Le Conseil de l’OCDE recommande que les Adhérents à la Recommandation sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes (OCDE, 2022[1]) mettent en place les cadres juridiques, institutionnels et administratifs nécessaires pour renforcer la confiance des jeunes de tous horizons à l’égard des pouvoirs publics et consolider leurs liens avec les institutions publiques.
Boîte à outils de l'OCDE sur les politiques en faveur des jeunes
4. Pilier V – Confiance des jeunes à l’égard des pouvoirs publics et liens avec les institutions publiques
Copier le lien de 4. Pilier V – Confiance des jeunes à l’égard des pouvoirs publics et liens avec les institutions publiquesRecommandation V.1
Copier le lien de Recommandation V.1Éliminer les obstacles à la participation des jeunes aux processus civiques et démocratiques, ainsi qu’à la prise de décision et à la représentation dans les institutions publiques à tous les niveaux, y compris les organes législatifs et exécutifs.
Pertinence
L’efficacité, la résilience et la crédibilité des institutions publiques, ainsi que le bon fonctionnement des systèmes démocratiques, dépendent de la participation active des citoyens au sein de ces systèmes (OCDE, 2022[2]). Toutefois, la perception qu’ont les jeunes de leur influence politique et de leur représentation dans les processus décisionnels a stagné au cours de la dernière décennie dans les pays de l’OCDE. Les jeunes sont clairement sous-représentés dans les institutions publiques : seuls 23 % des députés ont moins de 40 ans, alors que les 20‑39 ans représentent 34 % de la population en âge de voter dans les pays de l’OCDE en 2022. Ces écarts de représentation sont encore plus prononcés au sein des instances dirigeantes des pays. En 2022, dans les pays de l’OCDE, seuls 7 % des ministres avaient moins de 40 ans et 2 % seulement étaient âgés de 35 ans ou moins. En outre, par rapport aux autres tranches d’âge, il est moins probable que les jeunes s’engagent dans une activité politique institutionnelle, telle que voter aux élections nationales et locales ou prendre contact avec un politicien/une politicienne ou un représentant/une représentante du gouvernement (OCDE, 2022[3]). Seuls 61 % des 18‑29 ans ont voté lors des dernières élections nationales dans les pays de l’OCDE (données de 2021), contre 88 % des 50 ans ou plus (OCDE, 2023[4]).
D’importants obstacles empêchent les jeunes de prendre activement part aux processus démocratiques, notamment l’érosion de la confiance dans les institutions publiques depuis la crise financière de 2007‑08 et la récession qui s’en est suivie et qui n’a fait qu’amplifier l’incertitude des jeunes (France, 2016[5]). L’analyse de l’OCDE montre que l’incertitude économique et sociale contribue grandement à la diminution de la confiance du public (OCDE, 2017[6]).
En 2021, seuls 36.9 % des 18‑29 ans déclarent avoir confiance dans leur gouvernement national, contre 45.9 % des 50 ans et plus (OCDE, 2022[3]). La méconnaissance des jeunes à l’égard de leurs droits démocratiques et des structures politiques peuvent également les empêcher de voir dans les processus démocratiques des mécanismes utiles pour exprimer leurs préoccupations, réclamer des changements et demander des comptes aux pouvoirs publics. Selon l’enquête de l’OCDE sur la gouvernance des jeunes, l’obstacle le plus souvent cité par les jeunes qui aspirent à une fonction élective est le manque de temps et de moyens financiers pour mener une campagne. Parmi les autres obstacles évoqués figurent les possibilités limitées au sein des partis politiques (51 % des organisations de jeunesse interrogées), les stéréotypes habituels qui présentent les jeunes comme inexpérimentés (47 %) et les critères d’âge minimum (OCDE, 2020[7]).
Une représentation équitable des jeunes dans les institutions publiques peut contribuer à intégrer des perspectives, des expériences et des compétences diverses dans la prise de décisions publiques. Les études montrent que la diversité permet d’obtenir des résultats politiques plus durables et plus attentifs aux besoins de tous les citoyens (OCDE, 2020[7]). Cela s’avère particulièrement important car ce sont probablement sur les jeunes que se reflèteront demain la plupart des conséquences à long terme des décisions politiques d’aujourd’hui. Améliorer l’efficacité politique des jeunes, favoriser leur confiance dans le gouvernement et renforcer leurs relations avec les institutions publiques permettra d’accroître la résilience des sociétés vis-à-vis des chocs futurs. L’autonomisation des jeunes par l’éducation civique et citoyenne et la promotion d’une représentation inclusive en supprimant les barrières d’âge relèvent désormais d’une nécessité stratégique pour garantir une gouvernance démocratique dynamique et représentative.
Encadré 4.1. La parole aux jeunes
Copier le lien de Encadré 4.1. La parole aux jeunes« L’éducation civique doit être renforcée pour que les jeunes soient conscients de leurs droits. »
« L’éducation civique est quelque chose qui doit être apprise car elle n’est pas toujours compréhensible ou accessible. »
Les jeunes soulèvent la révision des critères d’âge minimum pour voter et se porter candidat aux élections, l’introduction de quotas de jeunes et le renforcement de l’éducation civique comme moyens susceptibles de promouvoir la représentation des jeunes dans les institutions.
Consultations avec les jeunes et les organisations de jeunesse
Politiques et pratiques
1. Veiller à ce que les jeunes soient conscients de leurs droits démocratiques et disposent des moyens de les exercer, et qu’ils participent à la vie publique et politique en utilisant leurs connaissances civiques et citoyennes, notamment par le biais d’activités curriculaires et extracurriculaires.
2. Envisager de revoir, le cas échéant, les règles d’inscription sur les listes électorales et les critères d’âge minimum pour voter, qui peuvent constituer un obstacle à la participation et à la représentation des jeunes.
3. Accroître la diversité du point de vue de l’âge au sein des organes parlementaires et exécutifs, le cas échéant, par le biais de mesures réglementaires ou volontaires, par exemple au moyen de quotas de jeunes et d’objectifs facultatifs à atteindre dans les listes des partis politiques.
4. Lutter contre la discrimination fondée sur l’âge et les stéréotypes à l’égard des jeunes dans la sphère publique et politique en mettant en œuvre ou en soutenant des programmes de sensibilisation.
5. Reconnaître et préserver les droits des jeunes, favoriser la connaissance du droit et protéger l’espace civique dévolu aux jeunes au moyen de mesures ciblées en faveur des catégories défavorisées et sous-représentées, et renforcer la culture médiatique et numérique afin de combattre les différentes formes de mésinformation et de désinformation, l’intolérance et la violence, et de lutter contre le risque de polarisation et de rupture avec les institutions civiques et démocratiques.
Indicateurs de l’OCDE relatifs aux jeunes
Pourcentage de personnes déclarant avoir confiance dans le gouvernement fédéral/central/national, le gouvernement de l’État/régional, le gouvernement local/municipal, le parlement/congrès fédéral/national, le service public national/civil, le service public régional/civil, par tranche d’âge (OCDE, 2024[8])
Taux de participation électorale des personnes âgées de 18 à 25 ans par rapport à celles âgées de 25 à 50 ans (OCDE, 2024[9])
Pourcentage de personnes déclarant avoir voté lors des dernières élections locales/municipales au cours des 12 derniers mois, par tranche d’âge (OCDE, 2024[8])
Pourcentage de personnes déclarant avoir aspiré à ou exercé une fonction d’élu au cours des 12 derniers mois, par tranche d’âge (OCDE, 2024[8])
Pourcentage de personnes déclarant avoir confiance dans le système politique pour permettre à des personnes comme elles d’avoir leur mot à dire sur ce que fait le gouvernement, par tranche d’âge (OCDE, 2024[8])
Pourcentage de personnes déclarant avoir confiance en leur propre capacité à participer à la vie politique, par tranche d’âge (OCDE, 2024[8])
Âge moyen des ministres (OCDE, 2023[4])
Pourcentage de personnes déclarant avoir assisté à une réunion d’un syndicat ou d’un parti politique au cours des 12 derniers mois, par tranche d’âge (OCDE, 2024[8])
Autres indicateurs
Pourcentage de députés âgés de 40 ans ou moins (Union interparlementaire, 2024[10])
Âge minimum pour voter aux élections législatives (Union interparlementaire, 2024[11])
Âge minimum d’éligibilité aux fonctions de député (Union interparlementaire, 2024[12])
Éducation civique – Danemark, Portugal et Suède
Contexte
Le Danemark, le Portugal et la Suède placent l’éducation civique au cœur des programmes scolaires. Cette pratique est connue sous différents noms : « élections scolaires » au Danemark (Skolevalg) et en Suède (Skolval) et « Parlement des jeunes » au Portugal. L’éducation civique vise à doter les jeunes générations des compétences nécessaires pour en faire des citoyens informés et responsables. L’éducation civique peut contribuer à renforcer la participation et la contribution des jeunes aux processus démocratiques.
Description
Lors des simulations d’élections organisées dans les écoles, les élèves qui n’ont pas l’âge de voter peuvent participer à une procédure de vote simulée incluant des bulletins de vote, des listes électorales et des bureaux de vote. Avant les élections, des politiciens et politiciennes de divers partis se rendent dans les écoles pour présenter leurs idées et leurs politiques et échanger avec les jeunes, favorisant ainsi une prise de décision éclairée. Ces simulations permettent aux élèves de se familiariser avec les procédures de vote avant qu’ils n’atteignent l’âge de voter. Les élections simulées sont l’occasion pour les écoles de discuter de la gouvernance démocratique et de ses principes. À titre d’exemple, l’Agence suédoise pour la jeunesse et la société civile a mis au point un « kit de la démocratie » contenant des ressources, des exercices et des conseils pour échanger sur la politique et la démocratie. Pour encourager l’apprentissage pratique, les écoles organisent des travaux tels que la création de rédactions politiques, la réalisation de sondages, l’organisation de débats, la rédaction d’articles et la création de courts métrages. La Suède met l’accent sur l’organisation d’élections fictives dans les écoles situées dans des zones socio-économiquement défavorisées et sur leur accessibilité pour les élèves ayant des troubles d’apprentissage. Au Danemark, toutes les écoles sont invitées à participer aux élections fictives. Au Portugal, le processus électoral implique la sélection de députés scolaires qui élaborent et présentent les recommandations de l’école lors de sessions de district ou régionales. Une fois approuvées, ces recommandations sont soumises à la session nationale du « Parlement des jeunes ». Les jeunes députés, représentant chaque district ou région autonome, se réunissent pour discuter et approuver les recommandations finales.
