue du processus de réflexion, de dialogue et d’action décrit ci-dessus, le gouvernement de l’Indonésie et les acteurs du développement ont approuvé les orientations de réforme suivantes, comme base technique pour les futurs dialogues sur les politiques à suivre. Ces orientations sont tirées d’un rapport national d’évaluation, document interne qui n’est pas accessible en ligne pour le public. Pour plus d’informations sur le processus de dialogue et les orientations de réforme, voir le document de résultats de l’Indonésie (lien indiqué dans l’encadré ci-dessous).
Le gouvernement de l’Indonésie formule les propositions suivantes :
Mettre en place une plateforme multipartite formelle au service de la coopération pour le développement et institutionnaliser des lignes directrices prévisibles et inclusives pour la participation de la société civile.
Établir une réglementation nationale relative à la coopération pour le développement, définissant les rôles en matière de planification, de budgétisation, de passation des marchés, d’établissement de rapports et de suivi des projets financés par des ressources extérieures.
Mettre au point un système national de gestion de l’information sur le financement du développement, et l’ancrer dans un cadre réglementaire, afin de consolider les données relatives aux engagements, aux versements et aux résultats de la coopération pour le développement, et aux contributions du secteur privé.
Assurer l’interopérabilité du système de gestion de l’information avec les systèmes publics existants (KRISNA, OMSPAN) et intégrer la coopération pour le développement dans l’architecture nationale de planification et de budgétisation.
Améliorer l’accès des parlementaires et du public aux données consolidées sur la coopération pour le développement afin de renforcer le contrôle et d’institutionnaliser des examens réguliers de la redevabilité mutuelle.
Définir des trajectoires graduelles et procéder à des évaluations fiduciaires conjointes afin d’accroître progressivement le recours aux systèmes nationaux de gestion des finances publiques et de passation des marchés.
Intégrer les exigences liées au principe consistant à ne laisser personne de côté dans l’évaluation des projets, et rendre obligatoire l’utilisation des systèmes nationaux de données ventilées pour la conception, le suivi et l’évaluation des projets.
Renforcer les capacités nationales et infranationales de façon à concrétiser les engagements pris au titre du principe consistant à ne laisser personne de côté, et institutionnaliser des mécanismes structurés pour la participation des groupes vulnérables.
Élargir les mécanismes de participation du secteur privé au-delà des grandes associations professionnelles, dans le but d’y inclure les micro, petites et moyennes entreprises et les coopératives.
Donner aux administrations locales un accès structuré aux plans des partenaires au développement et leur offrir des possibilités de concevoir conjointement des programmes décentralisés.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Accroître progressivement l’utilisation des systèmes nationaux de gestion des finances publiques et de passation des marchés au moyen de trajectoires graduelles et de plans conjoints d’atténuation des risques fiduciaires.
Harmoniser les obligations déclaratives et utiliser le système national de gestion de l’information comme canal unique de déclaration, en cohérence avec le cycle national de planification et de budgétisation.
Faire coïncider les indicateurs des projets avec les catégories nationales de données ventilées de l’Indonésie afin de systématiser le soutien apporté au titre du principe consistant à ne laisser personne de côté.
La société civile, le secteur privé, les syndicats et le monde universitaire formulent les propositions suivantes :
Participer de manière constructive aux examens de la redevabilité mutuelle, aux forums de coordination sectorielle et aux dialogues sur les politiques à suivre (société civile, monde universitaire et secteur privé).
Déclarer de manière transparente les contributions au développement et adopter des pratiques commerciales inclusives, tenant compte du handicap, sensibles au genre et favorables aux pauvres (secteur privé).
Les résultats du dialogue contribueront directement à affiner le Rapport national d’évaluation sur l’efficacité du développement, qui servira de référence nationale pour la réforme des politiques publiques et pour la contribution de l’Indonésie aux futurs débats du Partenariat mondial et aux discussions sur l’efficacité du développement menées à l’échelle mondiale. Ce rapport se veut un document évolutif destiné à orienter les actions de suivi, les réformes institutionnelles et les prochains cycles de suivi.
Principales ressources : Indonésie
Copier le lien de Principales ressources : IndonésieFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (à paraître)
Pour consulter les conclusions du suivi de l’Indonésie, voir : https://www.effectivecooperation.org/Indonesia-Monitoring-Results-2024
8.11. République démocratique populaire lao
Copier le lien de 8.11. République démocratique populaire laoSous la conduite du ministère de la Planification et de l’Investissement, le gouvernement de la République démocratique populaire lao (RDP lao) a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action dans le cadre d’un processus de table ronde organisé à Vientiane et éclairé par les conclusions du suivi de la RDP lao (voir l’encadré ci-dessous). Le 19 novembre 2025, le ministère des Affaires étrangères a accueilli la 14e réunion à haut niveau de la table ronde. À cette occasion, la troisième Déclaration de Vientiane sur le Partenariat pour une coopération efficace au service du développement (2026‑2035) a été adoptée. La Déclaration a été signée par le ministre des Affaires étrangères et par le Coordonnateur résident des Nations Unies au nom des partenaires au développement. La réunion s’est tenue à un moment charnière, alors que le 9e Plan national de développement socio-économique de la RDP lao arrivait à son terme et que la préparation du 10e Plan (2026‑2030) était lancée. Le dialogue a replacé l’efficacité du développement dans le contexte de la sortie de la catégorie des pays les moins avancés (PMA), de la transition d’un modèle centré sur l’aide vers une approche intégrée du financement, et de la nécessité de renforcer la transparence, la prévisibilité, la redevabilité mutuelle et les partenariats inclusifs au moyen d’un processus de table ronde renouvelé et de groupes de travail sectoriels davantage tournés vers l’action.
Les défis recensés en matière d’efficacité comprennent un contrôle parlementaire limité, aggravé par un net recul de l’inscription des apports de coopération pour le développement au budget national (1 % lors du Cycle 2023‑2026, contre 24 % en 2018). En outre, la redevabilité mutuelle pourrait être renforcée au moyen d’objectifs définis au niveau du pays en matière d’efficacité, d’évaluations conjointes régulières, d’une participation inclusive des parties prenantes et d’une diffusion systématique des résultats auprès du public. Le degré de cohérence des actions menées par les partenaires au développement avec les priorités nationales est modéré : si 88 % des objectifs des projets sont en phase avec les cadres nationaux, l’utilisation globale des cadres de résultats propres au pays a diminué, pour s’établir à 57 % (contre 65 % en 2018). De plus, moins de la moitié des indicateurs des projets (41 %) sont tirés des cadres nationaux, et 43 % d’entre eux peuvent être suivis à l’aide de données issues des systèmes publics. Par ailleurs, les partenaires au développement utilisent les systèmes nationaux de gestion des finances publiques pour 47 % des financements destinés au secteur public. Bien que la prévisibilité annuelle se soit améliorée, passant de 70 % à 82 %, aucun partenaire au développement n’a fourni de plan de dépenses prévisionnel (contre 12 % en 2018), ce qui nuit à la visibilité à moyen terme. Enfin, des lacunes systémiques transversales persistent en matière d’inclusivité et de planification fondée sur des données probantes, comme en témoigne le caractère limité de la participation structurée de la société civile, du secteur privé et des acteurs infranationaux à la définition des stratégies, priorités et résultats nationaux. De même, les données permettant d’identifier les groupes vulnérables et marginalisés sont très peu disponibles. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action sont présentés dans le document de résultats de la RDP lao (la troisième Déclaration de Vientiane sur le Partenariat pour une coopération efficace au service du développement ; voir l’encadré ci-dessous). Ils sont résumés ci-après :
Le gouvernement de la RDP lao formule les propositions suivantes :
Examiner et réajuster le processus de table ronde (2026‑2035) en mettant en œuvre une stratégie formelle de déploiement d’un nouveau modèle de fonctionnement, en modifiant les formats de réunion et en faisant avancer l’exécution du Plan d’action par pays relatif à la Déclaration de Vientiane.
Renforcer les systèmes nationaux et les capacités institutionnelles en simplifiant les procédures administratives applicables à l’aide publique au développement et en améliorant les systèmes de gestion des finances publiques, d’audit et de passation des marchés.
Moderniser les systèmes de transparence et de redevabilité en améliorant la plateforme de gestion de l’aide afin qu’elle couvre toutes les formes de financement du développement, en réactivant le système de gestion de l’information sur l’aide publique au développement (APD), en dématérialisant la passation des marchés et en veillant à la publication régulière de rapports financiers.
Institutionnaliser des examens conjoints, systématiques et inclusifs des résultats de la coopération pour le développement, qui associeraient différentes parties prenantes et permettraient d’évaluer les progrès accomplis au regard des engagements.
Renforcer la planification fondée sur des données probantes en perfectionnant le système statistique national, en améliorant les données ventilées à l’appui du principe consistant à ne laisser personne de côté, et en tirant parti des systèmes numériques de suivi.
Promouvoir un Cadre de financement national intégré cohérent avec le 10e Plan national de développement socio-économique (2026‑2030), afin de diversifier les sources de financement et de créer une articulation directe entre les stratégies et les objectifs nationaux de développement.
Renforcer le contrôle parlementaire en communiquant régulièrement au parlement des informations relatives à la coopération pour le développement et en augmentant la part des financements inscrits au budget national.
Renforcer le développement des capacités à l’appui de la durabilité, en donnant la priorité à la résilience climatique, à la transformation numérique, à la gestion durable des infrastructures et aux systèmes de gestion des connaissances au sein des institutions publiques.
Les partenaires au développement s’engagent à :
Soutenir la sortie harmonieuse et durable de la RDP lao de la catégorie des pays les moins avancés (PMA) d’ici à 2026, en mettant en avant la stabilité macroéconomique, la viabilité de la dette et la préservation des investissements dans les secteurs sociaux.
Renforcer la prévisibilité et l’harmonisation en prévoyant des engagements pluriannuels prévisibles et cohérents avec les cycles nationaux de planification et avec des cadres de financement à moyen terme renforcés.
Accroître l’utilisation des systèmes nationaux et contribuer à leur renforcement, en particulier dans les domaines de la gestion des finances publiques, de la passation des marchés, du suivi et de l’évaluation, ainsi que des plateformes numériques de déclaration.
Appuyer la redynamisation du processus de table ronde en renforçant les groupes de travail sectoriels de façon à faire avancer les réformes des politiques publiques, à coordonner les activités entre les secteurs et à mobiliser des ressources.
Tirer parti de l’aide publique au développement comme catalyseur pour accroître les volumes de financement, au moyen de modèles de financement mixte et de la participation du secteur privé, et avec l’appui de procédures administratives simplifiées.
Promouvoir la programmation conjointe afin de réduire la fragmentation, en mettant l’accent sur l’harmonisation des efforts en matière de lutte contre le changement climatique, de réduction des risques de catastrophe et de protection de l’environnement.
