Les dépenses de santé reposent principalement sur les ménages, reflétant une situation de sous-financement public préoccupante. Les dépenses de santé s’élèvent 4 % du PIB, soit une dépense de 35 913 FCFA par habitant (57 USD) en 2019 selon le dernier rapport sur les comptes de la santé au Cameroun disponible (MINSANTE, 2022[1]), dont environ 70 % sont supportées par les ménages. Ceci constitue un des niveaux les plus hauts au monde, bien au-delà des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de la Déclaration d’Abuja de 2001 de limiter les dépenses de santé des ménages à 20 % des dépenses totales de santé (Ngepah et Ndzignat Mouteyica, 2024[2]). Spécifiquement, en 2022, seuls le Turkménistan, l’Arménie, l’Afghanistan, le Nigeria, le Bangladesh, la Guinée Équatoriale et le Yémen affichent des taux de dépenses de santé des ménages dépassant celui du Cameroun (68 %), bien au-delà de pays comparateurs tels que le Kenya (24 %), le Ghana (25 %), ou même la Côte d'Ivoire (29 %) (Graphique 2.1). En outre, le fort poids des dépenses de santé supportées par les ménages expose une part significative d’entre eux aux dépenses de santé dites catastrophiques, caractérisées par l’OMS comme dépassant les 10 % des dépenses totales d’un ménage. Une estimation conservatrice basée sur les données issues de l’ECAM5 suggère ainsi que les dépenses de santé en 2021-2022 représentent plus de 10 % des dépenses totales pour environ 7 % des ménages. Enfin, la part des dépenses de santé supportée par les ménages n’a que faiblement décru au Cameroun (Graphique 2.2).
Financement de la protection sociale au Cameroun
2. Renforcer le financement, la gouvernance et la planification de la CSU
Copier le lien de 2. Renforcer le financement, la gouvernance et la planification de la CSULa dépense publique reste insuffisante face aux besoins importants du secteur de la santé
Copier le lien de La dépense publique reste insuffisante face aux besoins importants du secteur de la santéGraphique 2.1. Dépenses directes des ménages au Cameroun et dans une sélection de pays
Copier le lien de Graphique 2.1. Dépenses directes des ménages au Cameroun et dans une sélection de paysMoyenne des dépenses directes des ménages en pourcentage des dépenses courantes de santé en 2022
Source : OMS – Global Health Observatory.
Graphique 2.2. Évolution des dépenses de santé des ménages
Copier le lien de Graphique 2.2. Évolution des dépenses de santé des ménagesDépenses directes des ménages en pourcentage des dépenses courantes de santé
Note : Chaque courbe représente l’évolution de la moyenne des pays d’un groupe donné. PRITRI et PRITS représentent respectivement les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure et supérieure.
Source: OMS – Global Health Observatory.
La dépense publique de santé peine à décoller. Malgré une hausse sensible depuis 2019 dépenses publiques de santé ne représentent que 0,7 % du PIB et 14,7 % des dépenses totales du secteur en 2023. Cette faible mobilisation publique s’accompagne d’une tendance à la baisse de la part budgétaire allouée au MINSANTE, s’élevant à 3,9 % en 2022 (Graphique 2.3), loin des 15 % recommandés dans le cadre de la Déclaration d’Abuja (2001). Par ailleurs, les financements extérieurs prennent une place croissante dans la structuration du système de santé, accentuant la dépendance à ceux-ci et la vulnérabilité qui en découle en cas de retrait d’un bailleur.
Graphique 2.3. Part des dépenses publiques allouée à la santé
Copier le lien de Graphique 2.3. Part des dépenses publiques allouée à la santéDépenses publiques de santé en pourcentage des dépenses publiques totales au Cameroun
Source : OMS – Global Health Observatory.
Les indicateurs de santé révèlent des performances médiocres et des besoins massifs d’investissement, en particulier pour répondre aux enjeux de mortalité maternelle et infantile, de prévalence des maladies transmissibles et de développement des maladies chroniques (Graphique 2.4). L’espérance de vie est ainsi de 62 ans en 2021, soit un niveau en deçà des pays comparateurs. Les taux de mortalité maternelle et chez l’enfant s’élèvent également nettement au-delà des meilleures performances d’Afrique subsaharienne. La prévalence du VIH demeure un enjeu particulièrement critique. En outre, les performances de santé sont inégalement réparties sur le territoire, les populations des régions du Nord et des zones rurales se trouvant dans une situation significativement moins bonne y compris en termes d’accès aux infrastructures de soins (Banque mondiale, 2024[3] ; UNOCHA, 2024[4] ; UNOCHA, 2024[5]).