Résultats
La pratique Skolval 2022 a été évaluée d’un point de vue quantitatif et qualitatif par une instance d’évaluation externe, l’université de Dalécarlie, l’université de Stockholm et l’université Mid Sweden. Les résultats de l’évaluation ont mis en lumière que 70 % environ des élèves participants ont ainsi pu mieux comprendre le processus démocratique et la politique grâce aux élections fictives organisées à l’école. Environ un tiers des étudiants ont indiqué que leur motivation à voter à l’occasion des prochaines élections nationales était devenue plus forte à la suite de leur participation à Skolval. Plus particulièrement, 82 % des étudiants ont exprimé leur intention de voter lors des prochaines élections dès lors qu’ils en auront le droit. 75 % des personnes interrogées ont admis que cette expérience leur avait permis de mieux connaître les partis politiques. De plus, 43 % d’entre eux s’intéressent davantage à la politique et 34 % déclarent que Skolval a renforcé leur engagement politique. Environ 46 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles se sentaient avoir davantage la possibilité d’influencer la politique. Les résultats de l’évaluation ont mis en évidence des différences notables entre les étudiants nés en Suède et ceux nés à l’étranger, ces derniers se montrant plus confiants dans leur capacité à influencer la politique et plus engagés politiquement. L’évaluation a également mis en avant le fait que Skolval favorise la résistance à la désinformation. Au Danemark, la pratique Skolevalg a été évaluée par des chercheurs de l’université de Copenhague en 2015 et 2017, qui ont conclu que Skolevalg renforçait l’affirmation politique des élèves. Par ailleurs, cette initiative accroît la confiance des étudiants dans le système politique et dans les politiciens et politiciennes. Elle a également permis aux étudiants de mieux cerner les idéologies des partis politiques. Le Portugal a observé une augmentation du nombre d’écoles et de jeunes participant au programme, passant de 445 écoles en 2006 à 1 028 en 2022. Lors des éditions 2022/23, ce sont ainsi 2 326 étudiants qui ont été retenus pour assurer les fonctions de jeunes représentants au Parlement. En sensibilisant les étudiants à la dynamique politique et aux processus démocratiques, les simulations d’élections leur donnent les moyens de devenir des citoyens plus actifs.
Lectures complémentaires
Dansk Ungdoms Fællesråd (2024[13]), Skolevalg; Instituto Portugues do desporto e juventude (2023[14]), Parlamento dos Jovens; Intercult (2022[15]), It’s time for school choice 2022; Myndigheten för ungdomsoch civilsamhällesfrågor (2023[16]), Demokratipaket till skolan; Myndigheten för ungdomsoch civilsamhällesfrågor (2023[17]), Skolval 2022 i samband med riksdagsvalet; Parlamento Dos Jovens (2024[18]), Parlamento dos Jovens.
Cette pratique appuie également la mise en œuvre des dispositions II.1 et V.2 de la Recommandation de l’OCDE sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes (OCDE, 2022[1]).
Easyvote – Suisse
Contexte
En Suisse, les jeunes électeurs participent moins activement à la vie démocratique que leurs concitoyens plus âgés. L’étude annuelle menée par l’Institut suisse de recherche gfs.bern montre que l’une des raisons importantes et récurrentes réside dans la surcharge d’informations et la complexité des documents électoraux pour les jeunes électeurs. Pour surpasser cet obstacle, la Fédération suisse des Parlements des Jeunes a développé la plateforme web et l’application Easyvote (Vote Facile). Easyvote vise à rendre les informations sur la politique et les processus démocratiques accessibles aux jeunes et à les aider à comprendre les conséquences de leur vote. En contribuant à l’amélioration de l’éducation civique, Easyvote entend faire participer davantage les jeunes de 18 à 25 ans aux processus démocratiques.
Description
La plateforme web Easyvote présente le contenu politique sous une forme claire et neutre, le rendant ainsi plus accessible aux jeunes. Elle inclut des interfaces conviviales et divers médias pour capter l’attention des jeunes. Des vidéos simples expliquant le système électoral et l’importance de participer aux élections sont publiées sur le site web et les comptes Easyvote sur les réseaux sociaux. Des brochures Easyvote, produites dans le respect de l’environnement, sont envoyées aux jeunes de 557 communes pour leur offrir une présentation générale des élections cantonales et nationales. Les algorithmes de l’application Votenow permettent aux utilisateurs de trouver les candidats qui correspondent le mieux à leurs opinions sur la base d’une série de questions. Pour aider à améliorer l’éducation civique des jeunes, Easyvote fournit également aux enseignants des collèges et lycées du matériel didactique abordant de nombreux sujets, notamment la séparation des pouvoirs, le fédéralisme, le changement climatique, la santé et les affaires sociales, la structure de l’État en Suisse et la politique internationale. De plus, Easyvote organise des Polittalks (Political Talks), une série de débats sur des questions d’actualité avec des jeunes politiciennes ou de jeunes politiciens invités dans les établissements scolaires. Il met également en œuvre le projet Politique et médias, qui vise à contribuer à un discours politique dynamique et éclairé en publiant du matériel didactique et en diffusant des débats politiques en direct. De plus, Easyvote, en collaboration avec l’Université de Berne et l’Institut de recherche suisse gfs.bern, réalise des enquêtes annuelles sur le suivi de la jeunesse et de la politique depuis 2016. Ces études ciblent les jeunes de 15 à 25 ans et s’intéressent principalement aux positions politiques, aux formes de participation préférées et aux principales sources d’information politique. L’étude de 2022, à laquelle ont participé plus de 1 000 personnes, a révélé trois grands thèmes d’intérêt pour les jeunes : la discrimination, la politique internationale et le changement climatique. Par ailleurs, 25 % des personnes interrogées ont déclaré que les mouvements de jeunes étaient principalement emmenés par des personnes plus âgées et manquaient d’effets. L’enquête de 2020 a relevé que 73 % des personnes interrogées estiment qu’il est très important ou plutôt important d’intégrer la formation à la politique dans le programme scolaire, contre 66 % des personnes interrogées en 2014.
Résultats
Outre des questions sur les positions politiques, l’enquête préparée par l’Université de Berne et l’Institut suisse de recherche gfs.bern inclut également des questions visant à évaluer ce que pensent les jeunes d’Easyvote. Les données de l’étude de 2022 témoignent que 94 % des personnes interrogées considèrent Easyvote comme une source d’information compréhensible sur la politique, suivant de près les informations transmises par les parents (95 %). L’étude révèle que la présence d’informations claires et concises et la conception innovante du site web, de l’application et des brochures sont autant de facteurs qui justifient la préférence des jeunes. Sur un éventail de 20 ressources différentes, Easyvote représente en outre la 9e ressource la plus utilisée pour obtenir des informations sur la politique.
Lectures complémentaires
Easyvote (n.d.[19]), App VoteNow; Easyvote (n.d.[20]), Brochures; Easyvote (n.d.[21]), Matériel didactique; Easyvote (n.d.[22]), Vidéos et Infographie; gfs.bern (2022[23]), Monitoring politique 2022.
Cette pratique appuie également la mise en œuvre de la disposition V.2 de la Recommandation de l’OCDE sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes (OCDE, 2022[1]).
Révision de l’âge minimum requis pour voter et se présenter aux élections – Autriche, Belgique, Estonie, Allemagne, Grèce, Israël, Italie, Corée du Sud, Lituanie, Mexique et Türkiye
Contexte
Les jeunes sont moins susceptibles d’adhérer à un parti politique que leurs aînés. Ils sont également beaucoup moins enclins à voter aux élections nationales (27 points de pourcentage d’écart par rapport aux 50 ans et plus). Par ailleurs, ils restent sous-représentés dans les organes législatifs et exécutifs. En 2022, alors que les 20‑39 ans représentent 34 % de la population en âge de voter, 23 % des députés et 7 % des ministres avaient moins de 40 ans dans les pays de l’OCDE. Les jeunes se heurtent à un certain nombre d’obstacles qui les empêchent de voter et de se présenter comme candidats aux élections, notamment les règles d’inscription sur les listes électorales, l’arbitrage entre l’engagement politique et les études ou l’emploi, le manque de moyens financiers, les stéréotypes traditionnels et les critères d’âge minimum requis. Alors que l’âge requis pour voter est fixé à 18 ans dans la plupart des pays de l’OCDE, l’âge requis pour se présenter comme candidat aux élections est généralement plus élevé (19.9 ans en moyenne) et plus diversifié. 22 pays de l’OCDE fixent l’âge minimum pour se présenter comme député (dans les chambres basses/assemblées monocamérales) à 18 ans, 10 d’entre eux à 21 ans et 6 à 25 ans. Comme le souligne la Recommandation de l’OCDE sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes, les gouvernements peuvent envisager de revoir, le cas échéant, les critères d’âge minimum.
Description
Ces dernières années, nombreux sont les pays de l’OCDE à avoir révisé leurs politiques en matière d’âge minimum. En 2007, l’Autriche a été le premier pays de l’OCDE à abaisser l’âge minimum requis pour voter aux élections nationales à 16 ans, après avoir successivement abaissé l’âge minimum requis pour voter niveau national (de 19 à 18 ans en 1992) et au niveau infranational (de 18 à 16 ans dans les États fédéraux en 2005). L’âge minimum requis pour voter aux élections nationales est de 18 ans dans tous les pays de l’OCDE, sauf en Autriche (16 ans) et en Grèce (17 ans). La Corée a abaissé l’âge du droit de vote de 19 à 18 ans en 2019. En Italie, l’âge minimum pour élire les sénateurs a été abaissé de 25 à 18 ans en 2021. En Autriche, en Estonie, en Grèce et en Israël, l’âge minimum requis pour voter est inférieur à 18 ans pour les élections infranationales (17 ans pour la Grèce et Israël, 16 ans pour l’Autriche et l’Estonie). En Allemagne, il est inférieur à 18 ans pour les élections régionales dans quatre Länder et pour les élections municipales dans 11 Länder. En 2022 et 2023 respectivement, la Belgique et l’Allemagne ont abaissé l’âge minimum requis pour voter aux élections du Parlement européen de 18 à 16 ans, seuls pays de l’OCDE/UE avec l’Autriche (16 ans) et la Grèce (17 ans) où l’âge minimum requis est inférieur à 18 ans. En Autriche, la réforme électorale de 2007 s’est accompagnée de campagnes de sensibilisation ciblant les nouveaux électeurs et d’un renforcement de l’éducation civique dans les écoles. Les pays ont également révisé les critères d’âge pour se présenter aux élections. La Türkiye a abaissé l’âge minimum requis pour se présenter aux élections législatives de 30 à 25 ans en 2007, puis à 18 ans en 2017. En 2021, la Corée a abaissé de 25 à 18 ans l’âge minimum requis pour se présenter aux élections nationales et locales En 2022, la Lituanie a abaissé de 25 à 21 ans l’âge minimum requis pour se présenter aux élections législatives. En 2023, le Mexique a ramené l’âge d’éligibilité de 21 à 18 ans pour les députés et de 30 à 25 ans pour les secrétaires d’État.