Le suivi de la Déclaration de Vientiane devrait s’effectuer dans le cadre du processus de table ronde, plateforme nationale de dialogue et de coordination du gouvernement de la RDP lao consacrée à la coopération pour le développement, qui associe l’administration, les partenaires au développement et d’autres parties prenantes. Le document prévoit la mise en place, au sein du processus de table ronde, d’un cadre de suivi et d’évaluation afin de surveiller les apports financiers et les résultats en matière de développement, et d’éclairer les débats stratégiques au moyen de données probantes. Il indique en outre que des évaluations régulières des progrès accomplis au regard des engagements garantiront la redevabilité et permettront de procéder en temps utile aux ajustements nécessaires. La responsabilité du suivi est de manière générale attribuée au gouvernement de la RDP lao, par le biais des structures du processus de table ronde, sans qu’aucun calendrier ni intervalle spécifiques ne soient précisés pour les obligations déclaratives.
Principales ressources : République démocratique populaire lao
Copier le lien de Principales ressources : République démocratique populaire laoFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi de la RDP lao, voir : https://www.effectivecooperation.org/Laos-Monitoring-Results-2024
8.12. Lesotho
Copier le lien de 8.12. LesothoDans le cadre de la phase de réflexion, de dialogue et d’action, le ministère des Finances et de la Planification du développement a organisé un dialogue multipartite pour l’action à Maseru, le 30 mars 2026. Ce dialogue a réuni l’administration, des partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux, la société civile et des parties prenantes du secteur privé, afin d’examiner les conclusions du suivi et de convenir d’actions conjointes. Il a fourni une plateforme inclusive permettant d’évaluer les progrès accomplis, de répertorier les défis persistants et de convenir d’engagements concrets et axés sur l’action, en vue de renforcer l’appropriation par le pays, la cohérence, la transparence et les partenariats inclusifs.
Les défis en matière d’efficacité mis en évidence par la fiche de résultats-pays du Lesotho (voir l’encadré ci-dessous) et les discussions tenues lors du dialogue multipartite révèlent qu’il est possible d’accroître encore l’utilisation des systèmes nationaux, la transparence et la redevabilité mutuelle. La redevabilité mutuelle pourrait être renforcée, aucun mécanisme à cette fin n’étant encore en place, et l’absence de système centralisé de gestion de l’information sur l’aide limite la coordination, le contrôle et la transparence publique des apports de coopération pour le développement. De même, le niveau d’utilisation, par les partenaires au développement, des systèmes nationaux de gestion des finances publiques et de passation des marchés pourrait être encore relevé, puisqu’il s’établit actuellement à 44 %. La prévisibilité de la coopération pour le développement constitue également un domaine d’amélioration, puisque la prévisibilité annuelle des versements est limitée, 45 % des financements programmés ayant été versés au cours de l’exercice budgétaire, et que seuls 57 % des partenaires au développement fournissent des plans de dépenses prévisionnels. Malgré une cohérence relativement forte avec les priorités nationales (91 % des objectifs des projets et 65 % des indicateurs étant tirés des cadres propres au pays), la disponibilité, la qualité et l’actualité des données statistiques nationales, en particulier au niveau infranational, pourraient être renforcées afin de mieux soutenir la planification fondée sur des données probantes et l’utilisation des systèmes nationaux de suivi et de déclaration d’informations. Point positif, une part importante de la coopération pour le développement est inscrite au budget national (88 %), et le contrôle parlementaire est jugé élevé. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action, tels qu’ils figurent dans le document de résultats du Lesotho, sont résumés ci-dessous (voir l’encadré ci-dessous pour le lien vers le document de résultats) :
Le gouvernement du Lesotho formule les propositions suivantes :
Renforcer les plateformes permettant la tenue d’un dialogue structuré et régulier, qui mobilisent l’administration et les partenaires au développement afin d’améliorer la coordination, la redevabilité mutuelle et la prise de décision conjointe.
Renforcer la coordination à l’échelle de l’ensemble de l’administration en harmonisant les plans, investissements et efforts de coopération de tous les ministères avec les cadres nationaux de développement, les Objectifs de développement durable et les processus budgétaires.
Publier et rendre opérationnel le Plan stratégique national de développement en tant que cadre général qui guide la planification nationale et la coopération pour le développement.
Mettre au point et tenir à jour un système intégré de gestion de l’information afin d’enregistrer et de suivre les apports de coopération pour le développement, ainsi que de communiquer les données correspondantes, en améliorant la coordination, le contrôle et la planification.
Améliorer la collecte, la validation et la communication en temps utile des données relatives à la coopération pour le développement, avec l’appui d’investissements dans les systèmes de données et d’un renforcement des capacités statistiques nationales.
Publier régulièrement des rapports d’avancement et renforcer les pratiques en matière de transparence afin d’améliorer la redevabilité et la prise de décision fondée sur des données probantes.
Renforcer les cadres juridiques, institutionnels et stratégiques afin de consolider la redevabilité, la coordination et le contrôle de la coopération pour le développement.
Favoriser une utilisation accrue des systèmes nationaux de gestion des finances publiques et de passation des marchés par les partenaires au développement afin de renforcer les systèmes nationaux et l’appropriation par le pays.
Renforcer les capacités institutionnelles dans l’ensemble de l’administration en matière de planification, de passation des marchés, de suivi et d’évaluation, de gestion de projet et de gestion axée sur les résultats, afin d’améliorer la performance et l’efficacité.
Élargir les mécanismes de participation inclusive et structurée des parties prenantes, en particulier de la société civile, du secteur privé et des groupes vulnérables, afin de renforcer l’appropriation, la durabilité et l’inclusivité des résultats en matière de développement.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Appuyer le renforcement des systèmes nationaux de gestion des finances publiques, de passation des marchés et de suivi, ainsi que le développement des capacités dans l’ensemble des institutions publiques, en particulier au niveau infranational, en matière de planification, de suivi et d’évaluation, de collecte de données et de mise en œuvre des programmes.
Renforcer les systèmes de données, le suivi et l’évaluation en soutenant la collecte de données, les évaluations et la production de données probantes, notamment au moyen de données ventilées par genre et par handicap, ainsi que de données relatives aux groupes vulnérables, et en réalisant, lorsque nécessaire, des évaluations assorties de recommandations d’action concrètes.
Renforcer la coordination et les partenariats en cofinançant les programmes avec d’autres partenaires au développement et en harmonisant leurs programmes respectifs, tout en encourageant l’adoption d’une approche à l’échelle de l’ensemble de la société.
Concourir à la coordination et à la cohérence à l’échelle du système, notamment en renforçant le dialogue entre l’administration et les partenaires au développement afin de consolider la cohérence des politiques et la redevabilité.
Favoriser la participation des communautés tout au long du cycle des projets, en veillant à ce qu’elles interviennent en tant que partenaires actifs et co-exécutantes, et appuyer l’adoption d’approches intégrées et écosystémiques du développement durable et de la résilience.
Contribuer à l’amélioration des structures nationales de coordination de l’aide en appuyant leur mise en œuvre, leur modernisation et leur adaptation à l’évolution de la coopération pour le développement, de manière à renforcer le leadership des pouvoirs publics et l’appropriation par le pays.
Améliorer la transparence et le partage d’informations en se conformant aux lignes directrices publiques relatives au partage des données et en encourageant le recours à des systèmes de déclaration plus cohérents et accessibles.
La société civile et le secteur privé formulent les propositions suivantes :
Renforcer leur participation aux plateformes de dialogue sur la coopération pour le développement et aux processus nationaux de planification, notamment dans le cadre des échanges avec l’administration, les partenaires au développement et le secteur privé.
Préconiser la transparence et l’accès du public aux informations relatives à la coopération pour le développement, notamment aux résultats du suivi et aux rapports d’avancement.
Prendre part aux processus de suivi, d’évaluation et de redevabilité sociale afin de suivre la mise en œuvre des programmes de coopération pour le développement et des priorités nationales de développement.
Soutenir les processus inclusifs de planification du développement, en encourageant l’égalité des genres, la participation des jeunes et l’inclusion des groupes vulnérables et marginalisés.
Participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la Stratégie de financement national intégré, et y contribuer, notamment en ce qui concerne la mobilisation des ressources intérieures et la cohérence avec les priorités nationales.
Collaborer avec l’administration et les partenaires au développement afin de lever les obstacles structurels à la croissance économique et au renforcement du développement du secteur privé.
Les progrès accomplis dans la mise en œuvre des engagements seront suivis par le biais des plateformes permettant la tenue d’un dialogue régulier sur la coopération pour le développement, des groupes de travail techniques sectoriels et des réunions d’examen conjoint mobilisant l’ensemble des parties prenantes qui interviennent dans la coopération pour le développement. Le Département de la coordination de l’aide, au sein du ministère des Finances et de la Planification du développement, pilotera la coordination et le suivi, en collaboration avec les ministères sectoriels, les partenaires au développement et les parties prenantes. Le suivi des progrès accomplis s’appuiera sur la mise en œuvre du système de gestion de l’information sur l’aide, sur le renforcement des systèmes nationaux de suivi et d’évaluation, et sur l’amélioration des processus de collecte et de communication des données, afin de renforcer la transparence et la redevabilité mutuelle.
Principales ressources : Lesotho
Copier le lien de Principales ressources : LesothoFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi du Lesotho, voir : https://www.effectivecooperation.org/resources/lesotho-monitoring-results-2023-2026
8.13. Mozambique
Copier le lien de 8.13. MozambiqueSous la conduite du ministère de la Planification et du Développement, le gouvernement du Mozambique a organisé un dialogue multipartite à haut niveau à Maputo, au Mozambique, le 16 mars 2026. Cette rencontre a réuni des représentants de l’administration, des partenaires au développement, des organisations de la société civile (OSC), des syndicats, du secteur privé et du monde universitaire. Les engagements et recommandations axés sur l’action convenus par l’administration et les acteurs du développement sont présentés dans le document de résultats du Mozambique (voir l’encadré ci-dessous pour plus de détails).
Les défis recensés au Mozambique en matière d’efficacité comprennent un recul de l’utilisation des systèmes nationaux de gestion des finances publiques dans les processus de passation des marchés (de 36 % des partenaires au développement en 2018 à 24 % en 2023‑2026). Si 90 % des objectifs de résultats des nouveaux projets de coopération pour le développement sont cohérents avec ceux définis dans les cadres de résultats nationaux, seuls 43 % de l’ensemble des indicateurs peuvent être suivis à l’aide de données issues des systèmes et statistiques publics. Le caractère imprévisible des financements freine la planification à long terme, puisque seuls 17 % des partenaires au développement fournissent des plans de dépenses prévisionnels sur trois ans, chiffre qui n’a pas progressé depuis 2018. La participation des parties prenantes pourrait être renforcée : le parlement est souvent exclu des consultations sur la stratégie nationale, et les partenaires au développement associent peu l’administration nationale, les acteurs locaux du secteur privé et les OSC à la préparation de leur collaboration avec le secteur privé dans le cadre des politiques de coopération pour le développement. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action, tels qu’ils figurent dans le document de résultats du Mozambique, sont les suivants :
Le gouvernement du Mozambique formule les propositions suivantes :
Organiser des sessions de planification intégrée avec le secteur privé, la société civile et les partenaires afin d’harmoniser les indicateurs utilisés dans les nouveaux projets et programmes avec ceux des cadres de résultats propres au pays, en faisant passer la proportion d’indicateurs harmonisés de 53 % à 70 % d’ici à 2030, au moyen de deux réunions conjointes par an.
