Ce chapitre est une brève introduction à la présente édition de l’Examen sur les pêches. Il présente les principaux objectifs de ce rapport et décrit les éléments d’intérêt que les différents publics auxquels il s’adresse pourront trouver dans ses différentes parties. Il précise également la couverture géographique et la structure du rapport.
1. Introduction à l’édition 2025 de l’Examen de l’OCDE sur les pêches
Copier le lien de 1. Introduction à l’édition 2025 de l’<em>Examen de l’OCDE sur les pêches</em>Description
1.1. Quel est l’objet du présent Examen, à qui s’adresse-t-il ?
Copier le lien de 1.1. Quel est l’objet du présent <em>Examen</em>, à qui s’adresse-t-il ?L’Examen de l’OCDE sur les pêches (ci-après « l’Examen » ou « le présent rapport ») est le rapport phare du Comité des pêcheries de l’OCDE, qui le publie tous les deux ans1. Il est consacré au suivi et à l’évaluation de la performance du secteur de la pêche et des politiques connexes mises en œuvre par les pays et territoires considérés au cours des dernières années, l’objectif étant d’aider les pays à étudier la manière dont l’action publique pourrait mieux favoriser la durabilité des pêches et leur contribution à la sécurité alimentaire mondiale et à l’économie maritime. L’accent y est mis, en particulier, sur les mesures propres à préserver la santé des ressources halieutiques et sur le soutien public à la pêche de capture.
L’édition 2025 de l’Examen de l’OCDE sur les pêches réunit des données sur la performance du secteur des pêches – qui recouvre les pêches de capture et l’aquaculture – ainsi que sur la durabilité des pêches de capture dans 41 pays et territoires qui correspondent aux pays membres et non-Membres de l’OCDE participant aux travaux du Comité des pêcheries et aux trois autres grandes puissances halieutiques et aquacoles sur le plan mondial.
La présente publication pourra trouver une utilité différente en fonction de son lectorat.
Les responsables de l’action publique porteront leur attention sur les messages clés et recommandations politiques mis en exergue au début de chaque chapitre. Des notes de synthèse thématiques, reprenant les principales conclusions du rapport, sont par ailleurs à retrouver sur la page Pêche et aquaculture du site web de l’OCDE.
Le monde de la recherche et les parties prenantes du secteur de la pêche s’intéresseront aux analyses détaillées développées tout au long du rapport, ainsi qu’aux statistiques recueillies ou calculées pour les besoins de celui-ci, qu’ils pourront télécharger depuis l’Explorateur des données de l’OCDE ou depuis la page Pêche et aquaculture du site web de l’OCDE.
Certaines parties du présent rapport pourront également s’avérer utiles à différents publics d’experts :
Les spécialistes des systèmes alimentaires mondiaux s’attarderont sur les données et analyses concernant la production halieutique et aquacole, ainsi que sur les projections établies à ce sujet, qui éclairent un aspect essentiel, mais souvent négligé, des perspectives relatives à la production alimentaire.
Les spécialistes du changement climatique considéreront attentivement les éléments consacrés au changement climatique et à l’avenir de la pêche, qui donnent à voir comment le changement climatique affecte un secteur dont la performance est étroitement liée au milieu naturel.
Les spécialistes des questions de genre regarderont de plus près le chapitre dédié à cette problématique dans le secteur de la pêche, qui offre un point de vue original sur la question des inégalités de genre.
Les spécialistes des échanges et de l’environnement prendront connaissance avec intérêt de la discussion de l’impact environnemental du soutien à la pêche qui repose sur un cadre d’analyse dont il serait possible de s’inspirer pour apprécier l’impact environnemental des mesures de soutien mises en place dans d’autres secteurs.
1.2. En quoi la pêche de capture et l’aquaculture sont-elles importantes et pourquoi les pays devraient-ils s’attacher à mettre en place, dans ces domaines, des politiques meilleures ?