Résultats
Plusieurs études mettent en exergue les conséquences de la révision des critères d’âge minimum. Permettre aux jeunes de 16‑17 ans de voter peut les rapprocher des processus électoraux, car la socialisation politique au sein de la famille et à l’école est plus impactante à cet âge qu’après 18 ans. En effet, des études montrent que les parents proches et les partenaires jouent un rôle considérable dans les comportements de vote des citoyens. Certaines études soulignent également l’effet positif de l’abaissement de l’âge de vote sur l’éducation civique des jeunes. Cette tendance peut avoir des bénéfices sur le long terme, car les personnes qui votent lorsqu’elles sont jeunes sont aussi plus susceptibles de continuer à voter à mesure qu’elles vieillissent. Cela a été confirmé par des études menées en Autriche qui ont montré que les Autrichiens de 16 et 17 ans étaient plus enclins à voter que les Autrichiens plus âgés votant pour la première fois, sans qu’il y ait de différences significatives en termes de maturité politique. Ces études indiquent également que, pour chaque année d’abaissement de l’âge minimum de candidature, la proportion de jeunes députés âgés de 40 ans ou moins augmente de plus d’un point de pourcentage. Ce constat est confirmé par les données de l’Union interparlementaire (UIP), qui soulignent que l’abaissement de l’âge minimum de candidature peut aider les jeunes à acquérir des compétences et à nouer des relations au niveau local en vue d’une carrière politique au niveau national. Plus généralement, l’UIP préconise d’aligner l’âge minimum de vote et l’âge minimum d’éligibilité aux fins de garantir une participation plus importante des jeunes à la vie publique et politique.
Lectures complémentaires
Aichholzer et Kritzinger (2020[24]), Voting at 16 in Practice: A Review of the Austrian Case; Parlement européen (2023[25]), Voting age for European elections ; Hart and Youniss (2017[26]), Lower the Voting Age and Increase Participation ; Union interparlementaire (2023[27]), Youth participation in national parliaments: 2023 ; OCDE (2020[28]), Governance for Youth, Trust and Intergenerational Justice; OCDE (2023[4]), Government at a Glance 2023; OCDE et Centre de politique OCDE‑Corée (2023[29]), Participation rates of first-time voters; Wagner, Johann et Kritzinger (2012[30]), Voting at 16: Turnout and the quality of vote choice.
Recommandation V.2
Copier le lien de Recommandation V.2Promouvoir la participation constructive des jeunes à la prise de décision publique et créer des espaces de dialogue intergénérationnel, à tous les niveaux, au moyen de mesures ciblées pour associer les catégories défavorisées et sous-représentées, afin d’obtenir des résultats plus positifs, inclusifs et explicables en matière d’action publique.
Pertinence
Une participation significative des citoyens et des parties prenantes peut contribuer à des démocraties résilientes et renforcer la confiance dans les institutions publiques comme l’indique la Déclaration de l’OCDE sur l’instauration de la confiance et le renforcement de la démocratie (OCDE, 2022[2]). La participation des parties prenantes permet aux décideurs politiques de mieux identifier les besoins des citoyens et peut les aider à obtenir des résultats politiques plus réactifs et plus inclusifs. La Recommandation du Conseil de l’OCDE sur le Gouvernement Ouvert relève que la participation des parties prenantes rend les pouvoirs publics plus redevables de leurs actes et élargit l’influence des citoyens sur la prise de décision publique (OCDE, 2017[31]). Lorsque les jeunes sont systématiquement impliqués dans l’élaboration des politiques, ils sont davantage susceptibles d’exprimer leur satisfaction à l’égard des résultats obtenus (OCDE, 2020[7]). L’engagement des jeunes dans la prise de décision publique est essentiel pour parvenir à des sociétés durables, inclusives et résilientes (Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies, 2023[32]). Par ailleurs, la promotion d’une participation significative des jeunes peut avoir des effets positifs sur leur développement personnel, leurs compétences et leur citoyenneté active (Brady, Chaskin and McGregor, 2020[33]).
En favorisant la transparence et une communication efficace, les gouvernements peuvent s’assurer que les jeunes ont accès à des informations pertinentes et ont la possibilité d’exprimer leurs opinions et leurs préoccupations. Les technologies numériques accessibles et inclusives peuvent jouer un rôle déterminant dans la participation des jeunes. Si les sites web des ministères restent la plateforme de renseignements la plus courante, de plus en plus de gouvernements communiquent avec les jeunes par l’intermédiaire des réseaux sociaux (OCDE, 2020[7]). Cependant, la participation des jeunes à la prise de décision publique reste limitée. D’après l’enquête de l’OCDE sur la gouvernance de la jeunesse, seules 26 % des organisations de jeunesse interrogées se sont dites satisfaites des performances des gouvernements en matière de participation des jeunes à la vie publique en 2019. Les données de l’OCDE révèlent que si 92 % des entités chargées des questions de jeunesse ont informé et consulté les jeunes au cours des 12 derniers mois, seules 43 % d’entre elles les ont impliqués tout au long du cycle d’élaboration des politiques. Parmi les obstacles à une coordination efficace entre les organisations de jeunesse et les gouvernements, 67 % des organisations de jeunesse interrogées ont souligné le manque de volonté politique et de leadership des représentants du gouvernement. Les entités chargées des questions de jeunesse ont mis en avant l’insuffisance des ressources, tant au sein de leur entité que parmi les organisations de jeunesse, et le manque de mécanismes institutionnels comme constituant des obstacles importants (OCDE, 2020[34]).
Les jeunes ne constituent pas un groupe homogène : les gouvernements doivent veiller à ce que les jeunes issus de milieux divers aient des chances égales de participer à la prise de décision publique. La recherche montre que les jeunes issus de familles aux conditions socio-économiques plus favorables présentent des niveaux plus élevés de participation civique et politique (Häkli, 2011[35]). Par ailleurs, les jeunes issus de milieux à faibles revenus peuvent être confrontés à des obstacles supplémentaires, notamment à des ressources et des réseaux de soutien limités, ainsi qu’au sentiment que la société accorde moins d’importance à leur participation (Chaskin, 2018[36]). Les jeunes chômeurs et les jeunes en situation de handicap sont également sous-représentés dans la vie publique (Chupina, n.d.[37]). Si la plupart des stratégies nationales en faveur de la jeunesse dans les pays de l’OCDE (84 %) font de l’intégration sociale des jeunes vulnérables un domaine thématique, seul un tiers d’entre elles ont programmé des consultations ciblées avec des groupes vulnérables et marginalisés pour obtenir leur témoignage (OCDE, 2020[7]).
En impliquant des voix diverses, les gouvernements peuvent établir la confiance parmi les jeunes, combler le fossé entre les générations, renforcer les valeurs démocratiques et favoriser un paysage politique plus inclusif. Une participation significative peut également améliorer la perception des jeunes quant au fait que leur voix compte dans la politique et renforcer leur implication dans les processus démocratiques.
Encadré 4.2. La parole aux jeunes
Copier le lien de Encadré 4.2. La parole aux jeunes« Les gouvernements doivent veiller à ce que la participation des jeunes soit significative et dirigée par les jeunes, et non simplement symbolique. »
« Il est important de montrer aux jeunes comment leurs idées sont prises en compte. »
« Les gouvernements doivent soutenir la participation et l’engagement des jeunes dans la prise de décision à tous les niveaux, des gouvernements locaux à la gouvernance mondiale. »
Les jeunes mettent en lumière le savoir-faire spécifique des organisations de jeunesse pour remédier aux problèmes particuliers auxquels ils sont confrontés ; cependant, ils soulignent les défis persistants auxquels ils font fasse notamment pour nouer un dialogue constructif avec les pouvoirs publics, tels que le manque de ressources, les stéréotypes culturels et le manque d’ouverture des autorités à cet égard. Ils considèrent les moyens de communication entre les gouvernements et les jeunes comme souvent inefficaces et peu adaptés en termes de langage et de moyens utilisés. Ils reconnaissent les cadres juridiques, institutionnels et administratifs comme essentiels pour créer un environnement propice à une participation significative des jeunes.
Consultations avec les jeunes et les organisations de jeunesse
Politiques et pratiques
1. Mener une communication publique ciblée qui soit pertinente, claire et accessible aux jeunes, en s’appuyant sur l’écoute et la compréhension actives de leurs préoccupations et de leurs centres d’intérêt, y compris par des moyens numériques, dans le cadre d’initiatives plus larges d’ouverture de l’administration.
2. Associer les jeunes et les acteurs de la jeunesse à toutes les étapes du cycle d’élaboration des politiques afin que tous les âges soient représentés, par le biais d’une participation physique ou virtuelle grâce au numérique, en ayant recours à des méthodes adaptées à la disponibilité, aux besoins et aux intérêts des jeunes.
3. Créer ou consolider des institutions telles que des organes consultatifs de la jeunesse et des opportunités de participation, notamment par le partage de l’information, les consultations et la collaboration avec les conseils de la jeunesse aux échelons national et infranational dans tous les domaines de l’action publique qui intéressent les jeunes, notamment les enjeux mondiaux que sont le changement climatique et l’appauvrissement de la biodiversité, et les politiques des technologies numériques.
4. Chercher des méthodes novatrices pour communiquer et collaborer avec divers groupes de jeunes organisés et non organisés, par exemple au moyen de processus délibératifs représentatifs et d’outils de l’administration numérique.
Indicateurs de l’OCDE relatifs aux jeunes
Existence de conseils de jeunes au niveau national et infranational (OCDE, 2020[28])
Entité gouvernementale en charge des affaires de jeunesse ayant informé, consulté et impliqué les acteurs du secteur de la jeunesse dans le cycle politique/cycle du service au cours des 12 derniers mois (OCDE, 2020[28])
Pourcentage de personnes déclarant qu’elles peuvent avoir facilement accès à des informations claires sur les services administratifs, par tranche d’âge (OCDE, 2024[8])
Promouvoir la participation des jeunes dans la lutte contre les défis mondiaux – Danemark et France
Contexte
Les défis mondiaux, notamment le changement climatique, représentent une menace urgente pour l’avenir des jeunes et ont des implications significatives pour la justice intergénérationnelle. Les données de l’Enquête de l’OCDE de 2021 révèlent que, dans presque tous les pays étudiés, les jeunes sont plus enclins à souhaiter que les gouvernements accordent la priorité à l’action contre le changement climatique que les personnes plus âgées. Au Danemark, 68 % des personnes âgées de 15 à 29 ans pensent que le climat a un impact sur leur vie, contre 55 % de l’ensemble de la population ; en France, 79 % des jeunes disent s’intéresser au changement climatique. Pour promouvoir la participation des jeunes aux défis globaux, le gouvernement danois a instauré en mars 2019 le Conseil des jeunes pour le climat en réponse aux campagnes de mobilisation des jeunes délégués danois et du Conseil danois de la jeunesse. En 2023, la France a organisé un Forum des Jeunesses dans le cadre de la concertation citoyenne sur le mix énergétique pour impliquer les jeunes dans la prise de décision concernant la transition énergétique.