Mettre en place des protocoles pour le partage en temps utile des informations relatives aux engagements financiers pluriannuels, afin de faire concorder les cycles de planification et de suivi des partenaires et de l’administration. Il s’agirait notamment d’harmoniser les calendriers de planification des partenaires et des secteurs afin qu’ils soient pleinement cohérents avec les cycles de planification de l’administration d’ici à 2027.
Créer 12 comités opérationnels de suivi et d’évaluation des Objectifs de développement durable (ODD) (1 au niveau national et 11 au niveau provincial) d’ici à 2030, ainsi qu’une plateforme de visualisation en ligne et un dispositif de communication sur les ODD.
Définir des objectifs et des indicateurs progressifs qui encouragent les partenaires à utiliser les systèmes nationaux de gestion des finances publiques, d’audit et de passation des marchés, afin de faire passer la part des partenaires au développement qui utilisent les systèmes de gestion des finances publiques de 67 % à 87 % d’ici à 2030, au moyen de plans d’intégration conjoints. Plus précisément, dans le cas des systèmes de gestion des finances publiques utilisés aux fins de la passation des marchés publics, il s’agirait de faire passer la part des procédures des partenaires au développement harmonisées avec celles du secteur public de 24 % à 34 % d’ici à 2030.
Promouvoir l’adéquation des projets de coopération avec les stratégies sectorielles et territoriales du Mozambique. Un Comité de coordination technique sera mis en place pour analyser les projets, vérifier leur cohérence avec les plans sectoriels et territoriaux et suivre leur mise en œuvre.
Créer et renforcer un forum multipartite qui associe l’administration, la société civile, le secteur privé et les partenaires, conçu comme un espace au service d’un suivi continu et d’une évaluation transparente et participative de la performance de l’ensemble des parties prenantes.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Participer aux sessions de planification intégrée et harmoniser les indicateurs, en veillant à ce que 70 % des indicateurs de leurs projets soient en phase avec les cadres propres au pays d’ici à 2030 pour les nouveaux projets et programmes.
Assurer, d’ici à 2027, la cohérence totale de leur calendrier de planification avec le cycle de l’administration.
Soutenir la mise en place et le fonctionnement des comités de suivi des ODD et des plateformes en ligne d’ici à 2030.
Faire passer, d’ici à 2030, la part des partenaires au développement associant le secteur privé aux dialogues sur les politiques à suivre de 60 % à 100 %, et la part de ceux qui l’associent à l’élaboration des politiques et stratégies de 15 % à 60 %.
Élaborer et exécuter un plan d’intégration conjoint afin de faire passer, d’ici à 2030, l’utilisation des systèmes de gestion des finances publiques du Mozambique de 67 % à 87 %, et celle des procédures de passation des marchés de 24 % à 34 %.
Faire passer de 43 % à 65 %, au premier semestre de 2027, la part des indicateurs pouvant être suivis à l’aide de données issues des systèmes et des statistiques publics du Mozambique.
Le secteur privé, la société civile et le monde universitaire formulent les propositions suivantes :
Faire passer de 15 % à 60 %, d’ici à 2030, la part des partenaires au développement qui associent le secteur privé à la conception des stratégies de participation du secteur privé.
Intégrer la participation du secteur privé dans les protocoles d’accord et les accords formels lors des processus de planification des partenaires de coopération (secteur privé).
Participer au Comité technique de suivi et d’évaluation conjoints des ODD afin de créer, d’ici à 2030, des plateformes en ligne permettant de visualiser les résultats du pays et de communiquer les données relatives aux ODD (OSC, syndicats, monde universitaire).
La création de deux comités est prévue afin d’assurer le suivi de ces mesures : 1) un Comité de coordination technique (CCT), chargé d’harmoniser et de valider les données, piloté par la Direction nationale du suivi et de l’évaluation et composé de représentants des secteurs public et privé, de la société civile et du monde universitaire ; et 2) un Comité national pour l’efficacité, chargé de donner une orientation politique et de valider les interventions stratégiques, placé sous la direction du ministre de la Planification et du Développement. Le CCT se réunira chaque trimestre afin de superviser l’utilisation des systèmes nationaux tels que l’e-SISTAFE (pour les systèmes de gestion des finances publiques) et de publier des notes techniques mensuelles, tandis que le Comité national pour l’efficacité procédera à des examens semestriels des progrès accomplis. Ces comités s’appuieront sur une infrastructure de suivi des ODD pour mesurer les avancées obtenues et produire des bulletins réguliers et des rapports semestriels, afin de veiller à la transparence de la communication.
Principales ressources : Mozambique
Copier le lien de Principales ressources : MozambiqueFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (en portugais)
Pour consulter les conclusions du suivi du Mozambique, voir : https://www.effectivecooperation.org/topic/mozambique-monitoring-results-2023-2026
8.14. Népal
Copier le lien de 8.14. NépalSous la conduite de la Division de la coopération et de la coordination économiques internationales du ministère des Finances, le gouvernement du Népal a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action en organisant à Katmandou un dialogue multipartite pour l’action, éclairé par les conclusions du suivi du Népal (voir l’encadré ci-dessous). Tenu le 21 novembre 2024, ce dialogue a réuni des représentants du gouvernement du Népal, des organisations de la société civile, du secteur privé, des syndicats, du monde universitaire, ainsi que de la majorité des 30 partenaires au développement ayant communiqué des données lors de l’exercice de suivi. Les participants ont examiné les principales conclusions du suivi, échangé leurs points de vue sur les progrès accomplis et les lacunes subsistantes, et convenu d’un ensemble d’engagements axés sur l’action qui visent à renforcer l’efficacité, la transparence et l’inclusivité de la coopération pour le développement au Népal.
Les défis recensés au Népal en matière d’efficacité englobent notamment des insuffisances en matière de redevabilité mutuelle, de cohérence opérationnelle à l’échelle du système et d’inclusivité des parties prenantes. Malgré l’existence d’un cadre stratégique à l’appui de la redevabilité mutuelle, celle-ci pourrait encore être renforcée au moyen d’objectifs d’efficacité définis au niveau du pays, d’évaluations conjointes de la redevabilité, d’une participation inclusive des parties prenantes et d’une diffusion systématique des résultats auprès du public. Si 95 % des objectifs des nouveaux projets des partenaires au développement sont cohérents avec les cadres de résultats nationaux, l’utilisation de ces cadres au niveau des indicateurs reste, dans les faits, incomplète ; en effet, seuls 55 % des indicateurs des projets sont réellement tirés de cadres propres au pays, et 51 % seulement peuvent être suivis à l’aide de données issues des systèmes publics. En outre, l’utilisation des systèmes nationaux de gestion des finances publiques a reculé, passant de 88 % en 2018 à 82 %, principalement sous l’effet d’une moindre utilisation du système national de passation des marchés, tandis que la part de la coopération pour le développement inscrite au budget a légèrement diminué, avec un repli de 92 % à 89 %. Par ailleurs, si la prévisibilité annuelle des versements est élevée, à 96 % (contre 85 % en 2018), le manque de visibilité pluriannuelle persiste, moins d’un cinquième des partenaires au développement fournissant des plans de dépenses prévisionnels. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action portent sur les engagements de l’administration et sont résumés ci-après :
Le gouvernement du Népal formule les propositions suivantes :
Adopter un nouveau système de gestion de l’information sur le financement du développement afin de tenir compte de l’évolution du paysage du financement du développement, d’améliorer l’intégrité des données et de renforcer la transparence et la déclaration d’informations.
Réexaminer la Politique de coopération internationale pour le développement de 2019 afin de la faire davantage concorder avec les priorités nationales et de renforcer l’appropriation par le pays.
Faire avancer la mise en œuvre du Cadre de financement national intégré du Népal afin d’appuyer la sortie durable de la catégorie des pays les moins avancés en 2026.
Élaborer des instruments juridiques visant à rendre opérationnels les mécanismes de financement innovants prévus par le Cadre de financement national intégré.
Élaborer et mettre en œuvre des stratégies de préparation de projets et actualiser les procédures opérationnelles normalisées applicables à la coopération pour le développement.
Mettre en œuvre les recommandations issues de l’évaluation des dépenses publiques et de la responsabilité financière de 2024 afin de corriger les failles recensées et de renforcer la gouvernance budgétaire.
Bien qu’aucun mécanisme de suivi spécifique n’ait été défini lors de la phase de réflexion, de dialogue et d’action, la mise en œuvre des engagements devrait être appuyée par les structures de coordination existantes au niveau du pays, ainsi que par la poursuite de la participation et du dialogue entre les parties prenantes.
Principales ressources : Népal
Copier le lien de Principales ressources : NépalFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi du Népal, voir : https://www.effectivecooperation.org/Nepal-Monitoring-Results-2023%20-%202026
8.15. Nigéria
Copier le lien de 8.15. NigériaSous la conduite du ministère fédéral du Budget et de la Planification économique, le gouvernement du Nigéria a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action en organisant à Abuja un dialogue multipartite pour l’action, éclairé par les conclusions du suivi du Nigéria (voir l’encadré ci-dessous). Le 29 août 2025, le ministère a réuni des représentants du gouvernement du Nigéria (au niveau national et infranational), des partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux, des organisations de la société civile (notamment des groupes de femmes et de jeunes), du secteur privé et d’associations professionnelles, du monde universitaire et d’instituts de recherche, d’organisations philanthropiques, des médias et des communautés. Au cours du dialogue pour l’action, les parties prenantes ont examiné les conclusions du suivi et sont convenues d’une série de recommandations et d’engagements axés sur l’action, consignés dans le document de résultats du Nigéria (voir l’encadré ci-dessous).