Graphique 2.4. Indicateurs de santé comparés
Copier le lien de Graphique 2.4. Indicateurs de santé comparés
Note : Panel A : données de l’OMS pour 2021. Panel B : données de l’OMS pour 2021. Panel C : données de 2021, données de l’OMS. Panel
D : données de 2021, données de l’OMS. Panel E : données de 2021, données de l’OMS. Panel F : données de 2021, données de l’OMS.
Source : OMS.
Le Cameroun engage la mise en œuvre progressive de la CSU
Copier le lien de Le Cameroun engage la mise en œuvre progressive de la CSULa CSU s’opérationnalise et vise l’extension de sa couverture à court terme. Parmi les principales orientations stratégiques établies par le MINSANTE pour le développement de la CSU (Encadré 2.1), l’extension de la population couverte est cruciale. Près de 4 M de personnes possèdent leurs cartes de CSU en mars 2025 (sur une population cible de 6 M de personnes, soit environ 20 % de la population totale), dont 3,6 M ont effectivement bénéficié de prestations de santé. Le chèque santé, pour la prise en charge des femmes enceintes et nouveau-nés, est disponible dans sept des dix régions du Cameroun, qui ambitionne de couvrir les régions restantes du Centre, du Littoral et de l’Ouest d’ici fin 2025. Au sein de ces trois régions plus densément peuplées, la stratégie sera de couvrir en priorité leurs zones rurales, avant de se consacrer au chantier des villes principales (Yaoundé et Douala). En outre, si certaines régions sont dites couvertes, il conviendra de renforcer la marge intensive de la couverture afin qu’elle inclue l’ensemble des populations éligibles en leur sein.
Encadré 2.1. Objectifs stratégiques du développement de la CSU
Copier le lien de Encadré 2.1. Objectifs stratégiques du développement de la CSUÀ travers sa stratégie de développement de la CSU, le Cameroun s’est fixé quatre objectifs stratégiques en 2020 :
Gouvernance : Mettre en place le dispositif juridico-institutionnel et renforcer l’apprentissage, l’efficacité et la pérennité de la CSU.
Couverture de la population : D’ici 2030, 70 % de la population est couverte en protection sociale de santé par les mécanismes de la CSU en renforçant les autres mécanismes de couverture complémentaire.
Couverture des services : D’ici 2030, accroître de 40 à 60% la couverture des services de santé essentiels en assurant une extension progressive du paquet de soins et services de santé de qualité couverts.
Protection financière en santé : Réduire la part du paiement direct des ménages dans les dépenses totales de santé de 70 % à 35 % d’ici à 2030.
Source : MINSANTE (2020[6]).
La CSU ambitionne également d’étendre son panier de soins. La phase initiale de la CSU a notamment consisté à regrouper les gratuités et initiatives existantes. La réflexion autour des contours de l’extension du panier de soins est en cours. Sur la base d’une étude actuarielle1, établissant la prévalence des maladies et la fréquence des différents besoins de santé, le MINSANTE envisage de prioriser l’inclusion des soins relatifs aux hépatites, ainsi qu’au diabète chez l’enfant. Le MINSANTE chiffre à 4 Mds FCFA annuels le coût de la prise en charge des hépatites (incluant médicaments, examens de suivi, frais non médicaux tels que le transport des patients, etc.). Un exercice de chiffrage similaire pour le diabète chez l’enfant est en cours de réalisation. D’autres soins sont également considérés pour intégrer le panier de soins, à des horizons encore indéfinis, tels que les soins de traitement du cancer. Il est également envisagé de renforcer la promotion et la prise en charge des maladies orphelines et besoins spécifiques liés aux situations de handicap.
Malgré les ambitions, il n’existe pas de planification claire relative à l’extension du panier de soins. Les estimations produites en 2017 par le MINSANTE dans le cadre de la Stratégie Sectorielle de la Santé (SSS) d’une part et par le Groupe Technique National d’autre part, suggèrent par exemple respectivement un coût de 4 à 6 % du PIB par an pour couvrir les besoins de la CSU une fois à maturité. Néanmoins, une définition claire de l’objectif est nécessaire pour produire une estimation rigoureuse des coûts et déterminer la stratégie de financement. Même si le MINSANTE a entrepris un exercice d’estimation des coûts liés à la prise en charge de soins supplémentaires par la CSU, celui-ci est encore préliminaire et partiel, et ses résultats non disponibles pour un dialogue national et avec les partenaires au développement. De même, le Cameroun ne dispose pas de stratégie de mise en place et de financement définie et validée. Enfin, dans un contexte où les menaces pesant sur les financements extérieurs se multiplient, le MINSANTE devra tirer les enseignements du plan de mitigation qu’il élabore actuellement pour faire face au retrait des partenaires. La réflexion sous-jacente au développement de la stratégie de financement devra donc intégrer ces éléments.