Copier le lien de 1.2. En quoi la pêche de capture et l’aquaculture sont-elles importantes et pourquoi les pays devraient-ils s’attacher à mettre en place, dans ces domaines, des politiques meilleures ?La pêche de capture et l’aquaculture procurent de la nourriture à des milliards de personnes et sont essentielles à la sécurité alimentaire et nutritionnelle mondiale. Les animaux aquatiques (désignés ci-après par des termes tels que « produits de la mer », « ressources halieutiques et aquacoles », mais aussi « poissons ») sont au cœur du régime alimentaire traditionnel de nombreuses cultures et constituent une source importante de protéines animales et de nutriments essentiels (FAO, 2022[1] ; Kawarazuka et Béné, 2010[2] ; Khalili Tilami et Sampels, 2017[3] ; HLPE, 2014[4] ; Béné et al., 2015[5] ; Maulu et al., 2021[6] ; Béné et al., 2016[7] ; FAO, 2024[8]). En 2021, ils fournissaient 15 % des protéines animales et 6 % de la totalité des protéines consommées dans le monde et contribuaient à hauteur d’au moins 20 % aux apports moyens en protéines animales par habitant de 3.2 milliards d’individus (soit 40 % de la population mondiale) (FAO, 2022[1]). Les produits de la mer sont une source de nourriture particulièrement importante dans les pays en développement, car ils sont relativement abordables, abondants et accessibles aux populations pauvres. À l’échelle de l’OCDE, on estime que la consommation annuelle moyenne par habitant s’est élevée à 24.9 kilogrammes (kg) en 2022, ce qui est nettement supérieur à la consommation moyenne mondiale (20.6 kg/habitant). Cette moyenne masque cependant une forte disparité de la consommation, avec des extrêmes à 55 kg par personne en Corée et 5.4 kg en Türkiye (FAO, 2022[1]). Les produits halieutiques et aquacoles figurent parmi les produits alimentaires les plus échangés dans le monde (FAO, 2024[8]). Leur commerce est vital pour les populations côtières et insulaires dont l’activité est en grande partie tournée vers l’exportation, pourvoyeuse de revenus et d’emplois.
Alors que la sécurité alimentaire mondiale demeure un défi majeur, puisque l’on estime que 757 millions de personnes – soit environ 1 être humain sur 11 en 2023 (FAO et al., 2024[9]) – souffrent de la faim, la pêche de capture et l’aquaculture peuvent contribuer à des systèmes alimentaires qui soient plus durables et plus résilients, capables de procurer une alimentation nutritive et abordable. Les produits de la mer peuvent ainsi aussi jouer un rôle essentiel au regard des grandes cibles définies par la communauté internationale en vue de la réalisation de l’Objectif de développement durable (ODD) n° 2 : « Éliminer la faim et la malnutrition sous toutes ses formes » (HLPE, 2014[4] ; FAO, 2024[8]).
Les produits de la pêche et de l’aquaculture sont des aliments dont l’empreinte carbone est relativement faible. Leur production se caractérise généralement par une intensité d’émission de gaz à effet de serre moindre que celle d’autres produits alimentaires d’origine animale, que l’on mesure cette intensité en fonction du poids vif ou de la teneur en protéines. Dans les cas les plus favorables, comme celui des petits pélagiques et de certains mollusques, l’intensité d’émissions est comparable à celle des protéines végétales (chapitre 4). De même, les algues sont de plus en plus appréciées pour leur forte teneur en micronutriments, et sont reconnues comme des aliments sains, riches en fibres et peu caloriques. Leur culture produit relativement peu d’émissions, nécessite une surface arable et une quantité d’eau douce relativement faibles et peut même participer à la restauration des écosystèmes aquatiques (Cai et al., 2021[10] ; World Bank, 2023[11] ; UNCTAD, 2024[12]). Elle a par conséquent un rôle à jouer pour rendre les systèmes alimentaires résilients et réduire au maximum leur incidence sur la biodiversité, les écosystèmes et le climat.
Cependant, les stocks halieutiques et les écosystèmes subissent des pressions dues au changement climatique, à la pêche illégale, à la surpêche et à la pollution. Il est impératif de gérer les stocks halieutiques et les systèmes de production aquacole de manière durable et d’apporter au secteur de la pêche un soutien qui ne compromette pas la santé des ressources pour que celui-ci livre des performances sociales, économiques et environnementales satisfaisantes. La durabilité est importante également pour assurer la résilience du secteur face aux chocs, notamment ceux provoqués par le changement climatique. Elle suppose de mettre en place une panoplie de mesures destinées à maîtriser les volumes de capture ainsi que les modalités, la période et le lieu des captures, et de consacrer des moyens adéquats à la recherche scientifique qui permet de définir ces mesures.
1.3. Quels sont les principaux défis que le secteur doit relever ?
Copier le lien de 1.3. Quels sont les principaux défis que le secteur doit relever ?Gérer les pêches de façon durable : assurer la durabilité économique, environnementale et sociale du secteur exige des systèmes de gestion des pêches capables de maintenir l’activité halieutique à un niveau compatible avec la préservation de la santé des ressources tout en permettant aux pêcheurs de vivre de leur travail. Aucun système de gestion n’est parfait, et la manière dont les différentes pêcheries réagissent aux mesures mises en place est à la fois complexe et imprévisible. De ce fait, les gestionnaires doivent pouvoir s’adapter à des situations changeantes.