Les défis notables recensés au Nigéria en matière d’efficacité concernent la transparence et la redevabilité. Ils tiennent notamment au fait qu’à ce jour, aucun apport de coopération pour le développement n’est inscrit au budget national, ce qui limite l’intégration et le contrôle budgétaires formels. En outre, la redevabilité mutuelle pourrait être renforcée au moyen d’objectifs définis au niveau du pays en matière d’efficacité, d’évaluations conjointes, d’une participation inclusive des parties prenantes et d’une diffusion systématique des résultats auprès du public. De même, la prévisibilité à moyen terme pourrait être renforcée – seuls 49 % des partenaires au développement fournissant des plans de dépenses prévisionnels –, malgré une forte prévisibilité annuelle des versements (100 %). Sur le plan opérationnel, l’utilisation des systèmes nationaux de gestion des finances publiques a connu une évolution positive, passant de 28 % en 2018 à 56 %. Enfin, des lacunes systémiques plus larges persistent en matière d’inclusivité, comme en témoignent la très faible disponibilité de données ventilées permettant d’identifier les populations vulnérables et la perception selon laquelle l’instauration d’un environnement propice à la société civile passe par le renforcement des plateformes permettant la tenue d’un dialogue structuré. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action, tels qu’ils figurent dans le document de résultats du Nigéria, sont résumés ci-dessous (le lien vers le document de résultats figure dans l’encadré ci-dessous) :
Le gouvernement du Nigéria formule les propositions suivantes :
Institutionnaliser un dialogue multipartite semestriel sur le développement afin d’associer l’administration, le parlement, la société civile, le secteur privé, le monde universitaire et les communautés à la co-création des initiatives en matière de développement.
Intégrer les rapports sur la coopération pour le développement aux sessions parlementaires consacrées au budget d’ici à 2026, afin de renforcer le contrôle législatif.
Convenir conjointement, d’ici à décembre 2025, d’objectifs de performance définis au niveau du pays pour chaque partenaire au développement, en vue d’améliorer la cohérence et la redevabilité.
Procéder, d’ici à juin 2026, à un examen conjoint du cadre juridique et réglementaire applicable à la société civile, et institutionnaliser des tables rondes annuelles sur les politiques à suivre afin de renforcer le dialogue, la confiance et la co-création.
Veiller à ce que tous les nouveaux projets utilisent des cadres de résultats propres au pays pour au moins 80 % des indicateurs d’ici à 2027.
Tenir à jour et améliorer le tableau de bord nigérian de la coopération pour le développement afin d’y intégrer des indicateurs nationaux, le cadre de dépenses à moyen terme, les Objectifs de développement durable et les priorités infranationales, et de veiller à la cohérence avec les normes de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide.
Dispenser régulièrement aux points de contact au sein des ministères et des organisations partenaires des formations sur la communication des données et l’utilisation du tableau de bord.
Établir, d’ici à décembre 2025, un cadre national de redevabilité pour la coopération pour le développement et parvenir, d’ici à 2027, à un taux de conformité de 100 % pour la notification trimestrielle au système national de gestion de l’information.
Publier des rapports annuels sur la coopération pour le développement, fondés sur des données vérifiées couvrant à la fois les apports financiers et les résultats.
Inscrire tous les apports de coopération pour le développement au budget, avec des ventilations trimestrielles conformes aux exigences nationales, d’ici au cycle budgétaire 2027.
Actualiser la stratégie nationale de développement (2026‑2030) en y intégrant des objectifs ventilés pour tous les groupes vulnérables et mettre en place des mécanismes de consultation inclusifs pour les communautés marginalisées.
Élaborer et mettre en œuvre une stratégie nationale sur les données relatives au principe consistant à ne laisser personne de côté, afin de faire passer la couverture des données ventilées de 17 % à 60 % d’ici à 2028.
Mettre pleinement en œuvre une budgétisation sensible au genre afin de satisfaire aux exigences de l’indicateur 5.c.1 relatif aux Objectifs de développement durable d’ici à 2027, en publiant chaque année, à partir de 2026, toutes les dotations budgétaires liées au genre.
Veiller à ce que tous les nouveaux projets de développement soient assortis d’indicateurs tenant compte du genre et prévoient l’établissement de rapports annuels sur les résultats obtenus en matière d’autonomisation des femmes.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Convenir conjointement, d’ici à décembre 2025, d’objectifs de performance définis au niveau du pays pour chaque partenaire au développement, en vue d’améliorer la cohérence et la redevabilité.
Porter à 75 % d’ici à 2028 la part des projets de coopération pour le développement qui utilisent les systèmes de gestion des finances publiques du Nigéria.
Obtenir d’au moins 80 % des partenaires, d’ici à 2027, des plans de dépenses prévisionnels sur trois ans afin de garantir la cohérence avec le cadre de dépenses à moyen terme du Nigéria.
Maintenir, à compter de 2026, un niveau de prévisibilité annuelle des versements de 100 %.
Porter à au moins 20 % d’ici à 2027 la part des initiatives de la société civile financées par les partenaires qui sont confiées à des organisations dirigées par des Nigérians, afin de favoriser l’appropriation locale et la durabilité.
Le suivi des engagements sera piloté par le ministère fédéral du Budget et de la Planification économique, avec l’appui d’un représentant des partenaires au développement désigné par roulement. Les progrès seront suivis chaque année au moyen du cadre de suivi du Partenariat mondial et du tableau de bord nigérian de la coopération pour le développement, complétés par des rapports publics annuels publiés conjointement par les pouvoirs publics et les partenaires. Un examen conjoint à mi-parcours, mené en 2026, permettra d’évaluer les progrès accomplis et d’ajuster les actions si nécessaire.
Principales ressources : Nigéria
Copier le lien de Principales ressources : NigériaFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi du Nigéria, voir : https://www.effectivecooperation.org/resources/nigeria-monitoring-results-2023-2026
8.16. Pakistan
Copier le lien de 8.16. PakistanLe ministère de la Planification, du Développement et des Initiatives spéciales a organisé un dialogue multipartite pour l’action le 16 février 2026, à Islamabad. Ce dialogue a réuni des institutions publiques, des partenaires au développement, la société civile, des instituts de recherche et des acteurs du secteur privé afin d’examiner les conclusions du suivi et de les traduire en mesures stratégiques. Il s’est articulé autour de deux axes d’action pour les pouvoirs publics : les stratégies nationales de développement et le principe consistant à ne laisser personne de côté. Les deux tables rondes thématiques ont porté sur le renforcement de la cohérence avec les priorités nationales, l’utilisation accrue des systèmes nationaux, l’amélioration de la coordination et la promotion d’approches inclusives en matière de développement.
Les défis en matière d’efficacité tirés de la fiche de résultats-pays du Pakistan (voir l’encadré ci-dessous), ainsi que des discussions tenues lors du dialogue multipartite, mettent en évidence un certain nombre de domaines interdépendants dans lesquels des efforts continus permettraient de renforcer davantage l’efficacité de la coopération pour le développement. Si des cadres nationaux solides, tels que le Plan national de transformation économique du Pakistan, fournissent une orientation stratégique claire, des difficultés en matière de coordination persistent entre les niveaux fédéral et provincial, contribuant à la fragmentation des processus de planification et de mise en œuvre. Les conclusions du suivi font également ressortir la possibilité d’accroître encore l’utilisation des systèmes nationaux, en particulier les systèmes de données (seuls 28 % des indicateurs de résultats des partenaires au développement peuvent être suivis à l’aide de données issues des statistiques publiques) et les systèmes de gestion des finances publiques utilisés aux fins de la passation des marchés (seuls 26 % des partenaires au développement utilisent le système national de passation des marchés). Dans le même temps, les limites qui continuent de peser sur la disponibilité et l’interopérabilité des données, ainsi que sur les capacités institutionnelles, nuisent à une prise de décision fondée sur des données probantes et au suivi des progrès accomplis, soulignant ainsi l’importance de promouvoir les systèmes nationaux intégrés de données. L’efficacité de la coopération pour le développement est également affectée par des difficultés liées à la prévisibilité et au partage d’informations en temps utile, notamment la nécessité de financements prévisibles (seuls 33 % des partenaires au développement fournissent des plans de dépenses prévisionnels) et d’une plus grande cohérence avec les priorités nationales. Enfin, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour mettre en œuvre des approches inclusives à l’échelle de l’ensemble de la société, notamment par l’utilisation de données ventilées et par une participation renforcée des groupes marginalisés – l’objectif étant de veiller à ce que la coopération pour le développement contribue effectivement à la mise en œuvre du principe consistant à ne laisser personne de côté. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action, tels qu’ils figurent dans le document de résultats du Pakistan (voir l’encadré ci-dessous), sont résumés ci-après :
Le gouvernement du Pakistan formule les propositions suivantes :
Assurer un partage cohérent des données à tous les échelons de l’administration en tant qu’élément central du Plan national de transformation économique du Pakistan.
Approuver le Cadre stratégique pour la population et le développement afin de renforcer l’appropriation par le pays et la cohérence avec les priorités nationales.
Mettre en œuvre la Stratégie nationale de développement de la statistique afin d’améliorer les données disponibles, le suivi des progrès accomplis et la prise de décisions éclairées.
Veiller à la cohérence stratégique entre les ministères fédéraux, en s’appuyant sur le Plan national de transformation économique du Pakistan.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Mettre l’aide bilatérale en adéquation avec le Cadre des « 5E »3 du Plan national de transformation économique du Pakistan et les priorités relatives aux Objectifs de développement durable (ODD).
Communiquer leurs plans de financement à l’administration bien en amont de la conception des programmes.
Appuyer les mécanismes de coordination pilotés par l’administration et les systèmes d’examen conjoint aux fins de la redevabilité.
Harmoniser les programmes par pays et les projets avec les objectifs nationaux de développement du Pakistan, en particulier au regard du Plan national de transformation économique.
Accroître l’utilisation des systèmes nationaux de données et fournir une assistance technique aux ministères fédéraux et provinciaux afin d’appuyer la mise en place de systèmes nationaux de données et de mécanismes de coordination.
La société civile, le secteur privé, les syndicats et le monde universitaire formulent les propositions suivantes :
Contribuer à une planification des programmes fondée sur des données probantes en utilisant les données nationales.
Plaider en faveur de l’inclusion des groupes marginalisés dans la planification nationale.
Prendre part au dialogue national sur le développement des compétences, l’emploi et une croissance économique équitable.
Apporter un soutien à la collecte de données ventilées afin d’améliorer le ciblage des interventions.
Le suivi des engagements s’appuiera sur des mécanismes institutionnels renforcés et des processus prévoyant des examens multipartites réguliers. Le ministère de la Planification, du Développement et des Initiatives spéciales pilotera le suivi des recommandations et des engagements. Il est prévu que ce ministère organise régulièrement des examens de l’efficacité du développement, réunissant l’administration, les partenaires au développement, la société civile, le secteur privé et les syndicats afin d’évaluer les progrès accomplis. Le mécanisme de coordination interministérielle, qui rassemble les ministères sectoriels et les organismes centraux de l’État, est désigné comme le principal vecteur du suivi de la mise en œuvre, complété par un processus multipartite associant les acteurs du développement concernés aux efforts visant à concrétiser les engagements axés sur l’action proposés. Des dispositifs institutionnels supplémentaires, notamment des organes de coordination sectoriels, concourront également à favoriser la redevabilité et une mise en œuvre durable.
