La transformation numérique remodèle le paysage financier, amplifiant les possibilités comme les risques. Dans ce contexte, les escroqueries et fraudes financières constituent le plus grand risque pour les consommateurs dans le domaine financier. Ce risque a été signalé par 85 % des juridictions participantes, lesquelles anticipent de manière générale une augmentation de ce phénomène en 2026. La transformation numérique renforce l’essor rapide et le niveau de sophistication des fraudes et des escroqueries numériques, telles que l’hameçonnage électronique, l’hameçonnage vocal et l’hameçonnage par SMS, les attaques d’ingénierie sociale, l’usurpation d’identité, l’hypertrucage et les contenus frauduleux générés par l’IA. Elle crée également un environnement de plus en plus difficile pour les responsables de l’action publique, les organismes de réglementation et les autorités de surveillance. En 2025, les escroqueries et fraudes financières se sont multipliées par rapport à 2024, selon la plupart des répondants (69 %).
Si la transformation numérique peut favoriser une plus grande inclusion financière, elle peut aussi créer de nouvelles formes d’exclusion, dans la mesure où la transition vers des canaux en ligne, conjuguée à la fermeture des agences bancaires traditionnelles, peut laisser pour compte les consommateurs ayant une faible culture numérique ou financière. Le risque de préjudice pour les consommateurs peut également découler du recours croissant à des systèmes algorithmiques d’aide à la décision, que les consommateurs ne sont souvent pas en mesure de comprendre ou de contester, et qui accroissent le risque de résultats biaisés et la probabilité que les individus fassent des choix financiers défavorables. Qui plus est, bien que les interfaces numériques permettent de rendre les informations plus conviviales et plus accessibles, l’innovation numérique rapide peut aussi introduire de nouvelles sources d’opacité et dégrader les canaux d’assistance à la clientèle. Ainsi, les consommateurs qui peinent déjà à utiliser les services financiers numériques peuvent se trouver confrontés à des produits plus opaques et à un nombre réduit de canaux d’assistance appropriés, ce qui risque d’accroître leur vulnérabilité.