S’adapter au changement climatique : le changement climatique modifie de plus en plus les écosystèmes marins et crée une incertitude quant aux effets induits par l’effort de pêche sur la santé et la productivité des stocks halieutiques. Les modifications induites par le changement climatique, comme l’élévation des températures de surface de la mer et l’acidification de l’océan, impactent l’efficacité des mesures destinées à assurer la gestion des pêches, d’où la nécessité de considérer le changement climatique de manière centrale dans la prise de décisions en ce domaine.
Évaluer l’état des stocks halieutiques de façon régulière et précise : une appréciation correcte de l’état des stocks halieutiques est indispensable à des pêches durables et productives et nécessite des évaluations précises et régulières de ces stocks. Sans ces évaluations, l’activité des pêcheurs risque de perdre en rentabilité du fait de ressources sous ou surexploitées. Dans certains pays, cependant, très peu de stocks sont évalués, ce qui complique la tâche des gestionnaires des pêches.
Réduire les émissions pour contribuer à l’atténuation du changement climatique : la pêche, comme tous les autres secteurs de l’économie, doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre, pour contribuer aux efforts déployés à l’échelle nationale et internationale en vue d’atteindre la neutralité carbone, et mettre en place pour cela des stratégies d’atténuation.
Prévenir les effets indésirables des mesures de soutien : les pouvoirs publics réglementent et soutiennent le secteur des pêches pour qu’il soit productif, durable et résilient face aux menaces extérieures. Ce soutien risque cependant de mettre en péril la durabilité et la productivité du secteur lorsqu’il favorise la surexploitation des stocks et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Lorsque c’est le cas, il compromet finalement aussi les revenus des pêcheurs et, ce faisant, risque de les rendre dépendants de soutien et de les voir perdre en compétitivité.
Empêcher la pêche illicite, non déclarée et non réglementée : la pêche INN est un problème majeur pour les pêches du monde entier. Elle complique les évaluations nécessaires à une gestion efficace et pragmatique des stocks et entraîne une concurrence déloyale autour des ressources et de l’accès aux marchés.
Entretenir une coopération mondiale efficace : les organismes régionaux des pêches (organisations régionales de gestion des pêches ou accords régionaux de gestion des pêches, par exemple) jouent un rôle fondamental dans l’encadrement des captures extraites de stocks de poissons migrateurs et de stocks chevauchants, ainsi que dans l’encadrement de la pêche en haute mer. La coopération internationale n’en est pas moins essentielle également lorsqu’il s’agit des mesures de gestion des pêches domestiques. En effet, étant donné que les stocks halieutiques ne connaissent pas de frontières, migrent et s’inscrivent dans des chaînes alimentaires et des écosystèmes complexes, la réglementation des pêches et le soutien à la pêche dans un pays donné ont des conséquences directes au-delà des eaux territoriales de ce pays. L’importance de collaborer pour rendre les pêches plus durables a été soulignée par divers engagements internationaux appelant à réformer l’action publique (Encadré 1.1).
Encadré 1.1. Engagements internationaux en faveur de la réforme des politiques de la pêche en lien avec des objectifs de durabilité
Copier le lien de Encadré 1.1. Engagements internationaux en faveur de la réforme des politiques de la pêche en lien avec des objectifs de durabilitéL’Objectif de développement durable (ODD) 14, « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable », comporte deux cibles intéressant la pêche :
Cible 14.4 : « D’ici à 2020, réglementer efficacement la pêche, mettre un terme à la surpêche, à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) et aux pratiques de pêche destructrices et exécuter des plans de gestion fondés sur des données scientifiques, l’objectif étant de rétablir les stocks de poissons le plus rapidement possible, au moins à des niveaux permettant d’obtenir un rendement constant maximal compte tenu des caractéristiques biologiques ».
Cible 14.6 : « D’ici à 2020, interdire les subventions à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche, supprimer les subventions qui favorisent la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et s’abstenir d’accorder de nouvelles, sachant que l’octroi d’un traitement spécial et différencié efficace et approprié aux pays en développement et aux pays les moins avancés doit faire partie intégrante des négociations sur les subventions à la pêche menées dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce ».
La cible 18 du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal recouvre le soutien à tous les secteurs ayant une incidence sur la biodiversité et appelle les Parties à la Convention sur la diversité biologique à : « Recenser, d’ici à 2025, les incitations, y compris les subventions, préjudiciables à la biodiversité et les éliminer, les supprimer progressivement ou les modifier de manière proportionnée, juste, efficace et équitable, tout en les réduisant substantiellement et progressivement d’au moins 500 milliards USD par an d’ici à 2030, en commençant par les incitations les plus préjudiciables, et renforcer les incitations positives en faveur de la conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité ».