Description
Le Conseil des jeunes pour le climat au Danemark est un organisme indépendant composé de 14 membres, âgés de 18 à 29 ans, issues de tout le pays et dotés d’un mandat de deux ans pour travailler sur les politiques vertes. Le Conseil inclut par exemple des activistes du climat, des étudiants et des techniciens représentant le mouvement ouvrier danois. En France, le Forum des jeunesses a réuni 200 jeunes âgés de 18 à 35 ans, sélectionnés par tirage au sort afin de représenter la diversité de la jeunesse française. Il a permis aux jeunes de délibérer sur les politiques de production et de consommation d’énergie, avec l’appui d’experts, dans le but d’identifier des priorités et des actions pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et permettre à la France de s’affranchir des combustibles fossiles. La tenue du Forum a été supervisée par la Commission nationale du débat public, une autorité administrative indépendante. En France comme au Danemark, les résultats sont communiqués aux responsables concernés pour éclairer les politiques et les stratégies gouvernementales. Le Conseil danois recueille les contributions des jeunes au Danemark et soumet tous les six mois au ministre du Climat, de l’Énergie et des Services publics des recommandations portant essentiellement sur les objectifs globaux de réduction des émissions, l’industrie alimentaire et la politique et la stratégie de l’UE. En France, les délibérations du Forum ont formulé des recommandations et des orientations à titre de contribution à l’élaboration de la loi de programmation sur l’énergie et le climat et à la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie pour 2023‑24.
Résultats
En servant d’intermédiaire entre les jeunes et les décideurs politiques, ces initiatives permettent aux jeunes générations de participer aux processus de décision sur des questions qui influent sur leur vie actuelle et future. Elles encouragent un sentiment de responsabilité chez les jeunes, garantissant que leurs voix contribuent à façonner les politiques climatiques et énergétiques. Au Danemark, le Conseil des jeunes pour le climat a formulé des recommandations sur les politiques alimentaires, les politiques climatiques, la fiscalité, la mer du Nord et la relance verte. Les recommandations du Conseil font désormais partie intégrante du processus d’élaboration des politiques au sein du ministère, permettant ainsi aux jeunes d’avoir une influence directe sur les politiques climatiques à venir. De plus, le Conseil contribue à renforcer le soutien public pour un programme climatique ambitieux à travers des événements, des articles et une présence médiatique. En France, le Forum des jeunesses a formulé des recommandations ciblées portant sur la consommation et la production d’énergie et recensé les principaux facteurs de réussite et les défis de mise en œuvre, informant ainsi les politiques gouvernementales en matière de transition énergétique.
Lectures complémentaires
Ministère danois du Climat, de l’Énergie et de l’Approvisionnement (2020[38]), Climate 2020; Banque européenne d’investissement (2021[39]), 79 % of Danish people think that climate change and its consequences are the biggest challenge for humanity in the 21st century; Gouvernement (2023[40]), Le forum des jeunesses; IPSOS (2021[41]), 79 % des jeunes se disent intéressés par la thématique du réchauffement climatique; Participation Citoyenne (2023[42]), Notre avenir énergétique se décide maintenant: Concertation nationale sur le mix énergétique, Synthèse des travaux; PNUD (2023[43]), Aiming Higher Elevating Meaningful Youth Engagement For Climate Action; UNECE (2020[44]), Youth Climate Council (Denmark): SDG Acceleration Action ; Nations Unies (n.d.[45]), Youth Climate Council.
Stratégie nationale en faveur de la participation des enfants et des jeunes à la prise de décision – Irlande
Contexte
En 2015, l’Irlande a introduit la stratégie nationale en faveur de la participation des enfants et des jeunes à la prise de décision, admettant que les enfants et les jeunes ne sont pas des « êtres en devenir » mais plutôt des « citoyens d’aujourd’hui » ayant le droit d’être respectés et entendus pendant leur enfance, leur adolescence et leur transition vers l’âge adulte. Cette stratégie pangouvernementale, mise au point par le ministère de l’Enfance et de la Jeunesse (appelé depuis 2020 ministère de l’Enfance, de l’Égalité, du Handicap, de l’Intégration et de la Jeunesse), vise à promouvoir la participation active des enfants et des jeunes aux processus décisionnels, notamment dans les domaines de la communauté, de l’éducation, de la santé, du bien-être et de la justice.
Description
La stratégie nationale en faveur de la participation s’adresse principalement aux enfants et aux jeunes de moins de 18 ans, mais « tient également compte de la voix des jeunes jusqu’à 24 ans dans leur transition vers l’âge adulte ». Cette stratégie repose sur un modèle de participation fondé sur les droits, conformément au modèle de participation de Lundy. Pour encourager la mise en œuvre de cette stratégie, un centre national d’excellence, le Hub na nÓg, a été créé dans le but de veiller au développement des compétences et de fournir des ressources aux prestataires de services et aux décideurs politiques de sorte à favoriser la participation des enfants et des jeunes. Il propose un accompagnement, des conseils en matière de développement et des formations adaptés aux besoins des organisations afin d’impliquer les enfants et les jeunes dans la prise de décision. Le plan d’action de la stratégie se compose de 99 actions et fournit une feuille de route structurée, ponctuée d’engagements bien précis de la part des ministères et agences du gouvernement, tout en encourageant la collaboration entre les différents secteurs et parties prenantes, favorisant un effort coordonné pour atteindre ses objectifs. La stratégie souligne l’importance d’impliquer certains groupes d’enfants et de jeunes que les organisations ont du mal à faire participer à la prise de décision, notamment les enfants et les jeunes LGBTI+1, en situation de handicap, issus de minorités ethniques, les enfants et les jeunes Roms et appartenant aux gens du voyage, ainsi que les jeunes s’occupant de tiers. Quatre facteurs favorables contribuent à la mise en œuvre de cette stratégie : l’approbation organisationnelle, la formation des décideurs, l’allocation de ressources (financières, humaines et temporelles) et la mise en place de mécanismes de suivi et de retour d’information.
Résultats
Le dernier examen de la stratégie nationale en faveur de la participation des enfants et des jeunes à la prise de décision 2015‑20, publié en janvier 2023, montre que les ministères et agences du gouvernement ont considérablement progressé dans la mise en œuvre de 92 des 99 actions convenues. Les résultats témoignent de l’incidence d’une stratégie gouvernementale visant à promouvoir les pratiques participatives des enfants et des jeunes au sein des ministères et des agences. Les enfants et les jeunes ont été consultés sur divers sujets, notamment la réforme du système de la justice aux affaires familiales (Ministère de la Justice), le port du masque dans les écoles primaires (Équipe nationale d’urgence en santé publique, Ministère de la Santé), la recherche sur le cancer de la peau (Programme national de lutte contre le cancer, Ministère de la Santé), la stratégie de lutte contre le sans-abrisme chez les jeunes (Ministère du Logement), le système de transport scolaire et le plan de lutte contre le harcèlement scolaire (Ministère de l’Éducation), pour n’en citer que quelques-uns. Plus de 50 % des employés de Tusla (l’agence pour l’enfance et la famille) ont suivi une formation sur la participation des enfants et des jeunes. Une consultation publique a été organisée en janvier 2023 en vue de l’élaboration de la nouvelle stratégie. Cette stratégie a également mis en place les bases d’une orientation pratique. S’appuyant sur les fondements de la stratégie nationale, le ministre de l’Enfance, de l’Égalité, du Handicap, de l’Intégration et de la Jeunesse a lancé en 2021 le cadre national en faveur de la participation des enfants et des jeunes à la prise de décision, élaboré par le Hub na nÓg en association avec l’université Queen’s de Belfast. Ce cadre fournit des conseils pratiques pour aider les ministères, les agences et les organisations à affiner leurs méthodes pour associer les enfants et les jeunes dans l’évolution des politiques, des lois, des services et de la recherche.
Lectures complémentaires
Département de l’Enfance et de la Jeunesse (2015[46]), National Strategy On Children And Young People’s Participation In Decision-Making 2015 - 2020 ; Département de l’Enfance et de la Jeunesse (2019[47]), Mid-Term Review and Phase Two Action Plan of the National Strategy on Children and Young People’s Participation in Decision-Making, 2015-2020 ; Hub na nÓg (2023[48]), Participation Framework.
Cette pratique appuie également la mise en œuvre de la disposition V.1 de la Recommandation de l’OCDE sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes (OCDE, 2022[1]).
« Notre Région, Notre Voix » Programme régional en faveur de l’investissement des jeunes – Australie (Nouvelle‑Galles du Sud)
Contexte
Le recensement australien de 2021 révèle qu’un tiers des jeunes de la Nouvelle‑Galles du Sud vivent dans des zones régionales (on les appelle également les « jeunes régionaux »). Les données montrent qu’ils obtiennent des résultats inférieurs à leurs homologues métropolitains selon toute une série d’indicateurs. Les jeunes régionaux sont moins susceptibles de terminer leurs études secondaires ou de poursuivre des études universitaires, et plus susceptibles d’être au chômage. Ils sont davantage à risque de développer des maladies chroniques ou de souffrir d’obésité et d’alcoolisme. Ils doivent généralement parcourir de plus longues distances pour accéder aux services essentiels. Ils sont également moins à même de se sentir en sécurité dans leur communauté et d’éprouver un sentiment d’appartenance. L’Australie souhaite que toutes les communautés régionales soient des lieux dans lesquels les jeunes sont valorisés, soutenus et encouragés. L’Office pour la jeunesse régionale de la Nouvelle‑Galles du Sud (ORY) a été créé au sein du ministère de la Nouvelle‑Galles du Sud régionale avec pour mission d’élaborer une approche pangouvernementale pour améliorer les résultats politiques en faveur des jeunes, notamment au travers du programme régional en faveur de la participation des jeunes « Notre Région, Notre Voix ».
Description
Le programme régional en faveur de la participation des jeunes « Notre Région, Notre Voix » a été instauré en juin 2022 afin de réaliser des investissements sur mesure et de concrétiser des projets locaux qui améliorent la vie et le bien-être des jeunes régionaux. Près de 2000 jeunes issus des neuf régions de la Nouvelle‑Galles du Sud ont participé à une consultation visant à comprendre ce qui était le plus important pour eux et quels investissements pourraient contribuer à améliorer leur vie. Cette consultation incluait des groupes difficiles à atteindre qui sont souvent sous-représentés et mal desservis, notamment les jeunes en situation de handicap ou s’occupant d’une personne en situation de handicap, les jeunes aborigènes ou indigènes du détroit de Torres et les jeunes qui s’identifient comme LGBTIQ+2. Plusieurs méthodes de médiation ont été utilisées à l’occasion de cette consultation, notamment engager le dialogue avec les jeunes dans leurs propres espaces, prendre le temps d’établir une relation avant les sessions et instaurer une dynamique par le mouvement et le divertissement. L’office ORY a défini, sur la base de données probantes, des domaines prioritaires pour chaque région en rassemblant les informations tirées d’entretiens personnels avec plus de 650 jeunes, les réponses à des enquêtes menées auprès de plus de 1 300 jeunes, ainsi que des données relatives aux principaux indicateurs économiques et sociaux de chaque région. La consultation a permis de dégager les principaux problèmes rencontrés par les jeunes, notamment le manque d’aide en matière de santé mentale, la nécessité d’améliorer les perspectives professionnelles, de multiplier les activités de loisir et de disposer de transports publics fiables. Les résultats ont permis de déterminer des secteurs d’investissement prioritaires dans chacune des neuf régions dans quatre domaines : Work Ready (Aptitude au travail : compétences et éducation), Wellbeing (Bien-être : santé et inclusion), Connectivity (Connectivité : transport et numérique) et Community (Communauté : appartenance, agence et logement). Au total, 69 projets, représentant un investissement de 40 millions de dollars, sont en cours de mise en œuvre dans les domaines du travail utile, de l’accessibilité des soins de santé et de l’éducation, et de l’intégration dans la communauté. Ces projets devraient s’étendre jusqu’en mai 2025.