Le développement du cadre législatif demeure un maillon essentiel pour assurer la soutenabilité et l’expansion de la CSU. Un projet de loi consultatif et inclusif a été rédigé et déposé il y a cinq ans, sans avoir encore été adopté, malgré des actions continues de plaidoyer. Cette loi vise à conférer un caractère obligatoire à la CSU, condition indispensable pour enrichir le panier de soins offert et élargir la couverture au-delà de la population cible de la phase initiale. Elle permettrait également de formaliser les modalités de financement et de jeter les bases d’un organe de gestion pérenne. En attendant son adoption, les financements restent conditionnés par la loi de finances annuelle, ce qui limite la visibilité et la planification stratégique de la CSU.
Les recettes générales devront demeurer la principale source de financement de la CSU à court terme
Copier le lien de Les recettes générales devront demeurer la principale source de financement de la CSU à court termeÀ court terme, la prévalence du travailleur informel limite le potentiel d’une cotisation sociale santé à financer à elle seule la CSU. Dès lors, les recettes générales devront jouer un rôle essentiel dans le financement. Dans un premier temps, le financement de la CSU devra reposer essentiellement sur le budget de l’État. Cependant, si elle est actée, l’introduction envisagée par les autorités d’une cotisation santé pourrait soutenir progressivement le financement du secteur de la santé à mesure que la formalisation se développe. En outre, le Cameroun devrait alors opter pour un taux de cotisation assurant des recettes significatives sans être trop élevé pour ne pas constituer une barrière au développement du travail formel, objectif crucial à titres multiples dont celui de générer davantage de recettes issues de cette potentielle nouvelle cotisation.
La mise en place d’une cotisation sociale santé, générerait des recettes modestes à court terme mais non négligeables pour le financement de la CSU. Les données ECAM5 suggèrent que seuls 10,1 % des travailleurs (soit environ 970 000 individus) paient une forme de cotisations sociales, étant agents de la fonction publique ou bien salariés du secteur privé affiliés à la CNPS. Ainsi, une cotisation santé d’un taux de 2 % générerait des recettes de l’ordre de 0,1 % de PIB (Tableau 2.1). Un taux de cotisation de 5 % serait quant à lui associé à des recettes non négligeables au-delà de 0,3 % du PIB. Néanmoins ces recettes resteraient modestes au regard de l’ampleur des besoins de financement de la CSU, estimés par la SSS à 6 % du PIB à plein régime.
La mise en place d’une cotisation santé devrait être articulée avec les modalités d’accès aux soins pour éviter les effets d’exclusion ou de désincitation à la formalisation. Dans l’hypothèse de sa mise en place, la cotisation ne devrait pas constituer une condition sine qua non à l’accès aux soins, sans quoi seuls les travailleurs formels, généralement plus aisés, pourraient en bénéficier, accentuant les inégalités par rapport aux ménages modestes. Inversement, un accès gratuit et parallèle aux soins pour les non-contributeurs limiterait la pertinence d’une cotisation santé en réduisant les incitations à cotiser et à la formalisation.
Tableau 2.1. Simulation de recettes générées par la mise en place d’une cotisation santé
Copier le lien de Tableau 2.1. Simulation de recettes générées par la mise en place d’une cotisation santéRecettes générées par la mise en place d’une cotisation sociale santé sur les salariés formels, selon le taux de la cotisation, en % du PIB
|
Taux de la cotisation santé sur les salaires avant prélèvement des autres cotisations sociales |
Recettes de cotisations santé annuelles des agents du service public et salariés du secteur privé cotisant à la CNPS (en % du PIB) |
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|
1 % |
0,06 % |
|
2 % |
0,13 % |
|
3 % |
0,19 % |
|
4 % |
0,26 % |
|
5 % |
0,32 % |
Note : D’après les données de l’ECAM5, le Cameroun compte plus de 970 000 salariés cotisants, qu’ils soient agents de la fonction publique ou salariés du secteur privé affiliés à la CNPS. Environ deux tiers d’entre eux ont déclaré leur salaire dans l’ECAM5. Les simulations portent sur l’ensemble des salariés cotisants, y compris ceux n’ayant pas souhaité déclarer leur salaire, en supposant que la distribution salariale de ces derniers est identique à celle des déclarants. La cotisation santé est appliquée au salaire brut (avant prélèvement des cotisations sociales de 10 % pour les agents de la fonction publique et un taux intermédiaire de 17,9 % pour les salariés du secteur privé). Aucun plafond de cotisation santé ni salaire minimum pour cotiser n’est appliqué.