Principales ressources : Pakistan
Copier le lien de Principales ressources : PakistanFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi du Pakistan, voir : https://effectivecooperation.org/resources/pakistan-monitoring-results-2023-2026
8.17. Philippines
Copier le lien de 8.17. PhilippinesSous la conduite du ministère de l’Économie, de la Planification et du Développement (DEPDev) (anciennement Autorité nationale de l’économie et du développement, NEDA), le gouvernement des Philippines a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action en trois étapes, en s’appuyant sur les conclusions du suivi des Philippines (voir l’encadré ci-dessous). 1) Une série de consultations des parties prenantes a été organisée en septembre et octobre 2025 auprès d’organismes publics, de partenaires au développement, d’organisations de la société civile (OSC), d’acteurs du secteur privé et du parlement. Les participants ont examiné les résultats du suivi et débattu des principales recommandations destinées à améliorer les pratiques de la coopération pour le développement. 2) L’administration a compilé les contributions issues des consultations menées avec les parties prenantes dans un plan d’action, qui a ensuite été communiqué à l’ensemble des parties prenantes pour révision et commentaires. 3) Pour conclure le processus, un forum à haut niveau s’est déroulé le 20 janvier 2026 avec des représentants d’organismes publics, du pouvoir législatif, des partenaires au développement, des OSC, des syndicats et de groupes du secteur privé. L’administration y a présenté le Plan d’action philippin pour une coopération efficace au service du développement, issu de ce processus, qui a été adopté collectivement par l’ensemble des représentants. Elle a assuré l’organisation du processus de bout en bout.
Les défis recensés en matière d’efficacité comprennent l’absence d’inscription des apports de coopération pour le développement au budget national – un très net recul par rapport au niveau de 49 % enregistré en 2018 –, qui restreint considérablement le contrôle législatif formel des ressources extérieures, malgré une forte participation des parties prenantes (y compris le parlement) à l’élaboration des stratégies, priorités et résultats nationaux de développement. À cela s’ajoute le recul global de l’utilisation, par les partenaires au développement, des systèmes nationaux de gestion des finances publiques, qui est passée de 79 % en 2018 à 63 %, ce qui confirme une moindre utilisation des procédures nationales d’exécution du budget, de communication d’informations financières, de passation des marchés et d’audit. Si la prévisibilité annuelle des versements est solide, à 96 %, la prévisibilité à moyen terme reste limitée, seuls 17 % des partenaires fournissant des plans de dépenses prévisionnels (contre 22 % en 2018). Sur le plan opérationnel, malgré la qualité exceptionnelle de la planification nationale du développement et un niveau de cohérence de 99 % entre les objectifs des projets des partenaires au développement et les cadres de résultats propres au pays, l’utilisation du cadre de résultats du pays pourrait, dans les faits, être renforcée : 51 % des indicateurs des projets des partenaires au développement sont tirés des cadres nationaux, et 35 % peuvent être suivis à l’aide de données issues des systèmes publics. La disponibilité de données ventilées permettant d’identifier et de suivre les populations vulnérables reste limitée, malgré une évaluation officielle réalisée par l’administration en 2023. En outre, les OSC font état d’une dégradation de l’environnement juridique et réglementaire, ainsi que d’un accès limité aux financements, tandis que la participation du secteur privé – bien qu’encadrée par une politique globalement complète – ne s’appuie pas sur des régions prioritaires clairement définies, mais repose sur des dialogues pilotés par les pouvoirs publics du pays partenaire, dont le degré d’inclusivité n’est que modéré, ce qui limite la représentation et la coordination. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action, tels qu’ils figurent dans le document de résultats des Philippines, sont résumés ci-dessous :
Le gouvernement des Philippines formule les propositions suivantes :
Faire avancer les travaux en vue de l’élaboration d’un Cadre unifié de coopération pour le développement d’ici à 2026, afin d’articuler des principes, priorités et résultats communs pour la mobilisation des parties prenantes.
Favoriser les discussions bilatérales entre les instances législatives et de contrôle, dans le but de renforcer le suivi et l’évaluation du secteur public d’ici à 2026.
Améliorer la coordination et la mise en œuvre de la ventilation et de l’analyse des données, aux niveaux régional et sectoriel, d’ici à 2028.
Améliorer les informations communiquées au Congrès lors de la préparation annuelle du budget, à partir de 2026 pour le budget 2027, afin de faire apparaître la concordance avec les résultats nationaux en matière de développement.
Renforcer la mise en œuvre de la Feuille de route pour les réformes de la gestion des finances publiques (2024‑2028), notamment en harmonisant la gestion des investissements publics et en modernisant les systèmes d’information.
Institutionnaliser le Forum philippin multipartite pour le développement, en tant que mécanisme régulier et inclusif de dialogue et d’examen périodique de la coopération pour le développement, à partir de 2026.
Améliorer la transparence et la redevabilité en matière de financement extérieur, en favorisant des procédures équitables de passation des marchés et en notifiant l’aide non liée aux systèmes de suivi existants.
Accroître l’utilisation stratégique de l’assistance technique, en fonction de la demande afin de renforcer les capacités institutionnelles et la cohérence de la mise en œuvre.
Renforcer la dimension du genre dans les processus et mécanismes de planification, de budgétisation et de suivi, en optimisant le système des points de contact spécialistes du genre et en améliorant l’évaluation des dépenses engagées à l’appui de l’égalité des genres.
Favoriser l’harmonisation et l’interopérabilité des systèmes de données publics afin d’améliorer la planification fondée sur des données probantes à l’appui des populations pauvres et marginalisées.
Renforcer et institutionnaliser la participation de la société civile en harmonisant les mécanismes de collaboration, en formalisant son rôle dans des processus tels que les audits participatifs des citoyens, et en allégeant les contraintes réglementaires grâce à une plateforme interopérable pour les données administratives et à un meilleur accès numérique aux informations relatives aux budgets.
Renforcer et simplifier la participation du secteur privé en institutionnalisant des consultations régulières sur les plans de développement régional, en élargissant les plateformes multipartites au service de l’identification précoce des projets, en intégrant les données du secteur privé dans les systèmes nationaux de suivi et en simplifiant les procédures administratives afin de rendre la participation plus accessible et plus efficace.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Harmoniser leur soutien avec les priorités définies par l’administration dans le cadre de la Feuille de route pour les réformes de la gestion des finances publiques 2024‑2028, et l’orienter vers ces priorités.
Prendre part au Forum philippin pour le développement et à des plateformes similaires afin d’améliorer la coordination, la prévisibilité et le dialogue sur les politiques à suivre concernant les dépenses prévisionnelles.
Utiliser l’assistance technique de manière plus stratégique et en fonction de la demande, dans le but de renforcer les systèmes institutionnels et la prestation de services.
Appuyer l’adoption d’approches plus transparentes et concurrentielles dans les modalités de passation des marchés et de financement soutenues par l’aide publique au développement (APD).
La société civile et le secteur privé formulent les propositions suivantes :
Renforcer la participation aux mécanismes harmonisés de dialogue multipartite dans l’ensemble des processus en matière de développement, en garantissant la représentation systématique des groupes marginalisés (société civile).
Participer aux audits participatifs des citoyens et alimenter les systèmes inclusifs de suivi et de planification en informations produites par les communautés (société civile).
Contribuer à l’élaboration d’une plateforme interopérable et moins contraignante pour les informations administratives au service de l’échange d’informations (société civile).
Participer systématiquement aux consultations sur les plans de développement régional afin de faire concorder les initiatives menées avec les priorités locales et les zones mal desservies (secteur privé).
Participer tôt et de manière régulière aux plateformes multipartites afin d’améliorer l’identification des projets et leur cohérence avec les priorités nationales (secteur privé).
Appuyer l’utilisation cohérente des données du secteur privé et des indicateurs de résultats dans les systèmes de planification et de suivi (secteur privé).
Contribuer aux efforts visant à simplifier les procédures administratives et de déclaration d’informations afin d’améliorer l’accès aux possibilités de partenariat et de financement (secteur privé).
Pour assurer le suivi des engagements et des recommandations, le document de résultats désigne les entités responsables et fixe des calendriers indicatifs pour de nombreuses actions (souvent 2026 ou 2026‑2028). Le Plan d’action philippin pour une coopération efficace au service du développement (lien dans l’encadré ci-dessous) servira de cadre unifié, au niveau national, pour le suivi de la mise en œuvre. La mise en œuvre des engagements convenus sera supervisée par le ministère de l’Économie, de la Planification et du Développement (DEPDev), conformément à son mandat de coordination des efforts menés en matière de coopération pour le développement. Les progrès accomplis seront suivis et coordonnés par le biais des plateformes existantes telles que le Forum philippin pour le développement, ce qui contribuera à assurer la cohérence des activités des partenaires au développement avec les priorités nationales. En outre, les actions convenues assorties d’échéances seront intégrées aux processus nationaux de planification, de programmation, de budgétisation, de suivi et d’évaluation, afin de concourir à une mise en œuvre efficace et à la redevabilité.
Principales ressources : Philippines
Copier le lien de Principales ressources : PhilippinesFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi des Philippines, voir : https://www.effectivecooperation.org/Philippines-Monitoring-Results-2023-2026
8.18. Sierra Leone
Copier le lien de 8.18. Sierra LeoneSous la conduite du ministère de la Planification et du Développement économique (MoPED), le gouvernement de la Sierra Leone a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action à Freetown, en l’articulant autour de deux grandes étapes éclairées par les conclusions du suivi du pays (voir l’encadré ci-dessous). 1) Un dialogue technique, organisé par le ministère et présidé par le directeur de la Direction de la gestion de l’investissement public, s’est tenu le 25 juin 2025. Ce dialogue a réuni des représentants techniques des institutions publiques, des partenaires au développement, des OSC et du secteur privé afin d’examiner les conclusions du suivi et de formuler des recommandations visant à renforcer l’efficacité de la coopération pour le développement. 2) Le 17 juillet 2025, le Secrétaire adjoint au développement a présidé un dialogue pour l’action à haut niveau, auquel ont participé de hauts représentants politiques des partenaires au développement intervenant dans le pays. Ils ont examiné et approuvé les recommandations issues du dialogue technique, dans le but de renforcer le contrôle parlementaire, les systèmes de données, les mécanismes de redevabilité, la prévisibilité et l’utilisation des systèmes nationaux.