Résultats
Ce programme offre aux jeunes la possibilité d’influer sur les initiatives en faveur des jeunes régionaux. L’initiative a permis de remobiliser les élèves, d’augmenter l’activité physique, d’améliorer l’accès aux services essentiels, de favoriser l’égalité des chances entre les régions et les cohortes, de promouvoir des activités sociales et récréatives gratuites, d’améliorer l’aide à la santé mentale, de réduire la récidive chez les jeunes et d’accélérer la relance après les chocs sociaux et économiques dus au COVID‑19 et aux catastrophes naturelles. Dans la catégorie Work Ready (Aptitude au travail), les projets favorisent les parcours professionnels, y compris l’expérience professionnelle, le mentorat, les conseils sur la carrière et les ateliers mettant l’accent sur la culture numérique et financière, ainsi que sur les compétences interpersonnelles et de leadership Les projets liés au bien-être favorisent la sensibilisation à la santé mentale et physique et l’amélioration des transports vers les services de santé.
Lectures complémentaires
Nous Group (n.d.[49]), Engagement with 2000 young people shapes $40m investment by NSW Office for Regional Youth ; NSW Government (n.d.[50]), Our Region, Our Voice - Regional Youth Investment Program ; NSW Government (n.d.[51]), Regional Youth ; NSW Government (n.d.[52]), Regional Youth Insights.
Cette pratique appuie également la mise en œuvre de la disposition VI.2 de la Recommandation de l’OCDE sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes (OCDE, 2022[1]).
Recommandation V.3
Copier le lien de Recommandation V.3Promouvoir la représentation des jeunes dans la fonction publique, ainsi que la transmission intergénérationnelle des acquis entre les travailleurs âgés et les jeunes.
Pertinence
Ces dernières années, la promotion de la diversité et de l’inclusion au sein de la fonction publique s’est imposée comme une priorité pour les gouvernements de l’OCDE, notamment dans le contexte du vieillissement des populations et de la main-d’œuvre (OCDE, 2021[53]). Une main-d’œuvre plus diversifiée permet de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions publiques et de favoriser l’innovation dans le secteur public ainsi que d’obtenir de meilleurs résultats politiques (Nolan-Flecha, 2019[54]). Cependant, si des améliorations sont visibles, la représentation des jeunes dans la fonction publique reste limitée. Dans les pays de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles, les fonctionnaires âgés de 18 à 34 ans ne représentent en moyenne que 19 % des fonctionnaires des administrations publiques centrales, tandis que 26 % des fonctionnaires ont plus de 55 ans (OCDE, 2021[55]). Plusieurs pays ne disposent pas non plus de données spécifiques sur la représentation des jeunes dans la fonction publique par ministère/catégorie d’emploi, ce qui indique que la diversité des âges ne fait pas l’objet d’un suivi systématique. Parmi les pays qui se sont dotés d’une stratégie nationale en faveur de la jeunesse ou qui en élaborent une, seuls 38 % y ont inclus des objectifs visant à promouvoir la représentation des jeunes dans les institutions publiques (OCDE, 2020[7]).
La Gén-Y3 et la Gén-Z4 n’accordent pas la même importance aux mêmes aspects pour ce qui concerne leurs préférences professionnelles, notamment les possibilités d’évolution individuelle, le maintien d’un juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée, le fait d’avoir la possibilité de susciter le changement au sein de leur organisation et les engagements de leurs employeurs en matière de développement durable (Deloitte, 2023[56]). Cependant, au sein des entités chargées de la jeunesse, seuls 39 % proposent des programmes de progression de carrière et 30 % seulement ont mis en place des programmes de mentorat. De la même manière, les programmes structurés à l’intention des jeunes diplômés visant à attirer, faire évoluer et retenir les jeunes talents hautement qualifiés par l’intermédiaire de la formation, du mentorat, de la rotation des postes et des voies de promotion accélérées ne sont pas très répandus (OCDE, 2020[34]). Les procédures de recrutement complexes, qui sont associées à un nombre élevé de candidatures, à des procédures longues, à de nombreuses étapes d’évaluation et à des réglementations strictes, contribuent également à rendre le secteur public moins attrayant pour les jeunes (OCDE, 2016[57]).
Face au vieillissement de la main-d’œuvre, les gouvernements sont confrontés à la nécessité et à l’opportunité de transformer les administrations publiques pour attirer une jeune génération de fonctionnaires. La faible représentation des jeunes employés constitue un risque pour les administrations publiques, car elle entrave leur capacité à se renouveler et à se diversifier (OCDE, 2017[58]). S’il est exploité efficacement, le vieillissement de la main-d’œuvre peut offrir aux jeunes diplômés de précieuses occasions d’apprendre auprès de fonctionnaires expérimentés. Il est fondamental d’appliquer des stratégies efficaces de gestion et de transfert des connaissances pour éviter la perte des connaissances et de l’expérience institutionnelles lors du départ à la retraite d’un grand nombre de fonctionnaires (OCDE, 2015[59]). Les pays doivent absolument mettre en place des structures rendant possible la transmission intergénérationnelle entre les travailleurs âgés et les jeunes de façon à combler le fossé entre les générations, d’aplanir les structures hiérarchiques et de promouvoir la diversité des âges dans les administrations publiques. Garantir une représentation équitable des jeunes au sein de la fonction publique peut donner lieu à de meilleurs résultats politiques ; en effet, en tirant parti de la diversité dans la prise de décision, des solutions innovantes aux défis politiques pourront être générées.
Encadré 4.3. La parole aux jeunes
Copier le lien de Encadré 4.3. La parole aux jeunes« L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est important pour les jeunes, et les salaires ne sont souvent pas assez attractifs dans le secteur public. »
Les jeunes rencontrent souvent des difficultés à trouver un emploi et négligent fréquemment le secteur public comme option. Ils disent que les opportunités de stages et les programmes de formation peuvent offrir des voies précieuses pour promouvoir la représentation des jeunes dans la fonction publique.
Consultations avec les jeunes et les organisations de jeunesse
Politiques et pratiques
1. Contrôler systématiquement la diversité et l’inclusion selon l’angle de l’âge au sein de la fonction publique au moyen de collectes régulières de données, d’analyses et de communications et par la réalisation d’enquêtes auprès des employés, en vue d’offrir un environnement de travail bienveillant et inclusif.
2. Envisager des mesures pour attirer, former et retenir de façon proactive dans la fonction publique de jeunes talents issus d’horizons divers, notamment en veillant à ce que les systèmes de recrutement et les méthodologies d’évaluation de la fonction publique suivent l’évolution des compétences et des besoins de compétences, ainsi que l’évolution des aspirations, en mettant en œuvre des programmes d’intégration efficaces et en offrant des possibilités de mobilité, par exemple dans le cadre de programmes dédiés aux diplômés.
3. Mettre en œuvre des stratégies pour tirer parti des avantages d’une main-d’œuvre multigénérationnelle, notamment en ayant davantage recours aux pratiques et outils de gestion des talents, tels que les programmes de mentorat et de tutorat, et aux réseaux de soutien pour encourager le travail en équipe et l’apprentissage entre générations.
Indicateurs de l’OCDE relatifs aux jeunes
Pourcentage des employés des administrations centrales âgés de18 à 34 ans, de 35 à 55 ans et de 55 ans et plus (OCDE, 2021[53])
Service d’évaluation économique du gouvernement irlandais (IGEES) – Irlande
Contexte
Le Service d’évaluation économique du gouvernement irlandais (IGEES, Irish Government Economic and Evaluation Service est un service intergouvernemental intégré créé en 2012 dans le but de renforcer le rôle de l’économie et de l’analyse de la rentabilité dans l’élaboration des politiques publiques. Le service IGEES fait partie du Département des Dépenses publiques et de la Réforme. Les analystes politiques de l’IGEES travaillent au sein de tous les ministères et des administrations fiscales. Pour disposer d’un flux continu de professionnels qualifiés en économie au sein du gouvernement, l’IGEES propose aux jeunes diplômés et aux professionnels expérimentés un programme complet de recrutement, de perfectionnement, de formation et de développement.
Description
L’IGEES propose trois axes d’action pour renforcer les capacités des jeunes au sein de la fonction publique : les stages, le recrutement de jeunes diplômés et les formations pour une meilleure élaboration des politiques. En 2019, l’IGEES a lancé un programme de stage de trois mois destinés aux étudiants de premier cycle et de master dans dix ministères différents. Le programme de stage permet aux stagiaires d’acquérir des connaissances en matière d’analyse de données et de recherche et de se plonger dans le travail quotidien de la fonction publique. De plus, chaque année, le programme recrute entre 20 et 30 diplômés avec des compétences solides en matière d’analyse de données. Ces diplômés contribuent à l’élaboration, à l’analyse et à l’évaluation des politiques nationales, ainsi qu’à la modélisation et aux prévisions économiques dans les ministères. Les analystes politiques et économistes diplômés de l’IGEES peuvent également participer à un programme d’un an pour acquérir les compétences fondamentales nécessaires pour travailler efficacement dans la fonction publique. Par ailleurs, l’IGEES favorise la formation spécialisée des analystes politiques, notamment par l’intermédiaire d’un programme de formation initiale à l’attention des nouveaux analystes. L’IGEES offre des opportunités concrètes d’apprendre et d’évoluer, notamment au moyen d’une plateforme de discussion sur les résultats analytiques, de sessions de débat politique, de séminaires et de conférences, renforçant le développement des compétences et des connaissances ainsi que des capacités. Ce programme offre en outre des possibilités de mobilité dans la fonction publique, puisque les participants changent de poste tous les deux ans, au sein d’un même ministère ou entre divers ministères.