Source : Calculs de l’OCDE à partir des données ECAM5.
Malgré des recettes modestes, la mise en place de la cotisation santé contribuera à assurer progressivement l’extension de la couverture de la CSU. Pour concilier les arbitrages exposés dans le paragraphe précédent, une approche idoine pourrait consister en la mise en place d’un système de santé à deux étages. Un premier étage garantirait à l’ensemble de la population l’accès sans condition à un socle de soins prioritaires, correspondant au panier de soins inclus dans la CSU, destiné à être élargi progressivement. Un second étage offrirait des prestations additionnelles réservées aux personnes s’acquittant de la cotisation. Ce second étage serait financé directement par les recettes de la cotisation santé créée. Cependant, le coût estimé de la CSU (premier étage) est substantiel (4-6 % de PIB par an) et constitue un défi important pour le Cameroun au regard de ses ressources budgétaires actuelles. En outre, l’organisation opérationnelle d’un système à deux étages soulève des défis additionnels de gouvernance. Dans ce cadre de fortes contraintes de ressources, une approche pragmatique apparaît plus opportune et consisterait à concentrer les efforts sur l’extension de la CSU à l’ensemble de la population en finançant ce socle de soins via des transferts publics ainsi que la cotisation sociale santé à mettre en place.
Une réflexion sur le développement de mécanismes contributifs pour les travailleurs du secteur informel ayant une capacité contributive pourrait être menée. Selon leur niveau de ressources, il pourrait également être envisagé que les travailleurs du secteur informel bénéficient de l’accès à la CSU sous conditions. Le Cameroun pourra s’inspirer d’expériences internationales, à l’instar du programme Seguro Popular au Mexique, consistant en une assurance santé volontaire destinée aux individus ne cotisant à la caisse de sécurité sociale nationale. Ce programme a contribué au développement massif du nombre de personnes couvertes, en concevant des modalités contributives, s’adaptant notamment aux ressources des individus, ceux des quatre déciles de revenu inférieurs bénéficiant de l’assurance de manière gratuite. De manière similaire, au Cameroun, l’accès à la CSU pourrait demeurer sans condition pour les individus aux ressources modestes, tandis qu’il serait conditionné à la participation au régime d’assurance volontaire ou l’acquittement de l’impôt général synthétique (voir discussion Chapitre 4) pour les individus aux ressources plus élevées. Les individus disposant de ressources suffisantes ne remplissant pas ces conditions demeureraient inéligibles à la CSU et devraient supporter eux-mêmes leurs dépenses de santé. L’évaluation des ressources des individus constitue à ce stade un défi. Le développement et la consolidation du RESUC pourraient permettre d’identifier les ménages à faibles ressources qui devraient bénéficier d’un accès sans condition aux soins. Cette approche offrirait une incitation à la formalisation des travailleurs du secteur informel, susceptible d’étendre la couverture de l’assurance sociale.
Une communication claire, cohérente et proactive jouera un rôle déterminant pour favoriser l’adhésion de la population à la nouvelle contribution. La mise en place d’un nouveau mécanisme de financement nécessite un effort soutenu de pédagogie afin d’en expliciter les objectifs, les modalités de fonctionnement et les bénéfices attendus, tant en termes d’accès aux soins que de soutenabilité du système. Une stratégie d’information bien conçue, fondée sur la transparence et la lisibilité du dispositif, sera essentielle pour renforcer l’acceptation sociale de la contribution et encourager la participation effective au régime.
Le développement de la CSU requiert une gouvernance claire et une gestion rigoureuse
Copier le lien de Le développement de la CSU requiert une gouvernance claire et une gestion rigoureuseLa mise en place de la caisse d’assurance maladie pour la gestion des recettes issues de la cotisation santé nécessite un positionnement institutionnel clair et cohérent. La création d’une caisse d’assurance maladie au Cameroun implique de clarifier son positionnement institutionnel dans l’écosystème de la protection sociale (Institut Tropical et de Santé Publique Suisse, 2023[7]). Cette caisse devrait nécessairement entretenir des liens fonctionnels avec la CNPS, en charge des travailleurs salariés du secteur privé. Un ancrage de la nouvelle caisse auprès de la CNPS pourrait être envisagé. Il devrait néanmoins respecter le principe d’autonomie des caisses, aucune d’elles ne pouvant être placée sous la tutelle d’une autre, pour être conforme aux standards de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES). Une alternative consisterait à placer cette caisse sous l’autorité du MINSANTE, en particulier si elle vise une population plus large que les seuls cotisants du secteur formel.