Les défis notables recensés en Sierra Leone en matière d’efficacité comprennent l’absence actuelle de mécanisme de redevabilité mutuelle et le caractère limité du contrôle parlementaire sur les apports de coopération pour le développement, ce qui met en évidence la possibilité d’inscrire ces apports au budget national. En outre, si la prévisibilité annuelle des versements est solide, à 85 % (contre 83 % en 2018), la visibilité à moyen terme reste limitée, puisque seuls 30 % des partenaires au développement fournissent des plans de dépenses prévisionnels. À l’inverse, point positif, l’utilisation des systèmes nationaux de gestion des finances publiques a considérablement progressé, atteignant 58 % (contre 0 % en 2018). La cohérence des activités des partenaires au développement avec les priorités nationales est contrastée. Si 95 % des objectifs des projets menés par les partenaires au développement sont cohérents avec les cadres nationaux, seuls 53 % des indicateurs en sont tirés, et seuls 48 % peuvent être suivis à l’aide de données issues des systèmes publics. Cette lacune systémique s’étend aux données ventilées, qui ne sont disponibles qu’à certains niveaux, limitant ainsi la capacité du pays à définir des objectifs, cibles et indicateurs de développement pour les populations vulnérables et marginalisées et à en assurer le suivi, malgré une évaluation réalisée par l’administration en 2023. Enfin, la transparence publique des informations relatives à la coopération pour le développement reste modérée : bien que 84 % des partenaires au développement communiquent des données au système national de gestion de l’information, seuls 56 % d’entre eux mettent leurs stratégies-pays en ligne à la disposition du public. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action, présentés dans le rapport de synthèse du dialogue pour l’action de la Sierra Leone (voir l’encadré ci-dessous), sont résumés ci-dessous :
Le gouvernement de la Sierra Leone formule les propositions suivantes :
Renforcer les systèmes statistiques nationaux et l’infrastructure de données en mobilisant des ressources pour les enquêtes auprès des ménages, le suivi des Objectifs de développement durable et l’examen à mi-parcours du Plan national de développement, en coordination avec Statistics Sierra Leone (Office central de statistique), l’Agence nationale de suivi et d’évaluation et le ministère de la Planification et du Développement économique.
Améliorer le contrôle parlementaire en renforçant les capacités techniques et en veillant à ce que le système de gestion de l’information soit pleinement fonctionnel.
Mettre au point et rendre opérationnel un cadre de redevabilité mutuelle, qui intègre les évaluations conjointes de la coopération pour le développement.
Renforcer les systèmes nationaux de gestion des finances publiques dans les domaines de la passation des marchés, de la budgétisation et de l’audit, tout en encourageant leur utilisation systématique par les partenaires au développement.
Envisager l’élaboration d’une politique nationale destinée à formaliser et à orienter la participation du secteur privé aux efforts menés en matière de coopération pour le développement.
Collaborer avec les partenaires au développement afin d’améliorer la prévisibilité à moyen terme des apports de coopération pour le développement.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Communiquer à l’administration des données complètes et en temps utile sur la coopération pour le développement afin d’appuyer le contrôle parlementaire et l’intégration budgétaire.
Concourir au renforcement des systèmes statistiques nationaux et des systèmes nationaux de gestion des finances publiques, en s’appuyant davantage sur ces systèmes lors de la mise en œuvre des interventions en matière de développement.
Prendre activement part à l’élaboration d’un cadre de redevabilité mutuelle et d’évaluation conjointe.
Améliorer la prévisibilité à moyen terme des plans de dépenses prévisionnels.
La société civile et le secteur privé formulent les propositions suivantes :
Plaider en faveur d’un dialogue inclusif et de la redevabilité, en veillant à la représentation de la société civile au sein du comité multipartite de mise en œuvre, chargé de superviser les engagements issus du dialogue à haut niveau (société civile).
Participer activement à la gouvernance du développement, au travers d’une représentation formelle et en apportant des contributions sur les grandes priorités nationales (secteur privé).
Mobiliser des financements innovants afin de diminuer la dépendance à l’égard de l’aide étrangère (secteur privé).
Soutenir l’élaboration d’une politique nationale qui formalise la participation du secteur privé aux efforts menés en matière de coopération pour le développement (secteur privé).
Le suivi des engagements sera piloté par un comité multipartite, coordonné par le ministère de la Planification et du Développement économique (MoPED), et composé de représentants de l’administration, des OSC, du secteur privé et des principaux partenaires au développement. Ce comité élaborera une feuille de route pour la mise en œuvre et les discussions se poursuivront dans le cadre de forums de dialogue techniques et à haut niveau ; les progrès accomplis seront suivis à l’aide de données issues des systèmes nationaux actualisés de données et d’informations sur l’aide.
Principales ressources : Sierra Leone
Copier le lien de Principales ressources : Sierra LeoneFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Rapport de synthèse du dialogue de réflexion (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi de la Sierra Leone, voir : https://www.effectivecooperation.org/Sierra-Leone-Results-2025
8.19. Somalie
Copier le lien de 8.19. SomalieLa Somalie a tenu un dialogue multipartite pour l’action le 29 mars 2026, à Mogadiscio, à l’initiative du ministère de la Planification, de l’Investissement et du Développement économique (MoPIED). Ce dialogue a réuni des représentants des institutions publiques, des partenaires au développement, de la société civile, des syndicats et du secteur privé, afin de valider les conclusions du suivi et de convenir d’engagements axés sur l’action. Les discussions se sont appuyées sur les résultats du suivi de la Somalie pour 2023‑2026 (voir l’encadré ci-dessous) et se sont inscrites dans le droit fil des priorités nationales définies dans le Plan national de transformation, l’accent étant fortement mis sur le renforcement de la coordination, de la transparence, de l’inclusivité et d’une coopération pour le développement axée sur les résultats.
Les défis en matière d’efficacité qui ressortent de la fiche de résultats-pays de la Somalie (voir l’encadré ci-dessous) et des discussions tenues lors du dialogue multipartite font apparaître un ensemble de domaines interdépendants dans lesquels des efforts continus permettraient de renforcer davantage l’efficacité de la coopération pour le développement. Si la Somalie obtient de bons résultats s’agissant de rendre publiques les informations relatives à la coopération pour le développement (score de 0.75 sur 1) et affiche un score élevé (0.8 sur 1) pour la qualité de la planification nationale du développement, des difficultés subsistent. Les pistes envisagées en vue d’améliorer la cohérence et la redevabilité conjointe visaient notamment à remédier à la fragmentation des mécanismes de coordination et au manque d’harmonisation des cadres de déclaration et de suivi. Les contraintes de capacités persistantes sur les plans technique, financier et institutionnel pourraient également être atténuées afin de favoriser l’utilisation efficace des cadres de résultats propres au pays (score de 0.5 sur 1). Dans le même temps, les lacunes observées en matière de ventilation des données (score de 0.6 sur 1), en particulier pour les femmes, les personnes déplacées à l’intérieur du pays et les communautés rurales, soulignent la nécessité de poursuivre la mise en œuvre de méthodes de collecte de données qui soient inclusives. Ces difficultés sont aggravées par les contraintes de financement, la dépendance à l’égard de l’aide extérieure et le caractère évolutif des dispositifs de coordination. Elles laissent néanmoins envisager la possibilité de renforcer les systèmes intégrés de données, l’appropriation par le pays et le leadership institutionnel, avec l’appui de partenariats multipartites dans le but d’améliorer l’efficacité de la coopération pour le développement au niveau du pays. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les éléments ci-dessous résument les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action présentés dans le document de résultats de la Somalie (lien dans l’encadré ci-dessous) :
Le gouvernement de la Somalie formule les propositions suivantes :
Présenter, examiner et promouvoir un cadre de redevabilité conjointe ou mutuelle.
S’engager à mettre en œuvre des processus conjoints de planification et d’examen, tout en veillant à l’existence de mécanismes de consultation inclusifs à l’appui de la coopération pour le développement.
Institutionnaliser des plateformes de dialogue inclusives, qui associent les organisations de la société civile, les syndicats, les acteurs du secteur privé et les groupes marginalisés.
Renforcer la coopération pour le développement fondée sur des données probantes en investissant dans les systèmes de données publics et en encourageant les partenaires au développement à harmoniser ensemble les indicateurs des donneurs avec les cadres nationaux.
Harmoniser et appliquer concrètement le Plan national de transformation (2025‑2029), en tant que cadre central qui régit la coopération pour le développement, tout en assurant un contrôle étroit de sa mise en œuvre par le gouvernement afin d’encourager un développement durable.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Co-organiser, avec les pouvoirs publics, les forums sur la coopération pour le développement et les réunions du Groupe des donneurs pour la Somalie (Somali Donor Group), afin de renforcer l’appropriation et la mise en œuvre des principes d’efficacité.
S’engager dans des processus conjoints de planification et d’examen, au niveau des portefeuilles comme dans le cadre d’initiatives multipartenaires, sous la conduite de l’administration.
Contribuer à rendre la coopération pour le développement plus prévisible et plus transparente, en améliorant la communication d’informations et le partage de données.
Participer activement, de manière régulière, aux forums sur la coopération pour le développement afin de renforcer le dialogue et la coordination.
Accroître la cohérence entre les différents partenaires au développement et leur appropriation commune du processus.
La société civile, le secteur privé et les syndicats formulent les propositions suivantes :
Mettre en place des plateformes multipartites de coordination, des coalitions et des partenariats, et les renforcer, afin d’améliorer la collaboration, la co-création et le partage des responsabilités.
Promouvoir un espace civique favorable en renforçant les cadres juridiques et stratégiques, en assurant une participation active et en améliorant l’accès aux financements et aux ressources.
Encourager la transparence et la redevabilité grâce à des données ouvertes, à l’établissement de rapports publics, à un suivi piloté par les citoyens et à un soutien au contrôle indépendant et aux mesures de lutte contre la corruption.
Instaurer un climat de confiance et renforcer la cohérence en consolidant le dialogue avec les pouvoirs publics et les partenaires, en mettant les actions en adéquation avec les priorités nationales en matière de développement et en renforçant les capacités de négociation et de partenariat.
Promouvoir un développement inclusif et durable en renforçant les partenariats multipartites et en soutenant des conditions de travail décentes, la création d’emplois, la protection sociale et une croissance inclusive.
Renforcer la participation active de la société civile, du secteur privé et des acteurs du monde du travail à la planification et à la mise en œuvre du développement, en veillant à l’adéquation des initiatives menées avec les priorités nationales.
Le suivi des engagements s’appuiera sur le renforcement des plateformes nationales de coordination et de redevabilité. Le gouvernement, par l’intermédiaire du ministère de la Planification, de l’Investissement et du Développement économique, pilotera les efforts visant à institutionnaliser des mécanismes de dialogue inclusifs et à faire en sorte que la coopération pour le développement reste cohérente avec le Plan national de transformation. Les avancées seront appuyées par le renforcement des systèmes de données, l’amélioration de la déclaration d’informations au moyen des plateformes nationales et la participation constante aux forums sur l’efficacité et aux mécanismes multipartites de coordination, afin de renforcer la transparence, la cohérence et la redevabilité collective.