Résultats
Depuis sa création en 2012, plus de 200 analystes ont été recrutés via la filière de recrutement de spécialistes de l’IGEES. Grâce au recrutement et à la formation de diplômés et de jeunes professionnels, l’IGEES offre de nouvelles compétences à la fonction publique et renforce la capacité technique de l’analyse politique. Au travers de son programme de stages, l’IGEES encourage le développement des futures capacités d’analyse de la fonction publique. En 2023, 23 stagiaires ont entrepris des projets de recherche sur diverses questions politiques, notamment sur le changement climatique, la macroéconomie, la santé et le handicap, dans 10 ministères différents. Les programmes de formation et de développement des compétences de l’IGEES encouragent l’amélioration des compétences spécialisées des nouvelles recrues. En élargissant le champ des nouveaux recrutements et en ouvrant l’accès non seulement aux économistes, mais aussi aux spécialistes des sciences sociales, le programme a augmenté la diversité des compétences au sein de la fonction publique.
Lectures complémentaires
OCDE (2020[60]), The Irish Government Economic and Evaluation Service: Using Evidence-Informed Policy Making to Improve Performance; Public Jobs (2023[61]), Graduate Policy Analyst/Economist.
Cette pratique appuie également la mise en œuvre des dispositions III.1 et III.3 de la Recommandation de l’OCDE sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes. (OCDE, 2022[1])
Initiatives pour le renforcement des effectifs de la fonction publique – France
Contexte
En France, au cours des dernières décennies, la fonction publique a perdu de son attractivité en raison du désintérêt des jeunes générations à travailler dans le service public, des concours d’entrée très sélectifs et des écarts de salaires par rapport au secteur privé. Le fait que l’État, en tant qu’employeur, ne possède pas de stratégie de communication unifiée a donné l’impression à l’opinion publique que le gouvernement ne recrute pas activement, alors qu’il recrute 40 000 fonctionnaires environ par an. Depuis le milieu des années 1990, une baisse importante du nombre de candidats participant aux concours d’entrée dans la fonction publique a été observée, passant de 16 candidats par poste en 1997 à six candidats en 2023. La France a développé trois initiatives pour conserver son attractivité et attirer des personnes qualifiées : la création de la marque « Choisir le service public », le plan « Talents du service public » et le programme d’apprentissage et de stages dans le secteur public.
Description
Le programme « Choisir le service public » vise à donner une autre image du secteur public en tant qu’employeur, notamment par la création d’un site web dédié qui regroupe toutes les informations pertinentes sur l’entrée dans la fonction publique. De plus, grâce à son contenu éducatif, il permet aux jeunes et à ceux qui ne connaissent pas la fonction publique d’accéder à des informations complètes sur les procédures de recrutement et les perspectives professionnelles dans ce secteur. Le plan « Talents du service public » vise à accroître la diversité au sein du secteur public et à promouvoir l’accès à l’égalité des chances. Il est composé de quatre initiatives principales destinées à attirer les jeunes et à diversifier le recrutement dans la fonction publique. L’initiative « Les Cordées du service public » entend établir des partenariats entre les lycées et les écoles de service public afin de susciter des ambitions scolaires plus élevées chez les jeunes, de surmonter l’autocensure et de les orienter vers des formations aux concours de la fonction publique. Les « Prépas Talents » sont des cours de préparation aux concours qui s’adressent aux étudiants issus de milieux économiques défavorisés. Ils sont complétés par des « Bourses Talents » qui leur assurent un soutien financier. Enfin, le « Concours Talents » offre une procédure de recrutement spécifique, des places étant spécialement attribuées aux participants aux Prépas Talents. Afin d’accroître l’attractivité de la fonction publique, la France a mis en place des apprentissages et des stages pour les personnes âgées de 16 à 29 ans. Le site web dédié « PASS : place de l’apprentissage et des stages » répertorie toutes les offres de stages pour une utilisation et une accessibilité simplifiées. La circulaire du ministère de la Transformation et de la Fonction publiques du 21 mai 2021 vise à mobiliser les départements ministériels en faveur de l’accueil d’un nombre croissant de stagiaires.
Résultats
Ces initiatives ont suscité un regain d’intérêt des jeunes pour la fonction publique. La plateforme « Choisir le service public » a enregistré une augmentation du nombre d’offres et une dynamique positive en termes d’inscriptions sur le site, avec une hausse de 34.5 %. Par ailleurs, pour 2021‑22, sur les 507 étudiants qui ont pu s’inscrire, 250 ont participé à au moins un des « Concours Talents », soit un taux de participation de 49 %. Les taux de réussite des jeunes à l’examen sont encourageants et en augmentation depuis la création des « Prépas Talents ». En outre, les apprentissages et les stages permettent aux jeunes d’accéder à la fonction publique et de bénéficier d’une rémunération. D’après la Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques, en 2021, sur les 20 800 nouveaux contrats, 31 % des apprentis seront recrutés dans la fonction publique d’État, 63 % dans la fonction publique territoriale et 6 % dans la fonction publique hospitalière. De plus, en 2021, 40 476 stagiaires ont été recrutés dans les différents départements ministériels.
Lectures complémentaires
Ministère de la Transformation et de la Fonction Publiques (n.d.[62]), Découvrez la carte de France des Prépas Talents du service public près de chez vous ; Ministère de la Transformation et de la Fonction Publiques (n.d.[63]), Place de l’apprentissage et des stages ; République Française (s.d.[64]), Choisir le Service Public.
Cette pratique appuie également la mise en œuvre des dispositions III.1 et III.3 de la Recommandation de l’OCDE sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes (OCDE, 2022[1]).
Civil Service Fast Stream – Royaume‑Uni
Contexte
Afin d’accroître l’attrait du secteur public et d’offrir aux jeunes la possibilité d’acquérir une expérience professionnelle tout en contribuant activement à la direction que prend leur pays, le Royaume‑Uni a lancé le programme Civil Service Fast Stream (Procédure accélérée de la Fonction Publique). La fonction publique est l’un des plus gros employeurs du Royaume‑Uni. Le Fast Stream (Procédure accélérée) est un programme d’études supérieures destiné à accélérer la carrière des jeunes en développant leurs compétences, leurs connaissances et leurs réseaux et en formant les futurs dirigeants du secteur public. Offrant des opportunités dans différents ministères et des durées de stage variables, le programme Fast Stream propose un large éventail de postes. En mettant l’accent sur la diversité et l’inclusion et en s’engageant à donner la possibilité aux personnes issues de minorités ethniques, aux personnes en situation de handicap et à celles qui ont été défavorisées d’exceller dans la fonction publique, le service public s’efforce d’obtenir de meilleurs résultats pour les citoyens qu’il est appelé à servir.
Description
Le programme Civil Service Fast Stream s’adresse aux étudiants de premier cycle en dernière année d’études, aux diplômés ou à ceux qui souhaitent obtenir un diplôme ou un apprentissage. Il valorise les compétences, le potentiel et les aptitudes de chacun et veille à ce que le niveau d’études ne soit pas un obstacle à l’éligibilité. Ce programme propose de choisir entre 15 projets différents au moment de la candidature, portant sur des sujets tels que le numérique, les données, la technologie et la cybernétique, la diplomatie, la finance, l’économie, la science et l’ingénierie, la politique et la mise en œuvre opérationnelle. Des sessions d’apprentissage pratique (Action Learning Sets, ALS) et des séances de groupe avec un gestionnaire de compétences et de capacités sont organisées pour permettre aux participants de développer leurs compétences. Le programme prévoit une aide au développement personnel, notamment l’accès à l’apprentissage en ligne, des occasions de bénévolat et des expériences d’observation au poste de travail, ainsi que des possibilités de travail flexible. Par ailleurs, le programme Civil Service Fast Stream britannique est accrédité Disability Confident Leader (Leader en matière de gestion du handicap), et a été maintes fois récompensé en ce qu’il favorise la diversité et l’inclusion. Il apparaît également dans des classements indépendants (par exemple, le classement des 100 principaux employeurs de jeunes diplômés par The Times) comme un employeur de grande qualité pour les diplômés. Un programme de stages d’été est également proposé aux étudiants de premier cycle de tous horizons pour leur permettre de découvrir une carrière dans la fonction publique pendant deux mois. À l’issue de leur stage, ces derniers peuvent entreprendre le Fast Pass, qui permet d’accéder plus rapidement à la sélection Fast Stream.
Résultats
Les répercussions des programmes Fast Stream et Fast Track Apprenticeship sont mesurées à l’aide d’indicateurs de performance clés alignés sur des objectifs stratégiques qui sont contrôlés par l’équipe de recherche et d’analyse dans le cadre des initiatives Fast Stream et Early Talent. Le nombre de candidats n’a cessé d’augmenter, passant de 40 570 en 2017 à 59 603 en 2021. Le nombre de candidats recommandés pour une nomination montre également une tendance générale à la hausse depuis 2011, pour atteindre un pic à 1 072 en 2021. En termes de diversité, en 2021, 29.6 % des candidats étaient issus de groupes ethniques minoritaires, 12.7 % étaient des personnes handicapées et 14.2 % s’identifiaient à la communauté LGBTQ+5. En outre, 88.7 % des candidats avaient moins de 29 ans, ce qui témoigne de la volonté d’attirer les jeunes. Le programme organise des Discovery Events (Événements de découverte) qui sont des sessions d’information dispensées dans les écoles. Ces sessions s’avèrent efficaces : en effet, la majorité des étudiants ont fait part de leur intérêt dans une carrière dans la fonction publique après l’obtention de leur diplôme et 92 % des participants ont déclaré mieux comprendre le travail de la fonction publique. Il ressort des témoignages des participants que le programme Fast Stream leur a permis d’acquérir de nouvelles compétences, de gagner en confiance, d’accélérer leur évolution professionnelle et de découvrir un nouveau parcours professionnel.
Lectures complémentaires
Civil Service (2022[65]), Civil Service Diversity and Inclusion Strategy: 2022 to 2025; Civil Service Fast Stream (n.d.[66]), All Schemes; Civil Service Fast Stream (2021[67]), Annual report on recruitment data; Civil Service Fast Stream (n.d.[68]), Summer Internship Programme; Civil Service Fast Stream (n.d.[69]), What is the Civil Service?; Civil Service HR (2018[70]), Civil Service Fast Stream: Annual Report 2017 and 2018.
Cette pratique appuie également la mise en œuvre des dispositions III.1 et III.3 de la Recommandation de l’OCDE sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes (OCDE, 2022[1]).
Recommandation V.4
Copier le lien de Recommandation V.4Offrir aux jeunes des possibilités qui favorisent l’engagement et la participation civiques, notamment en encourageant la réalisation d’un service volontaire riche de sens ainsi que l’animation socio-éducative par le biais de lois, stratégies et programmes au(x) niveau(x) d’administration approprié(s), en vue de dégager une vision commune, des responsabilités claires, une action coordonnée et des ressources adéquates mais aussi de renforcer la résilience et la cohésion sociale.