L’Accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les subventions à la pêche (ASP) : adopté officiellement par les Membres de l’OMC en juin 2022, au terme de plus de 20 ans de négociations, pour faire suite notamment à la cible 14.6 des ODD, cet accord prévoit trois interdictions majeures. Il proscrit : les subventions aux navires ou aux opérateurs pratiquant la pêche INN ou des activités liées à la pêche INN (article 3) ; les subventions à la pêche ou aux activités liées à la pêche concernant un stock surexploité en l’absence de mesures visant à reconstituer ce stock (article 4) ; et les subventions à la pêche ou aux activités liées à la pêche en dehors de la juridiction d’un Membre côtier ou d’un pays côtier non membre et en dehors de la compétence d’une ORGP/un ARGP pertinent (article 5.1) – entre autres règles de discipline ciblant notamment les subventions aux navires qui ne battent pas le pavillon du Membre et les subventions aux activités de pêche ou activités liées à la pêche concernant des stocks dont l’état n’est pas connu. L’Accord entrera en vigueur lorsque les deux tiers des membres de l’OMC auront déposé leur instrument d’acceptation du Protocole s’y rapportant. Fin décembre 2024, 87 instruments d’acceptation avaient été déposés et il en manquait encore 24 pour que l’Accord puisse entrer en vigueur. En outre, et depuis 2022, les Membres de l’OMC ont poursuivi leurs échanges en vue d’aboutir à un accord global sur les subventions à la pêche, fixant notamment de nouvelles règles de discipline applicables à certaines formes de subventions qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche.
1.4. Quelle est la couverture géographique du présent rapport ?
Copier le lien de 1.4. Quelle est la couverture géographique du présent rapport ?La présente édition de l’Examen de l’OCDE sur les pêches couvre 41 pays et territoires, répartis comme suit :
Trente pays membres de l’OCDE : soit tous les Membres qui communiquent à l’Organisation des données sur le soutien à la pêche, à savoir l’Allemagne, l’Australie, la Belgique, le Canada, le Chili, la Colombie, la Corée, le Costa Rica, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, les États-Unis, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Islande, l’Italie, le Japon, la Lettonie, la Lituanie, le Mexique, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, le Royaume-Uni, la Slovénie, la Suède et la Türkiye.
Huit pays non-Membres qui participent de façon régulière aux travaux du Comité des pêcheries de l’OCDE et communiquent à l’Organisation des données sur le soutien à la pêche, à savoir l’Argentine, le Brésil, la Bulgarie, la Croatie, l’Indonésie, le Pérou, la Roumanie et le Taipei chinois.
Les trois autres grandes puissances halieutiques et aquacoles : la République populaire de Chine (ci-après, « la Chine »), l’Inde et le Viet Nam.
La majeure partie de la production halieutique et aquacole mondiale est ainsi couverte. Au cours de la période 2020-22, les 41 pays et territoires considérés dans le présent rapport ont en effet été responsables de 79 % de la production mondiale d’animaux aquatiques en volume (soit 87 % de la production aquacole, à l’exclusion des algues, et 69 % du produit des pêches de capture marines). Ils ont compté par ailleurs pour 93 % de la production d’algues issue de l’aquaculture. Le présent rapport couvre les dix principales puissances halieutiques (en volume) à l’exception de la Fédération de Russie, de même que six des dix principaux producteurs aquacoles (à l’exception du Bangladesh, de l’Équateur, de l’Égypte et du Myanmar)2.
Tout au long du rapport, les statistiques moyennes sont communiquées pour l’ensemble des Membres de l’OCDE (ainsi que pour les non-Membres, nonobstant le caractère hétérogène de ce groupe) afin que ces pays puissent apprécier les uns par rapport aux autres la performance et la durabilité de leurs activités de pêche.
1.5. Que trouvera-t-on dans le présent rapport ?
Copier le lien de 1.5. Que trouvera-t-on dans le présent rapport ?La première partie offre un état des lieux des données disponibles sur la performance et la durabilité des pêches – pêche de capture et aquaculture – au cours des dernières années. Le chapitre 2 porte plus particulièrement sur la performance socioéconomique, à travers les tendances récentes de la production, des échanges, de l’emploi et des flottes, et les projections établies, pour la décennie à venir, dans les Perspectives agricoles 2024-2033 de l’OCDE et de la FAO (OCDE/FAO, 2024[13]). Le chapitre 3 offre ensuite un passage en revue des éléments factuels sur la santé et la productivité des stocks halieutiques, à la lumière des données recueillies par l’OCDE, et donne à voir la façon dont l’état de ces stocks et les connaissances à ce sujet ont évolué au cours des dernières années. Enfin, le chapitre 4 traite de l’incidence du changement climatique sur les pêches de capture et des modifications à escompter, quant à l’abondance et à la répartition des stocks halieutiques, dans différents scénarios climatiques.