Des améliorations en matière de gestion seront également nécessaires pour faciliter le financement de la CSU. En effet, la gestion inefficiente des ressources constitue un obstacle majeur à l’efficacité du système de santé camerounais (MINSANTE, 2024[8] ; GIZ, 2024[9]). Selon l’enquête PETS (Public Expenditure Tracking Survey) réalisée par l’INS et le Centre d’Analyse et de Recherche sur les Politiques Économiques et Sociales du Cameroun (CAMERCAP-PARC, 2022[10]), une part importante du financement public alloué à la santé n’est pas directement orientée vers la résolution des problèmes sanitaires, mais se perd dans une chaîne de dépenses marquée par des déperditions importantes. À cette inefficience s’ajoutent des retards de paiement chroniques, liés notamment à des écarts dans la tarification des actes, i.e. entre l’acte facturé par le praticien de santé et montant de remboursement prévu par le MINSANTE pour cet acte. Les mécanismes de facturation et remboursement devront ainsi être clarifiés et renforcés afin de réduire les tensions de trésorerie et retards de paiement associés.
Références
[3] Banque mondiale (2024), Collecter davantage, Dépenser Mieux pour atteindre les objectifs de la Vision 2035, https://documents.worldbank.org/en/publication/documents-reports/documentdetail/099061224152015712/p17898211056460581bbe61114370399c6d (consulté le 1 avril 2025).
[10] CAMERCAP-PARC (2022), Couverture Santé Universelle, jusqu’où le Cameroun peut-il être prêt ?, Centre d’Analyse et de Recherche sur les Politiques Économiques et Sociales du Cameroun, https://elibrary.acbfpact.org/acbf/collect/acbf/index/assoc/HASHd6a0/aa311f66/0767b5b9/37.dir/Policy%20Brief%2008%20FR%20Juin%2022.pdf.
[9] GIZ (2024), Étude de suivi des dépenses publiques dans le secteur de la santé et application de l’outil FinHealth dans le cadre de la Couverture de Santé Universelle, Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).
[7] Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (2023), Réalisation d’une étude péréalable à la mise en place d’un organisme de gestion de la couverture sanitaire universelle au Cameroun, Agence Française de Développement, https://p4h.world/app/uploads/2024/10/AFD-Etude-OGCSU-Rapport-final_Cameroun.x91912.pdf.
[8] MINSANTE (2024), Rapport d’analyse de l’efficience inter-programmatique en santé au Cameroun, https://www.afro.who.int/sites/default/files/2025-03/RAPPORT_CPEA_%20CMR%20Version_finale.pdf.
[12] MINSANTE (2022), Rapport sur les comptes de la santé au Cameroun 2018 - 2019, https://p4h.world/app/uploads/2024/05/RAPPORT-DES-COMPTES-DE-LA-SANTE-2018-2019-CMR-Version_Finale.x23411.pdf.
[1] MINSANTE (2022), Rapport sur les comptes de la santé au Cameroun 2018 - 2019, Ministère de la Santé Publique du Cameroun, https://p4h.world/app/uploads/2024/05/RAPPORT-DES-COMPTES-DE-LA-SANTE-2018-2019-CMR-Version_Finale.x23411.pdf. (consulté le 27 avril 2025).
[11] MINSANTE (2020), Stratégie de développement de la Couverture Santé Universelle au Cameroun.
[6] MINSANTE (2020), Stratégie de développement de la Couverture Santé Universelle au Cameroun, Ministère de la Santé Publique du Cameroun.
[2] Ngepah, N. et A. Ndzignat Mouteyica (2024), « Trends in household out-of-pocket health expenditures and their underlying determinants: explaining variations within African regional economic communities from countries panel data », Globalization and Health, vol. 20/1, p. 27, https://doi.org/10.1186/s12992-024-01032-0.
[4] UNOCHA (2024), Humanitarian needs overview: Cameroon, United Nations Office for the Coordiantion of Humanitarian Affairs, https://reliefweb.int/report/cameroon/cameroon-humanitarian-needs-overview-2024-february-2024.
[5] UNOCHA (2024), Humanitarian response plan: Cameroon, United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, https://reliefweb.int/report/cameroon/cameroon-2024-humanitarian-response-plan-april-2024.
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