Principales ressources : Somalie
Copier le lien de Principales ressources : SomalieFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (à paraître)
Pour consulter les conclusions du suivi de la Somalie, voir : https://www.effectivecooperation.org/resources/somalia-monitoring-results-2023-2026
8.20. Ouganda
Copier le lien de 8.20. OugandaSous la conduite du Cabinet du Premier ministre, le gouvernement de l’Ouganda a mené la phase finale de l’exercice de suivi consacrée à la réflexion, au dialogue et à l’action, en organisant une série de réunions à Kampala, nourries par les conclusions du suivi du pays (voir l’encadré ci-dessous). 1) Une présentation et un examen des résultats du suivi ont eu lieu, à haut niveau, le 5 février 2025, lors du Forum national des partenariats entre le gouvernement de l’Ouganda et les partenaires au développement. Lors de cette réunion, les différentes parties prenantes sont convenues de finaliser et d’adopter le Cadre conjoint de redevabilité et de résultats (JARF) comme mécanisme central en vue de mettre en œuvre les principes d’efficacité de la coopération pour le développement, de renforcer le suivi et la communication de données, et d’orienter l’action collective dans le cadre du 4e Plan national de développement de l’Ouganda. 2) Une série de consultations organisées par catégorie de parties prenantes, avec des organisations de la société civile (OSC), des acteurs du secteur privé et des entités publiques, s’est tenue les 18 et 19 novembre 2025. Ces consultations ont offert des espaces structurés au sein desquels chaque groupe a pu identifier les goulets d’étranglement qui nuisent à l’efficacité du développement et proposer des engagements concrets propres à chaque catégorie de parties prenantes. À travers ces dialogues, les participants ont contribué à affiner la conception, la pertinence et la faisabilité du Cadre conjoint de redevabilité et de résultats, nouveau mécanisme national de l’Ouganda pour l’exercice annuel de redevabilité, fondé sur des données probantes. Le Forum national des partenariats et les consultations ont été organisés par le Cabinet du Premier ministre.
Les défis recensés en Ouganda en matière d’efficacité concernent les lacunes en matière de redevabilité mutuelle, l’intégration financière entre la planification de la coopération pour le développement et les systèmes nationaux, et la participation inclusive des parties prenantes. La redevabilité mutuelle pourrait être renforcée au moyen d’objectifs définis au niveau du pays en matière d’efficacité, d’évaluations conjointes, d’une participation inclusive des parties prenantes et d’une diffusion publique des résultats des évaluations. Les notifications au système de gestion de l’information sur l’aide ne sont pas effectuées à l’échelle du système : seuls 30 % des partenaires au développement se conforment aux demandes nationales dans ce domaine, ce qui réduit fortement la transparence et nuit à la planification nationale. En outre, l’intégration budgétaire reste partielle, seuls 41 % des apports de coopération pour le développement étant inscrits au budget national, ce qui limite le contrôle parlementaire et la cohérence budgétaire. Sur le plan opérationnel, l’utilisation des systèmes de gestion des finances publiques de l’Ouganda a fortement diminué, tombant à 31 % (contre 58 % en 2018). Par ailleurs, s’agissant de la prévisibilité, malgré des taux annuels de versements élevés (84 %), seuls 37 % des partenaires fournissent des plans de dépenses prévisionnels sur trois ans, ce qui restreint la programmation pluriannuelle dans le cadre du 4e Plan national de développement de l’Ouganda. En outre, si 92 % des objectifs des projets des partenaires au développement sont cohérents avec les cadres nationaux, seuls 54 % des indicateurs sont tirés de ces cadres et 48 % seulement peuvent être suivis à l’aide de données issues des systèmes publics. Enfin, des écarts plus vastes persistent en matière de participation : les OSC font état d’une perte de confiance et d’un rétrécissement de l’espace civique (contrastant avec les évaluations plus positives réalisées par l’administration), tandis que la participation du secteur privé à la coopération pour le développement est limitée par un cadre d’action restreint qui ne définit ni secteurs, ni régions, ni groupes cibles prioritaires en la matière, ainsi que par les processus de dialogue qui excluent souvent le parlement, les administrations infranationales, les OSC et les organisations philanthropiques. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action, tels qu’ils figurent dans le rapport de l’Ouganda sur les sessions techniques, sont résumés ci-dessous :
Le gouvernement de l’Ouganda formule les propositions suivantes :
Finaliser et valider le Cadre conjoint de redevabilité et de résultats (JARF) en affinant les indicateurs, les niveaux de référence et les objectifs, et en les mettant en cohérence avec les structures des programmes menés au titre du Plan national de développement.
Renforcer les systèmes nationaux en encourageant les parties prenantes concernées à utiliser en priorité les systèmes de gestion des finances publiques, de passation des marchés, et de suivi et d’évaluation.
Veiller à ce que les organismes nationaux et les partenaires au développement communiquent leurs données au système de gestion de l’information, et renforcer les systèmes de données administratives sectorielles.
Organiser des dialogues structurés avec les partenaires au développement afin d’améliorer la prévisibilité à moyen terme et de renforcer les capacités de négociation des organismes publics en matière d’accords de financement.
Accroître l’inscription des apports de coopération pour le développement au budget afin de renforcer le contrôle parlementaire.
Institutionnaliser la redevabilité mutuelle en établissant des cycles annuels d’examen du JARF, en mettant en place une architecture nationale de coordination du JARF et en associant les administrations régionales et locales au suivi.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Renforcer la cohérence et la prévisibilité en communiquant de manière systématique des données au système de gestion de l’information sur l’aide et en fournissant des calendriers de financement pluriannuels prévisibles.
Accroître le recours aux systèmes nationaux de passation des marchés et de budgétisation, ainsi que le soutien qui leur est apporté.
Renforcer leur participation aux exercices de redevabilité mutuelle en prenant part aux examens techniques et à haut niveau du JARF, et en rendant compte de manière transparente des engagements pris et des résultats obtenus.
Concourir au renforcement des capacités des organismes publics, de la société civile et du secteur privé en matière de redevabilité conjointe.
La société civile et le secteur privé formulent les propositions suivantes :
Améliorer la coordination interne afin de fournir des contributions unifiées au JARF, de partager des données relatives aux programmes et de participer aux cycles d’examen et aux dialogues sur les politiques à suivre (société civile).
Renforcer le respect des cadres réglementaires nationaux, plaider en faveur de la protection de l’espace civique et développer les capacités de production de données probantes et de suivi (société civile).
Favoriser une participation structurée et le partage de données en s’appuyant sur les associations pour assurer une représentation coordonnée et en fournissant des données fiables sur les contributions au Plan national de développement (secteur privé).
Renforcer la conformité et la collaboration en améliorant la transparence afin de faciliter l’accès aux possibilités de coopération, en participant aux examens annuels et en concevant avec les pouvoirs publics des systèmes de déclaration accessibles (secteur privé).
Le suivi des actions recensées dans le cadre du dialogue devrait s’effectuer au moyen du JARF proposé. Ce cadre vise à établir un processus annuel institutionnalisé permettant à l’administration, aux partenaires au développement, à la société civile et aux acteurs du secteur privé d’examiner conjointement les progrès accomplis dans la mise en œuvre des engagements relatifs à la coopération pour le développement. Les prochaines étapes définies dans le rapport comprennent la finalisation et la validation du JARF, la mise en place d’une architecture nationale propre au JARF au sein du Cabinet du Premier ministre, et l’instauration de cycles annuels d’examen associant l’ensemble des groupes de parties prenantes. Un calendrier précis pour ces processus d’examen sera communiqué à l’issue du processus de consultation.
Principales ressources : Ouganda
Copier le lien de Principales ressources : OugandaFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (à paraître)
Pour consulter les conclusions du suivi de l’Ouganda, voir : https://www.effectivecooperation.org/Uganda-Monitoring-Results-2024
8.21. Yémen
Copier le lien de 8.21. YémenSous la conduite du ministère de la Planification et de la Coopération internationale, le gouvernement du Yémen a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action, éclairée par les conclusions du suivi du pays (voir l’encadré ci-dessous), au moyen d’une série de consultations techniques et bilatérales organisées avec les partenaires au développement et les acteurs du secteur privé tout au long de 2025. Ces consultations visaient à définir des actions concrètes dans le but de renforcer l’efficacité de la coopération pour le développement au niveau du pays. Elles ont permis de dégager un ensemble commun de réflexions, d’engagements et d’orientations stratégiques. Le processus avait pour objectif d’approfondir l’appropriation par le pays, de renforcer la coordination avec les partenaires au développement et de recenser les mesures institutionnelles et stratégiques propres à améliorer la cohérence, l’efficacité et l’impact sur le développement du soutien extérieur dans le contexte fragile du Yémen.
Les défis du Yémen en matière d’efficacité doivent être appréhendés à la lumière du contexte particulier du pays. Les défis notables recensés tiennent notamment aux lacunes considérables en matière de coordination, de redevabilité mutuelle et d’utilisation effective des systèmes nationaux. Plus précisément, le pays ne dispose pas d’un mécanisme complet de redevabilité mutuelle, ce qui limite le contrôle partagé et la coordination entre les parties prenantes en matière de coopération pour le développement. Sur le plan opérationnel, l’utilisation, par les partenaires au développement, des systèmes nationaux de gestion des finances publiques demeure nulle, sans changement depuis 2018. En outre, la qualité globale de la planification nationale du développement est limitée : le plan national de développement présente les priorités en matière de développement et fait référence aux Objectifs de développement durable (objectifs et cibles), mais il ne comporte ni budget indicatif, ni objectifs ou indicateurs de résultats spécifiques et ventilés pour les groupes les plus vulnérables et marginalisés, et n’est pas disponible en ligne. Cette situation se reflète dans l’utilisation limitée des cadres de résultats propres au pays et des outils de planification nationaux par les partenaires au développement lors de l’élaboration de leurs interventions : 72 % des objectifs des projets sont en phase avec les cadres nationaux, mais seuls 36 % des indicateurs en sont tirés, et 30 % seulement peuvent être suivis à l’aide de données issues des systèmes publics. Point positif, le système national de gestion de l’information est complet. En effet, il impose aux partenaires au développement de notifier les dons, prêts concessionnels et apports non concessionnels, ainsi que les principales caractéristiques des projets/programmes et de la coopération technique pour le développement, et il collecte des informations sur les ressources mobilisées à l’appui du secteur privé et des organisations de la société civile (OSC). Si les partenaires au développement sont invités à communiquer des données chaque année, des difficultés d’ordre pratique perdurent en matière de respect des obligations déclaratives et d’utilisation cohérente du système. La sous-utilisation du système de gestion de l’information accentue les difficultés plus larges existant en matière de transparence, notamment l’accès limité du public aux informations relatives à la coopération pour le développement. Le tableau est contrasté en matière de prévisibilité : si la prévisibilité annuelle des versements est relativement élevée (90 %), la visibilité à moyen terme est limitée (62 %). Enfin, une participation plus large se heurte à des limites structurelles. S’il existe un cadre d’action pour la participation du secteur privé aux efforts menés en matière de coopération pour le développement, celui-ci gagnerait à être renforcé par une définition claire des priorités, des groupes cibles et des modalités opérationnelles. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action sont résumés ci-dessous :
Le gouvernement du Yémen formule les propositions suivantes :
Établir un mécanisme de coordination structurée avec les partenaires au développement au regard des plans ministériels et des priorités nationales.