La seconde partie est consacrée à l’action des pouvoirs publics et au suivi de son évolution récente dans les 41 pays et territoires pris en considération dans le rapport. Il y est question des outils de gestion dont les autorités publiques se servent pour réguler leurs principales pêches commerciales, au chapitre 5, et des mesures utilisées pour soutenir la pêche de capture, au chapitre 6. Le chapitre 7 analyse ensuite comment des mesures de soutien mieux conçues pourraient contribuer à préserver la durabilité des ressources halieutiques tout en en maximisant les bénéfices socio-économiques de la dépense publique. Enfin, le chapitre 8 traite des questions liées à l’égalité entre les genres dans le secteur des pêches et de l’aquaculture et des moyens de mieux prendre cette problématique en considération.
Références
[7] Béné, C. et al. (2016), « Contribution of Fisheries and Aquaculture to Food Security and Poverty Reduction: Assessing the Current Evidence », World Development, vol. 79, pp. 177-196, https://doi.org/10.1016/j.worlddev.2015.11.007.
[5] Béné, C. et al. (2015), « Feeding 9 billion by 2050 – Putting fish back on the menu », Food Security, vol. 7/2, pp. 261-274, https://doi.org/10.1007/s12571-015-0427-z.
[10] Cai, J. et al. (2021), « Seaweeds and microalgae: An overview for unlocking their potential in global aquaculture development », FAO Fisheries and Aquaculture Circular (2070-6065), n° 1229, Food and Agriculture Organization, Rome, https://doi.org/10.4060/cb5670en.
[8] FAO (2024), The State of World Fisheries and Aquaculture 2024, Food and Agriculture Organization, Rome, https://doi.org/10.4060/cd0683en.
[1] FAO (2022), « FAOSTAT: Food Balances (2010-) », https://www.fao.org/faostat/en/#data/FBS (consulté le 2024).
[9] FAO et al. (2024), The State of Food Security and Nutrition in the World 2024, Food and Agriculture Organization, Rome, https://doi.org/10.4060/cd1254en.
[4] HLPE (2014), Sustainable fisheries and aquaculture for food security and nutrition. A report by the High Level Panel of Experts on Food Security and Nutrition of the Committee on World Food Security, FAO, Rome, https://www.fao.org/3/i3844e/i3844e.pdf.
[2] Kawarazuka, N. et C. Béné (2010), « Linking small-scale fisheries and aquaculture to household nutritional security: An overview », Food Security, vol. 2/4, pp. 343-357, https://doi.org/10.1007/s12571-010-0079-y.
[3] Khalili Tilami, S. et S. Sampels (2017), « Nutritional Value of Fish: Lipids, Proteins, Vitamins, and Minerals », Reviews in Fisheries Science & Aquaculture, vol. 26/2, pp. 243-253, https://doi.org/10.1080/23308249.2017.1399104.
[6] Maulu, S. et al. (2021), « Fish Nutritional Value as an Approach to Children’s Nutrition », Frontiers in Nutrition, vol. 8, https://doi.org/10.3389/fnut.2021.780844.
[13] OCDE/FAO (2024), Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2024-2033, Éditions OCDE, Paris/Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, Rome, https://doi.org/10.1787/96f19970-fr.
[12] UNCTAD (2024), An Ocean of Opportunities: The Potential of Seaweed to Advance Food, Environmental and Gender Dimensions of the SDGs, United Nations Conference on Trade and Development, New York, NY, https://unctad.org/publication/ocean-opportunities-potential-seaweed-advance-food-environmental-and-gender-dimensions.
[11] World Bank (2023), Global Seaweed New and Emerging Markets Report 2023, World Bank Group, Washington, DC, https://www.worldbank.org/en/topic/environment/publication/global-seaweed-new-and-emerging-markets-report-2023.
Notes
Copier le lien de Notes← 1. La parution du rapport ayant été déplacée de la fin d’année au début d’année, il s’est écoulé un peu plus de deux ans depuis la publication de l’édition précédente (parue en décembre 2022).
← 2. L’Examen couvre également huit des dix principaux producteurs de produits de l’aquaculture marine et côtière, les seuls manquants étant l’Équateur et les Philippines.