Pertinence
L’animation socio-éducative englobe un large éventail d’activités sociales, culturelles, éducatives, sportives, de loisirs et politiques, gérées par des animateurs sociaux-éducatifs professionnels et bénévoles. Les animateurs sociaux-éducatifs jouent également un rôle essentiel en apportant une aide ciblée aux jeunes marginalisés et en renforçant la résilience des communautés en cas de crise, comme cela a été démontré lors de la pandémie du COVID‑19. Les efforts collectifs des organisations de jeunesse pendant la pandémie ont permis d’atténuer les conséquences des fermetures d’écoles et de l’interruption des services d’aide, de répondre aux sentiments de solitude et d’anxiété et de favoriser la cohésion sociale en ces temps difficiles (OCDE, 2020[71]).
Cependant, les données des enquêtes de l’OCDE sur la gouvernance de la jeunesse révèlent qu’aussi bien les gouvernements que les organisations de jeunesse perçoivent le manque de ressources financières comme une problématique importante dans ce secteur. Depuis la crise financière de 2007‑08, l’animation socio-éducative a souvent vu le financement des autorités publiques faire l’objet de coupes drastiques, ce qui a eu des répercussions sur la capacité du secteur à être efficacement au service des jeunes. L’absence de stratégie nationale en matière d’animation socio-éducative et le manque de coordination efficace entre les organisations de jeunesse et les autorités nationales et infranationales sont aussi des problématiques importantes rapportées par les organisations de jeunesse (OCDE, 2020[28]).
Le bénévolat est un outil puissant qui permet aux jeunes de participer activement à la vie de leur communauté et d’être perçus comme des citoyens à part entière. Au-delà de favoriser les relations sociales, le bénévolat permet aux jeunes d’acquérir à la fois des compétences générales et spécialisées, ce qui peut avoir des retombées positives sur leur parcours professionnel. Il contribue en outre à promouvoir la conscience civique, la citoyenneté responsable et le respect de la diversité chez les jeunes. En 2022, dans les pays de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles, 21 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans ont déclaré avoir fait du bénévolat au cours du mois précédent (Gallup, 2022[72]). Il apparaît que le bénévolat des jeunes se heurte à des obstacles tels que des opportunités limitées, des ressources insuffisantes et un manque de sensibilisation (OCDE, 2020[7]). Les problématiques logistiques et financières peuvent particulièrement empêcher les jeunes issus de milieux socio-économiques défavorisés de faire du bénévolat, et garantir l’accès de tous les jeunes aux opportunités de bénévolat relève toujours du défi.
La promotion d’un service volontaire riche de sens ainsi que de l’animation socio-éducative par le biais de lois, stratégies et programmes au(x) niveau(x) d’administration approprié(s) favorise une relation de collaboration entre les jeunes, les organisations de jeunesse et le gouvernement. Le fait que les jeunes aient l’impression d’être entendus et que leurs contributions soient prises en considération dans l’action gouvernementale peut contribuer à développer un sentiment de confiance dans l’efficacité des institutions publiques. Les secteurs de l’animation socio-éducative et du bénévolat des jeunes doivent être consolidés par un financement suffisant, une orientation stratégique et une coordination efficace.
Encadré 4.4. La parole aux jeunes
Copier le lien de Encadré 4.4. La parole aux jeunes« Il est nécessaire d’élargir la compréhension gouvernementale de ce à quoi ressemble la participation : les jeunes préfèrent souvent des méthodes informelles. »
Les jeunes soulignent la nécessité de proposer des opportunités accessibles et abordables pour un engagement significatif, ainsi que l’opportunité d’impliquer les organisations locales, les jeunes bénévoles et les jeunes non organisés.
Consultations avec les jeunes et les organisations de jeunesse
Indicateurs de l’OCDE relatifs aux jeunes
Pourcentage de personnes déclarant avoir participé à des voies non institutionnalisées de la vie politique (par exemple, manifestations, mise en ligne de contenus politiques, signature de pétitions) au cours des 12 derniers mois, par tranche d’âge (OCDE, 2024[8])
Pourcentage de personnes déclarant avoir fait du bénévolat pour des causes sociales et environnementales au cours des 12 derniers mois, par tranche d’âge (OCDE, 2024[8])
Pourcentage de personnes déclarant faire confiance à la plupart des gens, par tranche d’âge (OCDE, 2024[8])
Autres indicateurs
Jeunes utilisant l’internet dans le cadre de leur participation civique et politique en pourcentage de la population (Eurostat, 2022[73])
Taux de bénévolat pour une organisation parmi les jeunes (OCDE, 2020[74])
Programmes de service civique et de bénévolat des jeunes – Canada, France, Italie, Luxembourg et Union européenne
Contexte
Au moins 16 membres de l’OCDE, dont le Canada, la France, l’Italie, le Luxembourg et l’Union européenne, ont mis en place des programmes de service civique ou de bénévolat des jeunes. Si leurs caractéristiques varient considérablement, ces programmes visent à promouvoir l’engagement civique et la citoyenneté active des jeunes. Le Service Jeunesse Canada au Canada, le Service civique en France, le Service civil universel en Italie, le « Moi, volontaire » au Luxembourg et le Corps européen de solidarité offrent aux jeunes la possibilité de devenir des citoyens actifs et d’apporter leur contribution à leur communauté tout en favorisant la diversité sociale, l’inclusion et la solidarité. Ils permettent aux jeunes d’exercer leur leadership, de développer de nouvelles compétences et d’élargir leurs réseaux.
Description
La durée et l’engagement en termes de temps des missions de bénévolat et de service civique varient considérablement, offrant parfois des formules à temps plein ou à temps partiel. Les missions portent sur des thèmes divers, notamment la réconciliation, la préservation de l’environnement, la promotion de l’engagement civique et démocratique, le renforcement de la résilience des jeunes et l’inclusivité. Outre les missions auprès des organisations de la société civile, le Canada propose aux jeunes des micro-subventions à hauteur de 5 000 CAD pour mener leurs propres projets communautaires et proposer des solutions concrètes aux problèmes de leur communauté. De même, le Corps européen de solidarité offre un soutien aux projets de solidarité locaux dirigés par des jeunes, en plus des missions de bénévolat individuels ou en équipe. En supprimant les conditions de diplôme et d’expérience pour participer au programme, le Service civique français adopte une approche non discriminatoire pour mobiliser les jeunes et promouvoir la diversité sociale. En France, en Italie et au Luxembourg, chaque participant est accompagné par un tuteur et reçoit une formation sur l’engagement civique et la citoyenneté démocratique, ainsi que sur les compétences personnelles et professionnelles. Les programmes italiens, luxembourgeois et européens offrent également aux jeunes la possibilité d’effectuer des missions à l’étranger.
Résultats
Entre 2021 et 2023, le Corps européen de solidarité a offert près de 40 000 missions de bénévolat aux jeunes, 35 % des participants étant des personnes défavorisées et 65 % des femmes. En Italie, environ 120 000 jeunes ont participé au Service civil universel entre 2019 et 2021, tandis que le Canada a offert plus de 40 000 missions de service aux jeunes depuis le lancement du programme en 2018. Pendant l’année scolaire 2021/22, le programme luxembourgeois a accueilli 478 nouveaux bénévoles à temps plein. En 2022, 144 000 jeunes ont été placés en France. Les participants aux programmes de service civique et de bénévolat acquièrent des compétences, des connaissances et de la confiance en soi pour participer à d’autres missions de service, à des initiatives dirigées par des jeunes et à une citoyenneté active. Selon l’évaluation menée par Emploi et Développement social Canada, le programme favorise la participation de jeunes de tous horizons à des projets inclusifs et accessibles menés par des jeunes et ayant des retombées sociales ou environnementales. Le programme a également été efficace pour mobiliser la participation des jeunes autochtones et des jeunes défavorisés à ses activités. L’évaluation de 2021 de l’Agence française du service civique souligne que le programme contribue à forger la diversité, 74 % des volontaires déclarant avoir rencontré des personnes de milieux sociaux différents pendant leur service. Selon le rapport, le service civique offre un moyen d’acquérir uneexpérience professionnelle (33 % des répondants), de contribuer au bien-être de la société (24 %) et de s’engager socialement (20 %). Une évaluation menée par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) révèle qu’un an après la fin du service, 49 % des participants avaient un emploi, 20 % étaient enrecherche d’emploi et 20 % poursuivaient leurs études. Les effets positifs étaient plus marqués chez les jeunes issus de milieux précaires.
Lectures complémentaires
Chambre des députés (2017[75]), Relazione Sull’organizzazione, Sulla Gestione E Sullo Svolgimento Del Servizio Civile Universale; Département des politiques de jeunesse et du Service civil universel (n.d.[76]), Cos’è il Servizio Civile; Département des politiques de jeunesse et du Service civil universel (n.d.[77]), Ufficio per il Servizio civile universale; Commission européenne (n.d.[78]), European Solidarity Corps Performance; Portail européen de la jeunesse (n.d.[79]), European Solidarity Corps; Gouvernement du Canada (2024[80]), About the Canada Service Corps; INJEP (2021[81]), Évaluation du service civique Résultats de l’enquête sur les parcours et les missions des volontaires; Le Gouvernement du Grand-Duché du Luxembourg (2024[82]), Moi, Volontaire; Premier ministre du Canada (2018[83]), Prime Minister launches Canada Service Corps; Ministère de la Culture (n.d.[84]), Civic Service; Service Civique (2024[85]), Service Civique.
Cette pratique appuie également la mise en œuvre de la disposition II.4 de la Recommandation de l’OCDE sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes (OCDE, 2022[1]).
« Le Futur » : politique sur les loisirs et l’animation socio-éducative pour les enfants et les jeunes – Islande
Contexte
Tous les enfants et les jeunes ont le droit de participer à des loisirs, à l’animation socio-éducative et à des activités créatives sans rencontrer d’obstacles. Pour atteindre cet objectif, le ministère islandais de l’Éducation et de l’Enfance a mis en place en mars 2022 sa première politique sur les loisirs et l’animation socio-éducative pour les enfants et les jeunes, conformément à la loi nº 70/2007 sur la jeunesse déjà existante. Grâce à cette stratégie, les activités de loisirs et d’animation socio-éducative reposent sur une base opérationnelle solide. Cette politique vise à garantir que tous les enfants et les jeunes, en particulier ceux issus de groupes marginalisés, aient accès à des occasions professionnelles et sûres d’activités de loisirs et d’animation socio-éducative véhiculant des valeurs sociales, préventives et éducatives, dans le but d’améliorer en fin de compte la conscience démocratique et le bien-être.