Évaluer systématiquement si les interventions soutenues par les partenaires sont en phase avec les priorités nationales de développement et les sous-objectifs définis au niveau des ministères.
Poursuivre l’optimisation, pilotée par l’administration, du système de gestion des finances publiques afin de répondre aux préoccupations des partenaires et de créer un cadre auquel les partenaires au développement pourront recourir davantage au fil du temps.
Faire avancer les travaux techniques connexes – notamment les évaluations relatives à la masse salariale, à la santé et au système d’information intégré de gestion financière – afin d’élargir les réformes de la gestion budgétaire et financière.
Poursuivre les réformes associées de la gestion des finances publiques, notamment en matière de gestion de la dette, en collaboration avec le Fonds monétaire international.
Renforcer le système national de gestion de l’information et s’appuyer sur les processus de réforme en cours pour favoriser un dialogue plus inclusif avec les acteurs du développement, y compris les OSC.
Examiner et actualiser le cadre et la politique relatifs aux partenariats public-privé, en consultation avec le secteur privé et les principales parties prenantes, afin d’établir un mécanisme de participation formel et complet.
Mener des consultations avec les représentants du secteur privé afin de mieux comprendre les capacités, les incitations et les préoccupations liées à la participation aux partenariats public-privé.
Intégrer des objectifs d’efficacité dans le cadre plus large de la politique yéménite en matière de financement du développement.
Utiliser les conclusions du suivi pour éclairer la participation aux forums consacrés au financement du développement, en plaidant en faveur d’une articulation cohérente entre action humanitaire et développement et de financements prévisibles.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Inclure le gouvernement du Yémen dans le Groupe des partenaires du Yémen.
Créer des sous-groupes techniques au sein du Groupe des partenaires du Yémen, ainsi qu’un mécanisme de présidence assurée à tour de rôle par les partenaires au développement.
Mettre en place des sous-groupes sectoriels qui associent les ministères sectoriels et les partenaires au développement afin d’améliorer l’intégration entre les plans sectoriels et les interventions spécifiques.
Utiliser des feuilles de route détaillées dans les secteurs prioritaires – élaborées avec des partenaires tels que la Banque mondiale, le Royaume-Uni et les organismes des Nations Unies – afin de mettre en œuvre les principes d’efficacité au moyen de réformes propres à chaque secteur.
Étudier des modèles de financement mixte en partenariat avec la Banque mondiale et la Société financière internationale.
Bien qu’aucun mécanisme de suivi spécifique n’ait été défini lors de la phase de réflexion, de dialogue et d’action, la mise en œuvre des engagements devrait être appuyée par les structures de coordination existantes au niveau du pays, ainsi que par la poursuite de la participation et du dialogue entre les parties prenantes.
Principales ressources : Yémen
Copier le lien de Principales ressources : YémenFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi du Yémen, voir : https://www.effectivecooperation.org/Yemen-Monitoring-Results-2024
8.22. Zambie
Copier le lien de 8.22. ZambieSous la conduite du ministère des Finances et de la Planification nationale, le gouvernement de la Zambie a mené la phase de réflexion, de dialogue et d’action en l’articulant autour de trois événements majeurs organisés à Lusaka et en s’appuyant sur les conclusions du suivi de la Zambie (voir l’encadré ci-dessous). 1) Une première consultation interne au sein de l’administration s’est tenue le 15 avril 2025, avec 32 participants issus de 13 services publics. 2) Un dialogue pour l’action à haut niveau, organisé le 31 juillet 2025, a réuni 66 participants : 35 responsables publics issus de divers ministères et organismes publics, ainsi que des représentants des partenaires bilatéraux (7), des organisations multilatérales (14), de la société civile (7), du secteur privé (2) et d’un syndicat (1). 3) Un atelier multipartite s’est tenu du 30 septembre au 3 octobre 2025 afin de consolider le document de résultats axé sur l’action (voir l’encadré ci-dessous). Ces trois événements ont été organisés par le Département de la coopération pour le développement, en collaboration avec le Département du suivi et de l’évaluation du ministère zambien des Finances et de la Planification nationale.
Les défis recensés en Zambie en matière d’efficacité concernent les lacunes observées en matière de redevabilité mutuelle, l’articulation entre la planification de la coopération pour le développement et les systèmes nationaux, et la transparence à l’échelle du système. Malgré l’existence d’une Politique nationale de coopération pour le développement, la redevabilité mutuelle pourrait être renforcée au moyen d’objectifs spécifiques définis au niveau du pays en matière d’efficacité, d’évaluations conjointes, d’inclusivité de la participation des parties prenantes et de diffusion des résultats des évaluations auprès du public. En outre, le contrôle législatif pourrait être renforcé dans la mesure où l’administration ne communique pas d’information sur la coopération pour le développement au parlement, et où seuls 9 % des ressources mobilisées à l’appui de la coopération pour le développement sont inscrits au budget national. La planification du développement pâtit du caractère limité de la prévisibilité à moyen terme : si la prévisibilité annuelle des versements reste relativement élevée, à 87 %, seuls 24 % des partenaires au développement fournissent des plans de dépenses prévisionnels sur trois ans. Par ailleurs, à ce jour, la Zambie n’est pas dotée d’un système fonctionnel de gestion de l’information sur l’aide, ce qui empêche d’assurer un suivi centralisé des apports financiers et d’évaluer le respect des obligations déclaratives par les partenaires. En outre, bien que le pays soit près de satisfaire aux exigences relatives au suivi des dotations budgétaires sensibles au genre, les dotations spécifiques à l’appui de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes ne sont pas rendues publiques. Enfin, bien que le niveau général de la participation de la société civile et le caractère favorable de l’environnement pour ses acteurs soient perçus comme moyens, le nombre limité de mécanismes de coordination structurés reste un obstacle à la participation effective des OSC. De même, la participation du secteur privé n’est actuellement encadrée par aucune politique ou stratégie formalisée définissant son rôle dans la coopération pour le développement, malgré la mise en place de dialogues nationaux sur la participation du secteur privé qui associent souvent les administrations nationales et infranationales, le secteur privé et les OSC. Voir la fiche de résultats-pays référencée dans l’encadré ci-dessous pour plus de détails.
Les engagements et recommandations axés sur l’action issus du processus de réflexion, de dialogue et d’action sont présentés dans le document de résultats de la Zambie (voir l’encadré ci-dessous), et résumés ci-dessous :
Le gouvernement de la Zambie formule les propositions suivantes :
Préparer un rapport annuel sur la coopération pour le développement qui consolide le soutien apporté par les partenaires au développement, le soumettre au parlement et le publier en ligne.
Associer les partenaires au développement à l’élaboration de mécanismes efficaces permettant de suivre le soutien fourni en dehors du budget national.
Renforcer la communication des données relatives aux objectifs définis au niveau du pays, ainsi que les modalités d’organisation d’évaluations conjointes inclusives, en veillant à ce que les résultats des évaluations soient rendus publics en temps utile.
Collaborer avec les partenaires au développement afin d’appuyer la mise au point d’un système complet de gestion de l’information sur la coopération pour le développement.
Mieux faire connaître au public la budgétisation sensible au genre et publier des informations sur les dotations budgétaires liées au genre sur les plateformes électroniques et dans la presse écrite.
Élaborer un système permettant d’informer les partenaires au développement et les parties prenantes des objectifs du plan national de développement, afin de favoriser la cohérence lors de la conception et de la mise en œuvre des interventions.
Les partenaires au développement formulent les propositions suivantes :
Soumettre régulièrement à l’administration des rapports sur l’état d’avancement des projets et programmes de développement.
Communiquer à l’administration leurs plans de dépenses à moyen terme en vue de leur inscription au budget national.
Soutenir l’administration dans ses efforts visant à mettre au point un système de gestion de l’information sur la coopération pour le développement.
La société civile, le secteur privé et les syndicats formulent les propositions suivantes :
Mettre en place, en consultation avec l’administration, une plateforme unique destinée à améliorer la coordination et l’efficacité du développement (société civile).
Réaliser des évaluations conjointes avec l’administration et d’autres parties prenantes afin de favoriser la transparence et la redevabilité (société civile).
Collaborer avec l’administration à la révision et au renforcement des cadres existants, pour soutenir la participation du secteur privé à la coopération pour le développement (secteur privé).
Renforcer les mécanismes de partage d’informations en mettant régulièrement en place des plateformes de communication pour échanger des informations actualisées sur les activités menées (syndicats).
Renforcer les partenariats entre l’ensemble des groupes de parties prenantes afin d’améliorer la coordination et l’ouverture du dialogue à l’appui d’une coopération plus stratégique et porteuse de transformations (syndicats).
Faciliter le renforcement des capacités afin d’améliorer la documentation et la diffusion d’informations selon des modalités normalisées qui alimentent les rapports nationaux (syndicats).
Le suivi des engagements convenus sera piloté par le ministère des Finances et de la Planification nationale (MFNP), et s’appuiera sur un cadre d’action destiné à faire ressortir les domaines de la coopération pour le développement dans lesquels des interventions sont nécessaires. Pour donner corps à ce cadre, une réunion devrait être organisée avec les parties prenantes identifiées afin d’examiner en détail les questions soulevées et de convenir d’une feuille de route pour la mise en œuvre. Les progrès accomplis seront ensuite évalués lors de réunions ultérieures consacrées au suivi de la mise en œuvre des points d’action convenus.
Principales ressources : Zambie
Copier le lien de Principales ressources : ZambieFiche de résultats-pays – Cycle de suivi 2023-2026 (en anglais)
Document de résultats (en anglais)
Pour consulter les conclusions du suivi de la Zambie, voir : https://www.effectivecooperation.org/Zambia-Monitoring-Results-2024
Notes
Copier le lien de Notes← 1. Plusieurs autres pays étaient engagés dans la phase de réflexion, de dialogue et d’action au moment de la rédaction du rapport ; les informations correspondantes seront publiées sur le site web du Partenariat mondial. Pour plus d’informations, veuillez consulter www.effectivecooperation.org/resources/overview-action-dialogues-2026
← 2. Un cadre de financement national intégré est une démarche pilotée par le pays, qui aide les pouvoirs publics à harmoniser et mobiliser des financements publics et privés à l’appui des priorités nationales de développement, en articulant la planification avec les stratégies de financement. Pour plus d’informations, veuillez consulter www.inff.org.
← 3. Les « 5E » désignent les cinq piliers stratégiques du Plan national de transformation économique du Pakistan (URAAN Pakistan) : exportations ; e-Pakistan (transformation numérique) ; énergie et infrastructures ; environnement et changement climatique ; et équité, éthique et autonomisation.