Description
Cette politique a été élaborée par le ministère de l’Éducation et de l’Enfance, en collaboration avec le Conseil de la jeunesse, sur la base de vastes consultations avec des enfants, des jeunes et des acteurs du secteur de la jeunesse. Les contributions issues des consultations ont été intégrées dans le projet de politique et de plan d’action, de façon à garantir que le document final reflète les besoins et les aspirations des jeunes. S’adressant principalement aux enfants et aux jeunes âgés de 6 à 25 ans, la politique définit des objectifs généraux et des sous-objectifs dans différentes dimensions, et précise le cadre institutionnel et organisationnel des activités de loisirs et d’animation socio-éducative. Cette politique s’accompagne d’un plan d’action triennal destiné à orienter sa mise en œuvre par le ministère de l’Éducation et de l’Enfance, en collaboration avec le Conseil de la jeunesse, le médiateur pour les enfants, l’Union des municipalités islandaises et les acteurs du secteur de la jeunesse. Elle encourage un large éventail d’activités de loisirs et d’animation socio-éducative adaptées aux intérêts des enfants et des jeunes, impliquant les jeunes dans la prise de décision, favorisant l’apprentissage par l’expérience et le développement personnel, encourageant l’exploration de soi et la diversité, éduquant sur les droits et respectant les opinions, et promouvant une dynamique de groupe inclusive et des environnements sûrs. Cette politique définit les priorités du ministère de l’Éducation et de l’Enfance en Islande jusqu’en 2030, notamment la révision de la loi nº 70/2007 sur la jeunesse, la création d’une plateforme pour les activités de loisirs et d’animation socio-éducative, l’élaboration de normes de qualité professionnelle dans le domaine des loisirs et de l’animation socio-éducative et la consolidation de la recherche dans le domaine des activités de loisirs pour les enfants et les jeunes.
Résultats
Le suivi et l’évaluation seront menés de manière continue. Cela inclura des consultations avec le Conseil de la jeunesse et un dialogue avec les acteurs du secteur des activités de loisirs pour les jeunes, et s’appuiera sur les recherches menées en Islande dans le domaine de la jeunesse. La politique sera réévaluée en 2025.
Lectures complémentaires
Stjórnarráð Íslands (2022[86]), Framtíðin: Stefna um tómstunda- og félagsstarf barna og ungmenna; Stjórnarráð Íslands (2022[87]), Stefna um tómstunda- og félagsstarf barna og ungmenna til 2030.
Cette pratique appuie également la mise en œuvre de la disposition IV.5 de la Recommandation de l’OCDE sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes (OCDE, 2022[1]).
Subventions gouvernementales aux organisations de jeunesse – Suède
Contexte
La promotion des activités volontaires des jeunes est importante pour encourager l’engagement démocratique et la citoyenneté active des jeunes. La politique nationale suédoise en faveur de la jeunesse entend mettre en place des plateformes auxquelles les jeunes peuvent participer activement et où ils peuvent exprimer leurs préoccupations et contribuer aux processus décisionnels. La politique reconnaît l’organisation indépendante et le bénévolat des jeunes comme l’un des moyens d’atteindre cet objectif. L’ordonnance sur les subventions d’État à destination des organisations d’enfants et de jeunes, émise en 2011, vise à encourager le bénévolat des jeunes en accordant des subventions aux organisations à but non lucratif qui œuvrent en faveur des enfants et des jeunes. Grâce à ce soutien, les organisations renforcent la participation des jeunes aux questions de société et contribuent à la formation de leaders.
Description
L’Agence suédoise pour la jeunesse et la société civile (MUCF) distribue chaque année des subventions aux organisations de jeunesse et soumet au gouvernement un rapport sur l’utilisation et les résultats de ces subventions. Ces subventions sont destinées aux organisations à but non lucratif qui œuvrent en faveur des enfants et des jeunes, auxquelles l’affiliation est volontaire et qui fonctionnent de manière démocratique et indépendante, tout en respectant les principes d’égalité et de non-discrimination. Pour bénéficier d’une subvention, les organisations doivent être pilotées par des jeunes, au sens où les jeunes doivent avoir une influence sur les activités de l’organisation, par exemple en participant à son conseil d’administration. De plus, l’organisation doit compter au moins 1 000 membres âgés de 6 à 25 ans. La subvention est accordée à un vaste panel d’organisations d’enfants et de jeunes, notamment des organisations étudiantes, des organisations représentant différents groupes ethniques, des organisations de défense des droits des LGBTQ6, des organisations culturelles, des organisations de défense du climat et de l’environnement, des organisations de lutte contre l’alcool, des organisations représentant des minorités nationales et des organisations en faveur des jeunes en situation de handicap. En Suède, les critères applicables aux organisations représentant des minorités nationales ou des jeunes en situation de handicap varient légèrement : elles doivent compter au moins 200 membres âgés de 6 à 25 ans. Les organisations de jeunesse qui perçoivent des subventions organisationnelles peuvent les utiliser pour couvrir aussi bien leurs frais d’activité que leurs frais d’administration. Les organisations-cadres nationales peuvent également décider de les distribuer aux associations membres locales.
Résultats
La MUCF soumet au gouvernement des rapports annuels sur l’utilisation des subventions et leur effet. L’évaluation 2023 révèle que l’utilisation comme l’effet déclaré des subventions vont dans le sens des objectifs visés. Les investissements dans les organisations de la société civile en faveur des jeunes s’avèrent efficaces pour nouer des relations, améliorer la qualité de vie et promouvoir l’indépendance. En 2022, 114 organisations de jeunesse réparties dans la plupart des comtés suédois et regroupant 656 000 membres âgés de 6 à 25 ans au total ont reçu une subvention du gouvernement. Les organisations bénéficiaires indiquent que la subvention leur permet de fournir des plateformes et de mettre à disposition des lieux de rencontre pour les jeunes ayant des intérêts communs, de promouvoir l’inclusion sociale, d’instaurer la confiance et de permettre la participation et l’influence au sein des organisations. Cette subvention permet également aux organisations de proposer des activités de loisirs aux enfants et aux jeunes. Avec l’aide de la subvention, les organisations bénéficiaires peuvent accroître la participation et l’influence des jeunes dans la société, en leur donnant les outils pour s’organiser et comprendre le processus démocratique. Certaines organisations déclarent également avoir utilisé les subventions pour cultiver les futurs dirigeants en proposant des formations aux jeunes. Grâce à cette subvention, les jeunes contribuent activement à la définition de nouveaux objectifs pour l’organisation et mettent en œuvre des projets créatifs dans un esprit de collaboration. L’appui de l’organisation leur donne les moyens de défendre et de concrétiser leurs idées. L’évaluation des subventions gouvernementales révèle que l’initiative contribue à l’objectif à long terme consistant à renforcer l’organisation indépendante et l’influence des enfants et des jeunes dans la société et à améliorer les conditions de la société civile en tant qu’élément central de la démocratie.
Lectures complémentaires
Myndigheten för ungdomsoch civilsamhällesfragor (n.d.[88]), Barn-och ungdomsorganisationer; Myndigheten för ungdomsoch civilsamhällesfragor (2023[89]), Organisationsbidragens användning och effekter 2023.
Références
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[2] OCDE (2022), Déclaration sur l’instauration de la confiance et le renforcement de la démocratie, https://legalinstruments.oecd.org/fr/instruments/OECD-LEGAL-0484 (accessed on 2023).
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[1] OCDE (2022), Recommandation du Conseil sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes, https://legalinstruments.oecd.org/fr/instruments/OECD-LEGAL-0474.
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[18] Parlamento Dos Jovens (2024), Parlamento dos Jovens, https://jovens.parlamento.pt/Paginas/default.aspx (accessed on 17 January 2024).
[25] Parlement européen (2023), Voting age for European elections, https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/ATAG/2023/749767/EPRS_ATA(2023)749767_EN.pdf (accessed on 11 March 2024).
[43] PNUD (2023), Aiming Higher Elevating Meaningful Youth Engagement For Climate Action, https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/2022-05/UNDP-Elevating-Meaningful-Youth-Engagement-for-Climate-Action-2.pdf (accessed on 3 August 2023).
[79] Portail européen de la jeunesse (n.d.), Corps européen de solidarité, https://youth.europa.eu/solidarity/young-people/volunteering_fr (accessed on 29 July 2024).
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[64] République Française (s.d.), Choisir le service public, https://choisirleservicepublic.gouv.fr/ (accessed on 22 January 2024).
[42] Res Publica (2023), Notre avenir énergétique se décide maintenant : Concertation nationale sur le mix énérgétique, Synthèse des travaux, https://concertation-strategie-energie-climat.gouv.fr/sites/default/files/2023-02/2023%2001%2019-22%20Synth%C3%A8se%20Forum%20des%20Jeunesses_Concertation%20Mix%20%C3%A9nerg%C3%A9tique.pdf.
[85] Service Civique (2024), Service Civique, https://www.service-civique.gouv.fr/ (accessed on 2023 July 25).
[86] Stjórnarráð Íslands (2022), Framtíðin: Stefna um tómstunda- og félagsstarf barna og ungmenna, https://www.stjornarradid.is/efst-a-baugi/frettir/stok-frett/2022/03/31/Framtidin-Stefna-um-tomstunda-og-felagsstarf-barna-og-ungmenna/ (accessed on 14 February 2024).
[87] Stjórnarráð Íslands (2022), Stefna um tómstunda- og félagsstarf barna og ungmenna til 2030, https://www.stjornarradid.is/library/03-Verkefni/Menntamal/Skyrslur/aeskulydsstefna-mars-2022%20-%20Copy%20(1).pdf (accessed on 14 February 2024).
[44] UNECE (2020), Youth Climate Council (Denmark): SDG Acceleration Action, https://www.youtube.com/watch?v=NtI7WFBmyJQ (accessed on 19 June 2023).
[12] Union interparlementaire (2024), Âge minimum d’éligibilité pour les députés, https://data.ipu.org/fr/compare/?chart=map&field=min_age_member_parl®ion=0&structure=any__lower_chamber&year_to (accessed on 29 July 2024).
[11] Union interparlementaire (2024), Âge minimum pour voter aux élections parlementaires, https://data.ipu.org/fr/compare/?chart=map&field=min_age_vote_elect®ion=0&structure=any__lower_chamber&year_to (accessed on 29 July 2024).
[10] Union interparlementaire (2024), Pourcentage de parlementaires âgés de 40 ans ou moins, https://data.ipu.org/fr/compare/?chart=map&field=total_younger_40_percentage®ion=0&structure=any__lower_chamber&year_to (accessed on 29 July 2024).
[27] Union interparlementaire (2023), La représentation des jeunes dans les parlements nationaux : 2023, https://www.ipu.org/resources/publications/reports/2023-10/youth-participation-in-national-parliaments-2023 (accessed on 11 March 2024).
[45] United Nations (n.d.), Youth Climate Council, https://sdgs.un.org/partnerships/youth-climate-council.
[30] Wagner, J. (2012), Voting at 16: Turnout and the quality of vote choice, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4020373/ (accessed on 11 March 2024).
Notes
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← 2. LGBTIQ+ désigne les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexuées, queer, ainsi que d’autres identités.
← 3. La gén-Y ou génération Y est généralement définie comme incluant les personnes nées entre 1981 et 1996.
← 4. La gén-Z ou génération Z est généralement définie comme incluant les personnes nées entre 1997 et 2012.
← 5. LGBTQ+ désigne les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles, queer, ainsi que d’autres identités.
← 6. LGBTQ désigne les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et queer.